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  • : Un Autre Regard...
  • Un Autre Regard...
  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 14:00

Presses de la Cité

 

Ce qu'il faut avant tout savoir :

Photographe professionnelle, Arabella Carter-Johnson se consacre particulièrement aux paysages, aux portraits de famille et aux albums de mariage. En 2008, après avoir vécu au Venezuela et dans le Limousin, Arabella et son époux Peter John décident de s'installer au coeur des collines verdoyantes du Leicestershire, en Angleterre, où la jeune femme a grandi. Un an plus tard, Iris Grace vient au monde et bouleverse leur vie à jamais. Après avoir découvert le talent artistique de leur fille, Arabella et PJ décident de créer un site Internet (irisgracepainting.com) sur lequel sont publiées les toiles d'Iris Grace.

Résumé du livre :

Iris Grace est différente. Depuis sa naissance, enfermée dans son monde, elle ne s'exprime qu'avec ses pinceaux. Jusqu'au jour où un chaton entre dans sa vie... Aujourd'hui, cette petite fille autiste communique. Son talent artistique est impressionnant. Son histoire a conquis le monde entier.

C’est en s’apercevant que la société des autres perturbe de plus en plus sa petite fille Iris que sa mère Arabella déploie une méthode de communication pour comprendre sa perception du monde afin qu’Iris, diagnostiquée autiste, ne s’enferme pas dans son propre univers.

J’avais l’impression, dans ces moments-là, qu’elle s’échappait, qu’elle se plongeait dans un rêve éveillé, mais en plus intense. Elle avait un air triste et absent, ne remarquant plus ce qui se déroulait sous ses yeux. […] elle ne réagissait pas au bruit soudain, ni à notre arrivée dans une pièce.

Arabella et son mari vont mettre tout en oeuvre pour aider leur petite fille à communiquer que ce soit par la lecture, la musique et la peinture qui, en réalisant des merveilles, est devenu son principal mode d’expression.

 

"Gouttes de pluie"

Jusqu’à ce qu’un jeune chat, appelé Thula, débarque dans leur quotidien en transformant leur vie à tout jamais. Sans qu’on lui demande quoi que ce soit, Thula ressent d’instinct ce qu’il doit faire pour distraire Iris afin de la réconforter. Il va devenir leur précieux et extraordinaire allié qui ira jusqu’à se glisser dans la baignoire pour qu’Iris n’est plus cette phobie de l’eau et accepte de se laver.

[…] il prenait régulièrement des bains et m’autorisait même à lui faire des shampooings pour donner l’exemple à Iris. […] Il restait parfaitement immobile pendant que je lui frictionnais les poils du crâne. Iris riait de le voir couvert de mousse, et elle me laissait ensuite lui laver les cheveux sans m’opposer aucune résistance.

C’est un magnifique et émouvant témoignage dans lequel Arabella a immortalisé toutes ces épreuves et ces joies, étape par étape, agrémentée des sublimes peintures d’Iris et de certaines photos avec Thula, cet incroyable nounou et fidèle compagnon.

Ce témoignage, à l’instar de l’enfant cheval, contribue à transformer notre regard sur l’autisme en mettant à mal de nombreux clichés et idées préconçues sur ce handicap. Il démontre également combien la différence peut être une chance, car il est riche d’enseignement.

 

Pour aller plus loin :

 

 (Pour visionner les autres toiles de la petite Iris, cliquez sur l'image)

 

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 16:07

Editions Albin Michel

Ce qu'il faut avant tout savoir :

L'Enfant Cheval - Rupert Isaacson

Rupert Isaacson est né en 1967 d’une mère sud-africaine et d’un père rhodésien. Partageant son temps entre le Royaume-Uni - son pays d’origine -, les États-Unis - son pays de résidence -, et l’Afrique - son continent d’adoption. Journaliste, il travaille pour de nombreuses publications anglaises. Il s'est battu aux côtés de Survival International pour la reconnaissance et les droits des peuples autochtones d’Afrique du Sud. Après leur avoir consacré de nombreux articles et crée une fondation pour le droit à la terre des peuples indigènes, il publie en 2008 un livre intitulé Les derniers hommes du Kalahari : rencontre avec les Bushmen. Rupert Isaacson a créé, fin 2007, un centre d’équithérapie pour les enfants autistes et handicapés. Il a souhaité élargir cette expérience à d’autres enfants en organisant des stages de soin en Angleterre, aux États-Unis et en France.

Résumé du livre :

En 2004, au Texas, Rowan a deux ans quand les médecins diagnostiquent chez lui une forme rare et violente d'autisme, laissant ses parents désespérés. Anéantis, les rêves et projets d'une famille heureuse. Pourront-ils un jour communiquer avec leur enfant ? Seul réconfort aux crises de Rowan : chevaucher avec son père sur Betsy, une vieille jument. Une idée folle traverse alors la tête de Rupert Isaacson. Emmener son fils en Mongolie, l'une des dernières cultures équestres de l'humanité, et un pays où le chamanisme est toujours très présent, où les rapports entre le corps et l'esprit ne sont pas les mêmes que dans le monde "civilisé.

Quand Rupert Isaacson et sa femme apprennent que leur fils Rowan, âgé de deux ans, est diagnostiqué autiste, leur monde s'écroule. Se retrouvant seuls dans le désarroi le plus complet, ils commencent à chercher sur Internet les meilleures thérapies possible. Après en avoir tentées plusieurs en vain et face au vocabulaire limité, sous forme d'écholalie, aux violentes et incontrôlables crises de colère de Rowan qui les laissent tous les deux exsangues, ils décident, après avoir remarqué que le contact des chevaux l'apaise et lui fait dire ses premiers mots, de partir en Mongolie, dans ce pays qui offre à leurs yeux un double avantage, une terre de chevaux et de chamans

C'est dans une incroyable et courageuse odyssée que va se lancer la famille Isaacson. Partir à cheval aux confins de la Mongolie, camper en pleine nature avec un enfant autiste va s'avérer extrêmement compliqué. Mais guidés par l'amour qu'ils portent à leur fils, aux surprenants progrès que Rowan fait au contact de chamans, ils sont bien décidés à aller jusqu'au bout, à l'extrême Nord de la Mongolie où vivent les Tsaatans, le Peuple du Renne là où la force de la nature n'est ni affaiblie, ni clôturée, ni entravée et dont la tradition chamanique est ancestrale.

J'avais eu accès à quelque chose d'unique - un aperçu de la réflexion de Rowan sur sa propre existence, la vision fugitive, comme à travers une fenêtre, de la vie intérieure d'un enfant autiste. Et cette vie, ce monde, comme ils étaient riches !

Les résultats vont être des plus surprenants, des plus impressionnants, car c'est un enfant différent que ses parents vont voir apparaître, un enfant qui va reprendre contact avec le monde, avec la vie. Un témoignage émouvant, édifiant et encourageant !

 

Pour aller plus loin :

Ce livre a été récompensé par trois prix littéraires en France. Ce voyage a donné lieu à un documentaire intitulé The Horse Boy (en cours de traduction) sélectionné par plusieurs festivals internationaux, dont le Festival de Sundance en janvier 2009. Depuis Rupert Isaacson continue d'amener son fils à la rencontre des chamans et, à chaque voyage, Rowan mûrit et progresse. Rupert Isaacson vit à Austin (Texas) avec sa famille où il a créé, fin 2007, un centre d’équithérapie (Horse Boy World) avec son épouse Kristin, professeur de psychologie à l’Université d’Austin.

 

Pour aller encore plus loin :

Lors de son passage en France en Avril 2012, Rupert Isaacson explique (en français) les bienfaits de l'Equithétapie/ Hippothérapie et les techniques qu'il a mis en place avec son fils autiste, Rowan, dont il fait profiter aujourd'hui d'autres enfants.

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 13:03

Albin Michel

Ce qu'il faut avant tout savoir :

Membre de la Société des explorateurs français et membre des JNE (Journalistes écrivains pour la Nature et l'Ecologie) Natacha Calestrémé est également réalisatrice. Elle intègre sa vision scientifique ultra documentée à un intérêt pour le surnaturel en écrivant des thrillers “éclairants” basés sur des phénomènes mystérieux et réels. Le voile des apparences est un roman qui traite de l'autisme et qui revisite le thème de l'après-vie. Son site : natachacalestreme.fr

Résumé du livre :

Après une série d’événements tragiques, Yoann Clivel, flic brillant de la police judiciaire, se rend dans un hôpital psychiatrique. Il y fait la connaissance d’un jeune homme atteint d’autisme qui communique avec les morts. L’un de ses « fantômes » est une femme qui prétend avoir été assassinée. Supercherie ? Délire d’un malade mental ? Ou piste à prendre au sérieux ? Happé par les méandres de cette affaire, Clivel se retrouve face à une autre énigme : l’assassinat de son propre père lorsqu’il était enfant… À la frontière du paranormal et du thriller, Le voile des apparences confirme l’univers singulier et très documenté de l’auteur du Testament des abeilles.

Major à la Police Judiciaire, Yoann Clivel est au bord de la dépression après avoir assisté à la mort de sa collègue qui a fait ressurgir en lui l'événement dramatique qu'il porte depuis plusieurs années, le meurtre de son père. Rongé par le remord, il décide de consulter un psychiatre. Dans la salle d'attente, il fait la connaissance d'un couple dont leur fils atteint d'autisme, mais jugé schizophrène, est interné depuis plusieurs années, car la seule façon qu'il a de communiquer est de transmettre les messages de l'au-delà qu'il reçoit par le biais de l'écriture automatique.

Ce thriller haletant nous amène à prendre conscience de ce fil ténu qui sépare la folie de la perception, car le cumul entre l'autisme et la médiumnité étant un phénomène plutôt méconnu, voire même rejeté, certains médecins ont vite fait d'interner ces personnes qui ne correspondent pas à la normalité imposée en leur diagnostiquant d'emblée une schizophrénie. Ce livre m'a passionnée, car Natacha Calestrémé, à travers ce roman basé sur des faits réels*, aborde ce sujet avec beaucoup de rigueur et d'efficacité.

Voici un extrait du livre de Natacha Calestrémé qui m'a fait penser au livre Trente ans parmi les morts du psychiatre Carl Wickland, dont les mémoires datent de 1924, dans lequel il disait également que « la plupart des internés sont des médiums potentiels dont la médiumnité pourrait être développée » :

Comment différencier les voix qu'entendait un schizophrène d'un médium qui recevait des messages de l'au-delà ? Dans le cas d'une schizophrénie, les délires n'étaient pas structurés, on constatait des invraisemblances et la personne finissait par s'exclure de la vie en société. Dans le deuxième cas, il ne s'agissait pas d'une pathologie, mais d'une aptitude. Malgré ses perceptions, la personne restait psychiquement saine et parfaitement intégrée dans la société. Un mari, des enfants, un métier. Il existait tant de cas que ces expériences représentaient une réalité statistique. Adhérer sans recul n'était pas souhaitable, mais tout nier en bloc n'était pas la solution. Il fallait aider la personne à communiquer et à entrer dans la “normalité”. La difficulté venait du fait que ces phénomènes étaient difficiles à mesurer car non reproductibles. Et comme nous vivions dans un contexte où ce genre de perceptions étaient classées d'emblée comme le signe d'une pathologie… cela n'incitait pas les témoins de ces phénomènes à les partager. Par ailleurs, cela expliquait pourquoi tant de médiums étaient enfermés dans des hôpitaux psychiatriques.

 

 

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