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  • : Un Autre Regard...
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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 18:23
















Éditions de l’Olivier, 2007, 232 pages.



Paul Hasselbank, Toulousain de 56 ans est un homme désenchanté et très mal-en-point, il est atteint d’une maladie dégénérative incurable et fatale qui le fait extrêmement souffrir s’il ne prend pas quotidiennement ses médicaments. N’attendant plus rien de la vie, il décide de partir à la recherche de sa femme Anna qui l’a quittée du jour au lendemain sans la moindre explication. Le seul indice qu’il ait, c’est sa dernière lettre postée de North Bay, petite bourgade de l’Ontario, dans laquelle elle lui dit « Pourquoi n’avons-nous jamais su nous comporter comme des êtres humains ? ».

Il prend donc l’avion pour le Canada, et après un long périple échoue dans un motel sordide où il entreprend ses premières recherches qui le mènent à Floyd Paterson, homme des bois de forte stature dans le Grand Nord canadien. La rencontre des deux hommes, que tout sépare et réunit pour avoir aimé la même femme, se déroule dans un huit clos intrigant. Ils sont cloîtrés dans un chalet par un blizzard qui les empêche de sortir. Cet emprisonnement forcé fait ressurgir en eux un tas de pensées, exacerbé par un sentiment de peur, d’inquiétude et de méfiance.

Encrier-accueil.pngC’est un livre âpre et sombre qui, une fois terminé, m’a laissée groggy, désemparée par un final troublant, terrifiant.

Il y a de très belles descriptions sur les paysages enneigés, que l'on souffre pour ces hommes quand cette tempête de glace s'abat sur eux, jusqu'à entendre le souffle du vent glacial qui fouette la nature, on s’y croirait !



Citations en exergue :

« Il faut connaître l’animal, de l’os jusqu’à l’esprit. Le bon chasseur est un animiste scrupuleux. Les animaux disent aux humains de se tenir ensemble, en famille, en amis, en groupe. Il faut aimer les gens, les âmes, les choses et la vie, de la mouche jusqu’à l’ours. Et la Vie te le rendra bien qui te reconnaît comme un vivant et qui ne voudra jamais que tu meures, bêtement, avec ton temps. »
Serge BOUCHARD - Récits de Mathieu Mestokosho

« Le goût de la mort est à présent moins redoutable qu’autrefois. Peut être un jour s’en ira-t-il tout à fait ? Ou est-ce là trop demander ? »
John STEINBECK
(1902-1968)



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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 18:46


















Éditions Stock, 2006, 318 pages.




Camille et Julien sont deux ados brillants, orgueilleux, cyniques, et je pourrais même rajouter prétentieux. Ils sont tous les deux passionnés par la littérature du XVIIIe siècle et décident, pour mettre un peu plus de piments dans leur existence ennuyeuse, de mettre en scène les personnages démoniaques du roman épistolaire de Laclos « Les Liaisons Dangereuses » en revêtant le rôle de la marquise de Merteuil et du Vicomte de Valmont.
 

Le jeu consiste, par lettres interposées de se lancer des défis amoureux qui incluent des tiers, c’est-à-dire, de séduire d’innocentes proies, de leur faire croire monts et merveille et dès que ces victimes commencent à avouer leurs sentiments, les jeter comme des vieilles paires de chaussettes en transmettant au partenaire de crime le « trophée » ; preuve écrite de l’humiliation et d’abandon.

Encrier-accueil.pngMais très vite, ce jeu dangereux va se retourner sur ces manipulateurs démoniaques qui voulant à tout prix remporter cet enjeu : ramener le plus beau « trophée », seront incapables d’y mettre un terme. Ils vont se faire piéger par la littérature et n’en ressortiront pas indemnes.
Leur manière de faire est horripilante, on grince des dents devant tant de perversité jusqu’à ce que leur dernière action sonne le glas.



Voir le site officiel de l’auteur



L'avis d'Amy

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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 00:01















Éditions Autrement, 2001, 240 pages.
Traduit de l’anglais (américain) par Anne Breton.

Prix des Lecteurs 2005 (Le choix des libraires).



Guido et Vincent sont cousins et amis d’enfance. Ils n’ont rien en commun, l’un est élégant, souple et sensuel tandis que l’autre est plutôt du genre désinvolte, agile et audacieux. Mais ça ne les empêchait pas plus jeune d’êtres complices dans leur bêtise en se demandant ce qu’ils deviendraient quand ils seraient grands.

À trente ans, ces inséparables se retrouvent tous les deux à New York, nantis d’un métier qui leur plait, mais ils se sentent bien seuls et se demandent qui sera l’élue de leur cœur. Guido est le premier à tomber amoureux d’Holly, jeune fille élégante et impassible, tandis que Vincent, après plusieurs aventures sans lendemain, craque en la personne de Mitsy, une rebelle à l’air revêche et inquiet. La vie merveilleuse pourrait s’arrêter là, mais tout n’est pas si rose, Holly à besoin de prendre ses distances pour réfléchir tandis que Mitsy se considère comme le « fléau de Dieu » qui ne croit pas en l’optimisme de son ami. Commence alors les crises existentielles au sein du couple, les inquiétudes et les malentendus…

Je m’attendais à un quelconque rebondissement, mais en vain, je ne veux pas dire que le roman est ennuyeux, loin de là et c’est là tout le talent de Laurie Colwin, car les personnages sont attachants et amusants, même si l’histoire n’apporte pas grand-chose, cela reste une bonne lecture récréative à lire entre deux autres romans.


Existe en version poche

















Voir également l'avis d'Emjy, de Clarabel et de Lilly


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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 00:40





Si j'ai parlé de mon amour
C'est à l'eau lente
Qui m'écoute quand je me penche sur elle
Si j'ai parlé de mon amour
C'est au vent
Qui rit et chuchote entre les branches
Si j'ai parlé de mon amour
C'est à l'oiseau
Qui passe et chante avec le vent
Si j'ai parlé
C'est à l'écho.

Si j'ai aimé de grand amour
Triste ou joyeux
Ce sont tes yeux
Si j'ai aimé de grand amour
Ce fut ta bouche grave et douce
Ce fut ta bouche
Si j'ai aimé de grand amour
Ce furent ta chair tiède et tes mains fraîches
Et c'est ton ombre que je cherche.

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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 09:20

















Éditions Pocket, 2004, 148 pages.


Grand Prix Pocket 2006 des Libraires.


Les boulevards de Kaboul ne divertissent plus, les estaminets, les maisons et les édifices sont devenus des ruines brûlantes. La mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là, un stade rempli pour des exécutions publiques. Les Taliban veillent. La joie et le rire sont devenus suspects.

Atiqu, le courageux et fier moudjahid reconverti en geôlier, a beaucoup maigri son visage tombe en lambeaux sous sa barbe d’intégriste. Il traîne sa peine depuis que sa femme est tombée gravement malade, il ne sait plus comment gérer cette situation qui ne cesse de se compliquer et impossible de chercher du réconfort puisque s’apitoyer sur une femme fait partie des péchés capitaux.

Non loin de là, le goût de vivre a également abandonné Mohsen qui ne sait plus où aller ni quoi faire de son oisiveté, errant seul à travers les faubourgs dévastés en pensant à cette belle cité millénaire qu’était Kaboul autrefois. Maintenant, les gens ont du mal à cohabiter avec leur propre ombre. La peur est devenue la plus efficace des vigilances. Sa très belle épouse Zunaira, condamnée à vivre cloîtrée dans une pièce aux fenêtres entoilées de tenture afin d’éviter qu’un passant soit choqué par son visage, ne veut plus sortir, elle refuse de porter ce voile maudit de se sentir à l’obscurité grillagée du tchadri, tels un affront ou un opprobre que l’on doit à tout prix cacher.

Encrier-accueil.pngInlassablement, Yasmina Khadra relate l’enfer du terrorisme qui sévit au Moyen-Orient où les terres afghanes ne sont que champs de bataille, arènes et cimetières. Avec un regard juste et lucide sur la réalité, il offre un roman bouleversant qui ne laisse pas indifférent.


Ceux et celles qui l'ont lu :
(j'espère n'avoir oublié personne)
(dans l'ordre chronologique)

Barbabella, Frisette, Papillon, Loupiote & Patch



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