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  • : Un Autre Regard...
  • Un Autre Regard...
  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 17:29

Nuage Rouge - Editions du Rocher, 1994

 

Dans ce petit recueil, quelles que soient les appartenances tribales et les époques, les hommes-médecines nous parlent d'une même voix : ils témoignent tous d'un même respect de la vie sous toutes ses formes et s'inquiètent de la survie des générations futures.

Tant par sa sagesse que par sa simplicité et sa clairvoyance, leur discours apparaît désormais comme une vérité incontournable. En voici quelques extraits.

Par Arvol Looking Horse, Sioux Lakota. Gardien de la 19e génération de la Pipe sacrée.

« Ce que les Ancêtres de la nation lakota ont prophétisé en leur temps a une importance capitale quant au futur de Notre Mère la Terre. Ces prophéties ont été transmises de manière courageuse, méthodique et fidèle à travers les générations.

Actuellement, notre nation est parvenue à un point critique de son développement spirituel, moral et technologique. L'équilibre vital de notre monde est devenu précaire. Nous devons garder en mémoire que tout ce qui vit ici-bas de notre monde est, de façon complexe, relié spirituellement.

Selon la prophétie lakota, l'âge pour la reconstruction du Cercle sacré de toutes les nations a commencé. Puissions-nous nous inspirer du savoir, de la sagesse et des traditions de nos peuples afin de retrouver l'essence divine et le courage nécessaires pour soigner et guérir. »

Par David Gehue - Conseiller spirituel de la nation Micma.

« Toutes les prophéties se rejoignent et se complètent les unes les autres. Il est temps pour nous tous de cesser de nous faire des reproches réciproques. Chacun doit assumer ses propres blessures et aller de l'avant afin que notre monde puisse continuer à vivre, car comme nous le savons, son avenir repose entre nos mains. 

Il faut nous imprégner de la connaissance et de la sagesse de nos Anciens, nous devons nous mettre en quête pour le bien de tous. Les pétroglyphes et les monuments naturels sont une voie claire que le Grand Esprit nous a tracée. Cette connaissance constitue notre héritage. Par l'honnêteté, le partage, l'entraide et le respect des lois divines, nous resterons fidèles à celui-ci. Sans ces valeurs, les autres ne peuvent exister. 

Il est temps pour les mères, les pères, les grand-mères, les grands-pères et les enfants de prendre en considération la guérison de notre monde. Puisse cela vous concerner aussi. »

Par Oren Lyons, Iroquois onondage.

« L'homme croit quelquefois qu'il a été créé pour dominer, pour diriger. Mais il se trompe. Il fait seulement partie du tout. Sa fonction ne consiste pas à exploiter, mais à surveiller, à être un régisseur. L'homme n'a ni pouvoir ni privilèges, seulement des responsabilités. »

 

 

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 07:39

 Natives est la première revue en langue française autour des peuples racines !

 

Édito - Né quelque part par Jocelin Morisson (rédacteur en chef) (extrait)

Comme tous les nouveaux médias NATIVES est un pari. Il repose sur la conviction que notre monde se perd chaque jour davantage et que son désenchantement ne sera surmonté que si nous redonnons du sens à notre présence en son sein.

Les peuples racines ont, à cet égard, de nombreux enseignements à nous apporter. Mais ce ne sera pas ici le lieu de débats philosophiques ou anthropologiques savants. Nous voulons privilégier la simplicité du regard et de l'expérience, encourager le dialogue, le partage et l'échange. Le recul et la réflexion ne seront pas absents, bien sûr, mais c'est un retour à une essentialité dont il est question.

Sans idéalisation, il nous semble que les peuples premiers sont dépositaires de savoir-faire et de savoir-être qu'il est crucial de se réapproprier collectivement, en ce qui concerne notre rapport à la nature, certes, mais pas seulement. Il s'agit en particulier de notre relation au vivant, et donc aussi - d'abord -  à l'humain.

 

 

Je viens de recevoir la toute première parution de Natives que je me suis empressée de feuilleter !! Ce premier numéro a pour thème La forêt et donne la parole à ceux qui la soutiennent, la protègent, à ces gardiens de la forêt.

Je peux déjà vous dire que c'est une très belle revue, avec de magnifiques photos et illustrations comme vous pouvez le voir ci-dessus en feuilletant ses quelques pages.

Pour en savoir plus sur cette revue trimestrielle disponible sur abonnement, je vous invite à vous rendre sur leur site :

 

 

Bonne lecture !

 

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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 12:23

Black Elk, homme médecine Sioux-Lakota, petit cousin de Crazy Horse, a confié en 1931 à l’auteur John Neihardt, qui était venu dans la réserve de Pine Ridge pour y recueillir des témoignages sur la Danse des Esprits et le massacre de Wounded Knee Creek, son expérience de mort imminente survenue à l’âge de neuf ans, que John Neihardt retranscrira dans son ouvrage "Black Elk Speaks" (Elan noir parle) en 1932.

C’était durant l’été, quand son peuple se dirigeait lentement vers les Rocheuses pour y camper. Un soir, après une énième halte, Black Elk se sentit très mal, il ne pouvait plus marcher, ses jambes, ses bras et son visage étaient tout gonflés. Allongé dans le tipi, à travers l’ouverture, il vit deux hommes sortir des nuages en l’interpellant : « Dépêchez-toi, ton grand-père t’appelle ».

Bien qu’il ait été triste de laisser ses parents, il s’est levé, ses jambes ne lui faisaient plus mal, il se sentait très léger. Tout en suivant ces hommes, un petit nuage se mit à le porter en se déplaçant rapidement. D’en haut, il pouvait voir le camp. Après avoir eu la vision de chevaux célestes, d’oies migrantes et d’aigles tachetés, il s’est dirigé vers un tipi de nuage dont une porte arc-en-ciel en montrait l’accès.

Là, il a vu six grands-pères âgés, qu’il décrit comme étant « plus vieux qu’aucun homme ne pourrait jamais l’être - vieux comme les collines, vieux comme les étoiles ». Ces grands-pères sont des représentants spirituels des six directions sacrées : l’ouest, l’est, le nord, le sud, le haut et le bas – connu des Lakotas comme "les puissances du monde"...

« Et pendant que je me tenais là-bas, je voyais plus que je ne peux le dire et le comprendre… Je voyais d’une manière sacrée les formes de toutes les choses dans l’esprit et la forme de toutes les formes puisqu’elles doivent vivre ensemble comme un Être. Et j’ai vu que le cercle sacré de mon peuple était l’un des nombreux cercles qui faisaient un seul cercle. Il était large comme la lumière du jour et la lumière des étoiles, et dans le centre a grandi un puissant arbre à fleurs pour abriter tous les enfants d’une mère et d’un père. Et j’ai vu que c’était saint. »

Avant de repartir, les anciens ont fait des prophéties et lui ont donné des pouvoirs de guérison et de sagesse.

Deuxième EMI de Black Elk

En 1889, âgé de 26 ans, Black Elk fit une seconde EMI alors qu’il voyageait en Europe au sein du spectacle de Buffalo Bill. Pour vivre, il était obligé de se produire dans les cirques et c’est à Paris qu’il tomba malade.

Un malaise fulgurant le fit tomber « raide mort de sa chaise ». Il quitta alors son corps et commença un voyage spirituel au-delà des océans pour revenir dans sa réserve natale de Pine Ridge au Sud du Dakota.

Il y vit ses parents devant leur tipi, ainsi que d’autres personnes de sa connaissance, puis refit le voyage en sens inverse jusqu’à revenir dans son corps. Black Elk décrit ainsi cette expérience :

« Je regardais le plafond et il me semblait qu’il bougeait. La maison tournait sur elle-même et s’agrandissait tout en tournant. Nous nous élevions rapidement tout en tournant avec la maison. Puis un nuage descendit des cieux et je me retrouvais soudainement dessus alors même que la maison et les personnes qui s’y trouvaient s’éloignèrent.

Je me retrouvais seul sur ce nuage qui allait très vite et je m’y accrochais de toutes mes forces, car j’avais peur de tomber. Tout en bas, je pouvais voir des maisons et des villes, des pâturages et des rivières et tout semblait plat. Puis je fus au-dessus de la "grande eau" et je n’eus plus peur à partir de là, car je savais que j’étais en route vers la maison.

Il faisait sombre, puis le jour vint à nouveau et je vis une grande ville en dessous de moi et je sus que c’était de là que nous avions embarqué à bord du bateau la première fois et que j’étais revenu dans mon pays. J’étais vraiment heureux.

Le nuage et moi allions vraiment vite. […] Je reconnus les endroits que je survolais. Je vis la rivière Missouri, et de loin Black Hills et le centre de ce monde où les esprits m’avaient amené dans cette grande vision.

Je me retrouvais alors au-dessus de Pine Ridge et le nuage s’arrêta. Je regardais en bas et ne pouvais comprendre ce que je voyais, car il semblait que tous les gens des différentes tribus s’étaient réunis dans un grand camp. Je vis le tipi de mes parents. Ils étaient dehors et ma mère cuisinait. Je voulais sauter du nuage pour les rejoindre, mais j’avais peur que cela me tue.

Pendant que je les regardais, ma mère leva les yeux vers moi et j’étais sûr qu’elle m’avait vu, mais à ce moment-là le nuage reprit sa course, me ramenant rapidement en arrière. Très vite nous fûmes au-dessus de la grande ville, puis au-dessus de l’eau. La nuit est venue sans étoiles. J’étais seul dans ce monde d’obscurité et je pleurais.

Après un certain temps, la lumière a commencé à apparaître loin devant moi, puis je vis la terre sous moi, des villes, des maisons, des champs et tout volait à l’envers sous moi. Le nuage finit par s’arrêter au-dessus d’une grande ville et une maison s’éleva vers moi tournant sur elle-même en s’approchant.

Lorsqu’elle toucha le nuage, elle m’attrapa et commença à redescendre tout en continuant à tourner. Elle toucha terre et lorsqu’elle toucha le sol, j’entendis la voix de la fille, puis d’autres voix effrayées, sa mère, ses deux sœurs et le docteur me regardaient tous d’un air étrange, comme s’ils étaient effrayés.

Celui qui parlait anglais dans notre spectacle vint à moi et me dit ce qu’il en était. Lorsque j’étais assis au petit déjeuner, je les ai regardés en souriant puis je suis tombé comme mort de ma chaise. Je suis resté mort pendant trois jours, à part une petite respiration de temps en temps. Souvent, ils ne sentaient plus mon cœur battre. Ils pensaient que je mourrais bientôt et se préparaient à acheter mon cercueil.

Peut-être que si je n’étais pas revenu à la vie cette fois-là, ils m’auraient réellement mis dans un bon cercueil, ou je pense plutôt dans une boîte. Je n’ai rien dit à personne de ce que j’avais vécu, car ils n’auraient pas pu me croire. »

Black Elk est ensuite retourné chez lui dans le Dakota du Sud...

« Quand je suis revenu à Pine Ridge, tout était exactement comme je l’avais vu de mon nuage. Tous les Lakotas étaient là où je les avais vus, car c’était l’année du traité (1889), les blancs avaient acheté encore plus de nos terres. J’avais été absent pendant 3 ans à ce moment-là et j’ignorais absolument tout de cette affaire insensée.

 

Le tipi de ma mère était exactement là où je l’avais vu et d’autres gens campaient aussi aux mêmes endroits. Mes parents étaient vraiment heureux de me voir, ma mère pleura de joie et je pleurais aussi. […]. Ma mère me dit qu’elle avait rêvé une nuit que je rentrais sur un nuage, mais que je ne pouvais pas rester, alors je lui racontais ma vision. »

Chef indien Black Elk

En 1950, Black Elk, aveugle et très affaibli, meurt en août 1950 dans sa maison de Manderson.

« Je suis aveugle et je ne vois pas les choses de ce monde ; mais quand la lumière vient d'En-Haut, elle illumine mon cœur et je peux voir, car l’œil de mon cœur voit toute chose. Le cœur est le sanctuaire au centre duquel se trouve un petit espace où habite le Grand Esprit par lequel il voit tout chose, et par lequel nous voyons. »

Son fils Ben Black Elk devant la tombe de son père

 

Black Elk : un sioux en voie de canonisation...

Pour la première fois, un chef indien converti au catholicisme pourrait devenir un saint de l'Église catholique. Avant cela, ses soutiens doivent encore constituer un dossier auprès du Vatican pour démontrer l'influence de cet homme. Retour sur son incroyable histoire.

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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 18:28

Une ode aux tribus amérindiennes

 

Synopsis

Ce soir, dans la forêt qui encercle ce village au nord du Brésil, le calme règne. Ihjãc, un jeune indigène de la tribu Krahô marche dans l’obscurité, il entend le chant de son père disparu qui l’appelle. Il est temps pour lui d’organiser la fête funéraire qui doit libérer son esprit et mettre fin au deuil. Habité par le pouvoir de communiquer avec les morts, Ihjãc refuse son devenir chaman. Tentant d’échapper à son destin, il s’enfuit vers la ville et se confronte alors à une autre réalité : celle d’un indigène dans le Brésil d’aujourd’hui.

 

Casting : Henrique Ihjãc Krahô, Raene Kôtô Krahô Et les habitants du village de Pedra Branca - Territoire Indigène de Krahô

 

  • Prix Spécial du Jury "Un Certain Regard" au Festival de Cannes 2018 !

 

  • Date de sortie : Le 8 mai 2019 au cinéma


« Le film se positionne suite à l'élection de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil. Le nouveau dirigeant entreprend de se retirer des Accords de Paris sur le Climat, d'ouvrir les territoires indigènes à l’exploitation minière et d'octroyer un permis d’extension des autoroutes et de la culture bovine.

Un plan de déforestation désastreux qui inquiète des milliers d’autochtones, menacés de déracinement et de migration forcée. De nombreuses ONG comme Greenpeace International et WWF craignent également le rasage irréversible de la forêt amazonienne, poumon vert de notre planète. » Ad Vitam Distribution

 

Le Chant de la Forêt, entre rêve et magie, est le premier film intégralement tourné en langue de , le dialecte de la tribu des Krahôs.

 

  • Pour connaître les séances et horaires du film, cliquez ICI

 

Pour aller plus loin :

Appel des peuples indigènes « Depuis l’élection de Jair Bolsonaro, nous vivons les prémices d’une apocalypse »

Dans une tribune au "Monde", quatorze représentants de peuples indigènes de différents continents, dont ceux de l’Amazonie brésilienne, lancent un appel à protéger le caractère « sacré » de la nature et à s’opposer aux projets du président du Brésil. (Lire l’article sur Le Monde.fr)

 

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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 14:01

Le documentaire Navajo Songline nous parle des Diné, "Le Peuple" en langue Navajo. Il pose les questions sur l’évolution de notre société, de notre terre et de notre rôle à jouer pour les futures générations.  Il nous permet de prendre conscience de l’importance de préserver nos richesses naturelles, humaines et culturelles.

Nous avons des questions qui concernent notre planète, il existe un Peuple qui a des réponses !

Au Forum 104 à Paris, se tiendra le 1er mai à 20h, une avant-première de la Projection & Débat du film Navajo Songline. Seront présents deux acteurs Diné ainsi que les réalisateurs du film. Pour réserver vos places, rendez-vous sur le site Navajo France.

 

Synopsis

Quand tu retournes dans ton pays, dis-leur qui nous sommes… 

Copyright © Hevadis Films

À la demande des Frères Navajo, Lorenza Garcia, musicienne et chanteuse française qui les côtoies depuis plus de 20 ans, nous invite à la rencontre des Diné, le Peuple, en langue Navajo, à travers un incroyable voyage initiatique au cœur de la culture et de la philosophie d’une tribu hors du commun...

Copyright © Hevadis Films

Ce road-movie nous emmène à la croisée d’une double réalité : celle des chants, des rituels, et des paysages désertiques et sauvages, et celle de la face obscure faite d’une surexploitation des ressources, d’une lutte pour la reconnaissance et la survie.

Découvrez de l’intérieur la pensée Navajo, le peuple de la terre, et, comme le définit Pierre Rabhi, parrain de l’Association Navajo France, les derniers gardiens de l’humanité.

 

 

Sortie en France en mai 2019 / Durée : 90 min / Genre : Documentaire / Réalisé par : Bruno Vienne, Lorenza Garcia / Produit par :  Navajo France / Distribution France : Hevadis Films
 

Pour aller plus loin :

Écoutez l’interview de Lorenza Garcia sur la radio RTS.ch

 

Retrouvez plus d’infos sur leur site :

 

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