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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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9 mai 2022 1 09 /05 /mai /2022 16:37

"Voix de la Terre" - Actes Sud

 

Ce qu’il faut avant tout savoir :

Éric Julien est géographe et consultant en entreprise. En 1985, alors qu’il gravit le massif de la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie, il est sauvé d’un œdème pulmonaire par des Indiens Kogis (Kagabas). Pour les remercier et rallier leur cause, il fonde l’association Tchendukua – Ici et ailleurs, dédiée au soutien des communautés kogis et à la transmission de leur culture pour promouvoir un mode d’existence plus harmonieux et respectueux du vivant. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Les Indiens Kogis. La mémoire des possibles (Actes Sud, 2009), un livre collectif qui revient sur son parcours.

Résumé du livre :

À l'heure des grands déséquilibres écologiques, économiques et sociaux, ce livre raconte l'histoire d'une improbable rencontre. En 2018, deux Marnas et une Saga, autorités spirituelles des Indiens kogis (Colombie), ont participé avec une vingtaine de scientifiques français à la réalisation d'un diagnostic croisé de santé territoriale du Haut-Diois, petit territoire de la Drôme. Au cours de ces quelques semaines véritablement extraordinaires, des échanges féconds, tout en délicatesse et respect mutuel par-delà les différences culturelles, ont permis l'émergence fragile d'une nouvelle pensée, d'un nouveau paradigme, en alliance avec ce vivant qui nous traverse, nous porte et nous fait vivre. Le dialogue est une réinvention permanente, signe de conscience et de maturité des sociétés, des organisations qui le permettent, le pratiquent et le transmettent. Il révèle que, seuls, nous ne sommes rien, que les autres, humains et non humains, nous renseignent sur ce que nous ne savons pas ou plus de nous, et qu'ensemble tout est possible. Alors que l'on déplore aujourd'hui une véritable crise de sens et un désarroi croissant, et si écouter les « voix de la Terre » nous permettait de retrouver les « voies de la guérison » et de la résilience ?

Mama Bernardo, Saga Narcisa et Mama Shibulata font partie d’une délégation d’Indiens kogis invités en France en 2018 grâce à l’association française Tchendukua. 

Derniers héritiers de l’une des plus brillantes sociétés précolombiennes du continent sud-américain, pour deux d’entre eux, c’est la première fois qu’ils s’éloignent de leur territoire d’origine afin de participer à un « diagnostic croisé de santé territoriale » sur les hauts plateaux du Vercors, en compagnie d’une vingtaine de scientifiques de toutes disciplines.

« Une opportunité pour les grands frères, dont font partie les Kogis, ceux qui connaissent les lois de la nature, de dialoguer enfin avec les petits frères, les modernes, que nous sommes, ceux et celles qui ne connaissent rien aux lois de la nature. »

En lisant ce livre, c’est tout un autre univers qui s’ouvre à nous, nous invitant à un retour à soi, sur cette vie qui résonne en nous et qui interagit avec le vivant puisque nous fonctionnons comme la Terre et l’Univers, mais ça, nous l’avons oublié. 

« Il ne s’agissait pas tant d’échanger des idées ou des concepts, mais de résonner autour d’un même sujet vivant, un territoire, ce qui le constitue, ses formes, ses couleurs, ses matières organiques, ses dynamiques, dans le temps et l’espace. »

Eric Julien porte la parole de celles et ceux qui ont participé à cette improbable et incroyable expérience.

En cheminant avec les Mamas kogis et les scientifiques français sur les terres encore sauvages du Haut-Diois et en découvrant leurs analyses, leurs déductions si précises grâce à leur faculté d’observation, d’écoute qu’ils mettent en oeuvre, on se rend bien compte que nous nous sommes déconnectés de l’essentiel, de cette approche "sensible" du terrain, cet échange avec les "voix" de la Terre que nous sommes incapables de comprendre sans nos méthodes modernes…

Au cours de ces journées passées dans la vallée de la Drôme, plus les informations se révèlent aux Kogis, plus se fait jour une évidence :

« Non, leurs connaissances ne sont pas issues d’un processus, mélange de tâtonnements hasardeux, de mythes et de superstitions comme nombre de “modernes” ont longtemps essayé de nous en convaincre. Depuis la nuit des temps, elles sont transmises de génération en génération, sur la base non pas d’une seule cosmogonie (du grec cosmos, “monde”, et gon, “engendrer”), mais bien d’une cosmogonie qui associe une part de cosmologie, à savoir une science des lois générales par lesquelles le monde physique (l’univers) s’est créé. »

Durant toute ma lecture, ce partage du dialogue véritable entre sciences modernes et sciences traditionnelles, où l’on accepte d’écouter, de rencontrer l’autre, d’élargir le champ des possibles m’a émerveillée et époustouflée par cette capacité qu’ont les Kogis de se mettre en lien avec les montagnes, l’eau (composante féminine du vivant que Saga Narcissa sait "écouter"),  jusqu’à leur relation avec le monde minéral.

« Chaque pierre, selon sa forme, sa texture, ses couleurs, ses combinaisons, va avoir un rôle, une fonction spécifique, et participer d’une communication entre les pierres, et de façon plus globale, entre les vivants. »

C’est cette alliance avec le vivant, ce profond respect pour la nature sous toutes ses formes que nous proposent les Kogis, non pas pour leur ressembler, mais pour (r)éveiller la mémoire du vivant en nous, sa dimension invisible, sensible et féminine, étouffée par la volonté de contrôle et de pouvoir de nos sociétés modernes.

Agrémenté de quelques photos, c’est un ouvrage magnifique, plein d’espoir et d’enthousiasme que nous offre Actes Sud à travers cette toute nouvelle collection intitulée "Voix de la Terre” que je vous invite à découvrir !

En lisant ce livre, vous ne contemplerez plus la nature comme un simple paysage, mais bien un « Pays-sage » avec lequel il convient d’interagir pour rester en équilibre, la seule condition pour que les communautés humaines restent en “bonne santé”. Il nous faut pour cela remettre la nature dans nos cœurs et nos pensées.

« La Terre Mère est en train de changer et menace nos conditions de vie. Chaque esprit quel qu’il soit, chaque décision ne vient jamais au hasard. Il y a longtemps, nous avons eu un rêve d’avenir, celui de pouvoir nous parler aujourd’hui, nous sommes là, pour explorer ensemble le chemin que nous devons suivre » Mama Hernando Arhuaco

Alors, rejoignons-nous pour réenchanter le vivant !

 

Pour aller plus loin :

Tchendukua Ici-et-Ailleurs vous présente sa nouvelle série "RE|CONNEXION", pour se reconnecter au vivant, se reconnecter à soi-même, aux autres, aux éléments et à l'esprit. Eric Julien ouvre un dialogue avec les Kogis, Arhuacos, Wiwas, qui font partie des 300 millions d'autochtones dans le monde, et qui connaissent, respectent et protègent 90% de notre biodiversité.

Au travers de petites histoires, nous rencontrerons des chamans, des enfants, des hommes et des femmes qui nous partageront leur vie et leur société en alliance avec la nature. S'inspirer et se reconnecter avec ces peuples qui ont fait le choix de protéger, soigner la terre, et de vivre ensemble en paix.

 

  • Saison 1 - Episode 1  : Pilote

 

​​​​​​​Saison 2 :

Après une première saison dans laquelle Eric Julien nous invitait à nous reconnecter à nous-même, aux autres, aux éléments et à l’esprit, il nous dévoile enfin ce qui nous attend dans cette nouvelle saison, pleinement ancrée dans la dynamique : « Réenchanter le vivant »

 

 

 

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22 janvier 2022 6 22 /01 /janvier /2022 18:10

Guy Trédaniel

 

Ce qu'il faut avant tout savoir :

Claire Barré est romancière (Ceci est mon sexe, Hugo&Cie, 2014, Pourquoi je n’ai pas écrit de film sur Sitting Bull, Robert Laffont, 2017) et scénariste, notamment d’Un monde plus grand de Fabienne Berthaud. Claire Barré s’est ouverte à la spiritualité et au chamanisme en 2014, suite à une apparition du chef Sitting Bull. Sa vie en a été bouleversée. 

 

Ernie LaPointe est l'arrière-petit-fils de Sitting Bull, chef de tribu des Lakotas (Sioux). Ernie LaPointe est porte parole de la culture amérindienne qu’il fait vivre à travers le monde. Il est également le président et fondateur de la Sitting Bull Family Foundation. Dans son ouvrage Sitting Bull, sa vie, son héritage, il nous transmet le récit familial de la vie et la mort du célèbre chef indien. Actuellement Ernie LaPointe réside à Rapid City, dans le Dakota du Sud, avec son épouse Sonja.

Résumé du livre :

Né en 1948, élevé et instruit par sa mère, femme médecine dans la Réserve de Pine Ridge, Ernie se retrouve orphelin à dix-sept ans. Il s'engage alors dans l'armée et perd sa foi dans l'enfer du Vietnam. Souffrant de stress post-traumatique, sans domicile fixe, alcoolique, il vit des années d'errance. Après avoir traversé cette nuit de l'âme, il en appelle à Wakan Tanka, le Grand Mystère, et le défie de lui porter assistance. Une aide lui est donnée, et Ernie, guidé par des hommes médecines, commence alors une nouvelle vie : celle des retrouvailles avec les pratiques spirituelles de ses ancêtres. Il devient Sun Dancer, comme son arrière-grand-père avant lui, retrouve le chemin de la Chanupa, la Pipe sacrée, et reçoit des visions du futur qu'il partage dans ce récit. Alors que le réchauffement climatique et les menaces d'effondrement pèsent sur l'humanité, Ernie LaPointe partage des enseignements qui pourraient nous aider à nous éveiller et à quitter les territoires de la peur pour affronter, ensemble, l'avenir qui se prépare.

« Je m’appelle Ernie LaPointe, mais mon nom lakota est Kangi Sie, ce qui signifie : Crowfoot (Patte de Corneille). Je suis l’arrière-petit-fils de Tatanka lyotake, ce grand holy man lakota que vous connaissez sous le nom de Sitting Bull. »

Après avoir vu apparaître le visage de ce fameux chef Sitting Bull flotter devant elle, Claire Barré a entrepris des recherches afin de comprendre ce qui lui arrivait. Cette incroyable aventure la conduite à rencontrer Ernie LaPointe, afin de lui raconter l’intrusion de son ancêtre dans son champ de vision (1).

Ernie n’a pas été surpris par cette apparition puisque, pour lui, pour sa culture, la communication avec les esprits des morts est une chose naturelle. Après plusieurs interviews et rencontres avec Ernie LaPointe, Claire Barré décide de mettre par écrits les différents épisodes de sa vie, son parcours de résilience afin de mettre en lumière l’histoire américaine du point de vue d’un Natif.

Quand Ernie était petit, sa mère lui a confié : « Ta vie est pareille à un voyage. Un jour, elle s’arrêtera, et tu pourras alors rejoindre le Monde des Esprits. Mais, avant ce retour vers les terres de tes ancêtres, j’espère que tu auras la chance de voir tes quatre visages : ton visage d’enfant, ton visage de jeune homme, ton visage d’homme et ton visage de vieil homme. »

C’est ce que nous propose Ernie dans ce livre, de revisiter avec lui les quatre visages de sa vie, ses pratiques spirituelles qui lui ont été transmises par un Heyoka (homme médecine relié aux esprits du tonnerre et des éclairs), ses enseignements et visions qu’ils lui sont apparus au fil des années. 

En lisant ce témoignage, j’avais l’impression d’entendre Ernie, de voir défiler sa vie si bien racontée, de le suivre sur les pas de son enfance, d’être attentive quand sa mère lui transmet les quatre piliers fondamentaux de la culture Lakota, de rire avec lui, de partager ses souffrances tellement ses années d’errance après la guerre du Vietnam l’ont plongée dans le désarroi le plus total.

N’arrivant pas à gérer les effets de ce stress post-traumatique qui le plonge dans l’alcool, dans cette nuit noire de l’âme où il n’y plus la moindre lueur d’espoir, Ernie décide de s’en remettre à Wanka Tanka, Le Grand Mystère, en lui demandant un signe, en lui lançant un défi auquel, contre toute attente, Wanka Tanka va y répondre...

C’est le début d’une renaissance, d’une reconnexion à sa culture « C’était comme si je me souvenais, au fur et à mesure, de tous les rituels. »

À partir de ce jour, Ernie entame un chemin de guérison qui va l’amener à rencontrer des hommes médecines, à participer à des cérémonies, à devenir un Pipe Carrier (Porteur de Pipe sacrée) avec sa Chanupa afin d’accueillir les esprits, les visions du futur qui se présentent à lui et suivre, comme son arrière-grand-père Sitting Bull, la voie spirituelle des Sun Dancers.

Dans la dernière partie de l’ouvrage, Ernie LaPointe partage ses pensées sur le monde moderne, ses visions du futur afin de tenter de nous éveiller sur ce qui est réellement en train de se passer, qu’il est grand temps de changer, de modifier notre façon de vivre afin de sortir de ce cycle infernal dicté par cette société de consommation qui détruit notre Terre et tous les êtres qui la peuplent. 

« Nous devons nous éveiller de notre sommeil, redécouvrir la nature de notre âme et retrouver sa mission, la raison pour laquelle elle est venue sur cette terre. Il s’agit de partir à la rencontre de son cœur, de son esprit et de son âme, de comprendre ce qu’ils souhaitent. »

Et surtout, de quitter ce dôme de la peur qui nous empêche d’avancer, de croire en nous, en nos capacités, car « C’est à toi d’agir, à toi de créer ta vie. »

 

Pour aller plus loin :

L’ouvrage Sun Dancer - Sagesse et visions d’un Natif américain présenté par Claire Barré qui a recueilli les récits oraux de son ami Ernie LaPointe. 

 

Pour aller encore plus loin :

Argent, travail, réussite... Oubliez tout ça et écoutez la leçon de spiritualité d'Ernie LaPointe. Alors que la crise écologique menace, l'arrière-petit-fils du chef sioux Sitting Bull nous conseille de prendre du recul sur les attributs valorisés par la société.

 

Dans une autre petite vidéo, Ernie La Pointe nous éclaire sur la mort dans la culture Lakota...

 

 

 

 

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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 14:10

Mama Editions

 

Ce qu'il faut avant tout savoir :

Vanessa Escalante est autrice et réalisatrice de documentaires. Depuis plus de dix ans, elle parcourt l'Australie aborigène en quête de savoirs ancestraux, de nature et de spiritualité. Avec sa caméra, elle a pu s'immerger au coeur de la vie de ces peuples et protéger des pans de leur mémoire. Elle a réalisé plusieurs documentaires récompensés par de nombreux prix : Les Derniers Traqueurs australiens, La Révolte des rêves et D'ocre et de sang

Résumé du livre :

Une plongée dans les secrets de la plus ancienne culture du monde, à travers un témoignage intime et immersif. À la question « Pourquoi l'Australie ? » la cinéaste documentaliste Vanessa Escalante répond : « J'ai suivi mon instinct. Quelque chose d'indéfinissable et de puissant me poussait à raconter l'histoire de terres volées et de peuples dominés. » C'est en faisant confiance à son intuition que la réalisatrice quitte tout pour partir à l'autre bout de la planète recueillir les voix et les savoirs d'Aborigènes en pleine défense d'une terre sacrée menacée par l'enfouissement de déchets nucléaires. Son travail lui permet de découvrir la spiritualité des peuples premiers d'Australie, de résoudre ses propres conflits intérieurs et de faire le lien entre l'art, la médecine traditionnelle et la médiumnité. Elle ne le sait pas encore, mais ce voyage va durer quatre ans et profondément la transformer. Elle rencontrera l'amour, vivra une véritable quête mystique et découvrira des pratiques ancestrales qui changeront sa perception de la réalité. 

Depuis que Vanessa Escalante a découvert la culture des Premières Nations d'Australie en 2005, lors de la réalisation de son documentaire Les Derniers Traqueurs australiens pour France 5, cette fascination pour la plus ancienne culture du monde, dont l'espace-temps du rêve est au cœur de l'identité aborigène, ne la plus quittée. Elle se sent habitée par une évidence.

Le "rêve" est incarné dans leur culture à son plus haut degré de spiritualité. Le lien à la nature, le respect du visible et de l'invisible, la relation fraternelle avec le Grand Tout comme principe d'organisation sociale, mais aussi les conflits sociaux, l'hermétisme, la dépossession des terres, absolument tout dans cette culture m'était familier.

En 2011, après avoir découvert une photo portant le titre "Des femmes aborigènes contre un projet d'enfouissement nucléaire sur une terre sacrée". Vanessa Escalante décide de repartir en Australie pour y rencontrer ces femmes du bush qui défendent leur terre sacrée et surtout Nampinjimpa, une gardienne traditionnelle du peuple Warumungu.

Pendant plusieurs semaines, malgré les obstacles, les incompréhensions culturelles et linguistiques, elle va recueillir les paroles et savoirs de ces peuples aborigènes afin de les soutenir en lançant le tournage d'un autre film documentaire La Révolte des rêves

Ce que Vanessa ignore en revenant sur cette terre australe, c'est qu'elle en ressortira métamorphosée, elle rencontrera l'amour et des personnes exceptionnelles qui vont l'amener à vivre à travers des cérémonies ancestrales, surnaturelles, où le visible et l'invisible se côtoie, une véritable quête spirituelle, initiatique et mystique.

Mes rencontres avec différentes cultures aborigènes m'ont permis de reconnaître mon pouvoir personnel : la capacité à projeter mon intérieur à l'extérieur, à intégrer l'extérieur en mon intérieur. Une aptitude à voir et à voyager dans les strates intemporelles pour réactualiser le présent. Les aborigènes n'ont fait que me montrer par l'exemple.

À travers son engagement pour la cause aborigène, Vanessa Escalante se fait l'interprète d'un message qui touche à l'essentiel, aux valeurs primordiales de la vie en nous partageant cette sagesse vieille de plus de 60 000 ans.

J'ai été complètement absorbée par cette histoire si bien contée et illustrée de splendides photos présentes au cœur de l'ouvrage. C'est un témoignage puissant, hors du temps. Magnifique !

 

Pour aller plus loin :

Vanessa Escalante, cinéaste et documentariste publie "Ma peau d’un autre monde, Voyage initiatique en terres aborigènes" chez Mama Éditions.

 

 

 

 

 

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27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 14:06

Mama éditions

 

Ce qu’il faut avant tout savoir :

Jeremy Narby est anthropologue et spécialiste du chamanisme. Depuis 1989, il travaille sur mandat pour l’ong suisse Nouvelle Planète – il est directeur des projets en Amazonie – pour soutenir les initiatives des peuples indigènes. Auteur, il a notamment écrit Le Serpent cosmique, L’ADN et les origines du savoir (publié dans une quinzaine de langues), Plantes et Chamanisme, avec Jan Kounen et Vincent Ravalec et Intelligence dans la nature, En quête du savoir.

 

Rafael Chanchari Pizuri est né en Amazonie péruvienne. Il vit à Iquitos au Pérou et travaille comme formateur d’enseignants indigènes. Il s’occupe d’un grand jardin de plantes médicinales et soigne avec la médecine indigène. Enseignant, guérisseur, jardinier et penseur amazonien, il sait naviguer entre les mondes et relier différentes cultures.

 

Résumé du livre :

Pour le monde occidental, le tabac est une plante dangereuse et mortifère. Or les peuples indigènes, qui l'utilisent dans sa forme la plus naturelle, la voient comme une plante enseignante et guérisseuse. Quant à l'ayahuasca, elle suscite à la fois l'intérêt de ceux qui la considèrent comme un remède puissant contre nombre de maux et la méfiance de ceux qui l'associent à un hallucinogène dangereux. Mais qu'en est-il vraiment ? Ce livre marie deux systèmes de pensées : le savoir indigène du chamane amazonien Rafael Chanchari Pizuri et les connaissances scientifiques de l'anthropologue Jeremy Narby. Une écriture limpide qui bouleverse les idées reçues et permet au lecteur de tirer ses propres conclusions. 

C’est en 1985, lors de son séjour chez les Ashanincas d’Amazonie péruvienne, en tant que jeune anthropologue, que Jeremy Narby fait la connaissance de cette communauté indigène qui pense que les plantes, comme le tabac et l’ayahuasca, peuvent transmettre des connaissances à ceux qui les consomment. 

Au fil des mois passé à écouter les histoires qu’un chamane du tabac lui conte à propos de cette plante, Jeremy Narby, intrigué, décide de tenter l’expérience. La métamorphose, les sensations qu’il va ressentir vont complètement le chambouler, défiant sa compréhension de la réalité. 

Ce n’est que trente-trois ans après cette première rencontre avec le tabac amazonien que Jeremy Narby, désireux de connaître la meilleure façon d’approcher cette puissante plante enseignante, décide de contacter Rafael Chancari Pizuri, un expert en la matière qui travaille en Amazonie péruvienne, où il forme et soigne les gens avec la médecine indigène.

« Le tabac est une plante médicinale importante et sa signification profonde dépend de la façon dont on l’utilise. »

Durant le premier chapitre intitulé « Médecine et malice », c’est de cet échange passionnant dont il est question. Dans le second chapitre « Remède et poison » , Jeremy Narby nous livre ses recherches scientifiques qu’il met en parallèle avec le savoir indigène et les concordances incroyables et considérables qui en résultent. 

Voulant poursuivre dans la même lignée, c’est au tour de la liane d’ayahuasca dont il est question dans le troisième chapitre : « La purge à deux faces ».

Ces parallèles entre science et chamanisme sont fascinants et étonnants, car, malgré certaines différences, les perspectives indigènes et scientifiques sur ces deux plantes se complètent et offrent un nouveau domaine de recherche abordé dans le dernier chapitre « Un cocktail thérapeutique déconcertant ».

Cet ouvrage, qui rassemble deux systèmes de savoir, est extrêmement bien documenté. Tout en informant sur les risques et les opportunités qu’elles présentent, j’ai appris beaucoup de chose sur ces deux puissantes plantes et leurs propriétés, ainsi que les connaissances, la discipline et cette relation basée sur le respect qu’il faut acquérir pour travailler avec ces plantes. 

Ces deux manières de considérer les plantes psychoactives remettent en question les idées reçues que, nous, occidentaux, nous en avons, nous permettant ainsi d’être mieux informés afin de forger notre propre opinion.

 

Pour aller plus loin :

Reconnecter l’esprit et le corps dans un processus ritualisé, c’est entre autres ce que propose le chamanisme amazonien avec la médecine de l’ayahuasca. Loin du concept occidental de psychédélique, qui signifie littéralement « révélateur de psyché », ce breuvage nous enseignerait à l’inverse sur le monde autour de nous, et pas seulement en nous... 

 

Voici un autre petit extrait dans lequel Jeremy Narby nous explique ses incroyables ressentis (bien plus détaillés dans le livre) après avoir pris de la pâte de tabac...

 

 

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17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 09:04

 

Suite à l’engouement suscité pour les trois premiers numéros de la revue Natives, ils se retrouvent aujourd’hui épuisés...

 

N°1, été 2020 - N°2, automne 2020 - N°3, hiver 2020

 

Mais, bonne nouvelle, c’est encore possible de les découvrir grâce au recueil de 408 pages dans lequel vous pourrez les retrouver tous les trois !

Par contre, son tirage étant limité, ne tardez pas pour le commander et rendez-vous directement en cliquant sur ce lien : NATIVES-RECUEIL

En attendant, en cliquant sur la couverture ci-dessous, je vous invite à découvrir le numéro 4 consacré aux eaux initiales, matricielles, initiatiques, guérisseuses…

 

 

  • Pour plus d’infos, rendez-vous sur leur site : Natives
  • Si vous désirez vous abonner et choisir la formule qui vous conviendrait le mieux, cliquez sur ce lien : Abonnement-Natives

 

 

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