Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Un Autre Regard...
  • Un Autre Regard...
  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
  • Contact

Catégories

23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 01:58




J'traînais les pieds, des casseroles
J'n'aimais pas beaucoup l'école
J'traînais les pieds, mes guiboles abîmées
J'explorais mon quartier

J'traînais des pieds dans mon café
Les vieux à la belotte braillaient
Papi, mamie, tonton André et toutes ces pépées
A mes p'tits soins, à m'pouponner

Ecorché mon visage, écorchés mes genoux
écorché mon p'tit coeur tout mou
bousillées mes godasses, bousillé sur ma joue
bousillées les miettes de nous

La fumée du boeuf bourguignon
Toute la famille tête dans l'guidon
Du temps où ont pouvaient faire les cons
Les pensionnaires, les habitués, les gens d'passage surtout l'été
Joyeux bordel dans mon café

Ecorché mon visage, écorchés mes genoux
écorché mon p'tit coeur tout mou
balayée la terrasse, envolé le bout d'chou
envolées les miettes de nous

Je traîne les pieds, j'traîne mes casseroles
J'n'aime toujours pas l'école

Ecorché mon visage, écorchés mes genoux
écorché mon p'tit coeur tout mou
bousillées mes godasses, bousillé sur ma joue
bousillées les miettes de nous


Partager cet article

21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 08:32


















Éditions Bourgeois, 2006, 203 pages.

Traduit de l’anglais par Mona de Pracontal.



Le livre débute par la lettre d’Ellen Foster, alors âgée de quinze ans, qu’elle adresse au président de l’université de Harvard, car l’une de ses devises est
« qu’il ne faut jamais revoir à la baisse ce qu’on pense, ce qu’on ressent ou ce qu’on fait » elle décide donc de postuler dans cette université dans le dessein d’étudier l’anglais et la médecine afin de rejoindre le domaine de recherche sur l'épidémiologie. Ellen Foster est une jeune fille extrêmement brillante dotée d’un QI supérieur à la moyenne.


Après un passé lourd de conséquences : A neuf ans, sa mère meurt de tristesse, quelque temps après, elle fuit sa maison à cause de l’alcoolisme de son père pour se retrouver ballottée entre une tante qui ne veut pas d’elle, un professeur de dessin et une grand-mère qui dépérit. Cette mésaventure prend fin, le jour de Noël, dans un foyer de filles tenu par Laura. Et c’est grâce à l’amour et à l’attention que lui porte sa « nouvelle maman », qu’Ellen semble apaisée et commence à s’épanouir.

Dans ce récit, elle raconte son quotidien, ses amis, son parcours scolaire et la souffrance qu’elle endure à cause de la traîtrise de sa tante, cette manipulatrice ignoble et immorale qui lui a volé les affaires de sa mère. Heureusement que Laura, sa tutrice et curatrice, va essayer de tout faire pour l’aider à récupérer cet héritage détourné.

Kaye Gibbons, qui a été orpheline à l’âge de neuf ans, est restée profondément marquée par cette expérience et c’est à travers le personnage d’Ellen qu’elle exprime cette souffrance. Dans ce second roman, cette jeune fille très attachante refait son apparition (le premier étant « Ellen Foster »). Même si elle lutte encore une fois contre les démons du passé, elle en revient plus forte et c’est dans une belle leçon de courage, de ténacité, ponctué d’humour qu’elle pose un regard sur la vie qui l’entoure.

Ce roman se termine avec dans les dernières pages un très bel hommage à sa mère dont voici un extrait.


Extrait :

« Laura me donnait de l’amour, mais l’esprit de ma mère était la lumière dont j’avais besoin pour me guider jusqu’à elle, et elle a pu cesser de peiner pour m’atteindre. Nous nous sommes reposées du donner et du prendre et sommes restées tranquilles ensemble, nous disant l’une à l’autre que nous pouvions faire cela quelles que soient les perturbations, nous activer et le faire bien. Sachant avec certitude que je pourrais être plus que ce que ma mère avait fait, plus que le moment où elle était morte – je suis ce qu’elle était avant et ce qu’elle est maintenant, présente avec moi dans le fardeau de son amour que je suis comblée de porter, superbe à mon cœur et plus léger que le souffle. »




Partager cet article

19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 14:59
URGENT :

Essel a besoin de vous pour clore sa grande enquête sur l'évolution de vos pratiques de lecteurs, à ce jour il lui manque encore 10 réponses pour atteindre les 100. Dépêchez-vous, elle vous attend !

Pour en savoir plus cliquer sur le lien ci-dessous :

Sondage en 20 questions-clés

Partager cet article

18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 23:30













Éditions Belfond, 2006, 619 pages.
Traduit du japonais par Corinne Atlan.


Prix Kafka 2006.


Quatrième de couverture :

« Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d’esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d’autres choses encore…Avant de voir leur destin converger inexorablement et de découvrir leur propre vérité. »


J’étais hésitante à lire ce genre de livre pensant qu’il y aurait trop de fantastique à mon goût et puis pas du tout. C’est un roman étrange, voir atypique par son côté onirique et spirituel avec il est vrai une petite dose de fantastique. Mais ce roman hypnotique met en scène des personnages à la recherche du temps perdu, ils ont tous quelque chose à accomplir et il en ressort une très belle quête spirituelle. Haruki Murakami est un magicien des mots à l’imagination stupéfiante, il jongle avec une grâce infinie entre le réel et l’imaginaire. C’est un livre magique dont on en sort éblouie et chamboulé à la fois.


Extraits :


« Chaque fois que je saisis un volume et l’ouvre, il s’échappe d’entre les pages un parfum du temps passé. Les connaissances profondes, les émotions intenses qui reposent derrière ces couvertures ont une odeur particulière. Je la respire, parcours quelques pages des yeux, puis remets le livre à sa place. »

« C’est ce qui fait le sel des histoires : les retournements de situation, les développements inattendus. Il n’y a qu’une sorte de bonheur, mais le malheur prend mille formes différentes. »


Citation :

« Les rencontres de hasard sont dues à des liens noués dans les vies antérieures. » Haruki MURAKAMI - Kafka sur le rivage.


Le site sur Haruki Murakami


D'autres avis enthousiasmes :

Sibylline, Agapanthe, Clochette & Essel


Partager cet article

16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 23:33















Éditions Fleuve noir, 140 pages, 2006.



Cette grotesque couverture rose bonbon (il faut bien le reconnaître), recèle une belle histoire d’amour entre une jeune femme de trente ans, célibataire à Paris, et un écrivain.

Alice est « nègre » pour toutes sortes de stars en mal d’autobiographie et c’est juste après une de ses parutions qu’elle s’accorde quelques jours d’oisiveté pour participer à une rencontre littéraire. Et là, c’est le coup de foudre, un seul regard a suffi pour qu’Alice tombe éperdument amoureuse de Philippe Musil, écrivain à succès qu’elle trouve beau, gentil, et intelligent. Elle ne vit qu’à travers lui jusqu’à en oublier ses proches. C’est du moins ce que raconte la narratrice qui est la meilleure amie d’Alice :
« Après cette soirée, elle ne fut plus jamais comme avant. Elle ne m’appela plus comme avant. Elle n’aima plus comme avant… »

 
Pour mieux se glisser dans la peau de Philippe Musil, comme elle se glisse dans la peau des stars dont elle écrit la vie, elle lit tous ses romans, au point de se les administrer en cure. Se trouvant des ressemblances avec l’héroïne, elle est convaincue d’être la femme idéale qu’il décrit, qu’il recherche. N’y tenant plus, Alice décide de lui envoyer un mail, « La petite roue qui indiquait l’opération en cours tournoyait comme un soleil, elle s’y brula les yeux et sentit son cœur devenir gros de toute la force de l’univers. »

À partir de cet instant-là, son quotidien en devient bouleversé, elle n’ose plus sortir, c’est tout juste si elle peut quitter la pièce par peur de ne pas entendre le « cling » annonçant la réception d’un message. « Elle en avait fini par nourrir pour la lucarne électronique une forme de vénération, celle des jeunes filles d’autrefois pour les boîtes à lettres qu’elles couraient ouvrir au fond du jardin, cœur battant, pensées se chevauchant, sentiments emmêlés. » Et puis le moment tant attendu arrive enfin, Philippe Musil n’est pas indifférent à l’attention qu’elle lui porte. Ne sachant comment calmer ses ardeurs, sa passion pour son héros, elle se lance à corps perdu dans l’écriture d’un roman racontant leur histoire.

Encrier-accueil.pngJe me suis régalée à lire ce livre, même si c’est plus un joli conte de fée pour adulte qu’un roman, car tout-le-monde-il-est-beau-tout-le-monde-il-est-gentil, c’est une lecture rafraîchissante, joyeuse et qui vous laissera dans un état de bonne humeur pour la journée !
Avis à tous ceux qui croient encore aux belles histoires d’amour !


Pour en savoir plus sur « Je vous aime », je vous invite à visiter son site ici



Partager cet article

CATALOGUES

Livres à emprunter ou à louer

"Les Lectures de Florinette"

 

 

 

 

 

@ Pour m'écrire

EnveloppeMail.png

FLEURS DE BACH

Conseillère en Fleurs de Bach 

Retrouvez moi sur mon autre blog :

Pour celles et ceux qui désirent être plus en phase avec leur nature profonde, il existe un remède 100% naturel qui peut vous aider à vous sentir mieux, ce sont les Fleurs de Bach. 

 

Recherche