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  • : Un Autre Regard...
  • Un Autre Regard...
  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 23:03

Ni-fleurs-ni-couronnes.pngM.Kerangal.png













Éditions Verticales, 2006, 136 pages.


Ce petit livre de 136 pages se décompose en deux récits, le premier, « Ni fleurs ni couronnes », se déroule en Irlande au printemps 1915 où un naufrage vient d’avoir lieu, le paquebot « Lusitania » a eu sa coque éventrée par une torpille allemande et coule à pic. Finbarr Perry, le dixième enfant d’une fratrie décimée par la pauvreté, part en mer accompagné d’une inconnue rencontrée sur les quais, une étrange jeune femme qu’il accepte d’aider pour rechercher son fiancé parmi les noyés.

« Sous la cendre » nous transporte en Italie dans la touffeur de l’été 2003 sur la terre volcanique du Stromboli où deux amis, Clovis et Pierre, tombent sous le charme d’Antonia, une éblouissante inconnue avec qui ils partent pour une expédition nocturne sur les pentes du volcan qui va s’avérer périlleuse.


Encrier-accueil.png Maylis de Kerangal a une écriture audacieuse, incroyablement ciselée, saccadée et glaçante qui donne le ton dès les premières phrases, fait monter crescendo une tension inquiétante et palpitante où la mort et le désir rôdent autour de ces deux nouvelles qui se reflètent comme un jeu de miroir. Étonnant !
 


L'avis de celles qui ont été conquises : Cuné, Tatiana, BMR & Clarabel




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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 23:37



parchemin.jpg

(extrait)


Honte à toi qui la première
M'as appris la trahison,
Et d'horreur et de colère
M'as fait perdre la raison !
Honte à toi, femme à l'oeil sombre,
Dont les funestes amours
Ont enseveli dans l'ombre
Mon printemps et mes beaux jours !
C'est ta voix, c'est ton sourire,
C'est ton regard corrupteur,
Qui m'ont appris à maudire
Jusqu'au semblant du bonheur ;
C'est ta jeunesse et tes charmes
Qui m'ont fait désespérer,
Et si je doute des larmes,
C'est que je t'ai vue pleurer.
Honte à toi ! j'étais encore
Aussi simple qu'un enfant ;
Comme une fleur à l'aurore,
Mon coeur s'ouvrait en t'aimant.
Certes, ce coeur sans défense
Put sans peine être abusé ;
Mais lui laisser l'innocence
Etait encor plus aisé.
Honte à toi ! tu fus la mère
De mes premières douleurs,
Et tu fis de ma paupière
Jaillir la source des pleurs !
Elle coule, sois-en sûre,
Et rien ne la tarira ;
Elle sort d'une blessure
Qui jamais ne guérira ;
Mais dans cette source amère
Du moins je me laverai,
Et j'y laisserai, j'espère,
Ton souvenir abhorré !




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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 21:35

Magnus.pngs.germain.jpg















Éditions Albin Michel, 2005, 275 pages.


Prix Goncourt des Lycéens 2005.

   

Franz-Georg est né avant la guerre en Allemagne. À cinq ans, une fièvre violente fait le vide dans sa mémoire, il ne lui reste aucun souvenir de son enfance, juste un ours en peluche à l’oreille roussie qui porte autour du cou les lettres « Magnus » nom qu’il se réapproprie par la suite.

Élevé dans une famille bourgeoise allemande, il doit tout réapprendre. Dans ce pays maintenant en guerre, il va se rendre compte petit à petit que ce père autoritaire, SS notoire, est médecin dans un grand établissement et que cette mère, qui l'aime autant que sa patrie, ne sont pas ses vrais parents. Mais par les récits sur l’histoire de sa soi-disant famille qu’elle enjolive, il grandit dans le culte du héros nazi.

La guerre s’achève en Allemagne, ses parents se séparent et son père émigre en Amérique latine. Livré au sentiment d'abandon, il ne peut malgré lui se défaire du passé allemand. Adulte, il s’envole pour le Mexique à la recherche de son père et va apprendre la vérité sur un passé bien trouble.

petit_coeur.gifJe suis restée sans voix après avoir refermé ce livre avec cette sensation d’une gorge serrée tellement l’histoire est bouleversante et attachante et qu’on aimerait bien rester encore quelques pages avec ce personnage. C’est un très beau roman, sur la perte et la quête d’identité, rédigé sous une magnifique plume qui sait trouver les mots justes.


Citation :

« Ce qui n’a pas été dit en temps voulu est perçu, en d’autres temps, comme une pure fiction. » Aharon APPELFELD



Existe en format poche
magnus-poche-.png













L’avis de celles qui l’ont déjà lu : (en espérant de n’oublier personne, sinon dites-le-moi !)

Alice, Arlette, BelleSahi,
Cathulu, Fashion, Flo, Laure, Maijo, Moustafette, Sylvie, Sylvie (le boudoir), Sole, Solenn, Sophie, Yue Yin




 

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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 19:12

La-tourn--e-d-automne.pngJ.Poulin.png















Éditions Actes Sud, collection Babel, 1996, 191 pages.


Le chauffeur, bibliothécaire ambulant, comme chaque année, reprend sa tournée des petits villages pour prêter des livres ou des manuscrits refusés en sachant très bien qu’un certain nombre d’entre eux ne reviendront jamais, mais peu importe, l’importance c’est que ces livres voyageurs rendent les gens heureux.

Cette tournée est bien différente des autres précédentes, elle a été préparée avec beaucoup de soin, il a revu en détail la liste des réseaux de lecteurs qu’il a consignée sur son cahier noir, car lassé et déprimé, ne voulant pas vivre les tourments de la vieillesse, il a décidé que ce serait la dernière.

Avant de se lancer sur les routes, il fait la connaissance d’une fanfare composée d’une poignée de musiciens français venue pour le festival d’été. L’accompagnatrice, Marie, une femme au beau visage osseux comme celui de Katharine Hepburn, partage la même passion pour la littérature, et tous les deux ont en communs le goût pour les plaisirs simples et la beauté de la nature. Cette rencontre fortuite et roborative va redonner à cet homme esseulé un second souffle, faire battre son cœur au rythme d’un amour naissant qui va le ressusciter.

Encrier-accueil.png Dans ce livre Jacques Poulin nous invite à parcourir les routes de la Côte Nord québécoise à bord d’un bibliobus. Tel un guide touristique, il nous offre une très belle description des paysages environnants tout en relatant une histoire d’amour pleine de douceur et de tendresse. Pour ma première expérience avec cet auteur, je suis tombée sous le charme de son écriture simple, mais magique qui décrit avec des mots justes les petits plaisirs du quotidien.

Pour les amoureux des livres Jacques Poulin cite au fil des pages des références littéraires que j’ai pris grand soin de noter comme Gabrielle Roy, Hemingway, Boris Vian…sans oublier son amour respectueux pour les
chats : « Les livres sont comme les chats, on ne peut pas toujours les garder ». Merci Alice pour cette très belle découverte !


Citation en exergue :

« Dieu soit remercié pour les livres. Tous les livres. » Ernest Hemingway



L'enthousiasme d'Alice, d'Allie, de Cathe, de Lily et une vision différente pour Laure et Lilly.



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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 21:59
Dernière partie
La-saga-des---migrants-T7.pngV.Moberg.png














Éditions Gaïa, 2000, 275 pages.
Traduit du suédois par Philippe Bouquet.




Tome 7 – Les épreuves du citoyen :


Les années ont passé depuis que les Suédois partis de la paroisse de Ljuder ont débarqué dans le port de New York et gagné les terres lointaines du Minnesota.

Tandis que l’exploitation de Karl Oskar et de Kristina prospère, et que la maisonnée s’agrandit, Robert, le chercheur d’or revenu parmi les siens, est de plus en plus déprimé, un mal mortel le hante.

En l’espace de sept ans, sept cents villes furent fondées dans le Territoire. Depuis le traité de 1851 avec les Sioux, tout l’espace situé à l’ouest du Mississippi est ouvert à la colonisation, et le 11 mai 1858,
Le Minnesota devient le trente-deuxième État des États-Unis d’Amérique. Mais dix ans après leur installation, les bases de leur existence se trouvent menacées, la révolte gronde dans le Sud. Et lorsque la guerre civile éclate, Karl Oscar est confronté à la difficulté d’être un citoyen libre, et non plus le sujet souverain. D’autant qu’il est aussi époux et père de famille et que d’autres difficultés le guettent…

Le 17 août 1862, c’est un autre affrontement interne qui éclate, les tribus sioux, affamées, dépossédées de leurs terres et abusées par le gouvernement du Minnesota (qui ne leur a pas versé la somme promise en échange de leurs territoires) se soulèvent. Pour Karl Oskar, la question se pose : peut-il partir à la guerre alors que Kristina est affaiblie par une nouvelle grossesse ?






La-saga-des---migrants-T8.png
Éditions Gaïa, 2000, 279 pages.
Traduit du suédois par Philippe Bouquet.



Tome 8 – La dernière lettre au pays natal :


Voici la dernière partie de l’histoire de ces gens qui ont quitté leur foyer de Ljuder, en Suède, pour émigrer en Amérique du Nord.

Les dix années de leur existence qui se sont déroulées en Amérique leur paraissent très longues maintenant, parce qu’elles ont vu de grands bouleversements. Le travail lui-même est aussi dur et pénible dans leur nouveau pays que dans l’ancien. Mais il y a une grande différence entre la Suède et l’Amérique, ici on recueille le fruit de ses peines et c’est pour cette raison que Karl Oskar a changé de patrie.

Les épreuves passées, les immigrants s’aperçoivent que la nouvelle génération s’est mêlée, jusqu’à en oublier sa langue d’origine, à celle qui est issue d’autres pays d’Europe pour former la jeune Amérique.


petit_coeur.gifEt voilà, c’est ici que prend fin cette magnifique saga. Laissez-vous charmer, envoûter par le témoignage de Vilhelm Moberg. On l’écoute, subjugué, conter le destin de tous ces émigrants partis si loin de leur terre. Croyez-moi, cette fabuleuse aventure humaine restera longtemps ancrée dans votre mémoire !



Existe en format poche
regroupant les Tomes 7 & 8.

Saga-des---migrants-T5.png
















La saga des émigrants - Tome 1 - Au pays,
La saga des émigrants - Tome 2 - La traversée,
La saga des émigrants - Tome 3 - Le Nouveau Monde,
La saga des émigrants – Tome 4 - Dans la forêt du
                                               Minnesota
,
La saga des émigrants – Tome 5 - Les pionniers du
                                               Ki-Chi-Saga
,
La saga des émigrants - Tome 6 - L'or et l'eau,


Fin.


Retrouvez les avis de celles qui ont aimé cette saga : Flo & Cuné



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