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  • : Un Autre Regard...
  • Un Autre Regard...
  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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28 octobre 2018 7 28 /10 /octobre /2018 18:23

Ernest Hemingway est bien connu comme étant l’un des plus grands écrivains du XXème siècle. Mais vous pourriez être surpris de savoir qu’il a vécu une E.M.I., une expérience de mort imminente.

En 1917, à 18 ans, incapable de passer l’examen physique militaire en raison d’une faiblesse aux yeux, Ernest Hemingway décide de s’enrôler comme chauffeur d’ambulance pour la Croix-Rouge italienne.

Le 8 juillet 1918, au petit jour, à Fossalta di Piave sur le front austro-italien, pendant qu’il apporte des vivres aux soldats, un tir de mortier autrichien l’atteint grièvement aux jambes. Alors qu’il tente de secourir un camarade, il est par deux fois touché par un tir de mitrailleuse.

Il sera opéré douze fois et hospitalisé durant trois mois à l’hôpital américain de Milan. C’est là qu’il écrit une lettre à sa famille, en faisant la déclaration suivante :

Mourir est une chose très simple. J’ai regardé la mort et je la connais vraiment…

Bien qu’assez vite rétabli sur le plan physique, il eut beaucoup de mal à se réadapter...

Des années plus tard, Hemingway a déclaré à un ami ce qui s’était réellement passé lors de cette fatale nuit de 1918 :

J’ai senti mon âme, ou quelque chose comme ça, qui quittait mon corps, comme lorsqu’on tire un mouchoir de soie de sa poche par un coin. Elle tournoya autour de moi, puis revint, rentra de nouveau dans mon corps et je n’étais plus mort.

Ne sachant pas ce qu’il avait vraiment vécu, Ernest Hemingway restera profondément affecté par cette décorporation.

 

Sources :
Encyclopædia Universalis sur « Le soleil se lève aussi » d’Ernest Hemingway
Magazine Science & Au-delà n°4, octobre 2017 "10 expériences stupéfiantes de mort imminente

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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 09:06

Folio

 

Ce qu’il faut avant tout savoir :

Christian Bobin, écrivain et poète français, est né d'un père dessinateur à l’usine Schneider et d'une mère calqueuse, le 24 avril 1951 au Creusot en Bourgogne, Saône-et-Loire où il vit toujours. Il est l'auteur d'ouvrages dont les titres s'éclairent les uns les autres comme les fragments d'un seul puzzle. II a reçu le prix d'Académie 2016 pour l'ensemble de son œuvre.

 

Résumé du livre :

« Je suis fou de pureté. Je suis fou de cette pureté qui n’a rien à voir avec une morale, qui est la vie dans son atome élémentaire, le fait simple et pauvre d’être pour chacun au bord des eaux de sa mort noire et d’y attendre seul, infiniment seul, éternellement seul. La pureté est la matière la plus répandue sur la terre. Elle est comme un chien. Chaque fois que nous ne nous reposons sur rien que sur notre cœur vide, elle revient s’asseoir à nos pieds, nous tenir compagnie. »

Il y a des livres qui nous est difficile de résumer et ce recueil de onze nouvelles en fait partie. Son écriture très poétique me touche et ses phrases profondes et lumineuses me donnent l’envie de rêvasser de les analyser, les relire pour bien m’en imprégner ; « L'écriture c'est le cœur qui éclate en silence. ».

Christian Bobin parle divinement bien de l’amour, de la mélancolie, de la beauté du monde, du temps qui passe… Tout n’est que pureté dans cet ouvrage d’une sensibilité incroyable. Il nous montre le monde tel que l'on ne le voit plus.


« Il y a un moment dans la peinture où le peintre sait que son tableau est fini. Pourquoi ? il ne saurait le dire, simplement reconnaître son incapacité soudaine à y modifier quoi que ce soit. Le tableau et le peintre se séparent quand ils ne sont plus d’aucun secours, l’un pour l’autre. Quand le tableau ne sait plus nourrir le peintre, quand le peintre ne sait plus nourrir sa peinture. »

 

Pour aller plus loin :

Avec son livre Un bruit de balançoire aux éditions L'Iconoclaste, Christian Bobin nous livre un recueil de lettres poétiques autour de la beauté simple du quotidien.

 

 

Citation tirée du livre La lumière du monde

 

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 11:22

 

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Respire n°11 - Magazine bimestriel (disponible en kiosque ou sur leur site)

"Prenez du recul !"

Vue de l’espace, la Terre est majestueuse, splendide, immuable. La distance offre une perspective singulière, une vision globale. Au sol, elle est tout aussi imposante, mais ses sables, ses mers et ses histoires sont continuellement en mouvement. Dans ce nouveau numéro de respire nous essayerons de mettre le passé à distance afin d’embrasser pleinement le présent et d’anticiper ardemment l’avenir. [...] Rappelez-vous : prenez du recul de temps en temps et observez-vous : majestueux, splendide, changeant...

 

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Happinez n°36 - Magazine bimestriel (disponible en kiosque ou sur leur site)

"Ouvrir son cœur"

Des feuilles virevoltent sur notre chemin dans la douceur de l'été indien et tombent doucement au creux d'un sol encore tout chaud d'été. Une invite discrète à dépouiller notre cœur de son millefeuille d'armures et de craintes. Fermer les yeux en toute confiance et laisser mille et une couleurs habiller le fond de nos paupières, dans un kaléidoscope de formes étranges et mystérieuses. Avec ce nouvel Happinez, qui réunit Lilou Macé, Thupten Jinpa (interprète du dalaï-lama), André Stern, Tatiana de Rosnay, Ilios Kotsou, nous vous souhaitons une rentrée inspirante et pleine de promesses...

 

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Inexploré n°40 - Magazine trimestriel, (disponible en kiosque ou sur leur site)

"Au-delà : La psychologie et la science bouleversées !"

L'ensemble des phénomènes étranges liés à l’étude de la conscience : expériences de mort imminente, sorties hors du corps, médiumnité... semblent indiquer la survivance de l’esprit ou d’une forme de mémoire. Mais avons-nous pris la mesure de ce que soulève vraiment cette perspective, sur notre psyché, notre société ? Si la mort n’est pas la fin, comment repenser le chemin du deuil, l’épreuve la plus sensible et difficile qui soit ? Vers quelles contrées allons-nous au moment du départ ? Si la mort n’est pas la fin, peut-être a-t-elle alors un sens ? Face à ces questions vertigineuses, la rédaction vous livre dans ce dossier les fruits de ses dernières recherches autour de la grande faucheuse...

 

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Dream Or n°4 - Magazine bimestriel 100% numérique, (disponible sur leur site)

"Alchimiser sa vie et créer de l'argent"

La thématique de ce 4ème numéro de Dream-OR est née en réunion d’équipe avec l’envie pour chacun de nous de parler d’argent. Tabou, vénéré, détesté, l’argent ne laisse pas indifférent. Et pourtant, il s’agit d’une énergie qui peut être mise au service de notre cœur, un peu comme notre mental. C’est simplement un outil au service de notre Être créateur. Alors comment faire de la magie avec l’argent sur la Terre ? Comment Être la magie ? Dans Dream-OR, nous avons voulu parler de ces chercheurs d’Or alchimistes qui transmutent le plomb en or à l’intérieur d’eux-mêmes et dans leur vie d’entrepreneur...

 

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Bonnes lectures !

 

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 09:04

Livre de Poche

 

Ce qu’il faut avant tout savoir :

Né à Prague le 3 décembre 1875, Rainer Maria Rilke est un écrivain autrichien. Issu d'une famille désunie, il passe une enfance solitaire en Allemagne. Son père, un officier à la retraite, souhaite qu'il mène une carrière militaire. Il l'envoie pendant cinq ans dans les écoles militaires. À Prague, Munich et Berlin, il étudie le droit et le commerce et publie des textes en prose et des poèmes. Secrétaire de Rodin, puis traducteur de Gide, il écrit essentiellement en allemand, mais traduit des poètes et compose en français. Il meurt en Suisse le 29 décembre 1926 d'une leucémie.

Résumé du livre :

En 1903, Rilke répond à Franz Kappus, un jeune homme de vingt ans qui lui a envoyé ses premiers essais poétiques. Neuf autres lettres suivront, que Kappus publiera en 1929, trois ans après la mort de Rilke. Leur retentissement n’a fait que s’accroître depuis. Bien plus, en effet, qu’un entretien sur le métier poétique, elles forment une extraordinaire méditation sur la solitude, la création, l’accomplissement intérieur de notre être.

En 1903, un poète de vingt ans, Franz Xaver Kappus, alors étudiant à l'Académie militaire de Wiener-Neustadt, décide d'envoyer à Rainer Maria Rilke, ses premiers essais poétiques accompagnés d'une lettre dans laquelle il lui avoue douter de sa vocation. Il ne pouvait espérer plus belle écoute et plus juste accueil à ses incertitudes.

Pendant 5 ans, de 1903 à 1908, avec une extrême délicatesse, Rilke, alors âgé de 28 ans, va répondre régulièrement à ce jeune homme qu'il ne rencontrera jamais en y abordant les grandes questions essentielles que se posent tout poète : l'amour, la création, la mort, la solitude.

Nous devons nous abandonner sans réserve à cette nécessaire solitude que nous découvrons en nous-mêmes, car c'est d'elle que jaillit toute clarté...

En 1929, trois ans après la mort de Rainer Maria Rilke, Franz Xaver Kappus publie cette correspondance en intitulant ce recueil : Lettres à un jeune poète.

Que dire de ce magnifique recueil que je ne me lasse pas de lire et relire, tellement les mots de Rilke trouvent leur écho en moi. Toutes ces belles lettres qu'a reçues Franck Kappus d'un homme humble habité d'une grande générosité de temps et de cœur pour avoir, pendant toutes ces années, correspondu et soutenu ce jeune homme qui lui était étranger, mais qu’il a su si bien analyser et conseiller afin de lui faire ouvrir les yeux sur la solitude et la tristesse qui l'envahissaient.

Ce merveilleux guide spirituel est un véritable chef-d'œuvre qui constitue une des plus belles entrées dans l’œuvre poétique de Rainer Maria Rilke puisqu’il s’accompagne d’essais et de poèmes écrits en français à la fin de sa vie.

 

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11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 18:13

Bien que le vocabulaire et les approches diffèrent, les chamanes et les scientifiques sont rapidement tombés d'accord sur le diagnostic...

©Denis Mauplot

De fin août à mi-septembre 2018, trois chamanes Kogis de Colombie et une quinzaine de scientifiques français se sont rencontrés pour établir un diagnostic croisé sur l’état de santé écologique de la Drôme. Entre science occidentale et savoir traditionnel, quel bilan ont-ils tiré de cette expérience ?

« Les Kogis de Colombie sont-ils porteurs d’une connaissance que nous aurions perdue ou que nous ignorerions ? Est-ce une connaissance liée à leur culture ou est-elle l’expression d’une connaissance universelle ? » interroge Éric Julien, géographe, fondateur de l’association Tchendukua et à l’initiative d’une rencontre inédite entre des scientifiques français et des Amérindiens kogis – un peuple racine vivant en harmonie avec la nature depuis 4 000 ans dans les montagnes colombiennes.

Pendant une dizaine de jours, quatre Kogis (dont trois chamanes) et une dizaine de scientifiques (naturalistes, géographes, anthropologues, un médecin et un philosophe) ont parcouru la Drôme pour croiser leurs diagnostics sur l’état de ce territoire. Et pour que l’expérience soit la plus objective possible, Français et Colombiens ont travaillé 5 à 6 jours de leur côté (sans cartes pour les Kogis), avant de se rejoindre trois jours pour partager leurs analyses sur un écosystème qu’ils n’avaient jamais étudié auparavant.

©Tchendukua

Géologie, eau, végétation, climat… Les thèmes abordés ont été l’occasion de confronter deux méthodes et deux regards sur la nature. Sur le terrain, Éric Julien se souvient avec émotion qu’en marchant dans une zone de grès, « l’un des Kogis a pris une roche et, lorsqu’on lui a demandé ce qu’elle était pour eux, ils nous a expliqué que c’était une roche très ancienne qui gardait la mémoire de la fondation du monde et de la création de la vie. En me tournant ensuite vers le naturaliste, celui-ci nous a dit que c’était du grès du Trias, qui datait de – 350 millions d’années, qui venait du magma de la terre et qui parlait de la création du monde ! »

La naturaliste Béatrice Krémer-Cochet a elle aussi constaté tout au long des échanges que si « les Kogis ont une manière différente de présenter les choses, les conclusions sont les mêmes ». Les diagnostics kogis se sont souvent révélés très pertinents. Ainsi, lorsque ces derniers ont décrit la zone du sud du Vercors comme un territoire où il y avait eu, en des temps anciens, la présence d’animaux marins, les scientifiques ont confirmé l’origine océanique de la formation de ces montagnes il y a 150 millions d’années. « Les Kogis avaient-ils observé des fossiles marins ou avaient-ils fait appel à d’autres sources de connaissance ? » s’interroge la naturaliste.

Comment savent-ils tout cela ? La question n’aura de cesse de tarauder les scientifiques à leur contact. Pour Gilbert Cochet, naturaliste, les Kogis ont une appréhension « quasi intuitive de la nature, un ressenti direct qui leur fait voir beaucoup de choses ». Souvent épaté, le chercheur associé au Muséum d’histoire naturelle, a été particulièrement surpris de constater que les chamanes kogis ont très vite perçu que les pins noirs d’Autriche « n’étaient pas à leur place » dans cet environnement. Une espèce en effet implantée dans la région en monoculture depuis la fin du XIXè siècle.

©Tchendukua

En marchant dans la montagne, quelle ne fut pas non plus la surprise des scientifiques lorsque les Kogis purent localiser une source d’eau ou une faille géologique invisibles à l’œil nu. « Tout au long de l’expérience, ils nous ont montré que leur savoir est opératoire et opératif. Je pense qu’ils ont une perception très fine. Il faut rappeler que les chamanes kogis ont une éducation très spéciale : ils passent dix-huit ans dans le noir à développer une hypersensibilité. Si nous pouvons sentir l’odeur d’un gâteau à la fraise, eux sont capables de sentir ce que la géobiologie voit comme du magnétisme avec les courants souterrains par exemple. En identifiant aussi l’effet des eaux souterraines sur les systèmes racinaires ou en localisant le déplacement des animaux, ils situent ce que les forestiers appellent les trames de la vie », analyse Éric Julien.

Le chamane Shibulata propose en effet une vision plus sensible en invitant les Occidentaux à « réapprendre de la nature ; la connaître, c’est aussi sentir la Terre Mère, car la nature n’est pas seulement une idée du mental ». Le philosophe Patrick Degeorges, directeur de l’école Anthropocène de l’ENS de Lyon, constate ainsi que « notre pensée objectivante et opératoire fonde la connaissance scientifique sur la mise à distance, la représentation de son objet, le détachement et le contrôle, alors que les Kogis nous invitent à renouer avec le vivant, pour interagir avec lui dans une relation d’épanouissement réciproque. Ce qui est, au premier abord, déroutant. » [...] (lire la suite "Maltraiter l’eau c’est comme maltraiter une femme" tout aussi fascinante sur Kaizen)

©Tchendukua

Aujourd’hui, dans la Drôme comme ailleurs, cette Mère Nature est malade, en déséquilibre. « À quoi cela sert-il de faire toutes vos études pour finalement détruire la nature ? Vous voulez entrer en compétition avec le Soleil et vous brûler ? », nous ont interpellé les Kogis », rapporte Gilbert Cochet, saisi par la force de leur propos.

Pour Éric Julien, qui travaille avec ce peuple racine depuis près de trente ans, « les Kogis nous disent : “Réveillez vos connaissances, réveillez cet universel sur vos terres". Il s’agit désormais de refaire de nos territoires des sujets et non plus des objets, pour passer du paysage au pays-sage, et de l’aménagement du territoire au ménagement des lieux. »

« C’est peut-être en les écoutant, en les comprenant, que nous pouvons réapprendre aussi à remettre chez nous, au cœur de nos évaluations, l’unité indissociablement organique et spirituelle qui fait la vie d’un corps territorial », ajoute Patrick Degeorges. [...]

Si le chamane Bernardo, qui n’avait lui non plus jamais quitté ses montagnes, a eu du mal au début du séjour à comprendre tout ce qui se passait dans ce monde extérieur, il fut néanmoins rassuré de rencontrer de nombreuses personnes en France préoccupées elles aussi par le sort de la nature. « Si on arrive vraiment à faire ces échanges entre vous et nous, peut-être que l’on pourra travailler et retrouver les lois de paix et d’harmonie avec la nature. Nous pourrons alors nous entendre pour arriver à un accord sur la façon de protéger la nature. »

 

  • Retrouvez cet article passionnant dans sa totalité sur Kaizen "Dialogue inédit entre chamanes kogis et scientifiques dans la Drôme"

 

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