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  • : Un Autre Regard...
  • Un Autre Regard...
  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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26 août 2020 3 26 /08 /août /2020 09:58

Éditions Exergue

 

Ce qu'il faut avant tout savoir :

Bérengère de Bodinat vit à Paris où, après avoir beaucoup voyagé, elle s’est fixée. Elle a exercé à la télévision en tant que directrice de casting pour la publicité et le cinéma pendant plus de dix ans. Elle a aussi dirigé l’auto-promotion de la chaine TEVA et en a été la voix pendant les quatre premières années de la chaîne avant de travailler pour M6. Bérengère de Bodinat quitte les médias pour écrire un projet de série française. En 2011, elle publie son premier roman Les Temps qui viennent et en 2015 Les Anges ne meurent jamais, aux éditions Flammarion.

Résumé du livre :

Y a-t-il une vie après la mort, comme des myriades d’expériences scientifiques, religieuses, paranormales, semblent le montrer ? Risquons-nous d’arriver dans un lieu terrible, prisonniers de nos actions passées pour l’éternité ? Et les fantômes, tristes âmes errantes, sont-ils capables de nous perturber jusqu’à la maladie ? D’où viennent les anges, les êtres de lumière, les esprits de nos défunts aimés qui viennent nous rassurer et nous aider ? Pouvons nous agir et préparer l’après-vie, afin de ne pas errer dans les ombres, inconscients d’être passés de l’autre côté du voile ? L’auteure nous raconte comment, sur un chemin d’absolue bienveillance, elle a été amenée à soigner les âmes des défunts. Avec cette question essentielle : pourquoi tant de consciences se sont-elles retrouvées dans un monde obscur au lieu d’avancer vers la lumière ? Ce livre inspirant est une initiation au grand passage, la révélation du chemin qui, depuis des temps immémoriaux, guide les âmes de vie en vie.

Dans "Les anges ne meurent jamais", Bérengère de Bodinat raconte son infinie douleur après la perte de son petit garçon, Adrien, avant de comprendre, à travers un signe stupéfiant, que sa destinée était de partir si jeune. Depuis, entre elle et lui, un lien lumineux s’est tissé ce qui l’amène à voir d’autres réalités et d’y accéder afin d’aider les esprits en souffrance.

À la demande de son fils Adrien, qui l’a incité à écrire ce livre, Bérengère nous relate la suite de son histoire, ses doutes, ses rencontres et cette ouverture inouïe vers ces autres dimensions, ces multiples demeures qu’évoquent les Écritures et anciennes traditions, où la Lumière coexiste avec les ténèbres.

« Le monde matériel invisible, celui d’en bas, où se retrouvent les défunts égarés et les entités d’autres dimensions, apparaît en reflet déformé du nôtre, avec les mêmes batailles et les mêmes pulsions »

Après une révélation étonnante de la part de Carnita, une femme qui parle avec les guides spirituels, en un éclair tout devient limpide pour Bérengère, qui accepte ce pour quoi elle s’est incarnée sur Terre : soigner les vivants et les morts, aider ces âmes égarées à sortir de leur labyrinthe intérieur, de leur prison mentale, de leurs doutes, de leurs peurs, pour passer vers les plans supérieurs.

Cet enseignement qui l’accompagne sur la voie de sa destinée va lui faire découvrir l’extraordinaire lien qui l’unit à son fils Adrien. Bérengère découvre une âme puissante qui va l’aider dans cette renaissance, la guider vers les soins de magnétisme et le passage d’âmes.

« Je réalise que c’est mon chemin de vie, mon destin, un contrat entre deux âmes, Adrien et moi, pour avancer sur ce chemin spirituel. Que toutes les rencontres sont des contrats, des étapes sur le chemin, des moments qui doivent se vivre. »

À travers ses rencontres et histoires vécues, Bérengère nous décrit ce qu’elle perçoit de l’invisible, comme la vision de ces étonnantes et perturbantes entités venues d’autres dimensions qui agissent énergétiquement sur nous, ainsi que toutes ces mémoires anciennes, influentes, traversant les générations de consciences désincarnées qui nous imprègnent.

C’est un témoignage surprenant, enrichissant ! Tout en évoquant les soins qu’elle donne grâce à l’intervention de ses guides, de cette lumière divine, Bérengère nous fait comprendre que chacun est responsable de sa vie, de cette réalité que nous créons à chaque instant, que ce soit par nos actes ou nos intentions. Qu’il existe des âmes bienveillantes qui nous aident, nous protègent, mais qu’il faut faire preuve de discernement, car tout ce qui est invisible n’est pas toujours spirituel ni sacré.

« À ceux qui se questionnent, ceux qui s’inquiètent de l’état critique de notre planète et des graves dérives de ceux qui la dirigent, sachez que les temps ont changé, ayez confiance. Soyez dans la bienveillance, le non-jugement et l’Amour. Gardez-vous de la peur, de l’indignation ou de la haine. Vous savez que l’envers de notre décor existe, avec ses noirceurs et ses dangers, ses mensonges et ses illusions, mais ne vous laissez pas imprégner, restez en dehors… créez avec vos pensées et vos désirs le futur de vos rêves. »

À nous, maintenant, de préparer le plus sereinement possible le passage de la vie à la mort, en nous allégeant du mieux que nous pouvons de toutes ces pensées nocives qui nous éloignent de notre être véritable. Il est essentiel d’en prendre conscience pour que nous puissions, le moment venu, retrouver le chemin de notre âme et entamer ce long voyage au-delà des frontières terrestres, vers les plans de lumière, notre éternité.

 

Pour aller plus loin :

Émission du 27 juillet 2020 de Joelle Verain sur Id-FM Radio Enghein avec Bérengère de Bodinat : Un autre regard sur la vie après la vie. Son précédent livre « Les anges ne meurent jamais », une recherche dans sa mémoire et celle de sa famille autour de la disparition de son petit garçon Adrien, a été le prélude au « Chemin oublié des âmes ».

 

 

 

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11 juin 2020 4 11 /06 /juin /2020 18:03

Bookelis

 

Ce qu’il faut avant tout savoir :

Originaire de Bourgogne, Anne-Hélène Gramignano est mère d'une famille nombreuse et habite depuis 20 ans à Nouméa. Ses racines siciliennes et pieds-noirs font d'elle une femme chaleureuse, bienveillante et empathique, qualités qui transparaissent dans sa manière de mettre son don de médium au service des autres tout en conciliant sa vie de famille, son travail et ses amis.

Résumé du livre :

Anne-Hélène a le don, comme sa grand-mère avant elle. De ce don parfois lourd, parfois tourné en dérision par les sceptiques, Anne-Hélène ne s'est jamais plainte. Grâce à lui, elle voit la lumière, entend les voix des anges et apaise les âmes de ses semblables, vivants ou non. De ce don, Anne-Hélène tire un espoir infini qu'elle choisit de partager aujourd'hui... Dans cette autobiographie sincère et bienveillante, Anne-Hélène Gramignano raconte 30 histoires, 30 anecdotes intimes et authentiques de son expérience de médium et dévoile les secrets de son univers surprenant.

Anne-Hélène Gramignano a repris le flambeau de son arrière-grand-mère et de sa grand-mère qui, toutes deux, avaient cette même capacité de communiquer avec l’invisible, de prédire l’avenir.

Dans cette autobiographie, Anne-Hélène nous confie de quelle façon ce don familial s’est révélé en elle et comment elle a dû apprendre à vivre avec de tels ressentis.

Même si ce don fait partie de sa lignée familiale, il n’y a aucun mode d’emploi et Anne-Hélène, qui en grandissant est de plus en plus réceptive aux défunts, doit apprendre à gérer les visites nocturnes auxquelles elle est confrontée, à ces apparitions impromptues de personnes décédées qui s’invitent chez elle et dont son ex-mari ne veut pas entendre parler.

Difficile de concilier sa vie de famille et son travail de juriste, mais heureusement les anges veillent et c’est dans un rêve éveillé qu’Anne-Hélène recevra son premier message de soutien, de protection qui va l’aider à reprendre confiance et accepter sa mission de médium avec plus d’assurance vis-à-vis de son entourage et des personnes qu’elle côtoie.

J’ai compris ainsi, peu à peu, tout doucement, que la mission qui m’avait été confiée par mon ange n’était pas de prédire l’avenir, mais plutôt de réconcilier, de rapprocher et de mettre en relations les âmes qui sont parties avec les âmes qui sont encore sur Terre.

À travers son témoignage et au moyen d’exemples concrets, Anne-Hélène nous révèle ce que les personnes décédées et les anges lui ont enseigné, et comment ils nous viennent en aide dans notre vie quotidienne.

Dans une écriture fluide et sincère, c’est un beau témoigne que j’ai pris plaisir à découvrir, à lire. À chaque fois que je me plongeais dans son histoire, je ressentais une sensation d’apaisement m’envelopper que je la dégustais par petite gorgée. Il y a tellement de douceur et de bienveillance de le part d’Anne-Hélène Gramignano !

C’est un livre que je conseille à tous celles et ceux qui s’interrogent sur la médiumnité, qui veulent découvrir l’existence de cette incroyable vie si particulière qui est la sienne et qui se situe entre deux mondes, dans cet infini espoir.

 

Pour aller plus loin :

Voici un extrait du reportage « Voyance et foi sont-elles compatibles ? » tourné en Nouvelle-Calédonie où vous pourrez voir Anne-Hélène lors d’une séance de médiumnité avec la journaliste.

 

Anne-Hélène Gramignano a été l’invitée de l’émission de Didier Santiago « Le Cercle des connaissances » où elle nous parle de son livre qui dès sa sortie a reçu un bel accueil auprès des lecteurs.

 

 

  • Sur sa chaîne YouTube, Anne-Hélène Gramignano vous propose des courtes émissions où elle aborde différents sujets : Anne-Helene Gramignano

 

Pour info :

L’infini espoir a été choisi par le CTEB de Toulouse pour être transcrit en braille. Dans les prochains jours, cet ouvrage sera également disponible en anglais et en italien.

 

 

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 16:04

Éditions Exergue

 

Ce qu'il faut avant tout savoir :

Florence Tassoni a passé sa jeunesse en Nouvelle-Calédonie, sa terre de cœur. Diplômée d’un DESS et d’un magistère de Droit des Affaires Internationales à l’Université d’Aix-en-Provence, elle obtient plus tard un Master of Business Administration en Australie. Après quelques années passées en France, elle s’expatrie en 2001 pour suivre la carrière de son mari. Après sept ans passés en Indonésie à Jakarta, deux ans aux États-Unis à Miami, trois ans Ho Chi Minh City au Vietnam, puis un an à Mumbai, en Inde, sa famille se sédentarise à Bali en 2014 où elle réside depuis.

Résumé du livre :

Est-il possible de se réconcilier avec un être cher au-delà la mort ? Comment faire le deuil d’un père avec lequel les relations étaient douloureuses, lorsque colère, souffrance et violence du vide se mélangent sans nuances, et qu’aucune croyance religieuse ne vient à la rescousse ? Pour autant, son ombre plane. L’absent se manifeste par une multitude de signes venus d’un ailleurs inconnu. Son omniprésence devient palpable. Peu à peu, les convictions cartésiennes sont ébranlées, les émotions se transforment et glissent imperceptiblement vers un apaisement, de la douceur et de la joie, une compréhension et une lente acceptation de la réalité de l’invisible. Lorsque l’ombre devient lumière, un processus de réconciliation sublime au-delà de la mort, s’amorce alors au-delà de l’absence, au-delà des dogmes et des conventions. D’une âme à une autre, dans une proximité évidente…

Florence Tassoni vient d’apprendre la mort de son père alors qu’elle s’apprêtait à célébrer un mariage en Nouvelle-Calédonie, où elle réside.

Sans larmes et distante face à l’évènement, elle quitte Nouméa pour la France, afin de se rendre aux obsèques de son père avec lequel elle est restée fâchée durant treize ans. Face à la froideur de sa première réaction, son sang se glace, et pourtant c’est bien ce qu’elle ressent, un fichu contretemps qui vient tout gâcher.

Ce n’est qu’une fois installée dans l’avion que la réalité de la situation commence à émerger, sa colère s’estompe pour laisser place aux souvenirs qui ressurgissent. Malgré cette relation délétère, ces gifles psychologiques que son père lui infligeait à l’adolescence, et qui l’ont fragilisée et rendue vulnérable dans sa vie d’adulte, Florence se remémore les bons et rares moments qu’ils ont passés ensemble.

Petit à petit, elle ressent le désir de parler à son père une dernière fois. Dans un élan instinctif et irrépressible, Florence lui écrit une lettre dans laquelle elle s’interroge sur ses sentiments, sur l’homme qu’il était et ce qu’il est devenu

Sans le savoir, c’est un tout autre voyage que Florence entreprend. Un voyage de réconciliation qui commence aux obsèques de son père où quelque chose d’étrange s’est opéré en elle, une bulle protectrice et aimante l’a enveloppée, séchant instantanément ses larmes.  

Chahutée par ses émotions contradictoires qui s’entrechoquent en elle, Florence tente de comprendre ce qui s’est passé. L’incompréhension de l’évènement l’exaspère et la pousse à se plonger dans le deuil, à se confronter à ses blessures. Un monologue avec son père s’instaure à grands coups de pardon.

Mais le doute l’assaille, la colère revient, Florence le supplie de lui donner un signe, des preuves de sa survie, autre que cette étrange protection qu’elle ressent. Mais en vain. Se sentant une nouvelle fois rejetée, abandonnée par son père, Florence se demande si elle n’est pas en train de se fourvoyer devant cet éventuel au-delà que rapportent certains ouvrages.

Puis une nuit, la réponse à son questionnement arrive. Tout au long des mois suivant le décès de son père, ce dernier répondra à ses attentes par des signes incroyables, inexplicables, inconcevables que, malgré son esprit critique et l’obstination de son mari à chercher une explication, seule l’irrationnelle apportera une réponse.

« Trop de phénomènes jusque-là inconnus se produisent pour que je continue à nier l’évidence. »

Au fur et à mesure de ses recherches et consultations médiumniques qui bouleversent sa vie, Florence est contrainte à revisiter ses vérités quand elle apprend qu’elle n’est pas la seule à vivre un VSCD (vécus subjectifs de contact avec un défunt). Elle va de plus en plus chercher, comprendre ce qui lui arrive en décrivant de façon émouvante cette transformation qui, peu à peu, s’opère en elle, balayant ses doutes, ses rancunes, pour ne laisser place qu’à l’essentiel, à l’Amour que son père lui envoie, à cette paix irréversible qui l’amène vers une totale réconciliation.

« La mort n’est pas l’obscurité : c’est une lumière qui s’éteint parce que le jour se lève. »

Pour ne rien vous cacher, j’ai été happée par ce témoignage qui décrit si magnifiquement les étapes du deuil et cette incompréhension face à certains évènements inexplicables devant lesquels on peut se sentir bien seul.

Dans ce cheminement que son père a initié en elle, Florence a depuis changé son regard sur la mort, cette chose innommable ne la terrifie plus. Elle nous fait comprendre que la vie est un précieux cadeau et une opportunité d’apprendre, de réparer, pardonner, car il n’est jamais trop tard pour se réconcilier avec soi-même et les autres.

 

 

Pour info :

Les droits d'auteur de ce livre sont intégralement reversés à l'association "La promesse d'Alexandre" qui s'occupe de réaliser les vœux d'enfants gravement malades.

 

 

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24 janvier 2020 5 24 /01 /janvier /2020 14:43

Éditions Exergue

 

Ce qu'il faut avant tout savoir :

 

Claudine Charrière est devenue auteure par nécessité. Celle de transmettre au plus grand nombre les signes de la survivance de sa fille et redonner de l’espoir à toutes les personnes endeuillées qui pleurent un être cher.

 

Résumé du livre :

Moi : Papa et maman vont perdre leur enfant. A première vue, l'expression semble absurdement inappropriée. Et pourtant, le terme ne pouvait mieux convenir. Car ce qu'on a perdu n'a pas disparu, c'est juste qu'on ignore l'endroit où le trouver. Parce que l'enfant que papa et maman vont perdre, c'est moi. Je m'appelle Circé, j'ai quinze ans, et je viens d'être renversée par un automobiliste malchanceux, placé sur ma route pour accomplir ma destinée, et la sienne par la même occasion. A quelques mètres de la maison à peine, c'est là le point de départ de ma nouvelle vie...

Maman : Je suis tellement fière de Circé. C'est une jeune fille vive, intelligente, spirituelle, malicieuse, dotée d'un sens de l'humour à toute épreuve. Ma fille, c'est simple : comme la Circé des temps anciens, c'est une magicienne. Au lycée, en classe de seconde depuis quelques mois, elle se destine à devenir pédiatre. Je m'appelle Claudine, j'ai quarante-trois ans, et je ne sais pas encore qu'aujourd'hui est le point de départ de ma nouvelle vie.

Circé a 15 ans et elle vient d’être mortellement renversée par un automobiliste malchanceux. À partir de cet instant, tout va basculer pour cette famille dont la vie jusqu’à ce jour fatidique du 07 janvier 2013 était sereine et sans heurts.

Dans ce récit autobiographique à deux voix, Circé raconte son accident, ses premiers instants où subitement elle se retrouve dans cette autre réalité, dans laquelle elle vient de passer, de cette vie à l’après-vie.

Tout en suivant sa transition vers cet ailleurs qui l’appelle, Claudine, sa Maman, dévastée par la mort de sa fille, relate le point de départ de sa nouvelle vie, ses journées qu’elle doit affronter sans plus jamais entendre le rire de Circé, la terrible absence de l’être aimé, cette vie qui tout d’un coup n’a plus aucun sens...

Mais cette vie qui malgré tout recommence, s’anime de nouveau avec les signes de survivance que Circé envoie à son entourage, à sa petite famille, à sa Maman l’obligeant ainsi à reconsidérer l’idée qu’elle se fait de la vie et de la mort.

Même si le départ déchirant de Circé laisse un vide immense, tous ces rêves étranges et lucides où Claudine retrouve sa fille, toutes ces coïncidences magiques, ces signes de reconnaissance que lui transmet la médium Florence Hubert, toute cette connexion indiscutable et de plus en plus incroyable qui balise leur chemin, tous ces cadeaux inestimables que la famille reçoit, les aident à avancer, à s’éveiller petit à petit, à trouver un sens à tout ça en attendant les retrouvailles.

« Je crois que c’est pour cela que Circé est venue à nous. Elle est venue nous enseigner à ouvrir les yeux. »

Ce touchant témoignage m’a bouleversée, car il a éveillé en moi ces moments douloureux quand mon jeune frère nous a quittés. Cette détresse, cette tristesse et incompréhension, je les ai vues dans les yeux de mes parents, je les ai absorbées pour essayer de les en alléger, de les aider à avancer malgré ma douleur immense qui me déchirait.

Mais quand on lit ce livre, on ressent tellement d’amour, d’espoir que la mort laisse place à la vie. À cette vie qui demeure, certes sous une autre forme, mais bien présente, frémissante, comme je l’ai ressenti à travers certains signes que mon petit frère nous adressait !

Tout en rendant un très bel hommage à sa fille Circé, Claudine offre à travers ses mots, un soutien, un réconfort pour chaque personne qui aurait perdu un enfant, un être cher.

« Je t’ai donné la vie, tu m’as offert l’éternité. »

 

Pour aller plus loin :

Interview extraordinaire d'une femme et d'un parcours de reconstruction étonnant après le décès de sa fille Circé, 15 ans...

 

 

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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 12:23

Black Elk, homme médecine Sioux-Lakota, petit cousin de Crazy Horse, a confié en 1931 à l’auteur John Neihardt, qui était venu dans la réserve de Pine Ridge pour y recueillir des témoignages sur la Danse des Esprits et le massacre de Wounded Knee Creek, son expérience de mort imminente survenue à l’âge de neuf ans, que John Neihardt retranscrira dans son ouvrage "Black Elk Speaks" (Elan noir parle) en 1932.

C’était durant l’été, quand son peuple se dirigeait lentement vers les Rocheuses pour y camper. Un soir, après une énième halte, Black Elk se sentit très mal, il ne pouvait plus marcher, ses jambes, ses bras et son visage étaient tout gonflés. Allongé dans le tipi, à travers l’ouverture, il vit deux hommes sortir des nuages en l’interpellant : « Dépêchez-toi, ton grand-père t’appelle ».

Bien qu’il ait été triste de laisser ses parents, il s’est levé, ses jambes ne lui faisaient plus mal, il se sentait très léger. Tout en suivant ces hommes, un petit nuage se mit à le porter en se déplaçant rapidement. D’en haut, il pouvait voir le camp. Après avoir eu la vision de chevaux célestes, d’oies migrantes et d’aigles tachetés, il s’est dirigé vers un tipi de nuage dont une porte arc-en-ciel en montrait l’accès.

Là, il a vu six grands-pères âgés, qu’il décrit comme étant « plus vieux qu’aucun homme ne pourrait jamais l’être - vieux comme les collines, vieux comme les étoiles ». Ces grands-pères sont des représentants spirituels des six directions sacrées : l’ouest, l’est, le nord, le sud, le haut et le bas – connu des Lakotas comme "les puissances du monde"...

« Et pendant que je me tenais là-bas, je voyais plus que je ne peux le dire et le comprendre… Je voyais d’une manière sacrée les formes de toutes les choses dans l’esprit et la forme de toutes les formes puisqu’elles doivent vivre ensemble comme un Être. Et j’ai vu que le cercle sacré de mon peuple était l’un des nombreux cercles qui faisaient un seul cercle. Il était large comme la lumière du jour et la lumière des étoiles, et dans le centre a grandi un puissant arbre à fleurs pour abriter tous les enfants d’une mère et d’un père. Et j’ai vu que c’était saint. »

Avant de repartir, les anciens ont fait des prophéties et lui ont donné des pouvoirs de guérison et de sagesse.

Deuxième EMI de Black Elk

En 1889, âgé de 26 ans, Black Elk fit une seconde EMI alors qu’il voyageait en Europe au sein du spectacle de Buffalo Bill. Pour vivre, il était obligé de se produire dans les cirques et c’est à Paris qu’il tomba malade.

Un malaise fulgurant le fit tomber « raide mort de sa chaise ». Il quitta alors son corps et commença un voyage spirituel au-delà des océans pour revenir dans sa réserve natale de Pine Ridge au Sud du Dakota.

Il y vit ses parents devant leur tipi, ainsi que d’autres personnes de sa connaissance, puis refit le voyage en sens inverse jusqu’à revenir dans son corps. Black Elk décrit ainsi cette expérience :

« Je regardais le plafond et il me semblait qu’il bougeait. La maison tournait sur elle-même et s’agrandissait tout en tournant. Nous nous élevions rapidement tout en tournant avec la maison. Puis un nuage descendit des cieux et je me retrouvais soudainement dessus alors même que la maison et les personnes qui s’y trouvaient s’éloignèrent.

Je me retrouvais seul sur ce nuage qui allait très vite et je m’y accrochais de toutes mes forces, car j’avais peur de tomber. Tout en bas, je pouvais voir des maisons et des villes, des pâturages et des rivières et tout semblait plat. Puis je fus au-dessus de la "grande eau" et je n’eus plus peur à partir de là, car je savais que j’étais en route vers la maison.

Il faisait sombre, puis le jour vint à nouveau et je vis une grande ville en dessous de moi et je sus que c’était de là que nous avions embarqué à bord du bateau la première fois et que j’étais revenu dans mon pays. J’étais vraiment heureux.

Le nuage et moi allions vraiment vite. […] Je reconnus les endroits que je survolais. Je vis la rivière Missouri, et de loin Black Hills et le centre de ce monde où les esprits m’avaient amené dans cette grande vision.

Je me retrouvais alors au-dessus de Pine Ridge et le nuage s’arrêta. Je regardais en bas et ne pouvais comprendre ce que je voyais, car il semblait que tous les gens des différentes tribus s’étaient réunis dans un grand camp. Je vis le tipi de mes parents. Ils étaient dehors et ma mère cuisinait. Je voulais sauter du nuage pour les rejoindre, mais j’avais peur que cela me tue.

Pendant que je les regardais, ma mère leva les yeux vers moi et j’étais sûr qu’elle m’avait vu, mais à ce moment-là le nuage reprit sa course, me ramenant rapidement en arrière. Très vite nous fûmes au-dessus de la grande ville, puis au-dessus de l’eau. La nuit est venue sans étoiles. J’étais seul dans ce monde d’obscurité et je pleurais.

Après un certain temps, la lumière a commencé à apparaître loin devant moi, puis je vis la terre sous moi, des villes, des maisons, des champs et tout volait à l’envers sous moi. Le nuage finit par s’arrêter au-dessus d’une grande ville et une maison s’éleva vers moi tournant sur elle-même en s’approchant.

Lorsqu’elle toucha le nuage, elle m’attrapa et commença à redescendre tout en continuant à tourner. Elle toucha terre et lorsqu’elle toucha le sol, j’entendis la voix de la fille, puis d’autres voix effrayées, sa mère, ses deux sœurs et le docteur me regardaient tous d’un air étrange, comme s’ils étaient effrayés.

Celui qui parlait anglais dans notre spectacle vint à moi et me dit ce qu’il en était. Lorsque j’étais assis au petit déjeuner, je les ai regardés en souriant puis je suis tombé comme mort de ma chaise. Je suis resté mort pendant trois jours, à part une petite respiration de temps en temps. Souvent, ils ne sentaient plus mon cœur battre. Ils pensaient que je mourrais bientôt et se préparaient à acheter mon cercueil.

Peut-être que si je n’étais pas revenu à la vie cette fois-là, ils m’auraient réellement mis dans un bon cercueil, ou je pense plutôt dans une boîte. Je n’ai rien dit à personne de ce que j’avais vécu, car ils n’auraient pas pu me croire. »

Black Elk est ensuite retourné chez lui dans le Dakota du Sud...

« Quand je suis revenu à Pine Ridge, tout était exactement comme je l’avais vu de mon nuage. Tous les Lakotas étaient là où je les avais vus, car c’était l’année du traité (1889), les blancs avaient acheté encore plus de nos terres. J’avais été absent pendant 3 ans à ce moment-là et j’ignorais absolument tout de cette affaire insensée.

 

Le tipi de ma mère était exactement là où je l’avais vu et d’autres gens campaient aussi aux mêmes endroits. Mes parents étaient vraiment heureux de me voir, ma mère pleura de joie et je pleurais aussi. […]. Ma mère me dit qu’elle avait rêvé une nuit que je rentrais sur un nuage, mais que je ne pouvais pas rester, alors je lui racontais ma vision. »

Chef indien Black Elk

En 1950, Black Elk, aveugle et très affaibli, meurt en août 1950 dans sa maison de Manderson.

« Je suis aveugle et je ne vois pas les choses de ce monde ; mais quand la lumière vient d'En-Haut, elle illumine mon cœur et je peux voir, car l’œil de mon cœur voit toute chose. Le cœur est le sanctuaire au centre duquel se trouve un petit espace où habite le Grand Esprit par lequel il voit tout chose, et par lequel nous voyons. »

Son fils Ben Black Elk devant la tombe de son père

 

Black Elk : un sioux en voie de canonisation...

Pour la première fois, un chef indien converti au catholicisme pourrait devenir un saint de l'Église catholique. Avant cela, ses soutiens doivent encore constituer un dossier auprès du Vatican pour démontrer l'influence de cet homme. Retour sur son incroyable histoire.

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