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  • : Un Autre Regard...
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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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5 mai 2021 3 05 /05 /mai /2021 14:28

Le Lotus & L'Elephant (Hachette)

 

Ce qu'il faut avant tout savoir :

Sonia Barkallah fonde, en 2006, S17 Production. Initiatrice et organisatrice des Rencontres internationales sur les EMI (2006 et 2013), elle est également cofondatrice, en 2009, avec le Dr Jean-Pierre Postel, du CNERIC (Centre national d'étude, de recherche et d'information sur la conscience). Elle réalise en 2010 le documentaire Faux Départ qui est aujourd'hui utilisé comme outil thérapeutique dans les unités de soins palliatifs à l’hôpital de la Timone à Marseille et comme outil pédagogique pour les étudiants en médecine au CHU de Strasbourg.

Résumé du livre :

Et si les témoignages d’Expériences de Mort Imminente (EMI) pouvaient nous aider à diminuer notre peur de la mort ? Bien plus encore : agir en véritable moteur pour changer de vie ? C‘est, entre autres, ce que vous découvrirez en lisant le parcours de Sonia Barkallah. Son ouvrage, tour à tour journal intime, autobiographie, carnet de notes, recueil d’enquête ou manifeste, propose un état des lieux de ce que l’on sait aujourd’hui sur les EMI. Atypique et attachant, assorti de rebondissements inattendus et marqué par des événements tantôt poignants, tantôt étonnants, Et si cela vous arrivait ? a pour objectif de vous faire partager les dernières actualités sur les EMI et les plus récentes hypothèses scientifiques. Au fil des pages, vous découvrirez des témoignages authentiques, inédits et remarquables. L’un d’entre eux constitue même, selon Patrice van Eersel, un « véritable scoop ». C’est avec beaucoup de rigueur que Sonia Barkallah a mené son enquête, en s’entourant des meilleurs experts dans le domaine. L’émotion est aussi au rendez-vous, notamment lorsque vous lirez dans ce livre que le merveilleux s’est invité à de nombreuses reprises dans la vie de l’auteure.

Déjà toute petite Sonia Barkallah se posait des questions existentielles en ressentant que la vie ne s’arrête pas à la mort. 

Durant les premières pages, Sonia se confie en nous racontant ses jeunes années qui, malgré des passages difficiles, l’ont toujours amenée à s’intéresser à la vie et à la mort, en vivant d’incroyables coïncidences qui l’ont poussée à l’âge de 11 ans à découvrir le livre du Dr Raymond Moody "La vie après la vie". 

Malgré son jeune âge, les témoignages présents dans cet ouvrage l’apaisent et lui font prendre conscience de l’importance de nos actes et de nos pensées sur les autres, sans savoir que, des années plus tard, elle rencontrera Raymond Moody. Très émue par cet entretien, Sonia lui confiera l’impact qu’a provoqué son livre sur sa vie en l’aidant à surmonter de nombreuses épreuves, jusqu’à lui éviter une tentative de suicide.

Mais avant de devenir la réalisatrice, l’organisatrice des Premières rencontres internationales sur les EMI, Sonia va traverser une période très douloureuse qui la marquera à vie, la plongeant dans une profonde dépression. 

Puis un jour, son métier d’ambulancière lui permet d’entendre son premier témoignage d’EMI. Sonia reprend donc contact avec ces phénomènes inexpliqués qui l’ont toujours fascinée. 

Mais le destin n’a pas dit son dernier mot, puisqu’il va la mener à tomber "par hasard" sur l’adaptation en DVD du livre de Raymond Moody, provoquant un véritable déclic : celui de réaliser un film documentaire qui sera un moyen pour Sonia de faire évoluer les mentalités, grâce aux messages très humanistes transmis par les expérienceurs.

Si seulement le message pouvait passer et être intégré par des personnes habitées par la violence, la haine, l’égoïsme, mais aussi tous ceux qui sont victimes d’injustices, se sentent rejetés et n’hésitent pas à recourir à la violence pour assouvir un sentiment de revanche. J’en suis toujours autant persuadée : comprendre le concept déjà évoqué que ce que l’on fait aux autres, on le fait à soi-même mettrait un terme aux guerres et conflits en tous genres, et cela changerait radicalement notre monde.

C’est à partir de cet instant, et sans rien connaître au métier de productrice, que Sonia se plonge corps et âme dans cette aventure, en faisant d’extraordinaires rencontres qui vont l’inciter à organiser un grand colloque international en réunissant les plus grands spécialistes sur cette thématique.

Il y aurait tellement à dire sur cet ouvrage que je préfère m’arrêter là, vous laissant le soin de le découvrir, de vous plonger dans son histoire captivante et tellement incroyable par les nombreux et sinueux rebondissements que Sonia a pu traverser avant de voir son rêve se réaliser.

Il fallait croire en ses rêves et, quoi qu’il arrive, ne jamais abandonner.

C’est tout à fait le message que l’on retient après cette lecture, cet étonnant parcours initiatique ! Bien souvent, son courage, sa détermination m’a émue et émerveillée.

À aucun moment je n’aurais imaginé, en visionnant son film Faux départ et les ouvrages et DVD sur les deux colloques qu’elle a réalisés, que Sonia avait traversé tant d’épreuves sans jamais perdre espoir. Heureusement, le merveilleux s’est souvent manifesté à travers les rencontres, les synchronicités afin que tout puisse se mettre en place.

Tout en nous racontant sa légende personnelle, Sonia nous livre également des témoignages inédits et les dernières recherches sur la conscience. C’est un livre tellement riche et passionnant que je ne peux que vous inciter à le lire !

 

Pour aller plus loin :

Petite présentation de son livre Et si cela vous arrivait ? Ces expériences de mort imminente qui transforment nos vies.

 

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25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 10:15

Éditions humenSciences

 

Ce qu’il faut avant tout savoir :

Le docteur Sylvie Cafardy est médecin spécialisé en gériatrie et référent en soins palliatifs au centre hospitalier de Montmorillon. Elle poursuit depuis plus de 20 ans des recherches sur les expériences de mort imminente.

 

Résumé du livre :

La peur de la mort n’est pas une fatalité, il est possible de partir apaisé. À condition de ne plus escamoter « la fin de vie », mais au contraire de la préparer et même de la vivre intensément, aux côtés de ses proches et avec l’aide du personnel soignant. C’est l’enseignement que le docteur Sylvie Cafardy a tiré des expériences de mort imminente (EMI) vécues par des patients. Nourri de témoignages, de connaissances scientifiques et de références philosophiques, ce livre s’inscrit dans la lignée des Ars Moriendi, ces Traités de la bonne mort que l’on lisait il y a quelques siècles. Surtout, en questionnant notre façon de mourir, l’auteur nous interroge sur le sens de notre vie et les leçons que nous pouvons en tirer. Car apprendre à mourir, c’est d’abord apprendre à vivre.

Le Dr Sylvie Cafardy est médecin spécialisée en gériatrie. Depuis sa thèse de médecine sur les expériences de mort imminente, soutenue en 1999 à la faculté de Poitiers, elle accompagne au quotidien des patients en fin de vie, leurs familles et ses collègues soignants.  

C’est durant ces années d’internat que Sylvie Cafardy s’est aperçue que, dans chaque service où elle a pu exercer, la peur de la mort est toujours présente, aussi bien chez les patients en fin de vie que chez les médecins et soignants qui les suivent. Ne sachant comment se comporter face à l’inéluctable, cette finitude les fait fuir au moment où leurs patients auraient le plus besoin d’eux.

Depuis ce constat compréhensible, mais délétère, Sylvie Cafardy cherche un moyen pour pallier à cette peur viscérale et le trouve, un jour, dans le stress ambiant des urgences, chez un collègue surnommé "Gégé", dont l’attitude sereine et chaleureuse face à ses patients l’interpelle. Sans l’avoir cherché, Gégé lui apporte la solution en lui confiant, en catimini, avoir vécu une EMI. 

Pourquoi alors ne pas s’en servir pour aider les malades en fin de vie, leur famille et les équipes qui soignent ?

C’est cet intérêt thérapeutique qu’apporte la connaissance des EMI que Sylvie Cafardy va oser proposer pour sa thèse de doctorat, sans savoir que sa fonction future auprès des personnes en fin de vie ne fera que confirmer son intuition.

« La mort mérite-t-elle la peur qu’elle nous inspire ? Quelle attitude adopter face à elle ? Est-il possible de s’y préparer ? »

Aujourd’hui, après avoir obtenu sa thèse avec la mention « très honorable avec les félicitations du jury à l’unanimité », et grâce aux expérienceurs qui lui ont confié leurs témoignages, le Dr Sylvie Cafardy sait que « mourir n’est pas si dramatique que ça » pour celui qui le vit, et cela l’aide dans son quotidien à rester jusqu’au bout auprès de ses patients en fin de vie, afin de les soulager du mieux possible de leurs souffrances physiques, mais également morales.

« […] accorder aux malades en phase terminale le soutien moral et le temps qui leur sont nécessaires, non seulement pour faire le deuil de leur vie et de tous leurs projets, mais aussi pour apaiser leurs conflits avec eux-mêmes, avec leur histoire et avec les autres. Car sans cette paix, ils ne pourront pas décéder sans souffrir, quels que soient les traitements mis en place pour les soulager. » 

Nous comprenons, par l’intermédiaire de certains témoignages que rapporte le Dr Sylvie Cafardy, et plus particulièrement avec les EMI dites "effrayantes", l’importance de partir paisiblement, car toute pensée de colères, de regrets, tous ces conflits non résolus provoquent de puissants blocages lors du passage, mais également quand la personne s’accroche à la vie au point d’empêcher un corps à bout de force de se laisser mourir.

« La mort est donc, comme la naissance, une étape essentielle de notre évolution. Et comme la naissance, elle mérite que l’on en parle pour pouvoir s’y préparer. »

C’est ce que nous convie le Dr Sylvie Cafardy à travers son ouvrage, dans lequel elle dresse un premier bilan médical sur ses années de pratique qui l’ont amenée à s’intéresser aux expériences de mort imminente, grâce aux témoignages de ses confrères et patients. 

Tout en citant des extraits de ces témoignages, le Dr Sylvie Cafardy nous livre ses réflexions, qu’elles soient scientifiques et philosophiques, en nous proposant d’écouter les enseignements des EMI qui nous incitent à ne plus fuir la mort, à ne plus en être terrifiés, mais de s’y préparer afin de l’aborder le moment venu avec plus de sérénité et lucidité, puisqu’au final, l’objectif principal de tous ces expérienceurs n’est pas de nous enseigner la mort, mais plutôt de vivre.

« La mort n’est pas seulement la fin de la vie du corps. Elle est aussi, sans doute, le commencement d’un rapport de cet être que nous sommes avec une autre dimension de l’être. » Stéphane Hessel

 

Pour aller plus loin :

Tous les vendredis, "CQFD" reçoit un homme ou une femme de science pour parler de son travail et de ses recherches. Aujourd'hui, Stéphane Délétroz a invité Sylvie Cafardy, gériatre, psychiatre pour personnes âgées et spécialiste en soins palliatifs.

 

Pour aller encore plus loin :

Dans le service d’oncologie médicale à l’hôpital "La Timone" à Marseille, Éric Dudoit, Docteur en psychologie, et Éliane Lheureux, sophrologue ont développé un dispositif favorisant cet échange par l’intermédiaire des récits d’E.M.I. ou de certaines citations philosophiques qu’ils racontent dans leur ouvrage :

 

 

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 13:23

Récit d'Expérience de Mort Imminente raconté aux enfants

Je reviens de loin - Valérie Dauphin

Éditions Fernand Lanore

 

Ce qu’il faut avant tout savoir :

 

Valérie Dauphin, professeure des écoles spécialisée, accompagne les élèves en difficulté d’apprentissage ou en situation de handicap depuis plus de trente ans.

 

Résumé du livre :

« Ah, voilà ! J'ai compris ! Je suis en train de rêver... Oui, c'est ça, je rêve ! Comment est-ce que je peux être par terre, évanouie, et en même temps être là, à me regarder... Il y a une explication ! C'est fou ! » . Mais Marguerite ne se réveille pas... Elle n'a pas peur, mais se sent attirée de plus en plus vite vers les hauteurs... Une obscurité douce et chaude l'enveloppe, puis c'est une grande clarté et la rencontre avec un être de Lumière, Capucine... « Pourtant, je crois que j'ai encore pas mal de choses à faire sur terre, mon temps n'est pas venu... ». Marguerite, collégienne, vient d'avoir un accident de vélo et de sombrer dans le coma.

Marguerite, une jeune collégienne, vient d’être renversée par une voiture. Tout en rassurant le conducteur qui est resté livide près de sa voiture arrêtée, Marguerite s’aperçoit qu’il a les yeux fixés sur un petit corps allongé au milieu de la chaussée. En s’en approchant, Marguerite se rend compte que l’enfant inanimé, c’est elle.

Comprenant rien de se qui se passe, Marguerite pense qu’elle va se réveiller de ce cauchemar, quand, d’un seul coup, elle se sent attirée vers le ciel à une rapidité vertigineuse où, dans une ambiance lumineuse et ouatée, vient à sa rencontre un être de lumière...

C’est une très bonne idée qu’a eue Valérie Dauphin d’écrire ce petit livre accessible aux enfants et dans lequel elle aborde de façon claire ce qu'est une EMI.

Tout en décrivant certaines étapes de cette expérience, Valérie Dauphin explique également ce que l’on peut ressentir lors d’un coma afin de sensibiliser les plus jeunes, mais également les adultes... Car, dès l’évènement passé, on oublie bien souvent les répercussions que peut engendrer une telle expérience sur une enfant qui s’est retrouvée emmurée vivante dans son corps paralysé et qui pourtant entendait et ressentait tout ce qui se passait dans sa chambre et ailleurs

Alors, comment parler de ces expériences quand on est enfant si les parents sont réfractaires à ce genre de témoignage, comme c’est le cas ici avec la maman de Marguerite ?

« Je reviens de loin » est un roman qui, à travers son réalisme, pourrait aider certains enfants à communiquer, à mettre des mots sur cette expérience de mort imminente qui leur a fait vivre un moment éblouissant « derrière le rideau de la vie » tout en abordant avec des mots simples et rassurants le sujet de la mort que l’on destine plus souvent aux adultes.

 

Pour info :

Valérie Dauphin choisit de reverser une partie de ses droits à l'association Les Blouses Roses dont la mission est d'embellir la vie des enfants hospitalisés et des personnes âgées.

 

Pour aller plus loin :

Connaissez-vous cet art narratif populaire japonais que l'on nomme le KAMISHIBAÏ  ?

Sur sa chaîne Youtube, Valérie Dauphin propose des animations avec l'aide de planches illustrées, insérées dans un petit théâtre de bois, qui permet en les défilant de raconter des histoires de manière vivante.  Pour vous donner un aperçu, voici son dernier kamishibaï : "Le fils du Colonel des Chasseurs de la Couronne Dorée"

 

 

 

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20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 10:04

Pour cette première et nouvelle émission intitulée "Les Rendez-Vous de Florinette" j’ai eu le plaisir d’accueillir Fabienne Raoul venue parler de son ouvrage Mon bref passage dans l’autre monde qui fait suite à mon article que vous pouvez retrouver en cliquant ICI 

 

Comment une scientifique qui a exercé durant quinze ans comme ingénieure dans le secteur de l’énergie nucléaire a-t-elle pu réapprendre à vivre après avoir vécu une Expérience de Mort Imminente (EMI) dans laquelle elle s’est retrouvée dans un espace entouré d’être lumineux ?

Auteure du livre "Mon bref passage dans l’autre monde", Fabienne Raoul revient sur sa vie d’avant quand elle était en poste dans ce milieu cartésien, fermé et pétri de certitudes jusqu’au jour où, après un malaise cardiaque, tout bascule…

 

 

 

Pour retrouver mes autres émissions, cliquez ICI

 

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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 12:23

Black Elk, homme médecine Sioux-Lakota, petit cousin de Crazy Horse, a confié en 1931 à l’auteur John Neihardt, qui était venu dans la réserve de Pine Ridge pour y recueillir des témoignages sur la Danse des Esprits et le massacre de Wounded Knee Creek, son expérience de mort imminente survenue à l’âge de neuf ans, que John Neihardt retranscrira dans son ouvrage "Black Elk Speaks" (Elan noir parle) en 1932.

C’était durant l’été, quand son peuple se dirigeait lentement vers les Rocheuses pour y camper. Un soir, après une énième halte, Black Elk se sentit très mal, il ne pouvait plus marcher, ses jambes, ses bras et son visage étaient tout gonflés. Allongé dans le tipi, à travers l’ouverture, il vit deux hommes sortir des nuages en l’interpellant : « Dépêchez-toi, ton grand-père t’appelle ».

Bien qu’il ait été triste de laisser ses parents, il s’est levé, ses jambes ne lui faisaient plus mal, il se sentait très léger. Tout en suivant ces hommes, un petit nuage se mit à le porter en se déplaçant rapidement. D’en haut, il pouvait voir le camp. Après avoir eu la vision de chevaux célestes, d’oies migrantes et d’aigles tachetés, il s’est dirigé vers un tipi de nuage dont une porte arc-en-ciel en montrait l’accès.

Là, il a vu six grands-pères âgés, qu’il décrit comme étant « plus vieux qu’aucun homme ne pourrait jamais l’être - vieux comme les collines, vieux comme les étoiles ». Ces grands-pères sont des représentants spirituels des six directions sacrées : l’ouest, l’est, le nord, le sud, le haut et le bas – connu des Lakotas comme "les puissances du monde"...

« Et pendant que je me tenais là-bas, je voyais plus que je ne peux le dire et le comprendre… Je voyais d’une manière sacrée les formes de toutes les choses dans l’esprit et la forme de toutes les formes puisqu’elles doivent vivre ensemble comme un Être. Et j’ai vu que le cercle sacré de mon peuple était l’un des nombreux cercles qui faisaient un seul cercle. Il était large comme la lumière du jour et la lumière des étoiles, et dans le centre a grandi un puissant arbre à fleurs pour abriter tous les enfants d’une mère et d’un père. Et j’ai vu que c’était saint. »

Avant de repartir, les anciens ont fait des prophéties et lui ont donné des pouvoirs de guérison et de sagesse.

Deuxième EMI de Black Elk

En 1889, âgé de 26 ans, Black Elk fit une seconde EMI alors qu’il voyageait en Europe au sein du spectacle de Buffalo Bill. Pour vivre, il était obligé de se produire dans les cirques et c’est à Paris qu’il tomba malade.

Un malaise fulgurant le fit tomber « raide mort de sa chaise ». Il quitta alors son corps et commença un voyage spirituel au-delà des océans pour revenir dans sa réserve natale de Pine Ridge au Sud du Dakota.

Il y vit ses parents devant leur tipi, ainsi que d’autres personnes de sa connaissance, puis refit le voyage en sens inverse jusqu’à revenir dans son corps. Black Elk décrit ainsi cette expérience :

« Je regardais le plafond et il me semblait qu’il bougeait. La maison tournait sur elle-même et s’agrandissait tout en tournant. Nous nous élevions rapidement tout en tournant avec la maison. Puis un nuage descendit des cieux et je me retrouvais soudainement dessus alors même que la maison et les personnes qui s’y trouvaient s’éloignèrent.

Je me retrouvais seul sur ce nuage qui allait très vite et je m’y accrochais de toutes mes forces, car j’avais peur de tomber. Tout en bas, je pouvais voir des maisons et des villes, des pâturages et des rivières et tout semblait plat. Puis je fus au-dessus de la "grande eau" et je n’eus plus peur à partir de là, car je savais que j’étais en route vers la maison.

Il faisait sombre, puis le jour vint à nouveau et je vis une grande ville en dessous de moi et je sus que c’était de là que nous avions embarqué à bord du bateau la première fois et que j’étais revenu dans mon pays. J’étais vraiment heureux.

Le nuage et moi allions vraiment vite. […] Je reconnus les endroits que je survolais. Je vis la rivière Missouri, et de loin Black Hills et le centre de ce monde où les esprits m’avaient amené dans cette grande vision.

Je me retrouvais alors au-dessus de Pine Ridge et le nuage s’arrêta. Je regardais en bas et ne pouvais comprendre ce que je voyais, car il semblait que tous les gens des différentes tribus s’étaient réunis dans un grand camp. Je vis le tipi de mes parents. Ils étaient dehors et ma mère cuisinait. Je voulais sauter du nuage pour les rejoindre, mais j’avais peur que cela me tue.

Pendant que je les regardais, ma mère leva les yeux vers moi et j’étais sûr qu’elle m’avait vu, mais à ce moment-là le nuage reprit sa course, me ramenant rapidement en arrière. Très vite nous fûmes au-dessus de la grande ville, puis au-dessus de l’eau. La nuit est venue sans étoiles. J’étais seul dans ce monde d’obscurité et je pleurais.

Après un certain temps, la lumière a commencé à apparaître loin devant moi, puis je vis la terre sous moi, des villes, des maisons, des champs et tout volait à l’envers sous moi. Le nuage finit par s’arrêter au-dessus d’une grande ville et une maison s’éleva vers moi tournant sur elle-même en s’approchant.

Lorsqu’elle toucha le nuage, elle m’attrapa et commença à redescendre tout en continuant à tourner. Elle toucha terre et lorsqu’elle toucha le sol, j’entendis la voix de la fille, puis d’autres voix effrayées, sa mère, ses deux sœurs et le docteur me regardaient tous d’un air étrange, comme s’ils étaient effrayés.

Celui qui parlait anglais dans notre spectacle vint à moi et me dit ce qu’il en était. Lorsque j’étais assis au petit déjeuner, je les ai regardés en souriant puis je suis tombé comme mort de ma chaise. Je suis resté mort pendant trois jours, à part une petite respiration de temps en temps. Souvent, ils ne sentaient plus mon cœur battre. Ils pensaient que je mourrais bientôt et se préparaient à acheter mon cercueil.

Peut-être que si je n’étais pas revenu à la vie cette fois-là, ils m’auraient réellement mis dans un bon cercueil, ou je pense plutôt dans une boîte. Je n’ai rien dit à personne de ce que j’avais vécu, car ils n’auraient pas pu me croire. »

Black Elk est ensuite retourné chez lui dans le Dakota du Sud...

« Quand je suis revenu à Pine Ridge, tout était exactement comme je l’avais vu de mon nuage. Tous les Lakotas étaient là où je les avais vus, car c’était l’année du traité (1889), les blancs avaient acheté encore plus de nos terres. J’avais été absent pendant 3 ans à ce moment-là et j’ignorais absolument tout de cette affaire insensée.

 

Le tipi de ma mère était exactement là où je l’avais vu et d’autres gens campaient aussi aux mêmes endroits. Mes parents étaient vraiment heureux de me voir, ma mère pleura de joie et je pleurais aussi. […]. Ma mère me dit qu’elle avait rêvé une nuit que je rentrais sur un nuage, mais que je ne pouvais pas rester, alors je lui racontais ma vision. »

Chef indien Black Elk

En 1950, Black Elk, aveugle et très affaibli, meurt en août 1950 dans sa maison de Manderson.

« Je suis aveugle et je ne vois pas les choses de ce monde ; mais quand la lumière vient d'En-Haut, elle illumine mon cœur et je peux voir, car l’œil de mon cœur voit toute chose. Le cœur est le sanctuaire au centre duquel se trouve un petit espace où habite le Grand Esprit par lequel il voit tout chose, et par lequel nous voyons. »

Son fils Ben Black Elk devant la tombe de son père

 

Black Elk : un sioux en voie de canonisation...

Pour la première fois, un chef indien converti au catholicisme pourrait devenir un saint de l'Église catholique. Avant cela, ses soutiens doivent encore constituer un dossier auprès du Vatican pour démontrer l'influence de cet homme. Retour sur son incroyable histoire.

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