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  • : Un Autre Regard...
  • Un Autre Regard...
  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 12:23

Black Elk, homme médecine Sioux-Lakota, petit cousin de Crazy Horse, a confié en 1931 à l’auteur John Neihardt, qui était venu dans la réserve de Pine Ridge pour y recueillir des témoignages sur la Danse des Esprits et le massacre de Wounded Knee Creek, son expérience de mort imminente survenue à l’âge de neuf ans, que John Neihardt retranscrira dans son ouvrage "Black Elk Speaks" (Elan noir parle) en 1932.

C’était durant l’été, quand son peuple se dirigeait lentement vers les Rocheuses pour y camper. Un soir, après une énième halte, Black Elk se sentit très mal, il ne pouvait plus marcher, ses jambes, ses bras et son visage étaient tout gonflés. Allongé dans le tipi, à travers l’ouverture, il vit deux hommes sortir des nuages en l’interpellant : « Dépêchez-toi, ton grand-père t’appelle ».

Bien qu’il ait été triste de laisser ses parents, il s’est levé, ses jambes ne lui faisaient plus mal, il se sentait très léger. Tout en suivant ces hommes, un petit nuage se mit à le porter en se déplaçant rapidement. D’en haut, il pouvait voir le camp. Après avoir eu la vision de chevaux célestes, d’oies migrantes et d’aigles tachetés, il s’est dirigé vers un tipi de nuage dont une porte arc-en-ciel en montrait l’accès.

Là, il a vu six grands-pères âgés, qu’il décrit comme étant « plus vieux qu’aucun homme ne pourrait jamais l’être - vieux comme les collines, vieux comme les étoiles ». Ces grands-pères sont des représentants spirituels des six directions sacrées : l’ouest, l’est, le nord, le sud, le haut et le bas – connu des Lakotas comme "les puissances du monde"...

« Et pendant que je me tenais là-bas, je voyais plus que je ne peux le dire et le comprendre… Je voyais d’une manière sacrée les formes de toutes les choses dans l’esprit et la forme de toutes les formes puisqu’elles doivent vivre ensemble comme un Être. Et j’ai vu que le cercle sacré de mon peuple était l’un des nombreux cercles qui faisaient un seul cercle. Il était large comme la lumière du jour et la lumière des étoiles, et dans le centre a grandi un puissant arbre à fleurs pour abriter tous les enfants d’une mère et d’un père. Et j’ai vu que c’était saint. »

Avant de repartir, les anciens ont fait des prophéties et lui ont donné des pouvoirs de guérison et de sagesse.

Deuxième EMI de Black Elk

En 1889, âgé de 26 ans, Black Elk fit une seconde EMI alors qu’il voyageait en Europe au sein du spectacle de Buffalo Bill. Pour vivre, il était obligé de se produire dans les cirques et c’est à Paris qu’il tomba malade.

Un malaise fulgurant le fit tomber « raide mort de sa chaise ». Il quitta alors son corps et commença un voyage spirituel au-delà des océans pour revenir dans sa réserve natale de Pine Ridge au Sud du Dakota.

Il y vit ses parents devant leur tipi, ainsi que d’autres personnes de sa connaissance, puis refit le voyage en sens inverse jusqu’à revenir dans son corps. Black Elk décrit ainsi cette expérience :

« Je regardais le plafond et il me semblait qu’il bougeait. La maison tournait sur elle-même et s’agrandissait tout en tournant. Nous nous élevions rapidement tout en tournant avec la maison. Puis un nuage descendit des cieux et je me retrouvais soudainement dessus alors même que la maison et les personnes qui s’y trouvaient s’éloignèrent.

Je me retrouvais seul sur ce nuage qui allait très vite et je m’y accrochais de toutes mes forces, car j’avais peur de tomber. Tout en bas, je pouvais voir des maisons et des villes, des pâturages et des rivières et tout semblait plat. Puis je fus au-dessus de la "grande eau" et je n’eus plus peur à partir de là, car je savais que j’étais en route vers la maison.

Il faisait sombre, puis le jour vint à nouveau et je vis une grande ville en dessous de moi et je sus que c’était de là que nous avions embarqué à bord du bateau la première fois et que j’étais revenu dans mon pays. J’étais vraiment heureux.

Le nuage et moi allions vraiment vite. […] Je reconnus les endroits que je survolais. Je vis la rivière Missouri, et de loin Black Hills et le centre de ce monde où les esprits m’avaient amené dans cette grande vision.

Je me retrouvais alors au-dessus de Pine Ridge et le nuage s’arrêta. Je regardais en bas et ne pouvais comprendre ce que je voyais, car il semblait que tous les gens des différentes tribus s’étaient réunis dans un grand camp. Je vis le tipi de mes parents. Ils étaient dehors et ma mère cuisinait. Je voulais sauter du nuage pour les rejoindre, mais j’avais peur que cela me tue.

Pendant que je les regardais, ma mère leva les yeux vers moi et j’étais sûr qu’elle m’avait vu, mais à ce moment-là le nuage reprit sa course, me ramenant rapidement en arrière. Très vite nous fûmes au-dessus de la grande ville, puis au-dessus de l’eau. La nuit est venue sans étoiles. J’étais seul dans ce monde d’obscurité et je pleurais.

Après un certain temps, la lumière a commencé à apparaître loin devant moi, puis je vis la terre sous moi, des villes, des maisons, des champs et tout volait à l’envers sous moi. Le nuage finit par s’arrêter au-dessus d’une grande ville et une maison s’éleva vers moi tournant sur elle-même en s’approchant.

Lorsqu’elle toucha le nuage, elle m’attrapa et commença à redescendre tout en continuant à tourner. Elle toucha terre et lorsqu’elle toucha le sol, j’entendis la voix de la fille, puis d’autres voix effrayées, sa mère, ses deux sœurs et le docteur me regardaient tous d’un air étrange, comme s’ils étaient effrayés.

Celui qui parlait anglais dans notre spectacle vint à moi et me dit ce qu’il en était. Lorsque j’étais assis au petit déjeuner, je les ai regardés en souriant puis je suis tombé comme mort de ma chaise. Je suis resté mort pendant trois jours, à part une petite respiration de temps en temps. Souvent, ils ne sentaient plus mon cœur battre. Ils pensaient que je mourrais bientôt et se préparaient à acheter mon cercueil.

Peut-être que si je n’étais pas revenu à la vie cette fois-là, ils m’auraient réellement mis dans un bon cercueil, ou je pense plutôt dans une boîte. Je n’ai rien dit à personne de ce que j’avais vécu, car ils n’auraient pas pu me croire. »

Black Elk est ensuite retourné chez lui dans le Dakota du Sud...

« Quand je suis revenu à Pine Ridge, tout était exactement comme je l’avais vu de mon nuage. Tous les Lakotas étaient là où je les avais vus, car c’était l’année du traité (1889), les blancs avaient acheté encore plus de nos terres. J’avais été absent pendant 3 ans à ce moment-là et j’ignorais absolument tout de cette affaire insensée.

 

Le tipi de ma mère était exactement là où je l’avais vu et d’autres gens campaient aussi aux mêmes endroits. Mes parents étaient vraiment heureux de me voir, ma mère pleura de joie et je pleurais aussi. […]. Ma mère me dit qu’elle avait rêvé une nuit que je rentrais sur un nuage, mais que je ne pouvais pas rester, alors je lui racontais ma vision. »

Chef indien Black Elk

En 1950, Black Elk, aveugle et très affaibli, meurt en août 1950 dans sa maison de Manderson.

« Je suis aveugle et je ne vois pas les choses de ce monde ; mais quand la lumière vient d'En-Haut, elle illumine mon cœur et je peux voir, car l’œil de mon cœur voit toute chose. Le cœur est le sanctuaire au centre duquel se trouve un petit espace où habite le Grand Esprit par lequel il voit tout chose, et par lequel nous voyons. »

Son fils Ben Black Elk devant la tombe de son père

 

Black Elk : un sioux en voie de canonisation...

Pour la première fois, un chef indien converti au catholicisme pourrait devenir un saint de l'Église catholique. Avant cela, ses soutiens doivent encore constituer un dossier auprès du Vatican pour démontrer l'influence de cet homme. Retour sur son incroyable histoire.

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3 janvier 2020 5 03 /01 /janvier /2020 17:53

Bien qu’elle soit connue dans le monde entier, la croix ansée demeure une énigme pour tous ceux qui ignorent sa signification profonde. 

Dans cette émission, Magali Cazottes va lever le voile sur ce mystère qui entoure cette croix ansée ou ankh et que l’on ne retrouve pas seulement qu’en Égypte…

 

Et pour pimenter le tout, même la façon qu’ont les personnages divins de tenir cette croix a également toute son importance…

 

 

 

 

 

Je vous propose donc, dans cette nouvelle causerie, de partir à la découverte du sens caché de ce symbole qui représente véritablement la Clef de la Vie…

 

Bonne écoute !

 

 

  • Pour retrouver mes autres émissions, cliquez ICI

 

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1 janvier 2020 3 01 /01 /janvier /2020 00:01

 

Je vous souhaite une nouvelle année pleine de découvertes,
 d’aller où votre cœur vous porte,
 d’oser regarder autrement,
de rêver d’ailleurs,
d’écrire de nouvelles histoires,
et de prendre le temps de savourer chaque instant.

Merveilleuse année 2020 !

 

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24 décembre 2019 2 24 /12 /décembre /2019 10:03

Je vous laisse avec mes deux derniers articles de l’année,
en vous souhaitant de
TRÈS BELLES et JOYEUSES FÊTES de NOËL et de FIN D’ANNÉE !!

 

A bientôt, je vous embrasse !

 

Articles :

- Licorne(s) de Sandrine Duclos
- A la Lumière de la Science de Bleuette Diot

Belles lectures !

 

 

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23 décembre 2019 1 23 /12 /décembre /2019 14:01

Cet article vient en complément de ma rubrique littéraire que vous pouvez retrouver dans le magazine Génération Cités d'Or #3 qui vient de paraître ! 

La Vallée Heureuse

 

Ce qu’il faut avant tout savoir :

Sandrine Duclos est historienne de l’art, diplômée de l’École du Louvre. Elle a animé pendant huit saisons une chronique sur France 3 Aquitaine faisant découvrir des œuvres d’art des musées aquitains. Depuis dix ans, elle intervient à l’ICART à Bordeaux en initiation à l’iconographie puis en médiation numérique et contenus culturels. Elle assure depuis 2011 les "Démélis-mélos de l’art" au Forum des arts de la culture de Talence (33), des conférences en histoire de l’art pour le jeune public.

Résumé du livre :

Les licornes ont bien existé, et plus longtemps qu'on ne le pensait est le titre d'un article paru sur le site de RTL le 29 mars 2016. Il relayait le résultat des recherches de paléontologue russes sur un crâne d'Elasmotherium sibiricum ou licorne de Sibérie. Cet article et ce qu'il dit sur la fascination qu'exerce cet animal sont le point de départ de cet ouvrage. La licorne est l'être fantastique dont on trouve les traces les plus anciennes. Son apparition pourrait remonter à l'époque paléolithique. C'est Ctésias, médecin grec du Ve siècle avant J.-C., qui décrit pour la première fois la licorne, une espèce d'âne sauvage au corps blanc et à la tête rouge foncé. Cette description sera reprise, avec de nombreuses variantes, par Aristote, Pline et la plupart des auteurs de bestiaires médiévaux. La licorne blanche, telle que nous la connaissons aujourd'hui, est une invention de la fin du Moyen Âge. D'abord monstre à la férocité extrême, la licorne deviendra l'incarnation du Christ et un symbole de pureté et de chasteté, pour finir, au XXe siècle, en icône de la culture populaire et star d'Internet.

La licorne hante notre imaginaire depuis presque 2500 ans. Elle fait son apparition au IVe siècle avant J.-C grâce à Ctésias de Cnide, un médecin grec, qui rapporta dans l’un de ses ouvrages les dires de voyageurs venant d’Inde qui aperçurent là-bas, un animal sauvage ne possédant qu’une seule corne au milieu du front.

Unicorne - Sceau de Mohenjo Daro

Même si la licorne suscitera l’intérêt d’auteurs comme le philosophe Aristote ou Pline l’Ancien qui en dressera un portrait plus complet, cet unicorne mettra presque 2000 ans à s’imposer tant les sources concernant sa description étaient plutôt rares et surtout contradictoires.

De l’animal composite, féroce, à la licorne chevaline, les caractéristiques physiques et symboliques associées à sa corne magique, prescrite pour ses propriétés miraculeuses, ne cesseront d’évoluer, la faisant passer par toutes les couleurs pour arriver au blanc qui s’imposera à la fin du Moyen Âge, devenant ainsi le symbole de pureté et de chasteté souvent associé à la dame qui l’accompagne, illustrant l’amour impossible, le mystère de l’incarnation, la quête de l’absolu…

Dame à la Licorne - Musée de Cluny

Depuis, la licorne a su traverser les siècles jusqu’à aujourd’hui où elle continue d’inspirer les auteurs, que ce soit à travers les films d’animation, sur Internet ou dans les contes imaginaires. Bien loin de n'être qu’une simple icône populaire, cet animal fantastique, empreint de magie et de féérie, est constitutif de l'histoire de l'humanité puisqu’elle est citée à de nombreuses reprises dans l’Ancien Testament...

« Sa beauté est comme d’un premier-né de ses taureaux, et ses cornes comme les cornes d’une licorne : il heurtera avec elles tous les peuples jusqu’aux bouts de la terre. » Deutéronome (33,17 - page 343)

La Création - Musée J. Paul Getty

Animal véritable ou fantastique ? Pour répondre à cette question, Sandrine Duclos nous propose, à travers son ouvrage richement documenté et illustré, de partir sur les traces de la merveilleuse et énigmatique histoire de la licorne.

 

Pour aller plus loin :

Pour comprendre cette fascination qu'exerce la licorne, écoutez Sandrine Duclos, formidable raconteuse d’histoires, dans l'émission Place des Grands Hommes.

La licorne, mythe ou réalité...

Par Rodolphe Martinez

 

 

  • La page Facebook de Sandrine Duclos : Licornes

 

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