Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Un Autre Regard...
  • Un Autre Regard...
  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
  • Contact

Catégories

26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 12:18



















Éditions Robert Laffont, 2006, 189 pages.



La Conception, située au nord du Québec, est une petite ville isolée, entourée de montagnes, un endroit oublié, une cache où se terrent des criminels de tout acabit, c’est dû moins la description qu’en fait Émile, cette jeune dégourdie de douze ans qui porte un prénom de garçon. Émile s’ennuie, elle n’a qu’une envie c’est d’explorer d’autres lieux, d’être transplantée ailleurs pour renaître enfin.
En attendant, elle est confinée dans un motel désaffecté où elle vit avec ses parents, un père taxidermiste et cultivateur de pavot et une mère cuisinière et astrologue, spécialiste en tarots à ses heures perdues.

Cette année, les vacances sont compromises, sa mère est enceinte, ils ne partiront pas. Émile se voit contrainte de rester dans cet univers en vase clos. Quand elle ne traîne pas avec son amie Nila, elle va chez Liam, son tuteur septuagénaire, grand voyageur nomade et artiste peintre, chez qui, encore, elle se permet de rêver d’un ailleurs à travers les histoires qui lui racontent.

Puis soudain tout s’enchaîne, l’arrivée d’un jeune vicaire, l’accouchement de sa mère, la découverte du corps de la mère de Nila (disparue depuis des années)... Tous ces événements vont bouleverser la vie d’Émile, lui ouvrir les yeux sur la violence du monde et des hommes. Cet été-là est, pour cette gamine, celui de tous les désirs et de toutes les trahisons.

Encrier-accueil.pngMélanie Vincelette entraîne le lecteur dans une ambiance mystique sur les pas d’une fillette à l’esprit vif qui s’éveille aux difficultés de la vie dans une écriture pleine de lucidité et de fraîcheur. C’est un premier départ fulgurant pour ce roman captivant, cruel et tendre à la fois.


Extrait :

« Eduardo Luna, reviens à moi. Eduardo Luna, j’ai si peur de t’aimer, car j’ai si peur de te perdre. Je préfère lire plutôt que vivre. Quand je lis, tu te réincarnes dans chaque syllabe, dans chaque phrase. Je feuillette mon dictionnaire des mots rares et précieux et je lis les plus beaux mots du monde. »


D'autres avis sur ce livre, dans l'ordre chronologique :

Cathulu, Clarabel, Allie, mAlice et Laure !
(Tout le monde est là ?)


Merci à A. pour le prêt de ce livre.





Partager cet article

24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 11:41

















Éditions Stock, 2005, 175 pages.




Quatrième de couverture :

« Toute ma vie, j’ai aimé, bu, mangé, fumé, ri, dormi, lu. De l’avoir si bien fait, on m’a blâmée de l’avoir trop fait. Je me suis bagarrée avec les hommes pendant plus de soixante ans. Je les ai aimés, épousés, maudits, délaissés. Je les ai adorés et détestés, mais jamais je n’ai pu m’en passer…La chaleur des hommes, qui m’a si bien enveloppée, ne fait que me rendre plus odieux ce grand froid qui avance. Il n’y a pas de bras assez puissants pour m’en préserver dans la nuit qui vient. »


Sur la quatrième de couverture, ce sont les derniers mots que Fosca, une vieille dame âgée de 87 ans, destine à Constance, jeune femme solitaire. Tout en lisant cette lettre testamentaire, elle se souvient de leur rencontre à Venise et de ce pèlerinage qu’elles ont effectué à bord d’une vieille Rolls-Royce où Constance écoutait Fosca raconter son enfance, sa vie de riche héritière, les maris et amants qui ont pimenté son existence …


C’est un roman plein de grâce et de délicatesse, on suit ces deux femmes qui prennent du bon temps dans les hôtels et restaurant, qui profitent de chaque instant qui passe en savourant la vie. C’est une belle et tendre amitié qui se tisse entre elles. Constance est absorbée par les malicieuses confidences de Fosca ponctuées de fous rires et de larmes. C’est le portrait d’une femme libre qui a croqué la vie à pleine dent. Mais la santé de cette vieille dame décline et le voyage prend fin. À son retour, Constance découvre dans les affaires de cette grand-mère adoptive, des lettres, des photos, et un petit carnet qui lui dévoile le côté mystérieux de Fosca.

Encrier-accueil.pngJe vous conseille ce premier roman de Simonetta Greggio aux parfums d’Italie pour ensoleiller vos journées d’hiver, car il vous offrira un pur moment de bonheur ! et moi je vais m’empresser de lire « Étoiles » sont deuxième roman.


 Extraits :

« Tu comprends, ma chérie, à mon âge on peut se permettre d’appeler les caprices des inclinations. »

« Ce n’est pas Dieu qui nous défend de pécher, c’est le diable qui veut nous le faire croire pour nous éloigner de nous-mêmes, pour nous détourner de la vie. »

« Un jour, dans un hôpital, j’ai entendu une bonne sœur au chevet d’un enfant malade demander aux parents d’offrir la souffrance de l’enfant, et la leur, à Dieu. Je l’aurais étranglée. Puis j’aurais offert sa douleur à Dieu. »


Voir le petit clin d'oeil de Clarabel
le jour de la Saint Valentin.


Vient de sortir au format poche : ici















Partager cet article

23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 18:38





J'crois que les histoires d'amour c'est comme les voyages en train,
Et quand je vois tous ces voyageurs parfois j'aimerais en être un,
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare,
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard.

Les trains démarrent souvent au moment où l'on s'y attend le moins,
Et l'histoire d'amour t'emporte sous l'oeil impuissant des témoins,
Les témoins c'est tes potes qui te disent au revoir sur le quai,
Ils regardent le train s'éloigner avec un sourire inquiet,
Toi aussi tu leur fais signe et tu imagines leurs commentaires,
Certains pensent que tu te plantes et que t'as pas les pieds sur terre,
Chacun y va de son pronostic sur la durée du voyage,
Pour la plupart le train va derailler dès le premier orage.

Le grand amour change forcément ton comportement,
Dès le premier jour faut bien choisir ton compartiment,
Siège couloir ou contre la vitre il faut trouver la bonne place,
Tu choisis quoi une love story de première ou d'seconde classe.

Dans les premiers kilomètres tu n'as d'yeux que pour son visage,
Tu calcules pas derrière la fenêtre le défilé des paysages,
Tu te sens vivant tu te sens léger tu ne vois pas passer l'heure,
T'es tellement bien que t'as presque envie d'embrasser le controleur.

Mais la magie ne dure qu'un temps et ton histoire bât de l'aile,
Toi tu te dis que tu n'y est pour rien et que c'est sa faute à elle,
Le ronronement du train te saoule et chaque virage t'écoeure,
Faut que tu te lèves que tu marches tu vas te dégourdir le coeur.

Et le train ralentit et c'est déjà la fin de ton histoire,
En plus t'es comme un con tes potes sont restés à l'autre gare,
Tu dis au revoir à celle que tu appelleras désormais ton ex,
Dans son agenda sur ton nom elle va passer un coup de tipex.

C'est vrai que les histoires d'amour c'est comme les voyages en train,
Et quand je vois tous ces voyageurs parfois j'aimerais en être un,
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare,
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard.

Pour beaucoup la vie se résume à essayer de monter dans le train,
A connaitre ce qu'est l'amour et se découvrir plein d'entrain,
Pour beaucoup l'objectif est d'arriver à la bonne heure,
Pour réussir son voyage et avoir accès au bonheur.

Il est facile de prendre un train encore faut il prendre le bon,
Moi je suis monté dans deux trois rames mais c'était pas le bon vagon,
Car les trains sont crapricieux et certains sont innaccessibles,
Et je ne crois pas tout le temps qu'avec la SNCF c'est possible.

Il y a ceux pour qui les trains sont toujours en grèves,
Et leurs histoires d'amour n'existent que dans leurs rêves,
Et y'a ceux qui foncent dans le premier train sans faire attention,
Mais forcément ils descendront dessus à la prochaine station,
Y'a celles qui flippent de s'engager parce qu'elles sont trop émotives,
Pour elles c'est trop risqué de s'accrocher à la locomotive,
Et y'a les aventuriers qu'enchainent voyages sur voyages,
Dès qu'une histoire est terminée ils attaquent une autre page.

Moi après mon seul vrai voyage j'ai souffert pendant des mois,
On s'est quitté d'un commun accord mais elle était plus d'accord que moi,
Depuis je traine sur les quais je regarde les trains au départ,
Y'a des portes qui s'ouvrent mais dans une gare je me sent à part.

Il parait que les voyages en train finissent mal en général,
Si pour toi c'est le cas accroche toi et garde le moral,
Car une chose est certaine y'aura toujours un terminus,
Maintenant tu es prévenu la prochaine fois tu prendras le bus.




Partager cet article

22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 09:28
















Éditions Actes Sud, 2007, 147 pages.
Traduit de l’américain par Christine Le Bœuf.



Un homme se réveille dans une chambre, il est assis au bord du lit, les mains à plat sur les genoux et le regard rivé sur le plancher. Il est vêtu d’un pyjama. Il semble désorienté. Il se demande pourquoi il est cloîtré dans cette chambre et dans quel bâtiment il se trouve, une maison ? un hôpital ? une prison ?. La seule chose qu’il sait, c’est qu’il est vieux, mais il ne semble pas en savoir davantage sur sa personne, ni même comment il s’appelle. Cet homme amnésique reçoit des visites, il ne sait pas qui sont ces gens qui lui donnent du « Mr Blank », qui l’obligent à prendre de drôles de comprimés en lui disant que l’heure des comptes est arrivée. Certains d’entre eux l’accusent de les avoir envoyés accomplir de périlleuses missions tandis que d’autres prennent sa défense. En les écoutant, Mr Blank, pétri de culpabilité, ne sait plus comment réagir face à de telles accusations.


C’est un petit livre vertigineux qui flirte entre la fiction et la réalité. Cette surprenante mise en abîme est un régal pour les fans de Paul Auster, avec en toile de fond des interrogations profondes sur la situation politique actuelle aux États-Unis qui, pour unifier le peuple, s’inventent des ennemis même lorsqu’il n’y en a pas. Je relirai certainement ce livre pour mieux assimiler certains détails, et pour m'en repaître de nouveau, ça peut paraître étrange, mais je ne peux pas en dire plus au risque de déflorer l’histoire, juste vous inviter à lire l'article et les bonus sur l’Austerblog.


L'avis d'Essel


Partager cet article

20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 18:35


















Éditions Picquier poche, 2002, 347 pages.   

Traduit de l’anglais par Marie-Odile Probst



Tilo est la  maîtresse dans l’art ancestral des épices au sens où certains compagnons artisans sont maîtres d’œuvres. Elle a reçu ce don, le jour de son initiation par le feu par la « Première Mère » sur une île secrète de sa terre natale, l’Inde, au prix de l’obéissance, et dans le plus grand respect des règles qui comportent des interdits stricts. Tilo ne doit pas quitter sa boutique, elle doit rester chaste, ne doit pas toucher le corps de l’autre pour ne pas mêler les énergies ni prendre le risque de se laisser submerger par les émotions…Mais comment respecter dans cette Amérique tous les nobles préceptes de la tradition ?

Tilo ne bonimente pas comme une vulgaire diseuse de bonnes aventures, elle devine le passé et prévoit le future comme un véritable chaman, cherche l’épice particulière qui convient à chacun et à chaque situation. Elle fait chanter l’épice, appelle la guérison, elle est l’intermédiaire entre les hommes et les entités supérieures pour aider les plus faibles. Néanmoins, chaque personne est différente, c’est ainsi que dans ce quartier d’immigrés d’Oakland en Californie, elle se penche humblement, secrètement sur les malheurs de ses clients. Elle pratique les mélanges et les incantations, cherche pour chacun l’épice-racine, clef intime qui restaure l’équilibre du corps et de l’âme. Mais Tilo, curieuse et gourmande de tout, au cœur rebelle et généreux, va peu à peu transgresser les interdits, dont celui de l’amour, elle va faire l’expérience de ces faiblesses humaines au risque de remettre en cause ses pouvoirs.

Encrier-accueil.pngDans une écriture pleine de sagesse, d’odeurs et de saveurs, Chitra Banerjee Divakaruni nous transporte dans la culture spirituelle indienne, dans le maniement des épices et leurs pouvoirs qui dévoilent, sous cette apparence de conte, des femmes qui se battent pour affirmer leur droit à l’individualité, des histoires qui s’entremêlent dans un quartier où l’indifférence prône.


Voir l'avis de Barbabella et Hilde qui ont savouré ces épices.



Partager cet article

CATALOGUES

Livres à emprunter ou à louer

"Les Lectures de Florinette"

 

 

 

 

 

@ Pour m'écrire

EnveloppeMail.png

FLEURS DE BACH

Conseillère en Fleurs de Bach 

Retrouvez moi sur mon autre blog :

Pour celles et ceux qui désirent être plus en phase avec leur nature profonde, il existe un remède 100% naturel qui peut vous aider à vous sentir mieux, ce sont les Fleurs de Bach. 

 

Recherche