Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Un Autre Regard...
  • Un Autre Regard...
  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
  • Contact
3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 12:07

La chirologie (chiromancie, chirognomonie) ou l’étude de la main (dans sa forme et les lignes qui parsèment nos paumes) serait la plus vieille de toutes les sciences.

Pratiquée par les plus grands philosophes de l’antiquité, avant d’être reléguée au rang des sciences interdites ou des chimères par la pensée matérialiste, elle a réussi à traverser les siècles pour offrir aux hommes de notre temps un outil de connaissance de soi inégalable…

 

 

Dans cette émission, je vous propose, avec l'aide de Magali Cazottes, de découvrir les origines et les principes de la chirologie et de déterminer s'il s'agit d'une "pseudo-science", tel que certains aiment la classifier... ou plutôt d'une véritable "science sacrée" qui a fait ses preuves depuis des millénaires, comme on peut le lire dans divers ouvrages, que ce soit dans la Bible de Louis Segond, au Chapitre 37, verset 7 du livre de Job.

« Il met un sceau sur la main de tous les hommes, afin que tous se reconnaissent comme ces créatures. »

Et également dans Le Livre des Indiens de Navarro - Diné bahané, un texte sacré indien sur le discours des origines et théodicée des grands ancêtres.

« C’était le vent qui leur avait insufflé la vie, au premier homme et première femme. Lorsque ce vent cesse de souffler à l’intérieur de nous, nous devenons muets puis nous mourrons. Sur la peau, au bout de nos doigts, nous pouvons voir la marque de ce vent qui donne la vie. Regardez bien l’extrémité de vos doigts, vous y verrez où le vent a soufflé, lorsqu’il a créé vos plus lointains ancêtres.

C’était níłchʼi, le vent, qui leur avait donné la vie, le même vent qui souffle des quatre directions, le même vent qui sort de nos bouches de nos jours quand nous parlons et respirons. Le vent qui apporte l’esprit dans nos corps et qui, lorsqu’il cesse de souffler en nous, peut nous rendre tous muets pour nous faire mourir, ainsi qu’il est dit.

C’est ce même vent qui donne à ceux d’entre nous, qui vivent de nos jours dans le monde, le souffle qui les anime et la trace laissée par le même vent peut être vue aujourd’hui à l’extrémité de nos doigts. »

Sans oublier ces étranges sillons représentant des empreintes digitales que l’on retrouve dans le cairn de Gavrinis, au cœur du Golfe du Morbihan, construit il y a près de 6 000 ans…

Et bien d'autres explications que vous découvrirez dans cette émission grâce à Magali Cazottes qui nous révèle ce que nous disent nos mains...

Bonne écoute !

 

Pour plus d'infos :

Si vous désirez connaître votre chemin de vie, je vous conseille (l'ayant expérimenté comme j'en témoigne lors de cette émission) de confier vos mains à Magali Cazottes qui saura, avec une précision étonnante, décrypter ce que vous pouvez accomplir, ce qui vous correspond et qui vous aidera à mieux vous connaître.

 

 

  • Pour retrouver mes autres émissions, cliquez ICI

 

 

Partager cet article

24 janvier 2020 5 24 /01 /janvier /2020 14:43

Éditions Exergue

 

Ce qu'il faut avant tout savoir :

 

Claudine Charrière est devenue auteure par nécessité. Celle de transmettre au plus grand nombre les signes de la survivance de sa fille et redonner de l’espoir à toutes les personnes endeuillées qui pleurent un être cher.

 

Résumé du livre :

Moi : Papa et maman vont perdre leur enfant. A première vue, l'expression semble absurdement inappropriée. Et pourtant, le terme ne pouvait mieux convenir. Car ce qu'on a perdu n'a pas disparu, c'est juste qu'on ignore l'endroit où le trouver. Parce que l'enfant que papa et maman vont perdre, c'est moi. Je m'appelle Circé, j'ai quinze ans, et je viens d'être renversée par un automobiliste malchanceux, placé sur ma route pour accomplir ma destinée, et la sienne par la même occasion. A quelques mètres de la maison à peine, c'est là le point de départ de ma nouvelle vie...

Maman : Je suis tellement fière de Circé. C'est une jeune fille vive, intelligente, spirituelle, malicieuse, dotée d'un sens de l'humour à toute épreuve. Ma fille, c'est simple : comme la Circé des temps anciens, c'est une magicienne. Au lycée, en classe de seconde depuis quelques mois, elle se destine à devenir pédiatre. Je m'appelle Claudine, j'ai quarante-trois ans, et je ne sais pas encore qu'aujourd'hui est le point de départ de ma nouvelle vie.

Circé a 15 ans et elle vient d’être mortellement renversée par un automobiliste malchanceux. À partir de cet instant, tout va basculer pour cette famille dont la vie jusqu’à ce jour fatidique du 07 janvier 2013 était sereine et sans heurts.

Dans ce récit autobiographique à deux voix, Circé raconte son accident, ses premiers instants où subitement elle se retrouve dans cette autre réalité, dans laquelle elle vient de passer, de cette vie à l’après-vie.

Tout en suivant sa transition vers cet ailleurs qui l’appelle, Claudine, sa Maman, dévastée par la mort de sa fille, relate le point de départ de sa nouvelle vie, ses journées qu’elle doit affronter sans plus jamais entendre le rire de Circé, la terrible absence de l’être aimé, cette vie qui tout d’un coup n’a plus aucun sens...

Mais cette vie qui malgré tout recommence, s’anime de nouveau avec les signes de survivance que Circé envoie à son entourage, à sa petite famille, à sa Maman l’obligeant ainsi à reconsidérer l’idée qu’elle se fait de la vie et de la mort.

Même si le départ déchirant de Circé laisse un vide immense, tous ces rêves étranges et lucides où Claudine retrouve sa fille, toutes ces coïncidences magiques, ces signes de reconnaissance que lui transmet la médium Florence Hubert, toute cette connexion indiscutable et de plus en plus incroyable qui balise leur chemin, tous ces cadeaux inestimables que la famille reçoit, les aident à avancer, à s’éveiller petit à petit, à trouver un sens à tout ça en attendant les retrouvailles.

« Je crois que c’est pour cela que Circé est venue à nous. Elle est venue nous enseigner à ouvrir les yeux. »

Ce touchant témoignage m’a bouleversée, car il a éveillé en moi ces moments douloureux quand mon jeune frère nous a quittés. Cette détresse, cette tristesse et incompréhension, je les ai vues dans les yeux de mes parents, je les ai absorbées pour essayer de les en alléger, de les aider à avancer malgré ma douleur immense qui me déchirait.

Mais quand on lit ce livre, on ressent tellement d’amour, d’espoir que la mort laisse place à la vie. À cette vie qui demeure, certes sous une autre forme, mais bien présente, frémissante, comme je l’ai ressenti à travers certains signes que mon petit frère nous adressait !

Tout en rendant un très bel hommage à sa fille Circé, Claudine offre à travers ses mots, un soutien, un réconfort pour chaque personne qui aurait perdu un enfant, un être cher.

« Je t’ai donné la vie, tu m’as offert l’éternité. »

 

Pour aller plus loin :

Interview extraordinaire d'une femme et d'un parcours de reconstruction étonnant après le décès de sa fille Circé, 15 ans...

 

 

Partager cet article

22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 10:43

Voici le troisième opus d’une aventure démarrée l’été dernier avec le premier numéro qui, victime de son succès, n’est que disponible en PDF.

 

Dans ce numéro, c’est Laurent Loiseau qui ouvre la marche en poursuivant l’excursion vers les légendaires cités d’or. Puis nous traversons l’hiver celtique avec Lili Oz, pour ensuite partir vers le pays le plus énigmatique des pays de l’Est, la Bulgarie en compagnie de Véronique Kerdranvat.

Mais le voyage ne s’arrête pas là, car Charly Samson nous attend pour nous conter les secrets de la Grande Pyramide, puis c’est Joseph Castellet, l’investigateur archéologique, qui prend le relais en nous emmenant à Malte à la découverte de temples mystérieux et d’énigmatiques motifs à spirales laissés par nos ancêtres…

Nous rentrons en France avec Rudy vers un lieu qui attise toutes les convoitises : Rennes-Le-Château, où l’on y retrouve également Annick Martin-Grassi auteure de Rennes-le-Château : ils savaient.

Les mystères s’enchaînent avec Magali Cazottes, qui fait la une de ce numéro en nous présentant l’énigme renversante du Carré Sator, et l'historien Pascal Cazottes met en lumière Kasper Hauser, un bien curieux personnage dont Paul Verlaine en esquissa le portrait à travers quelques vers…

Puis nous passons à la "Cryptozoologie" avec Axel Mazuer qui, s’appuyant sur divers témoignages et documentations, nous présente l'Ucumar, le Yéti d’Amérique du Sud.

Dans la partie "Initiation" Christèle Hachette nous explique le rôle de l’âme dans la programmation de l’être humain.

Dans "Histoire secrète", nous retrouvons Peter Knight qui avait commencé dans le numéro deux à nous expliquer ce mystérieux code qu’il nomme Le Code Adamsky. Mais ce n’est pas fini, puisqu'Elisabeth de Caligny nous entraîne en Terre d’Ovnis où, depuis de longue date, des phénomènes lumineux font leurs apparitions dans le ciel de la Pologne.

Pour clôturer ce magazine de 132 pages, vous trouverez quelques actualités sur des faits mystérieux et ma petite rubrique de lecture dans laquelle je vous invite à découvrir de passionnants et enrichissants ouvrages !

Bonnes lectures ! Et n'hésitez pas à cliquer sur les noms des auteurs pour voir un petit aperçu de l'article en question.

 

Pour voir plus en détail ce magazine, je vous invite à en feuilleter quelques pages...

 

  • Pour commander ce numéro en PDF cliquez ICI, ou en format papier ICI

 

A vos agendas :

Rendez-vous en février sur ULULE pour la suite de cette aventure avec le numéro 4 qui sera en précommande !

 

 

Partager cet article

15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 11:06

 

Ce qu’il faut avant tout savoir :

Après un tour du monde de 18 mois, Deïmian a réalisé que la vie était trop courte pour que l’on s’ignore. Passionné de mystères et d’anciennes civilisations, il mène depuis 2013 ses propres recherches en quête de nos origines, orientées vers une histoire alternative. Convaincu que les mythes, mais aussi les religions, comportent les pièces d’un puzzle inhérent à une plus grande vérité. Deïmian parcourt ainsi les pays du monde entier à la recherche des évidences qui mettrait en lumière cette partie occultée de notre Histoire.

Résumé du livre :

"La Genèse" - le livre du film L'Autre Terre des Dieux : « Sommes-nous seuls dans l’univers ? Et si les réponses n’étaient pas au-dessus de nos têtes, mais sous nos pieds ? »

Dans cet ouvrage, qui rassemble le fruit de deux années de travail et de recherches, Deimian nous emmène à la découverte des mystères que renferme la Roumanie. C’est pas à pas que nous suivons ce chercheur de vérité qui arpente les sentiers tracés par des civilisations anciennes afin d’apporter de nouvelles pistes de réflexion sur notre existence.

Les découvertes, exposées dans cet ouvrage, mettent en lumière d’intrigants artefacts et de surprenantes structures ayant impliqué des procédés techniques de construction qui nous dépassent totalement malgré nos connaissances. Tout ce savoir nous oblige à nous questionner sur cette civilisation du passé que l’Histoire ne mentionne pas et qui semble bien déranger, car, hormis l’accueil chaleureux de beaucoup de Roumains qui ont apporté leurs contributions sur certains sujets tabous, l’exploration de cette autre terre des dieux ne fut pas si aisée que cela…

Fort heureusement à force de persévérance, d’abnégation, Deïmian a pu réaliser son rêve de produire un film sur cette mystérieuse Roumanie antique et ce très beau livre qui le complète à merveille ! Richement documentés et illustrés de magnifiques photos plus parlantes les unes que les autres, ces trésors de notre passé nous obligent à remettre en doute nos certitudes et surtout nous poussent à compléter ce complexe puzzle qu’est celui de nos origines.

 

Voici une petite vidéo qui vous permet de voir plus en détail ce très bel ouvrage.

 

Pour aller plus loin :

L'Autre Terre des Dieux est le premier film documentaire qui ouvre les portes des mystères de la Roumanie. Une enquête exclusive au plus profond des Carpates, terres de mystères et de phénomènes inexpliqués. Tunnels menant au centre de la Terre, ovnis, forêt hantée, pierres vivantes, trésors légendaires, excavations de squelettes gigantesques, civilisations encore inconnues... Toutes ces découvertes pourraient remettre en question notre chronologie et nos véritables origines. Un voyage intrigant et initiatique sur une légendaire terre des dieux demeurée jusque là inexplorée.

 

Vous pouvez également découvrir les 20 premières minutes de ce passionnant documentaire sur la chaîne YouTube de Deïmian en cliquant ICI

 

  • Pour acquérir le DVD et/ou le livre du film, rendez-vous sur le site de Deïmian en cliquant ICI

 

Pour aller encore plus loin :

  • Voyageur aguerri et passionné, Deïmian est un aventurier qui parcourt le monde et vous propose également de le suivre dans cette aventure en partant à la découverte de sites fabuleux qui constituent les vraies richesses de notre héritage. Pour plus d’informations sur ses voyages, rendez-vous sur son site : Deïmian.com

 

  • Au printemps 2020 sortira en VOD uniquement, son dernier documentaire s'intitulant "Raqchi : Rencontre avec un peuple des étoiles" dans lequel une jeune femme confie un témoignage exceptionnel et inédit concernant une rencontre extraordinaire entre sa mère et des êtres qui n’appartiennent pas à notre monde. Pour visionner la bande annonce, cliquez ICI

 

 

 

 

Partager cet article

7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 12:23

Black Elk, homme médecine Sioux-Lakota, petit cousin de Crazy Horse, a confié en 1931 à l’auteur John Neihardt, qui était venu dans la réserve de Pine Ridge pour y recueillir des témoignages sur la Danse des Esprits et le massacre de Wounded Knee Creek, son expérience de mort imminente survenue à l’âge de neuf ans, que John Neihardt retranscrira dans son ouvrage "Black Elk Speaks" (Elan noir parle) en 1932.

C’était durant l’été, quand son peuple se dirigeait lentement vers les Rocheuses pour y camper. Un soir, après une énième halte, Black Elk se sentit très mal, il ne pouvait plus marcher, ses jambes, ses bras et son visage étaient tout gonflés. Allongé dans le tipi, à travers l’ouverture, il vit deux hommes sortir des nuages en l’interpellant : « Dépêchez-toi, ton grand-père t’appelle ».

Bien qu’il ait été triste de laisser ses parents, il s’est levé, ses jambes ne lui faisaient plus mal, il se sentait très léger. Tout en suivant ces hommes, un petit nuage se mit à le porter en se déplaçant rapidement. D’en haut, il pouvait voir le camp. Après avoir eu la vision de chevaux célestes, d’oies migrantes et d’aigles tachetés, il s’est dirigé vers un tipi de nuage dont une porte arc-en-ciel en montrait l’accès.

Là, il a vu six grands-pères âgés, qu’il décrit comme étant « plus vieux qu’aucun homme ne pourrait jamais l’être - vieux comme les collines, vieux comme les étoiles ». Ces grands-pères sont des représentants spirituels des six directions sacrées : l’ouest, l’est, le nord, le sud, le haut et le bas – connu des Lakotas comme "les puissances du monde"...

« Et pendant que je me tenais là-bas, je voyais plus que je ne peux le dire et le comprendre… Je voyais d’une manière sacrée les formes de toutes les choses dans l’esprit et la forme de toutes les formes puisqu’elles doivent vivre ensemble comme un Être. Et j’ai vu que le cercle sacré de mon peuple était l’un des nombreux cercles qui faisaient un seul cercle. Il était large comme la lumière du jour et la lumière des étoiles, et dans le centre a grandi un puissant arbre à fleurs pour abriter tous les enfants d’une mère et d’un père. Et j’ai vu que c’était saint. »

Avant de repartir, les anciens ont fait des prophéties et lui ont donné des pouvoirs de guérison et de sagesse.

Deuxième EMI de Black Elk

En 1889, âgé de 26 ans, Black Elk fit une seconde EMI alors qu’il voyageait en Europe au sein du spectacle de Buffalo Bill. Pour vivre, il était obligé de se produire dans les cirques et c’est à Paris qu’il tomba malade.

Un malaise fulgurant le fit tomber « raide mort de sa chaise ». Il quitta alors son corps et commença un voyage spirituel au-delà des océans pour revenir dans sa réserve natale de Pine Ridge au Sud du Dakota.

Il y vit ses parents devant leur tipi, ainsi que d’autres personnes de sa connaissance, puis refit le voyage en sens inverse jusqu’à revenir dans son corps. Black Elk décrit ainsi cette expérience :

« Je regardais le plafond et il me semblait qu’il bougeait. La maison tournait sur elle-même et s’agrandissait tout en tournant. Nous nous élevions rapidement tout en tournant avec la maison. Puis un nuage descendit des cieux et je me retrouvais soudainement dessus alors même que la maison et les personnes qui s’y trouvaient s’éloignèrent.

Je me retrouvais seul sur ce nuage qui allait très vite et je m’y accrochais de toutes mes forces, car j’avais peur de tomber. Tout en bas, je pouvais voir des maisons et des villes, des pâturages et des rivières et tout semblait plat. Puis je fus au-dessus de la "grande eau" et je n’eus plus peur à partir de là, car je savais que j’étais en route vers la maison.

Il faisait sombre, puis le jour vint à nouveau et je vis une grande ville en dessous de moi et je sus que c’était de là que nous avions embarqué à bord du bateau la première fois et que j’étais revenu dans mon pays. J’étais vraiment heureux.

Le nuage et moi allions vraiment vite. […] Je reconnus les endroits que je survolais. Je vis la rivière Missouri, et de loin Black Hills et le centre de ce monde où les esprits m’avaient amené dans cette grande vision.

Je me retrouvais alors au-dessus de Pine Ridge et le nuage s’arrêta. Je regardais en bas et ne pouvais comprendre ce que je voyais, car il semblait que tous les gens des différentes tribus s’étaient réunis dans un grand camp. Je vis le tipi de mes parents. Ils étaient dehors et ma mère cuisinait. Je voulais sauter du nuage pour les rejoindre, mais j’avais peur que cela me tue.

Pendant que je les regardais, ma mère leva les yeux vers moi et j’étais sûr qu’elle m’avait vu, mais à ce moment-là le nuage reprit sa course, me ramenant rapidement en arrière. Très vite nous fûmes au-dessus de la grande ville, puis au-dessus de l’eau. La nuit est venue sans étoiles. J’étais seul dans ce monde d’obscurité et je pleurais.

Après un certain temps, la lumière a commencé à apparaître loin devant moi, puis je vis la terre sous moi, des villes, des maisons, des champs et tout volait à l’envers sous moi. Le nuage finit par s’arrêter au-dessus d’une grande ville et une maison s’éleva vers moi tournant sur elle-même en s’approchant.

Lorsqu’elle toucha le nuage, elle m’attrapa et commença à redescendre tout en continuant à tourner. Elle toucha terre et lorsqu’elle toucha le sol, j’entendis la voix de la fille, puis d’autres voix effrayées, sa mère, ses deux sœurs et le docteur me regardaient tous d’un air étrange, comme s’ils étaient effrayés.

Celui qui parlait anglais dans notre spectacle vint à moi et me dit ce qu’il en était. Lorsque j’étais assis au petit déjeuner, je les ai regardés en souriant puis je suis tombé comme mort de ma chaise. Je suis resté mort pendant trois jours, à part une petite respiration de temps en temps. Souvent, ils ne sentaient plus mon cœur battre. Ils pensaient que je mourrais bientôt et se préparaient à acheter mon cercueil.

Peut-être que si je n’étais pas revenu à la vie cette fois-là, ils m’auraient réellement mis dans un bon cercueil, ou je pense plutôt dans une boîte. Je n’ai rien dit à personne de ce que j’avais vécu, car ils n’auraient pas pu me croire. »

Black Elk est ensuite retourné chez lui dans le Dakota du Sud...

« Quand je suis revenu à Pine Ridge, tout était exactement comme je l’avais vu de mon nuage. Tous les Lakotas étaient là où je les avais vus, car c’était l’année du traité (1889), les blancs avaient acheté encore plus de nos terres. J’avais été absent pendant 3 ans à ce moment-là et j’ignorais absolument tout de cette affaire insensée.

 

Le tipi de ma mère était exactement là où je l’avais vu et d’autres gens campaient aussi aux mêmes endroits. Mes parents étaient vraiment heureux de me voir, ma mère pleura de joie et je pleurais aussi. […]. Ma mère me dit qu’elle avait rêvé une nuit que je rentrais sur un nuage, mais que je ne pouvais pas rester, alors je lui racontais ma vision. »

Chef indien Black Elk

En 1950, Black Elk, aveugle et très affaibli, meurt en août 1950 dans sa maison de Manderson.

« Je suis aveugle et je ne vois pas les choses de ce monde ; mais quand la lumière vient d'En-Haut, elle illumine mon cœur et je peux voir, car l’œil de mon cœur voit toute chose. Le cœur est le sanctuaire au centre duquel se trouve un petit espace où habite le Grand Esprit par lequel il voit tout chose, et par lequel nous voyons. »

Son fils Ben Black Elk devant la tombe de son père

 

Black Elk : un sioux en voie de canonisation...

Pour la première fois, un chef indien converti au catholicisme pourrait devenir un saint de l'Église catholique. Avant cela, ses soutiens doivent encore constituer un dossier auprès du Vatican pour démontrer l'influence de cet homme. Retour sur son incroyable histoire.

Partager cet article

@ Pour m'écrire

EnveloppeMail.png

Recherche