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  • : Un Autre Regard...
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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 14:06

Mama éditions

 

Ce qu’il faut avant tout savoir :

Jeremy Narby est anthropologue et spécialiste du chamanisme. Depuis 1989, il travaille sur mandat pour l’ong suisse Nouvelle Planète – il est directeur des projets en Amazonie – pour soutenir les initiatives des peuples indigènes. Auteur, il a notamment écrit Le Serpent cosmique, L’ADN et les origines du savoir (publié dans une quinzaine de langues), Plantes et Chamanisme, avec Jan Kounen et Vincent Ravalec et Intelligence dans la nature, En quête du savoir.

 

Rafael Chanchari Pizuri est né en Amazonie péruvienne. Il vit à Iquitos au Pérou et travaille comme formateur d’enseignants indigènes. Il s’occupe d’un grand jardin de plantes médicinales et soigne avec la médecine indigène. Enseignant, guérisseur, jardinier et penseur amazonien, il sait naviguer entre les mondes et relier différentes cultures.

 

Résumé du livre :

Pour le monde occidental, le tabac est une plante dangereuse et mortifère. Or les peuples indigènes, qui l'utilisent dans sa forme la plus naturelle, la voient comme une plante enseignante et guérisseuse. Quant à l'ayahuasca, elle suscite à la fois l'intérêt de ceux qui la considèrent comme un remède puissant contre nombre de maux et la méfiance de ceux qui l'associent à un hallucinogène dangereux. Mais qu'en est-il vraiment ? Ce livre marie deux systèmes de pensées : le savoir indigène du chamane amazonien Rafael Chanchari Pizuri et les connaissances scientifiques de l'anthropologue Jeremy Narby. Une écriture limpide qui bouleverse les idées reçues et permet au lecteur de tirer ses propres conclusions. 

C’est en 1985, lors de son séjour chez les Ashanincas d’Amazonie péruvienne, en tant que jeune anthropologue, que Jeremy Narby fait la connaissance de cette communauté indigène qui pense que les plantes, comme le tabac et l’ayahuasca, peuvent transmettre des connaissances à ceux qui les consomment. 

Au fil des mois passé à écouter les histoires qu’un chamane du tabac lui conte à propos de cette plante, Jeremy Narby, intrigué, décide de tenter l’expérience. La métamorphose, les sensations qu’il va ressentir vont complètement le chambouler, défiant sa compréhension de la réalité. 

Ce n’est que trente-trois ans après cette première rencontre avec le tabac amazonien que Jeremy Narby, désireux de connaître la meilleure façon d’approcher cette puissante plante enseignante, décide de contacter Rafael Chancari Pizuri, un expert en la matière qui travaille en Amazonie péruvienne, où il forme et soigne les gens avec la médecine indigène.

« Le tabac est une plante médicinale importante et sa signification profonde dépend de la façon dont on l’utilise. »

Durant le premier chapitre intitulé « Médecine et malice », c’est de cet échange passionnant dont il est question. Dans le second chapitre « Remède et poison » , Jeremy Narby nous livre ses recherches scientifiques qu’il met en parallèle avec le savoir indigène et les concordances incroyables et considérables qui en résultent. 

Voulant poursuivre dans la même lignée, c’est au tour de la liane d’ayahuasca dont il est question dans le troisième chapitre : « La purge à deux faces ».

Ces parallèles entre science et chamanisme sont fascinants et étonnants, car, malgré certaines différences, les perspectives indigènes et scientifiques sur ces deux plantes se complètent et offrent un nouveau domaine de recherche abordé dans le dernier chapitre « Un cocktail thérapeutique déconcertant ».

Cet ouvrage, qui rassemble deux systèmes de savoir, est extrêmement bien documenté. Tout en informant sur les risques et les opportunités qu’elles présentent, j’ai appris beaucoup de chose sur ces deux puissantes plantes et leurs propriétés, ainsi que les connaissances, la discipline et cette relation basée sur le respect qu’il faut acquérir pour travailler avec ces plantes. 

Ces deux manières de considérer les plantes psychoactives remettent en question les idées reçues que, nous, occidentaux, nous en avons, nous permettant ainsi d’être mieux informés afin de forger notre propre opinion.

 

Pour aller plus loin :

Reconnecter l’esprit et le corps dans un processus ritualisé, c’est entre autres ce que propose le chamanisme amazonien avec la médecine de l’ayahuasca. Loin du concept occidental de psychédélique, qui signifie littéralement « révélateur de psyché », ce breuvage nous enseignerait à l’inverse sur le monde autour de nous, et pas seulement en nous... 

 

Voici un autre petit extrait dans lequel Jeremy Narby nous explique ses incroyables ressentis (bien plus détaillés dans le livre) après avoir pris de la pâte de tabac...

 

 

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17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 09:04

 

Suite à l’engouement suscité pour les trois premiers numéros de la revue Natives, ils se retrouvent aujourd’hui épuisés...

 

N°1, été 2020 - N°2, automne 2020 - N°3, hiver 2020

 

Mais, bonne nouvelle, c’est encore possible de les découvrir grâce au recueil de 408 pages dans lequel vous pourrez les retrouver tous les trois !

Par contre, son tirage étant limité, ne tardez pas pour le commander et rendez-vous directement en cliquant sur ce lien : NATIVES-RECUEIL

En attendant, en cliquant sur la couverture ci-dessous, je vous invite à découvrir le numéro 4 consacré aux eaux initiales, matricielles, initiatiques, guérisseuses…

 

 

  • Pour plus d’infos, rendez-vous sur leur site : Natives
  • Si vous désirez vous abonner et choisir la formule qui vous conviendrait le mieux, cliquez sur ce lien : Abonnement-Natives

 

 

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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 17:29

Nuage Rouge - Editions du Rocher, 1994

 

Dans ce petit recueil, quelles que soient les appartenances tribales et les époques, les hommes-médecines nous parlent d'une même voix : ils témoignent tous d'un même respect de la vie sous toutes ses formes et s'inquiètent de la survie des générations futures.

Tant par sa sagesse que par sa simplicité et sa clairvoyance, leur discours apparaît désormais comme une vérité incontournable. En voici quelques extraits.

Par Arvol Looking Horse, Sioux Lakota. Gardien de la 19e génération de la Pipe sacrée.

« Ce que les Ancêtres de la nation lakota ont prophétisé en leur temps a une importance capitale quant au futur de Notre Mère la Terre. Ces prophéties ont été transmises de manière courageuse, méthodique et fidèle à travers les générations.

Actuellement, notre nation est parvenue à un point critique de son développement spirituel, moral et technologique. L'équilibre vital de notre monde est devenu précaire. Nous devons garder en mémoire que tout ce qui vit ici-bas de notre monde est, de façon complexe, relié spirituellement.

Selon la prophétie lakota, l'âge pour la reconstruction du Cercle sacré de toutes les nations a commencé. Puissions-nous nous inspirer du savoir, de la sagesse et des traditions de nos peuples afin de retrouver l'essence divine et le courage nécessaires pour soigner et guérir. »

Par David Gehue - Conseiller spirituel de la nation Micma.

« Toutes les prophéties se rejoignent et se complètent les unes les autres. Il est temps pour nous tous de cesser de nous faire des reproches réciproques. Chacun doit assumer ses propres blessures et aller de l'avant afin que notre monde puisse continuer à vivre, car comme nous le savons, son avenir repose entre nos mains. 

Il faut nous imprégner de la connaissance et de la sagesse de nos Anciens, nous devons nous mettre en quête pour le bien de tous. Les pétroglyphes et les monuments naturels sont une voie claire que le Grand Esprit nous a tracée. Cette connaissance constitue notre héritage. Par l'honnêteté, le partage, l'entraide et le respect des lois divines, nous resterons fidèles à celui-ci. Sans ces valeurs, les autres ne peuvent exister. 

Il est temps pour les mères, les pères, les grand-mères, les grands-pères et les enfants de prendre en considération la guérison de notre monde. Puisse cela vous concerner aussi. »

Par Oren Lyons, Iroquois onondage.

« L'homme croit quelquefois qu'il a été créé pour dominer, pour diriger. Mais il se trompe. Il fait seulement partie du tout. Sa fonction ne consiste pas à exploiter, mais à surveiller, à être un régisseur. L'homme n'a ni pouvoir ni privilèges, seulement des responsabilités. »

 

 

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 07:39

 Natives est la première revue en langue française autour des peuples racines !

 

Édito - Né quelque part par Jocelin Morisson (rédacteur en chef) (extrait)

Comme tous les nouveaux médias NATIVES est un pari. Il repose sur la conviction que notre monde se perd chaque jour davantage et que son désenchantement ne sera surmonté que si nous redonnons du sens à notre présence en son sein.

Les peuples racines ont, à cet égard, de nombreux enseignements à nous apporter. Mais ce ne sera pas ici le lieu de débats philosophiques ou anthropologiques savants. Nous voulons privilégier la simplicité du regard et de l'expérience, encourager le dialogue, le partage et l'échange. Le recul et la réflexion ne seront pas absents, bien sûr, mais c'est un retour à une essentialité dont il est question.

Sans idéalisation, il nous semble que les peuples premiers sont dépositaires de savoir-faire et de savoir-être qu'il est crucial de se réapproprier collectivement, en ce qui concerne notre rapport à la nature, certes, mais pas seulement. Il s'agit en particulier de notre relation au vivant, et donc aussi - d'abord -  à l'humain.

 

 

Je viens de recevoir la toute première parution de Natives que je me suis empressée de feuilleter !! Ce premier numéro a pour thème La forêt et donne la parole à ceux qui la soutiennent, la protègent, à ces gardiens de la forêt.

Je peux déjà vous dire que c'est une très belle revue, avec de magnifiques photos et illustrations comme vous pouvez le voir ci-dessus en feuilletant ses quelques pages.

Pour en savoir plus sur cette revue trimestrielle disponible sur abonnement, je vous invite à vous rendre sur leur site :

 

 

Bonne lecture !

 

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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 12:23

Black Elk, homme médecine Sioux-Lakota, petit cousin de Crazy Horse, a confié en 1931 à l’auteur John Neihardt, qui était venu dans la réserve de Pine Ridge pour y recueillir des témoignages sur la Danse des Esprits et le massacre de Wounded Knee Creek, son expérience de mort imminente survenue à l’âge de neuf ans, que John Neihardt retranscrira dans son ouvrage "Black Elk Speaks" (Elan noir parle) en 1932.

C’était durant l’été, quand son peuple se dirigeait lentement vers les Rocheuses pour y camper. Un soir, après une énième halte, Black Elk se sentit très mal, il ne pouvait plus marcher, ses jambes, ses bras et son visage étaient tout gonflés. Allongé dans le tipi, à travers l’ouverture, il vit deux hommes sortir des nuages en l’interpellant : « Dépêchez-toi, ton grand-père t’appelle ».

Bien qu’il ait été triste de laisser ses parents, il s’est levé, ses jambes ne lui faisaient plus mal, il se sentait très léger. Tout en suivant ces hommes, un petit nuage se mit à le porter en se déplaçant rapidement. D’en haut, il pouvait voir le camp. Après avoir eu la vision de chevaux célestes, d’oies migrantes et d’aigles tachetés, il s’est dirigé vers un tipi de nuage dont une porte arc-en-ciel en montrait l’accès.

Là, il a vu six grands-pères âgés, qu’il décrit comme étant « plus vieux qu’aucun homme ne pourrait jamais l’être - vieux comme les collines, vieux comme les étoiles ». Ces grands-pères sont des représentants spirituels des six directions sacrées : l’ouest, l’est, le nord, le sud, le haut et le bas – connu des Lakotas comme "les puissances du monde"...

« Et pendant que je me tenais là-bas, je voyais plus que je ne peux le dire et le comprendre… Je voyais d’une manière sacrée les formes de toutes les choses dans l’esprit et la forme de toutes les formes puisqu’elles doivent vivre ensemble comme un Être. Et j’ai vu que le cercle sacré de mon peuple était l’un des nombreux cercles qui faisaient un seul cercle. Il était large comme la lumière du jour et la lumière des étoiles, et dans le centre a grandi un puissant arbre à fleurs pour abriter tous les enfants d’une mère et d’un père. Et j’ai vu que c’était saint. »

Avant de repartir, les anciens ont fait des prophéties et lui ont donné des pouvoirs de guérison et de sagesse.

Deuxième EMI de Black Elk

En 1889, âgé de 26 ans, Black Elk fit une seconde EMI alors qu’il voyageait en Europe au sein du spectacle de Buffalo Bill. Pour vivre, il était obligé de se produire dans les cirques et c’est à Paris qu’il tomba malade.

Un malaise fulgurant le fit tomber « raide mort de sa chaise ». Il quitta alors son corps et commença un voyage spirituel au-delà des océans pour revenir dans sa réserve natale de Pine Ridge au Sud du Dakota.

Il y vit ses parents devant leur tipi, ainsi que d’autres personnes de sa connaissance, puis refit le voyage en sens inverse jusqu’à revenir dans son corps. Black Elk décrit ainsi cette expérience :

« Je regardais le plafond et il me semblait qu’il bougeait. La maison tournait sur elle-même et s’agrandissait tout en tournant. Nous nous élevions rapidement tout en tournant avec la maison. Puis un nuage descendit des cieux et je me retrouvais soudainement dessus alors même que la maison et les personnes qui s’y trouvaient s’éloignèrent.

Je me retrouvais seul sur ce nuage qui allait très vite et je m’y accrochais de toutes mes forces, car j’avais peur de tomber. Tout en bas, je pouvais voir des maisons et des villes, des pâturages et des rivières et tout semblait plat. Puis je fus au-dessus de la "grande eau" et je n’eus plus peur à partir de là, car je savais que j’étais en route vers la maison.

Il faisait sombre, puis le jour vint à nouveau et je vis une grande ville en dessous de moi et je sus que c’était de là que nous avions embarqué à bord du bateau la première fois et que j’étais revenu dans mon pays. J’étais vraiment heureux.

Le nuage et moi allions vraiment vite. […] Je reconnus les endroits que je survolais. Je vis la rivière Missouri, et de loin Black Hills et le centre de ce monde où les esprits m’avaient amené dans cette grande vision.

Je me retrouvais alors au-dessus de Pine Ridge et le nuage s’arrêta. Je regardais en bas et ne pouvais comprendre ce que je voyais, car il semblait que tous les gens des différentes tribus s’étaient réunis dans un grand camp. Je vis le tipi de mes parents. Ils étaient dehors et ma mère cuisinait. Je voulais sauter du nuage pour les rejoindre, mais j’avais peur que cela me tue.

Pendant que je les regardais, ma mère leva les yeux vers moi et j’étais sûr qu’elle m’avait vu, mais à ce moment-là le nuage reprit sa course, me ramenant rapidement en arrière. Très vite nous fûmes au-dessus de la grande ville, puis au-dessus de l’eau. La nuit est venue sans étoiles. J’étais seul dans ce monde d’obscurité et je pleurais.

Après un certain temps, la lumière a commencé à apparaître loin devant moi, puis je vis la terre sous moi, des villes, des maisons, des champs et tout volait à l’envers sous moi. Le nuage finit par s’arrêter au-dessus d’une grande ville et une maison s’éleva vers moi tournant sur elle-même en s’approchant.

Lorsqu’elle toucha le nuage, elle m’attrapa et commença à redescendre tout en continuant à tourner. Elle toucha terre et lorsqu’elle toucha le sol, j’entendis la voix de la fille, puis d’autres voix effrayées, sa mère, ses deux sœurs et le docteur me regardaient tous d’un air étrange, comme s’ils étaient effrayés.

Celui qui parlait anglais dans notre spectacle vint à moi et me dit ce qu’il en était. Lorsque j’étais assis au petit déjeuner, je les ai regardés en souriant puis je suis tombé comme mort de ma chaise. Je suis resté mort pendant trois jours, à part une petite respiration de temps en temps. Souvent, ils ne sentaient plus mon cœur battre. Ils pensaient que je mourrais bientôt et se préparaient à acheter mon cercueil.

Peut-être que si je n’étais pas revenu à la vie cette fois-là, ils m’auraient réellement mis dans un bon cercueil, ou je pense plutôt dans une boîte. Je n’ai rien dit à personne de ce que j’avais vécu, car ils n’auraient pas pu me croire. »

Black Elk est ensuite retourné chez lui dans le Dakota du Sud...

« Quand je suis revenu à Pine Ridge, tout était exactement comme je l’avais vu de mon nuage. Tous les Lakotas étaient là où je les avais vus, car c’était l’année du traité (1889), les blancs avaient acheté encore plus de nos terres. J’avais été absent pendant 3 ans à ce moment-là et j’ignorais absolument tout de cette affaire insensée.

 

Le tipi de ma mère était exactement là où je l’avais vu et d’autres gens campaient aussi aux mêmes endroits. Mes parents étaient vraiment heureux de me voir, ma mère pleura de joie et je pleurais aussi. […]. Ma mère me dit qu’elle avait rêvé une nuit que je rentrais sur un nuage, mais que je ne pouvais pas rester, alors je lui racontais ma vision. »

Chef indien Black Elk

En 1950, Black Elk, aveugle et très affaibli, meurt en août 1950 dans sa maison de Manderson.

« Je suis aveugle et je ne vois pas les choses de ce monde ; mais quand la lumière vient d'En-Haut, elle illumine mon cœur et je peux voir, car l’œil de mon cœur voit toute chose. Le cœur est le sanctuaire au centre duquel se trouve un petit espace où habite le Grand Esprit par lequel il voit tout chose, et par lequel nous voyons. »

Son fils Ben Black Elk devant la tombe de son père

 

Black Elk : un sioux en voie de canonisation...

Pour la première fois, un chef indien converti au catholicisme pourrait devenir un saint de l'Église catholique. Avant cela, ses soutiens doivent encore constituer un dossier auprès du Vatican pour démontrer l'influence de cet homme. Retour sur son incroyable histoire.

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