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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 23:20

Tout d’abord, merci beaucoup pour tous vos messages ! Les vacances sont terminées et le retour est toujours très dur. Heureusement que les belles promenades en montagne m’ont été profitables. Mais revenons en arrière.

La veille de mon départ, j’ai été ravie de rencontrer, grâce à la médiathèque de ma ville qui m’a invité à une présentation de la littérature nordique, Suzanne Juul (prononcer Youl) des Éditions Gaïa et Philippe Bouquet traducteur de suédois.



Les Éditions Gaïa, dont le siège social se situe, non loin de chez moi, à Larbey dans les Landes, proposent depuis 1991 des romans qui font voyager dans le monde. Susanne Juul co-fondatrice est danoise et mariée à un Français. Elle a voulu créer cette maison d’éditions car elle a constaté que la littérature nordique était peu répandue voir inconnue en France, que le lectorat français la voie comme une lecture sinistre, fade alors que c’est tout le contraire. À l’inverse les Danois boudent la littérature française qu’ils croient trop intellectuelle et complexe. Ce qui est, pour elle, tout aussi réducteur. Elle est également traductrice d’auteurs scandinaves dont, entre autres, John Riel.


Philippe Bouquet, docteur d’état en langues scandinaves et officier des palmes académiques, a expliqué le rôle du traducteur, les difficultés qu’il rencontre à retranscrire le Suédois en Français, qui se délecte des répétitions quand l’autre les fuit. Il est très courant de lire dans un roman suédois, à chaque fin de ligne le terme « dit-il », voir dix fois sur une même page !!!! Il n’a alors qu’une solution faire appel aux synonymes en faisant attention de ne pas trop alourdir le texte.
Philippe Bouquet aime prendre son temps pour traduire et ne veut pas être sous la pression d’une maison d’éditons car il est très important de respecter la touche personnelle de l’auteur. Un best seller peut être « saccager » par une traduction.


Tous les deux ont démontré le rôle primordial du traducteur qui sert aussi de correcteur et quand il le juge nécessaire peut, avec l’accord de l’auteur, retoucher le manuscrit pour une plus grande compréhension lors de la lecture ou pour le bon déroulement de l’histoire.

Cette intéressante présentation c’est fini par un apéritif nordique tout aussi délectable que fut cette soirée !



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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 16:10


Le moment tant attendu arrive enfin, les valises sont prêtes, il n’y a plus qu’à mettre en sommeil la boutique
« Florinette » pendant une semaine et laisser mon petit coin de paradis avec ma PAL qui n’arrive toujours pas à diminuer.









Heureusement que dans le lot j'en ai déjà lu quelques uns, mais d'autres sont venus prendre leur place.... Même si il y en a dans la valise, je trouve qu’elle s’étale de plus en plus et les vacances ne vont pas arranger les choses, puisque j’aurais plus de temps pour fouiner dans les
librairies !!!!









Mais bon il faut que je me calme car je voyage en train pour retrouver la neige (qui a désertée du paysage girondin) sur les belles montagnes pyrénéennes.



Je vous souhaite un bon week-end et une excellente semaine à venir !

À bientôt !



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1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 18:08

















Éditions Calmann-Lévy, 2006, 299 pages.
Volume 1 sous la direction d'Ed McBain.



Ed. McBain, dans cette anthologie, a eu l’excellente idée de rassembler les meilleurs écrivains de polars et de romans à suspense en leur demandant à chacun d’écrire une « novella » c’est-à-dire une histoire plus longue qu’une nouvelle, mais beaucoup plus courte qu’un roman. Sachant qu’une novella peut varier de 10 000 à 40 000 mots, une nouvelle environ 5000 mots et un roman au moins 60 000 mots.

Plusieurs ont répondu à l’appel. Dans ce premier tome, qui en contient au total quatre, se trouve déjà de très belles plumes : Donald E.Westlake, Anne Perry et Joyce Carol Oates qui offrent plusieurs facettes du polar américain dans un style très différent. Pour vous mettre en appétit en voici un aperçu :





Dans « Des billets sur la planche » Donald E. Westlake raconte comment Querk, ancien taulard « rangé des voitures » depuis peu, reprend contacte avec le milieu en convoquant deux truands new-yorkais, John Dortmunder et Andy Kelp, afin d’ourdir un complot contre l’imprimerie dans laquelle il est employé et qui fabrique de l’argent. Que se trame-t-il dans la tête de Querk ? Pourquoi dit-il à tout bout de champ que c’est LE casse du siècle car nul n’est sensé s’apercevoir de la disparition du butin ?... (Traduit de l'anglais par Mona de Pracontal).





Anne Perry
, auteur de nombreux best-sellers, met en scène dans « Otages », sur fond de confit en Irlande du Nord, un pasteur qui part, accompagné de sa femme et son fils, loin de Belfast pour quelques jours de repos. Très vite leurs vacances vont se transformer en cauchemar, ils se retrouvent pris en otage dans le cadre d’un chantage politique qui va très vite déraper. (Traduit de l'anglais par Claire Reach).





Et pour finir en beauté avec
« Princesse-Maïs », Joyce Carol Oates
dresse le portrait d’une mère célibataire éplorée, car sa petite fille de onze ans, qui a l’habitude de rester seule à la maison, vient de disparaître. Elle voit sa vie chamboulée, livrée en pâture au public par une presse à scandale sans pitié la traitant de mère négligente. Elle est suspectée et affronte l’interrogatoire des policiers avant qu’ils ne reportent leurs accusations sur l’un des professeurs du collège de sa fille
suite à une simple délation sans fondement. Tandis, qu’au dehors, certains élèves pervers se livrent à une sorte de rite sacrificiel machiavélique. (Traduit de l'anglais par Catherine Richard).


Les deux premières novellas m’ont beaucoup plu, mais l’envoûtante plume de Joyce Carol Oates a su m’entraîner, me happer dans les profondeurs de l’intrigue, je ne pouvais plus décoller les yeux du livre, elle sait jouer avec l’angoisse et personne n’en sort intact, ni le héro, ni le lecteur. C’est ce que j’appelle du très grand art !

Si vous aimez les polars, dans le second tome, les romanciers sont :
•    Walter Mosley, Sharyn Mc Crumb et Ed McBain,

Dans le troisième tome : (parution mars 2007)
•    Stephen King et John Farris,

Et dans le quatrième : (parution mars 2007)
•    Jeffery Deaver
•    Lawrence Block

Il n’y a plus qu’à faire son choix ! Bonne lecture !




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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 22:17

















Éditions Folio, 1996, 135 pages.



Quatrième de couverture :

« Je suis fou de pureté. Je suis fou de cette pureté qui n’a rien à voir avec une morale, qui est la vie dans son atome élémentaire, le fait simple et pauvre d’être pour chacun au bord des eaux de sa mort noire et d’y attendre seul, infiniment seul, éternellement seul. La pureté est la matière la plus répandue sur la terre. Elle est comme un chien. Chaque fois que nous ne nous reposons sur rien que sur notre cœur vide, elle revient s’asseoir à nos pieds, nous tenir compagnie. » Christian Bobin.


Il y a des livres qui nous est difficile de résumer et ce recueil de onze nouvelles en fait partie. Son écriture très poétique me touche et ses phrases profondes et lumineuses me donnent l’envie de rêvasser de les analyser, les relire pour bien m’en imprégner ; « L'écriture c'est le coeur qui éclate en silence. ». Il parle divinement bien de l’amour, de la mélancolie, de la beauté du monde, du temps qui passe…Tout n’est que pureté dans cet ouvrage d’une sensibilité incroyable. Il nous montre le monde tel que l'on ne le voit plus.


Extrait :

« Il y a un moment dans la peinture où le peintre sait que son tableau est fini. Pourquoi ? il ne saurait le dire, simplement reconnaître son incapacité soudaine à y modifier quoi que ce soit. Le tableau et le peintre se séparent quand ils ne sont plus d’aucun secours, l’un pour l’autre. Quand le tableau ne sait plus nourrir le peintre, quand le peintre ne sait plus nourrir sa peinture. »


Citation :

« Marcher dans la nature, c’est comme se trouver dans une immense bibliothèque où chaque livre ne contiendrait que des phrases essentielles. »
Christian BOBIN, La lumière du monde.


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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 00:01












Éditions Robert Laffont, 2005, 377 pages.
Traduit de l’anglais par Pierre Guglielmina.



Quatrième de couverture :

« Dans Lunar Park, Bret Esaton Ellis, enfant terrible des lettres américaines, pense que les madeleines de Proust sont des mandarines, que sa maison d'Elsinore Lane est hantée, que le spectre est son père mort et peut-être aussi que Patrick Bateman, le tueur d'American Psycho, que la moquette "pousse" dans la salle de séjour, qu'un coeur bat sous la "peau" d'un oiseau en peluche appelée Terby, que les femmes autour de lui ne verront jamais ces apparitions surnaturelles, que sont fils sait où sont allés les garçons qui disparaissent mystérieusement, qu'il doit retrouver la simplicité des phrases qu'il écrivait dans son premier livre, qu'un massacre des innocents d'un genre nouveau est en cours, qu'une seconde chance lui est donnée, que Lunar Park sera son dernier roman.
Avec son humour détaché et sa virtuosité, Bret Easton Ellis se joue du mythe de l'écrivain et nous plonge dans un rêve halluciné et jubilatoire, tout à la fois une sorte d'autobiographie fictive, un récit fantasmagorique de la vie de banlieue aux Etats-Unis, un hommage aux films et à la littérature d'épouvante, un témoignage de la douleur d'un fils, un exorcisme et une réévaluation de sa vie et de son oeuvre. »

Encrier-accueil.pngC’est un livre que j’ai lu à sa sortie, mais qui reste coincé dans un coin de ma tête. Même si la quatrième de couverture paraît énigmatique ce roman d’autofiction est à savourer. Mais attention ! sous cette histoire d’homme marié, père de famille, vivant dans une immense propriété qui s’avèrerait hantée, se cache une véritable descente aux enfers d’un écrivain qui narre ses succès littéraires, sa vie, la drogue, sa débauche,.. Dans ce livre, l’auteur fait face à ses propres démons et il est difficile de faire la part des choses entre le virtuel et le réel. Pour bien apprécier ce genre de roman il vaut mieux se laisser transporter dans cet univers déroutant flirtant entre le polar et le fantastique.



Citation :

« Je ne veux pas avoir à clarifier ce qui est autobiographique et ce qui l’est moins. Mais c’est de loin le livre le plus vrai que j’aie écrit. Au lecteur de décider ce qui, dans Lunar Park, a bien eu lieu. » Bret Easton ELLIS


Voir L'avis de Caroline


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