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  • : Un Autre Regard...
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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 13:49

Editions Lanore

 

Ce qu’il faut avant tout savoir :

Sandy Lakdar est une productrice et écrivaine française née le 1er décembre 1980 dans la campagne jurassienne. Après une carrière d'actrice, elle décide de se consacrer à la production et la réalisation de documentaires. En 2013 elle crée la série documentaire The Believers : Expériences vers l'inconnu. En 2017, elle sort le livre Ma rencontre avec le monde invisible et Nos Fantômes de France aux éditions Lanore. En 2019 et 2021 le Guide d’Enquête Paranormale aux éditions Symbiose et Interrogez l’Univers sans oublier Les Mystérieuses aventures de Sandy & Jonathan que vous pouvez retrouver en BD au format ebook.

 

Résumé du livre :

Sandy Lakdar a une fascination pour l'au-delà. Un intérêt qui s'est tout simplement imposé à elle il y a trois ans, lorsqu'elle assiste avec Jonathan, son fiancé, à un phénomène paranormal dans leur appartement. Réalisateurs l'un et l'autre et d'un cartésianisme assuré, le couple décide de démarrer une quête, en forme de documentaire, sur les traces d'esprits se manifestant dans le monde des vivants. C'est la naissance de la série The Believers. Pour cela, ils n'hésitent pas à fouiller les livres d'histoire, à interroger des témoins, des médiums et bien sûr à se déplacer sur le terrain, en France, mais aussi hors de nos frontières : châteaux hantés, anciens hôpitaux... De la cave au grenier, ils avancent à pas de loup, équipés de leur matériel de traque : caméra infra rouge, détecteurs de températures et de champs électromagnétiques, guettant les moindres signaux ou indices. Et ils en trouvent ! En trois ans, Sandy et Jonathan ont conduit leurs expériences dans seize lieux différents. Pour Sandy, plus de doutes aujourd'hui :« il existe une vie après la mort, et elle peut se manifester. » Suivez à travers ce livre les joies, les désillusions mais aussi les nombreuses surprises qui attendent ce couple qui a décidé de changer radicalement de vie en se tournant vers la spiritualité et le monde de l'invisible. 

Après avoir regardé les vidéos de The Believers, j’ai eu envie d’en savoir plus sur la démarche de ses réalisateurs.

Sandy Lakdar, que rien ne prédestinait à faire son entrée dans le paranormal, nous raconte pas à pas comment elle en est arrivée à enquêter sur l’existence d’une vie après la mort dans des lieux chargés d’histoire. 

Avant la création de The Believers, Sandy Lakdar réalise de nombreuses vidéos et documentaires dans le monde de la mode, tout comme son fiancé Jonathan. Tous les deux sont de jeunes citadins, cartésiens et très branchés à l’élite parisienne, jusqu’au jour où Sandy apprend brutalement le décès de la chanteuse Becca Darling avec qui elle était très liée.

Après cette terrible nouvelle, Sandy, confrontée depuis toute petite à l’idée que la vie s’arrête à la mort, commence à s’intéresser à ce qui pourrait advenir aux défunts en se plongeant dans des livres et documentaires de toutes sortes.

Puis, lors d'une semaine de vacances, ils découvrent, "par hasard", l’émission Ghost Adventures dans laquelle un groupe de personnes équipé d’appareils perfectionnés tentent de communiquer avec les esprits.

Tous les deux sont tellement passionnés par le sujet qu’ils avalent en quelques semaines toutes les saisons existantes, jusqu’au jour où ils assistent à un mystérieux phénomène qui se produit dans leur appartement…

Déstabilisée par tous ces signes précurseurs et ne pouvant plus les ignorer, Sandy, qui connaît l’univers audiovisuel depuis plus de 10 ans, décide de se lancer avec Jonathan dans l’étude du monde des esprits. 

Je veux en finir avec tous ces doutes et ces suppositions qui se bousculent depuis des jours dans ma tête. Il faut que je réussisse à savoir si oui ou non les phénomènes paranormaux sont une réalité.

Très vite le projet se met en place, ils investissent dans des instruments de base qui les aideront à détecter la moindre anomalie et avec la plus grande rigueur possible sur l’interprétation des phénomènes qu’ils espèrent enregistrer. 

La première enquête se déroule dans l’impressionnant Château de Fougeret, méconnu à l’époque. Plongés dans le noir absolu, ils arpentent, caméra au poing, les couloirs du château en se présentant, avec beaucoup de respect et de gratitude, aux entités qui pourraient se manifester, afin de rassembler des preuves sonores et visuelles de cette autre existence. Après quelques heures, leur patience sera récompensée, car il va s’en passer des choses, y compris à l’extérieur du château…

C’est le début d’une incroyable aventure pour ce jeune couple qui, ne s’étant jamais posé de question métaphysique, va voir leur univers complètement bouleversé par cet autre monde qui se présente à eux. Ce premier épisode donnera naissance à une longue série de documentaire intitulée The Believers : Expériences vers l’inconnu.

C’est une fascinante et étonnante rencontre avec l’invisible que nous raconte Sandy Lakdar. Je ne m’attendais pas à tant de préparatif, de patience, de confiance quand on se lance dans une telle entreprise. Il y a beaucoup d’investissement personnel que ce soit physique ou psychologique. 

Heureusement que derrière toutes ces visites, grâce à leur bienveillance, leur respect et l’amour pour les esprits désincarnés, ils arrivent à démontrer, dans la plus grande sincérité, que le monde invisible ne l’est pas vraiment, car après avoir éliminé toutes les explications rationnelles, c’est un autre monde qui coopère en tentant de communiquer à travers leurs appareils !

Dès les premières pages, j’ai été happée par toutes ces investigations et également attendrie par ce bel hommage rendu à Camille Flammarion à travers une lettre que Sandy lui adresse. Durant ces pérégrinations, elle recevra même l'autorisation d'installer son matériel dans l'Observatoire de Camille Flammarion, ce grand adepte des séances de spiritisme afin, qu'à son tour, il puisse communiquer, mais cette fois-ci avec notre monde... 

Quand vous lisez cet ouvrage, il est bien difficile de ne pas être touché, étonné par le résultat de ces enquêtes, tout comme celle qui diffère de toutes les autres, une immersion au sein même de Montségur 

Pour finir, j'espère sincèrement que vous aurez pu apprendre, de toute cette histoire, l'art de s'écouter, de s'ouvrir et de se faire confiance. La vie peut être belle si on l'accepte et qu'on s'en donne les moyens, car rien n'est joué et tout reste à faire.

 

Pour aller plus loin :

Pour ce premier épisode de la saison 2, "The Believers" nous emmène au coeur du château de Montségur niché à 1.200 mètres d'altitude. (Extrait)

 

 

 

  • Leur chaîne YouTube
  • Pour visionner les épisodes, rendez-vous sur Viméo

 

Si vous passez du côté d’Angers, n’hésitez pas à rendre visite à Sandy Lakdar qui a créé L’Esprit du Chaudron, une petite boutique dédiée au paranormal.

 

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 09:20

 

Il y a quelque temps de cela j’ai fait la connaissance de Valérie Motté à travers son ouvrage Pour tout ce que la vie nous donne et, dernièrement, en lisant ce très beau Grimoire féerique dans lequel Valérie Motté nous présente le monde des fées, dont il est question dans cette émission ainsi que de son tout dernier qui s’intitule Lumière de Fée.

Un moment magique que j’ai le plaisir de partager avec vous !

 

 

Bonne écoute !

 

⭐ Valérie Motté propose, via son site, des articles, des messages et conseils des fées. Elle nous fait également découvrir différentes personnalités et artistes à travers ses différentes émissions dont Douceurs et Confidences. ⭐

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22 juin 2021 2 22 /06 /juin /2021 15:20

Edition Faërie's Craft

 

Ce qu’il faut avant tout savoir :

Pascal Cazottes, écrivain et historien de passion (plus particulièrement spécialisé dans les périodes médiévale et napoléonienne), s'attache, depuis plusieurs années maintenant, à faire revivre l'histoire de son "païs", de cette ancienne province du Rouergue qu'il affectionne tant, notamment par l'intermédiaire de chroniques paraissant régulièrement dans deux hebdomadaires régionaux bien connus : Le Villefranchois et Le Bulletin d'Espalion.

   

Résumé du livre :

Si le département de l’Aveyron est réputé être une "terre de contrastes" de par sa grande diversité de paysages, il est également – et assurément – une "terre d'histoire" qui se manifeste à travers nombre de ses édifices et de ses annales nous renvoyant bien souvent à la période médiévale. Mais l'Aveyron, c'est aussi des hommes et des femmes au caractère bien trempé ayant largement contribué à donner une identité particulière à cette contrée d'Occitanie. Or, cette singularité est motif de fierté en pays rouergat. De fait, l'Aveyron ne manque pas d'enfants qui, par leur courage, leur détermination, leur persévérance, leur talent et leur dur labeur, ont su se hisser à un niveau pour le moins remarquable. Dans le présent ouvrage, l'auteur a souhaité rendre hommage à deux d'entre eux : Emma Calvé et Denys Puech. La première, destinée à faire carrière dans l'administration des Postes, devint la plus grande cantatrice de son temps. Quant au second, humble petit berger promis à une rude existence, il parvint aux plus hautes distinctions après avoir été le sculpteur attitré de la IIIème République. Les vies de ces deux personnages, dignes de figurer dans des romans à succès, sont ici rappelées de bout en bout, "du berceau à la tombe", pour reprendre le titre du merveilleux poème de l'abbé Justin Bessou…

Dans cet ouvrage, Pascal Cazottes dresse le portrait de deux personnages illustres : Emma Calvé et Denys Puech, deux artistes rouergats que rien ne prédestinait à une telle notoriété et pourtant… 

Emma Calvé naquit à Decazeville dans l'Aveyron le 15 août 1858 d'un père entrepreneur et d'une mère, fille d'agriculteurs. À cause du travail itinérant de son père, Emma sera confiée à sa tante puis, pour parfaire son éducation, en pension dans différents instituts religieux, dont le couvent de Saint-Affrique où les cours de chant et de musique sont obligatoires. 

En 1874, après avoir réussi le concours d'entrée dans les Postes, Emma, alors âgée de seize ans, se rend à l'incontournable fête de fin d'année organisée par le couvent de Saint-Affrique où elle a été choisie pour chanter en solo. Sa mère, Léonie, présente ce jour-là pour applaudir sa fille, reçoit les félicitations de l'évêque :

« C'est la voix du bon Dieu que cette enfant a dans la gorge ».

À ces mots, Léonie comprend que le destin de sa fille est de devenir une grande cantatrice.

Léonie prend la décision de ne plus suivre son mari et de partir pour Paris où beaucoup d'Aveyronnais ont immigré. Là-bas, Léonie mettra tout en place pour favoriser la carrière artistique de sa fille et, de son côté, Emma se dépensera sans compter pour réussir, jusqu'à étudier tout le répertoire classique afin d'incarner les personnages qu'elle devra interpréter sur scène. 

« Emma est plus qu'une cantatrice, c'est aussi une comédienne, ou plutôt une tragédienne, de talent qui révolutionnera l'art lyrique »

Les débuts à Paris s'avèrent difficiles, mais Emma grâce à son courage, cette volonté farouche d'acquérir la perfection, voit son travail récompensé. 

Comme Denys Puech, cet autre enfant du Rouergue qui vit le jour le 2 décembre 1854 dans le hameau de Gavernac en Aveyron, humble petit berger retiré très tôt de l'école afin d'apprendre le métier d'agriculteur avec son père Jean. Ce dernier, ne pouvant compter sur son fils aîné pour reprendre la ferme familiale, a misé tout son espoir sur son deuxième garçon.

Malgré l'obstination de son père, Denys restera imperméable à toute discipline agricole, préférant sculpter tout ce qui lui tombe sous la main. Après maintes déceptions, Jean doit se rendre à l'évidence, son fils ne deviendra jamais son successeur. 

Puis vient le jour de la grande foire de la Saint-Jean à Estaing durant laquelle Denys découvre pour la première fois une sculpture réalisée par un professionnel. A compter de cet instant, sa vocation est toute trouvée, il deviendra sculpteur et plus rien ni personne ne le détournera de sa voie. 

À l'instar d'Emma Calvé, Denys Puech n'a que seize ans quand son rêve se concrétise. Animé par la même ténacité qu'Emma Calvé, Denys Puech, comme tout bon Aveyronnais qui se respecte, se révèle être un travailleur acharné.

Grâce à leurs talents, à leurs persévérances, ces deux grands artistes perfectionnistes arriveront au sommet de leur art et feront d'incroyables rencontres !! Même si, de nos jours, ils ont pratiquement disparu de notre mémoire, ils deviendront mondialement connus et reconnus.

Quelles destinées ! Je ne vous cache pas que j'ai adoré lire la vie de ces deux grandes figures du Rouergue, que ça soit celle de la pittoresque cantatrice Emma Calvé et ce grand sculpteur Denys Puech, dont le destin les fera se rencontrer ailleurs que sur leur terre natale... 

Tous les deux m'ont impressionnée par leur détermination et leur persévérance qu'ils ont déployées pour vivre de leur passion. Leur histoire est si captivante que j'en dégustais quelques pages chaque jour pour ne pas arriver trop vite à la fin, m'arrêtant sur chacune des illustrations de leurs oeuvres qui ornent ce bel ouvrage, parcourant ainsi les instants de vie de ces deux illustres aveyronnais. 

De plus, en bonus, un QRcode nous invite à écouter la voix pure et puissante d'Emma Calvé qui, durant plus de cinquante ans, a chanté « sous tous les ciels ».

 

Pour aller plus loin :

Dans cette vidéo, Pascal Cazottes nous fait part de cette incroyable amitié qui va se lier entre Emma Calvé et l'Abbé Saunière ainsi que cette passion qu'avait Emma pour l'ésotérisme, et bien d'autres choses tout aussi étonnantes que vous retrouverez en détail dans cet ouvrage...

 

 

 

👉  Cet article est paru dans la revue Génération Cités d'Or #7 où vous retrouverez mes autres conseils littéraires dans la rubrique "Les lectures de Florinette"

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22 juin 2021 2 22 /06 /juin /2021 10:41

Flying Disk France

 

Ce qu'il faut avant tout savoir :

Paul Stonehill, réfugié juif d’origine de l’ex-URSS, plus précisément de l’Ukraine, est un auteur et conférencier américain, spécialiste de l’ufologie et des phénomènes paranormaux en Russie et dans les pays d’Europe orientale et d’Asie. Il a été orateur dans de nombreux congrès aux États-Unis et en Europe, et a rédigé de nombreux articles en anglais et en russe sur les OVNIs et les OANIs, ainsi que plusieurs articles sur l’histoire de la Chine antique et ses aspects paranormaux. Il est coauteur avec Philip Mantle de plusieurs livres sur le phénomène OVNI dans l’Union Soviétique et dans la période postérieure à la chute du Mur de Berlin. Paul Stonehill anime également une chaîne You Tube, Paranorma Research.

Philip Mantle est un ufologue de renom international, conférencier et producteur. Ses livres ont été traduits dans six langues. Il est l’ancien Directeur des Recherches du BUFORA (British UFO Research Association) et l’ancien représentant du MUFON pour l’Angleterre. Philip Mantle a écrit des articles pour de nombreuses publications dans le monde et a été directeur de la publication et rédacteur pour des magazines ufologiques de premier plan. Il est également co-animateur d'une émission ufologique.

Résumé du livre :

Ecrit par le grand enquêteur de langue russe Paul Stonehill, et avec l’apport de Philip Mantle, auteur et éditeur britannique, ce livre explore l’énigme-clé que constitue le phénomène des objets sous-marins non identifiés, qui sont signalés sur les cinq continents (et dans tous les océans !) depuis plusieurs dizaines d’années. L’écrivain italien Roberto Pinotti, dont le livre CONTACTS OVNIS EN ITALIE a été publié en mai dernier, a accepté de rédiger une préface à ce livre. Pinotti, lui-même auteur d’un livre sur le sujet, rend hommage au pionnier Ivan Sanderson, et évoque plusieurs cas spectaculaires survenus en Italie dans les années 70. « Il a souvent été dit que nous en savons plus sur la surface de la Lune que sur les mers et les océans du monde terrestre » (phrase de Ivan Sanderson dans son livre Invisible Residents). Sont examinés ici quelques-uns des dossiers les plus sensibles de l’ex-Union Soviétique, parmi lesquels les mystères du Lac Baïkal, mais également ceux de nombreux autres lacs et mers intérieures moins connues de l’immense Sibérie. La majorité de ces récits n’ont jamais été partagés hors de la Russie ou de l’ancienne Union Soviétique. Ces témoignages suggèrent une présence permanente et non identifiée dans les profondeurs des masses aquatiques de notre planète.

Beaucoup d'ouvrages abordent la question des Ovnis en se basant sur les nombreux témoignages et observations rapportés partout dans le monde. 

Dans ce livre, l'enquêteur américain d'origine ukrainienne, Paul Stonehill, et l'auteur anglais Philip Mantle vont plus loin en portant leur intérêt sur les OANIS, ces objets aquatiques non identifiés qui évoluent dans les eaux russes et internationales. 

Malgré la censure soviétique, dès les premières pages, nous apprenons que ces étonnantes observations sous-marines sont signalées depuis des décennies et concernent aussi bien les militaires de la Marine que des témoins civils.

C'est un incroyable état des lieux que dressent les auteurs sur ces nombreux phénomènes anormaux ! On y découvre d’étranges sons qui furent détectés, durant la guerre froide par des sous-marins nucléaires soviétiques, provenant d'objets se déplaçant à de grandes profondeurs.

Outre l'immersion et l'ascension d'objets de formes diverses, ou l'apparition d'une vive lumière émanant des profondeurs d'un lac, il y a aussi des rencontres pour le moins inattendues, comme de mystérieux nageurs d'aspect humain, mais mesurant près de trois mètres de haut, que des hommes grenouilles ont rencontré durant leur entraînement militaire de plongée…

En lisant un tel ouvrage si riche en témoignage et si bien documenté, ce n'est plus seulement vers le ciel que nos yeux se tournent, mais vers les profondeurs des océans, des mers, des lacs et rivières de notre planète où recèlent encore de bien nombreux et vastes mystères.  

 

Pour aller plus loin :

Dans cette vidéo, Paul Stonehill nous éclaire sur des cas souvent méconnus et Jean Librero apporte des compléments à cette interview unique. 

 

 

👉 Cet article est paru dans la revue Génération Cités d'Or #7 où vous retrouverez mes autres conseils littéraires dans la rubrique "Les lectures de Florinette"

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15 juin 2021 2 15 /06 /juin /2021 13:42

 

Nous sommes le 29 février 1879, à Southampton. Un gros bateau à roue, le Danube, s'apprête à appareiller. 

Sur le pont, un jeune officier de 23 ans, ému mais souriant, fait des signes à une femme vêtue de noir qui, sur le quai, pleure doucement.

Un hurlement de sirène, le bruit des pales qui commencent à tourner et le bateau quitte le port.

Rapidement, il gagne le large tandis que, sur le quai, la femme agite maintenant une écharpe blanche que le jeune homme s'efforce d'apercevoir le plus longtemps possible.

Ce sera la dernière vision qu'il aura de sa mère. Ces deux êtres, en effet ne se reverront plus.

Qui sont-ils ?

Lui, ce jeune officier élégant aux yeux bleus, dont les cheveux sont légèrement parfumés à la violette, c’est le prince impérial Louis, fils de Napoléon III.

 

Elle, cette dame en noir, c'est l'impératrice Eugénie, exilée en Angleterre depuis la chute du Second Empire, et veuve depuis six ans. 

Le prince impérial a obtenu du gouvernement britannique, alors en guerre contre les Zoulous, l'autorisation de s'engager dans la Royal Horse Artillery. C'est donc sous l'uniforme anglais que ce Bonaparte, arrière-neveu de Napoléon 1er, va se battre en Afrique du Sud. […]

Le 1er juin, il part en mission dans la brousse avec une dizaine d'hommes. Vers deux heures, le petit groupe s'arrête pour déjeuner. L'endroit est calme et l'on s'attarde. […]

Soudain, une horde de Zoulous, grimaçants et armés de sagaies, surgit des hautes herbes en hurlant et attaque le petit campement. Pris de panique, les Anglais sautent sur leurs chevaux et se sauvent sans tirer un coup de feu.

Le prince Louis reste seul contre les assaillants. Armé de son revolver, il tient tête désespérément pendant quelques minutes. Mais un javelot l'atteint au ventre ; un autre lui crève l'œil droit. Il s'effondre. Les Zoulous s'acharnent alors sur le mourant ; on retrouvera son cadavre transpercé de 17 coups de sagaie...

Le lendemain, une colonie anglaise va chercher le corps du prince impérial et le ramène à Durban où il est placé sur un bateau en partance pour l'Angleterre...

En apprenant la mort de son fils, l'impératrice Eugénie, nous disent les témoins, « poussa un cri horrible, puis s'effondra, comme hébétée ». Pendant des semaines, des mois, son désespoir est effrayant.

Puis, en Avril 1880, elle décide de se rendre en Afrique du Sud pour passer le jour anniversaire de la mort de Louis à l'endroit même où les Zoulous l'on tué. Elle arrive à Pietermaritzburg.

Aussitôt, accompagnée du marquis de Bassano, de quelques officiers anglais, de deux dames de compagnie, d’une escorte de vingt cavaliers et d’un guide zoulou, elle s’enfonce dans la brousse.

- L’endroit doit être facile à trouver, dit-elle en partant, puisqu’on y a élevé un tas de pierres en forme de pyramide. 

Hélas ! depuis un an, la végétation dévorante de la forêt tropicale s’est développée. Pendant plusieurs jours, on tâtonne, on tourne en rond dans un effroyable enchevêtrement d’herbes géantes, de lianes et de plantes hostiles.

Un soir, alors que tout le monde est las et découragé, l’un des Anglais, Sir Evelyn Wood, dit à l’impératrice :

- Je suis désolé, Madame, mais je crois qu’il faut renoncer à poursuivre nos recherches. […]

Eugénie baisse la tête. Elle aussi commence à penser que toutes ces recherches sont inutiles, que la forêt a effacé à jamais l'endroit où son fils a été massacré, que son entreprise est insensée et qu'elle a fait douze mille kilomètres pour rien... Elle rentre sous sa tente et passe la nuit à pleurer.

Au petit matin, tout le groupe commence à faire les préparatifs du départ. Encore quelques sacs à boucler et la petite expédition va reprendre le chemin de Dundee.

C'est alors qu'il se passe quelque chose d'extraordinaire. L'impératrice Eugénie, qui est prostrée au pied d’un arbre, se relève soudain comme si elle était touchée par une inspiration subite. Les Anglais la regardent. Elle paraît bouleversée :

- C'est par ici ! crie-t-elle.

Et s’emparant d’une hachette, elle s’enfonce dans la forêt suivie de ses compagnons éberlués. Marchant droit devant elle, tranchant des lianes, trébuchant sur des souches et des troncs d’arbres renversés […] elle se dirige sans hésiter vers un point mystérieux. 

Pendant des heures, ne s'arrêtant pas une seconde, comme poussée par une force surnaturelle, cette femme de cinquante-quatre ans, qui n'a aucune habitude des exercices physiques, marche ainsi sans manifester la moindre fatigue.

Tout à coup, ses compagnons l'entendent pousser un cri de triomphe : 

- C’est ici !

Incrédules, ils s’approchent et voient qu’effectivement Eugénie a trouvé, à demi caché dans les broussailles, le tas de pierres amoncelées en forme de pyramide. L'impératrice est tombée à genou et pleure. 

Quand elle se relève, Sir Evelyn Wood vient près d’elle :

- Comment avez-vous pu deviner, madame, que ces pierres se trouvaient là ?

Eugénie explique alors qu'au moment où, désespérée, elle allait suivre ses compagnons et rentrer à Dundee, elle a soudain senti un extraordinaire parfum de violette.

- Ce parfum, dit-elle, m'entourait, m'assaillait même avec une telle violence que j'ai cru défaillir. Or, vous l'ignorez sans doute, mon fils avait une véritable passion pour ce parfum. Il en usait à profusion pour ses soins de toilette. Alors, il m'a semblé que c'était un signe. Et j'ai suivi aveuglément cette senteur sans douter un instant qu'elle me mènerait à l'endroit où Louis était tombé... Et vous voyez, j'ai eu raison. C'était bien un signe...

Les Anglais la considèrent avec stupéfaction.

- Maintenant, ajoute Eugénie, soyez gentils. Laissez-moi seule...

Sir Evelyn Wood et ses compagnons se retirent à une centaine de mètres et établissent un campement, tandis que l'impératrice demeure toute la nuit seule, à genoux et en pleurs, auprès de la pyramide de pierre devant laquelle elle a allumé des bougies en guise de cierges.

Or, au petit matin, il se passe un fait étrange : bien qu'il n'y ait pas le moindre souffle de vent, l'impératrice voit tout à coup la flamme des bougies se coucher comme si quelqu'un voulait les éteindre. Très émue, elle demande :

- Est-ce toi qui es là ?... Tu veux que je me retire ?...

Alors, les flammes s'éteignent brusquement.

Et Eugénie s'en va en tremblant rejoindre ses compagnons.

 

Sources :

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