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  • : Un Autre Regard...
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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 18:34

Dans la soirée du 4 octobre 1930, malgré une pluie cinglante et de violentes rafales de vent, le plus grand dirigeable britannique jamais construit décolle d’Angleterre pour effectuer son vol inaugural vers les Indes. 

Le 5 octobre 1930, vers les 2 heures du matin, le dirigeable R101, qui devait être la plus grande fierté de l’aéronautique anglaise, s'écrase et s'enflamme sur la France, plus exactement près de la commune d’Allonne, au sud de Beauvais, dans l’Oise. Sur les 54 personnes présentes à bord, 46 périrent dans l'accident, dont le ministre anglais des Transports aériens, Lord Thomson.

Cet accident fera perdre aux Anglais la foi dans l’avenir de ce mode de transport. Il sera également l’occasion de très curieuses manifestations paranormales.

Le public apprendra la nouvelle par les journaux du matin : «  Quarante-six morts dans la catastrophe du R101 »  titrent-ils.

Une commission d'enquête est organisée, mais les témoignages font défaut, car, sur les 8 survivants 2 sont décédés des suites de leurs blessures, et les 6 autres travaillaient dans les coursives latérales et n’ont rien vu. On conclut donc à une soudaine perte de gaz.

Deux jours après l’explosion du R101, un témoignage peu ordinaire va cependant perturber cette affaire et dont la commission d'enquête a négligé : c’est celui du lieutenant Carmichael Irwin, lui-même décédé à son poste au cours de la catastrophe.

C’est lors d’une séance de spiritisme publique et sténographiée organisée par Harry Price avec la célèbre médium Eileen J. Garrett que ce témoignage a pu être recueilli.

Miss Eileen Garrett transmet au ministère de l’Air britannique un rapport technique extrêmement précis et détaillé sur les causes de l’accident.

Les experts qui prennent connaissance de ce rapport, n’en croient pas leurs yeux : l’abondance des détails techniques est telle, la relation des diverses phases de la catastrophe si précise, que seul un spécialiste de ce type d’appareil aurait pu les donner.

Le témoignage du lieutenant est troublant et accusateur : (extrait) « La masse totale du dirigeable était bien trop grande pour la capacité des moteurs. Les moteurs étaient bien trop lourds [...] Force ascensionnelle totale mal calculée... Système extravagant de carbone et d'hydrogène complètement stupide... Essais bien trop courts... Mauvais temps pour un long vol. L'eau stagne dessus. On penche vers l'avant. Impossible de se redresser. Impossible de s'élever...Beaucoup trop lourd....Tout était beaucoup trop lourd pour les moteurs....»

Il ne sera pas le seul à parler. D'autres personnes décédées lors de la catastrophe viendront aussi raconter les défaillances techniques. Ces témoignages auront naturellement des partisans et des contradicteurs.

Pourtant, l’enquête qui sera menée durant des mois par des experts anglais et français va démontrer que l’accident était prévisible, presque inéluctable. Il y a bien ces défauts de conception des ballons de gaz, que l’on savait poreux, et cette enveloppe extérieure gorgée d’eau par la pluie torrentielle comme l’indique le lieutenant Irwin à la médium. Et ce n’est pas tout…

Ce vol d’essai a effectivement bien été raccourci de 72 heures à 16 heures, quelques jours plus tôt, pour permettre les derniers préparatifs. Ces problèmes de surcharge, réglés dans la hâte, mais aggravés par les aménagements luxueux et lourds installés sur 2 étages pour les invités de marque.

Pour vous donner une idée, comme le précise l’historien Laurent Wattebled dans la vidéo "La Brève histoire du dirigeable R101", le dirigeable pouvait contenir en largeur 3 cathédrales de Beauvais côte à côte…

Même un fumoir à l’étage inférieur muni de briquet électrique a été installé malgré la présence, d’hydrogène hautement inflammable…

Tout, ou presque, prédestinait le R-101 à une fin tragique, mais le tapage médiatique et politique autour de ce vol inaugural était tel, plusieurs mois avant, qu’il n’était plus question de le reporter, sous peine de perdre la face...

Les graves défauts de finition du R101, soigneusement camouflés au public, auraient pu passer inaperçus sans les indications supplémentaires données par la médium qui aideront l’enquête.

Le destin tragique de dirigeable marquera la mémoire picarde, et laissera sa trace dans un champ en bordure de Beauvais.

Cet accident dramatique marquera la fin de l’aventure britannique dans cette histoire technique des aéronefs.

À Allone, la commune picarde offre au Royaume-Uni la parcelle de terrain sur laquelle s’est écrasé le dirigeable. Une stèle marque le lieu du drame.

Un monument est également érigé en bordure de la Nationale 1, au carrefour d’Allonne, à quelque 600 mètres de là.

 

Sources :

 

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4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 14:46


Un soir du mois d'avril 1645, deux jeunes gens, de vingt-cinq à trente ans, conversent dans un somptueux appartement de la rue Saint-Antoine, à Paris. L'un, le propriétaire des lieux, s'appelle Louis de Prat, marquis de Précy ; l'autre, Charles-Pompée d'Angennes, marquis de Pisani (1)

Les deux amis, qui doivent bientôt partir pour la guerre et rejoindre dans les Flandres les régiments du prince de Condé, s'entretiennent de la mort et de la survie de l'âme.

— Penses-tu que l'âme reste attachée à l'endroit où le corps est enterré ? demande Précy. Cela m'ennuierait de hanter un champ de bataille pour l'éternité.

— Je ne crois pas aux revenants, dit le marquis de Pisani, il me semble plutôt que l'âme entre dans un autre monde totalement différent du nôtre et oublie tout de notre existence…

Précy est songeur.

— Moi, je pense au contraire, dit-il, que les morts nous entourent, qu'ils sont là, tout près, mais que nous ne savons ni leur parler ni les entendre…

Les deux amis demeurent silencieux.

— Mais y a-t-il un enfer, un paradis et un purgatoire ? demande Précy. Sommes-nous récompensés pour nos mérites ? Punis pour nos fautes ? Bref, la qualité de notre vie terrestre conditionne-t-elle notre vie dans l'autre monde ?…

— Comment répondre à cela ?

— Il faudrait pouvoir communiquer avec les morts…

— Écoute, dit Pisani, j'ai une idée. Nous allons tous les deux partir pour la guerre. Peut-être y serons-nous tués. Je te propose ceci : le premier de nous deux qui mourra viendra donner à l'autre, par n'importe quel moyen, des renseignements sur l'au-delà.

— Une réponse à nos questions de ce soir, en somme ?

— Exactement !

— Eh bien, d'accord…

Et ils se serrent la main en guise d'engagement.

Deux mois passent et, vers la fin de juin, les deux amis reçoivent l'ordre d'aller rejoindre leur régiment. Hélas ! le marquis de Précy est, pour lors, cloué au lit par une fièvre maligne et le marquis de Pisani doit prendre seul la route des Flandres.

Un mois plus tard, le 4 août, vers six heures du matin, Précy, qui est toujours malade, dort dans sa chambre, tourné vers la ruelle, quand il est réveillé en sursaut. On vient de tirer les rideaux de son lit.


Il se retourne, pensant qu'un valet lui apporte une tasse de lait et un biscuit, et voit à son chevet le marquis de Pisani superbe, en buffle et en bottes.

Fou de joie, il se lève et veut lui sauter au cou. Mais Pisani recule encore de quelques pas.

— Non, Louis, tu ne peux plus m'embrasser.

— Mais pourquoi ?

— Parce que je suis mort. Je viens simplement te voir comme je te l'ai promis. Souviens-toi de notre pacte. J'ai été tué hier à Nordlingen, en Bavière… Les troupes de M. de Gramont venaient de s'engager dans la bataille contre M. de Mercy qui commandait les armées des Impériaux. Tout de suite, la mêlée a été épouvantable. Et je suis tombé à six heures, devant le village d'Allerheim…

— Tu es stupide ! dit Précy, en riant.

Et, de nouveau, il veut se précipiter pour embrasser son ami ; mais ses bras se referment sur le vide. Le personnage qui est devant lui n'a aucune consistance. Il demeure hébété.

— Tu vois bien, dit Pisani. Tiens, regarde l'endroit où j'ai été frappé.

Et il montre, à la hauteur des reins, une déchirure dans son habit. Une déchirure entourée de sang séché.

— Je suis bien mort, Louis. Et je viens te dire, en réponse à nos questions, que tout est vrai : l'au-delà est peuplé d'âmes. Certaines sont près de nous. Mais il y a des choses que je ne peux t'expliquer. Sache toutefois que tu dois songer à vivre d'une manière moins frivole… Dépêche-toi, Louis, tu n'as pas de temps à perdre, car tu seras tué dans la première bataille à laquelle tu participeras…

Et il disparaît.

Le marquis de Précy, bouleversé, appelle aussitôt son valet de chambre et réveille toute la maison par ses cris. On accourt. Il raconte alors ce qu'il vient de voir et d'entendre.

— Il était là, dit-il, en uniforme, avec ses bottes, et il m'a montré la trace du coup qui l'a tué. Il est mort hier, en Bavière, au cours d'une bataille terrible.

— En Bavière ? dit quelqu'un. Voilà qui est étonnant. N'était-il pas parti pour les Flandres ? Allons, allons, mon cher Louis, recouchez-vous, votre fièvre vous donne des visions…

Précy a beau insister, donner des détails et jurer qu'il est sûr de son fait, personne ne veut le croire.

Les semaines passent...

Et un matin, des nouvelles arrivent de l'armée. On apprend que, Turenne s'étant trouvé en difficulté devant les Impériaux, Condé a été chargé de lui porter secours, que les régiments qui se trouvaient dans les Flandres sont allés se battre en Bavière et que, au cours d'un terrible combat à Nordlingen, le marquis de Pisani a été tué le 3 août, à six heures du soir, d'un coup de mousquet dans les reins, devant le village d'Allerheim.

Ces nouvelles, qui ne pouvaient absolument pas être connues de Précy au lendemain de la bataille de Nordlingen, stupéfient ses amis.

Mais il y a toujours des gens qui veulent donner des explications rassurantes aux phénomènes qui les dépassent. Aussi voit-on certaines personnes prétendre avec autorité que le jeune marquis a transformé en vision un simple pressentiment produit par l'amitié qui le lie à Pisani.

D'autres disent, avec la même assurance :

— Il a rêvé ! On a souvent vu des songes prémonitoires contenant des détails d'une grande précision… Tout cela n'a rien de surnaturel…

Précy, lui, est convaincu qu'il n'a pas rêvé et que sa vision n'est pas un simple pressentiment. Aussi, pour être sûr de ne point mourir dans une bataille, comme le fantôme de son ami le lui a prédit, décide-t-il prudemment, une fois guéri, de ne pas rejoindre l'armée de M. de Condé.

Et pendant des années, on le vit fuir comme la peste tout ce qui touchait, de près ou de loin, à l'état militaire.

Puis la Fronde éclata, qui divisa la France. Précy, considérant que ce soulèvement n'était pas une vraie guerre, accepta de commander les gendarmes de Mazarin.

Le 2 juillet 1652, au matin, il était dans le faubourg Saint-Antoine, luttant contre les régiments de Condé, quand la Grande Mademoiselle, grimpée sur la Bastille, fit tirer sur les troupes royales.


Le soir, on retrouva le corps de Précy gisant au milieu d'un monceau de cadavres.

C'était la première bataille à laquelle le jeune marquis participait…

 

(1) Le marquis de Pisani était le fils de la marquise de Rambouillet.

 

Sources :

 

 

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 18:05

En 2016, des experts ont entrepris une restauration historique du tombeau de Jésus, à l’intérieur de l’église du Saint-Sépulcre de Jérusalem, là où la tradition affirme que le Christ a été enseveli. Les travaux visent à réparer, renforcer et protéger la structure en assez mauvais état.

C’est la première fois que cette pierre tombale a été ainsi soulevée depuis, au moins, l’année 1810, lorsque de précédents travaux avaient été entrepris à la suite d’un incendie.

Financé par les principales confessions chrétiennes du Saint-Sépulcre, ce projet est né de la nécessité absolue de restaurer l’édifice pour le reconstruire à l’identique, en plus solide.

Le tombeau est situé dans une petite structure connue sous le nom d’édicule qui a été reconstruite en marbre à la suite de cet incendie. Il est soutenu depuis des dizaines d'années par une structure métallique, qui maintient ensemble les blocs de marbre. Mais ceux-ci se désolidarisent sous l'effet, autrefois des intempéries et, aujourd'hui, de l'afflux quotidien de milliers de pèlerins et touristes.

Après avoir soulevé la plaque de marbre devant laquelle les croyants se recueillent, les ouvriers ont découvert une première plaque brisée avec la marque d’un croisé.

 « La chose la plus incroyable a été pour moi le moment où l'on a enlevé la première couche de poussière et qu'on a découvert une seconde dalle en marbre », déclare l'archéologue Fredrik Hiebert du National Geographic, partenaire du projet.

« Cette dalle-là était grise, et non de couleur crème comme la première à l'extérieur, et, en plein milieu, il y avait une croix, superbement gravée. Nous n'avions aucune idée que nous allions trouver cela là », ajoute-t-il.

Pour les experts, archéologues et théologiens, cette récente découverte semble apporter la preuve que ce haut lieu de pèlerinage abrite bel et bien la tombe du Christ dont la construction fut commencée par l'Empereur Constantin au IVe siècle. La présence de cette dalle a permis aux chercheurs d'affirmer qu'il s'agit de la même tombe que celle que les croisés ont vénérée.

Les scientifiques ont également profité de cette ouverture pour collecter des données. Soudain, dans le tombeau du Christ, les appareils ultramodernes mesurant la résonance électromagnétique ne répondent plus.

La professeure Antonia Maropoulou, qui a participé à la restauration, raconte avoir assisté à un phénomène que l’on ne peut expliquer, « La tombe du Christ est une tombe vivante » assure-t-elle.

 

 

Tous les témoignages se résument à la phrase de la belle stance de Pâques Victimae Paschalis Laudes. « J’ai vu le tombeau du Christ vivant. »

Marie-Armelle Beaulieu faisait partie des rares journalistes qui ont vécu le moment historique de l'ouverture du tombeau de Jésus. Personne n’était allé si près depuis deux cents ans… « Je suis entrée et j’ai vu qu’il n’y avait rien à voir. C’est ça qui est extraordinaire. » 

 

 

Oui, ils ont vu le tombeau, d’un peu plus près peut-être, mais comme le font des millions de pèlerins. Ils ont vu un tombeau… vide. Et c’est cette vacuité qui les a comme propulsés dans le mystère de la résurrection.

 

  • Si vous ne l'avez pas déjà vu, je vous invite à visionner le reportage dont vous avez pu voir les extraits ci-dessus en cliquant ICI.

 

Pour aller plus loin :

 "Se représenter le tombeau de Jésus" par Marie-Armelle Beaulieu, rédactrice en chef de "Terre Sainte" magazine.

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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 11:43

Située dans le nord de l'Angleterre, Alnwick est une petite ville surtout connue pour avoir servi de décor à L'École des Sorciers d'Harry Potter. L'endroit est donc très touristique. C'est là que vous pouvez apercevoir le château Poudlard. Mais pas que...

La ville est également célèbre pour ses jardins qui s’étendent sur une surface de 14 hectares dans lequel se trouve "The Poison Garden" : Le jardin empoisonné. Dès l’entrée, une impressionnante grille noire ornée d’une tête de mort et d’une inscription « Ces plantes peuvent tuer » annonce la couleur…

Depuis son ouverture en 2005, ce jardin empoisonné regroupe toutes sortes de plantes mortelles et une impressionnante collection de plantes narcotiques ou toxiques. Si certaines espèces sont protégées, d'autres ont été mises en cage pour éviter tout contact humain. Les visites du jardin empoisonné durent seulement 15 minutes et sont encadrées par des guides.

Cet éden empoissonné a été inspiré par la Duchesse de Northumberland. Quand elle a hérité de ce château, elle a décidé de créer un jardin pour éduquer les visiteurs, surtout les plus jeunes qui trouvent des plus ennuyeux les exposés botaniques. C’est donc pour capter leur attention que la Duchesse a eu l’idée de présenter ces plantes qui peuvent vous tuer au moindre toucher…

 

Puisque là vous ne risquez rien, suivez le guide qui va vous raconter des histoires les plus incroyables, dont une, la mandragore, que je vous révèle ci-dessous et dont la légende a inspiré J.K. Rowling, l’auteure de la saga Harry Potter.

 

(Pour activer les sous-titres, cliquez sur le premier icône)

 

La petite histoire de la mandragore

« Toute la plante est toxique. Historiquement, les gens pensaient qu’il y avait un petit homme qui vivait sous la plante. En effet, si vous l’arrachez, la forme de la racine fait penser à deux petites jambes et deux petits bras. On pensait à l’époque qu’il s’agissait du diable en personne. Certains disaient même qu’ils pouvaient entendre la plante crier lorsqu’elle était déterrée…»

Ça ne vous rappelle rien ?

 

Sources :

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 14:13

Le phare de Calais, érigé sur un ancien bastion militaire, fut construit en 1848. Au sommet de cette tour de brique avec son manchon noir, une fois les 271 marches gravies, se dévoile un panorama à 360°.

La particularité de ce phare est son emplacement, c’est un phare en ville entouré d’habitation et face à une église ! On dit d’ailleurs que le phare de Calais est hanté, la "piste" la plus plausible étant ces deux squelettes découverts à cet endroit, lors des fondations...

Aujourd'hui, il n'y a plus de gardien, les anciens quartiers font désormais office de musée, l’Association Opale Tour y a aménagé une exposition sur l’univers maritime que l’on peut visiter toute l’année.

Mais, depuis 2007, certains membres d'Opale Tour disent avoir ressenti, à de nombreuses reprises, la présence fantomatique d'un inconnu dans ce lieu chargé d'histoire : bruits, ombres, voiles blancs, voix…

Des faits que résument ainsi Michel Hamy, salarié d’Opale tour, l’association qui gère les visites au phare. « Personnellement, je n’ai rien vécu de particulier ici, mais quelques salariés ont observé des phénomènes inexplicables. Des portes qui claquent toutes seules, des bruits de pas ».

Guy Leuliet, qui présidait Opale Tour, a quant à lui des choses à raconter. Et, selon lui, pas le genre d’histoires qu’on rapporte pour amuser la galerie ou pour effrayer les touristes.

« Oui, je confirme avoir été le témoin de phénomènes surprenants, inexplicables, comme d’autres salariés d’Opale Tour avant moi. On est plusieurs à avoir partagé ce sentiment que nous n’étions pas seuls dans une pièce, à avoir entendu des bruits de pas. On s’y est habitués, on ne sent rien de mauvais. »

On veut en savoir plus sur ces bruits de pas, qui pourraient être simplement le fait de touristes, nombreux à visiter ce phare plus que centenaire.

« Non, c’est impossible, c’était quand le phare était fermé au public. J’ai une anecdote : un soir j’étais en discussion avec un salarié au premier étage. On entend des bruits de pas au rez-de-chaussée. On descend tous les deux en pensant que quelqu’un nous attendait, personne. Une fois en bas, ces mêmes bruits de pas venaient cette fois du premier étage, d’où nous venions, et où il n’y avait personne. »

Guy Leuliet raconte encore : « Une collègue, un jour, se trouve seule dans le phare. Quelqu’un frappe à la porte : elle ouvre, il n’y avait personne à l’extérieur. Elle est pourtant persuadée que quelqu’un a frappé. »

Encore un fait bizarre selon lui : « Un matin, en ouvrant le phare, un salarié monte et trouve des empreintes de deux mains sur une marche humide, il a fait une photo. » Les mains de la femme de ménage ? « Non, impossible, personne n’avait pu monter avant lui. »

Troublé par ces phénomènes, Guy Leuliet rapporte une autre curiosité : « Un jour je trouve un papier à terre. Je le ramasse, je le pose sur le bureau et je quitte la pièce quelques minutes. Quand je suis revenu, le papier était de nouveau à terre, exactement là où je l’avais trouvé la première fois. »

Ces anecdotes, les salariés sont plusieurs à les partager, ou à les entretenir. Le président et deux employés avancent un autre fait troublant selon eux. « On est plusieurs à avoir senti un parfum de femme, imprégné d’une odeur de rose. »

Des bruits de pas, des portes qui claquent, un parfum qui s’égare... Ne s’agirait-il pas d’attiser la curiosité des touristes ? Les salariés d’Opale Tour s’en défendent, exhumant des archives de la Ville de Calais, un fait historique révélé par Michel Hamy, qui ajoute au mystère :

« Lors de la construction du phare en 1845, les squelettes d’une femme et d’un homme ont été découverts, sans que l’on soit en mesure de dire de qui il s’agit. »

Un fait que confirme l’historien local et président de l’Association pour la mise en valeur du patrimoine architectural du Calaisis, Dominique Darré :

« Le phare a été construit sur les fortifications de Calais, sur un site de défense, où la présence de corps pouvait s’expliquer. Ces squelettes pouvaient être là depuis très longtemps. »

Personne cependant n’avance que ces âmes égarées de ces cadavres hantent le phare de Calais. Le président Guy Leuliet ajoute : « L’histoire du phare a été émaillée d’un suicide, à la fin du XIXe siècle. L’ancien maire d’Ardres, qui s’est jeté de la septième fenêtre. »

 

Sources :


Rendez-vous au musée du phare de Calais à travers cette petite vidéo.

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