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  • : Un Autre Regard...
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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 22:06


















Éditions Stock, 114 pages, 2005.



Un soir Annabelle plonge le bras dans l’aquarium d’un restaurant chinois pour y dérober une petite sirène. Arrivée chez elle, elle l’installe dans le lavabo. Voilà comment débute la houleuse cohabitation avec la gentille petite sirène qui n’est pas si docile que cela. Elle a son caractère la petite peste et sait montrer les dents en faisant les gros yeux quand quelque chose ne lui plaît pas. Mais heureusement pour Annabelle, cette femme poisson s’assagit, se civilise en grandissant.

Du lavabo, elle prend place dans la baignoire, multiplie les talents, elle chante divinement bien et surtout réalise de magnifiques tableaux sous l’œil attendri de sa maîtresse artiste-peintre. Submergée par tant de beauté et d’émotion, Annabelle ne peut plus garder un tel secret et décide d’en parler à ses élèves à qui elle donne des cours de dessin.

Avec l’aide de Francis, qui la soutient dans tout ce qu’elle entreprend, elle décide de commercialiser les peintures de sa petite protégée par le biais d’un marchand d’art. C’est le début d’un avenir florissant qui s’annonce pour la petite sirène ; ses œuvres s’arrachent à prix d’or, elle fait la une de tous les journaux, l’argent coule à flot… Mais, le Chinois, se jugeant propriétaire, veut lui aussi une part du gâteau.

L’avenir se teinte de gris pour Annabelle qui ne vit que pour sa sirène, au péril de son propre équilibre, jusqu’à en devenir agoraphobe « La sirène s’abreuve à ma vie, sans que j’essaie de me défendre », car elle a oublié que la séduction d’une sirène peut devenir dangereuse…


Encrier-accueil.pngC’est un joli petit livre tout en finesse, une histoire fantastique dans laquelle j’ai aimé me laisser entraîner, car au-delà du conte, c’est l’image d’une femme qui s’éveille à la vie comme une seconde naissance.


Existe en version poche















Merci Flo !



L'avis de Clarabel, Barbabella, Cathulu, Arsenik & Lilly


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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 17:48

















Éditions Fleuve Noir, 2006, 379 pages.

Traduit de l’américain par Nathalie Peronny.



Joe Goffmann a tout pour être heureux, des dollars qui coulent à flot, la célébrité, un quatre pièces luxueux à Manhattan et une belle Mercedes décapotable, mais, malgré cela, il se sent bien seul au monde.

À trente-quatre ans Joe Goffmann est un écrivain qui a le vent en poupe grâce à la publication de son livre
« Bush Falls » qui a connu un succès phénoménal et enregistré de jolies recettes au box-office depuis son adaptation au cinéma.

Pensant que son roman ne serait jamais publié, il dévoile une partie de lui-même en revenant sur sa famille, tragiquement amputée depuis le suicide de sa mère, sa puberté, son amour de jeunesse en la personne de Carly, qui était sa première petite amie au lycée, ses sorties nocturnes avec ses meilleurs potes, sur fond d’intrigue impliquant ainsi certaines personnalités de la ville sur lesquelles il dresse un portrait avilissant.

Malheureusement pour lui, son père, suite à une crise cardiaque, vient de tomber dans le coma. Joe se voit donc contraint de revenir dans sa ville natale qu’il a quittée dix-sept ans plus tôt. Confronté à la perspective de retrouver son frère Brad, son père, avec qui les rapports sont tendus, et devoir affronter les habitants du Bush Falls le met mal à l’aise.

Privé cette fois de son bouclier intellectuel de pages et de chapitres, dans lequel il croyait avoir exorcisé les démons du passé, le voilà assiégé par un déluge de réminiscences quand il voit se dérouler devant lui les rues de son ancien quartier où il doit faire face à l'hostilité d'une légion de lecteurs qui se sont sentis déshonorés par les propos malveillants de son oeuvre, salissant ainsi leur réputation. Pour eux, Joe Goffmann devient l’homme à abattre.

Je n’ai pu m’empêcher de dévorer ce livre avec une grande avidité tellement son histoire ne manque ni de souffle, de truculence, de lucidité, d'émotion. C’est un véritable concentré d’humour et d'émotivité sur fond de nostalgie qui rend les personnages si attachants que j’aurais voulu continuer de faire un bout de chemin avec eux. Je suis certaine que tous ceux et celles qui l'ont lu, comme Clochette & Agapanthe, seront du même avis que moi pour vous exhorter à lire ce livre !!!

Il y a tellement de passages magnifiques que j'ai eu beaucoup de mal à choisir un extrait, après quelques hésitations, je vous laisse méditer avec celui-ci :

Extrait :

« Tu te souviens des vieux dessins animés du Coyote, quand le Coyote se précipitait d'une falaise et qu'il continuait à courir jusqu'au moment où il baissait les yeux et réalisait qu'il cavalait dans le vide ? Et bien, je me suis toujours demandé ce qui lui serait arrivé s'il n'avait pas regardé en bas. Est-ce que l'air serait resté solide sous ses pieds jusqu'à ce qu'il ait atteint l'autre bord du précipice ? Je pense que oui, et je pense qu'on est tous comme ça. On s'élance pour traverser le canyon, le regard fixé droit devant soi vers les choses vraiment importantes, mais quelques chose, la peur ou un sentiment d'insécurité, nous fait regarder en bas. Alors on s'aperçoit qu'on marche sur du vide, on panique, on fait demi-tour et on pédale à toute vitesse pour retrouve la terre ferme. Mais si on ne baissait pas les yeux, on arriverait sans problème de l'autre côté. Là où sont les choses vraiment importantes. »


Existe en format poche















Voir également l'avis de Chimère


undefinedLe site officiel de Jonathan Tropper


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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 23:13



















Éditions Actes-Sud/Babel, 236 pages, 2006.

Traduit de l’américain par Christine Le Bœuf.



Quatrième de couverture :

« Après un long séjour à l'hôpital, l'écrivain Sidney Orr reprend goût à la vie. Mais il est accablé par l'ampleur de ses dettes et par l'angoisse de ne pas retrouver l'inspiration.
Un matin, il découvre une nouvelle papeterie au charme irrésistible. Il entre, attiré par un étrange carnet bleu. Le soir même, dans un état second, Sidney commence à écrire dans ce carnet une captivante histoire qui dépasse vite ses espérances. Sans qu'il devine où elle va le conduire, ni que le réel lui réserve les plus dangereuses surprises... »


La nuit de l’oracle a été ma deuxième tentative après « Le livre des illusions ». J’ai été, une fois de plus, subjuguée par le style de l’auteur, il sait à chaque page forger de belles phrases qui m’ont laissée sans voix. Ses mots m’ont touchée, il a cette faculté de pouvoir exprimer ce que l’on ressent. J’ai relu certains passages et je n’ai pas résisté à les recopier pour mieux m’en imprégner, les digérer, comme si le livre avait lu en moi. Ce livre est tout bonnement magique, éblouissant, comme la couverture !

Extrait :

« Il se rend compte que le monde n’est pas, comme il le croyait, un lieu raisonnable et ordonné, qu’il a tout faux depuis le début et n’y a jamais rien compris. Le monde est régi par le hasard. Des évènements fortuits nous guettent à chaque jour de nos vies, et ces vies peuvent nous être ôtées à tout moment, sans la moindre raison. »

Citation :

« Nous savons parfois les choses avant qu’elles ne se produisent, même si nous ne savons pas que nous savons. » Paul AUSTER - La nuit de l’oracle.


Pour en savoir plus sur ce livre fascinant, rendez-vous sur l'Austerblog ! À tout de suite !


L'avis d'Allie et du Biblioblog



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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 01:58




J'traînais les pieds, des casseroles
J'n'aimais pas beaucoup l'école
J'traînais les pieds, mes guiboles abîmées
J'explorais mon quartier

J'traînais des pieds dans mon café
Les vieux à la belotte braillaient
Papi, mamie, tonton André et toutes ces pépées
A mes p'tits soins, à m'pouponner

Ecorché mon visage, écorchés mes genoux
écorché mon p'tit coeur tout mou
bousillées mes godasses, bousillé sur ma joue
bousillées les miettes de nous

La fumée du boeuf bourguignon
Toute la famille tête dans l'guidon
Du temps où ont pouvaient faire les cons
Les pensionnaires, les habitués, les gens d'passage surtout l'été
Joyeux bordel dans mon café

Ecorché mon visage, écorchés mes genoux
écorché mon p'tit coeur tout mou
balayée la terrasse, envolé le bout d'chou
envolées les miettes de nous

Je traîne les pieds, j'traîne mes casseroles
J'n'aime toujours pas l'école

Ecorché mon visage, écorchés mes genoux
écorché mon p'tit coeur tout mou
bousillées mes godasses, bousillé sur ma joue
bousillées les miettes de nous


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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 08:32


















Éditions Bourgeois, 2006, 203 pages.

Traduit de l’anglais par Mona de Pracontal.



Le livre débute par la lettre d’Ellen Foster, alors âgée de quinze ans, qu’elle adresse au président de l’université de Harvard, car l’une de ses devises est
« qu’il ne faut jamais revoir à la baisse ce qu’on pense, ce qu’on ressent ou ce qu’on fait » elle décide donc de postuler dans cette université dans le dessein d’étudier l’anglais et la médecine afin de rejoindre le domaine de recherche sur l'épidémiologie. Ellen Foster est une jeune fille extrêmement brillante dotée d’un QI supérieur à la moyenne.


Après un passé lourd de conséquences : A neuf ans, sa mère meurt de tristesse, quelque temps après, elle fuit sa maison à cause de l’alcoolisme de son père pour se retrouver ballottée entre une tante qui ne veut pas d’elle, un professeur de dessin et une grand-mère qui dépérit. Cette mésaventure prend fin, le jour de Noël, dans un foyer de filles tenu par Laura. Et c’est grâce à l’amour et à l’attention que lui porte sa « nouvelle maman », qu’Ellen semble apaisée et commence à s’épanouir.

Dans ce récit, elle raconte son quotidien, ses amis, son parcours scolaire et la souffrance qu’elle endure à cause de la traîtrise de sa tante, cette manipulatrice ignoble et immorale qui lui a volé les affaires de sa mère. Heureusement que Laura, sa tutrice et curatrice, va essayer de tout faire pour l’aider à récupérer cet héritage détourné.

Kaye Gibbons, qui a été orpheline à l’âge de neuf ans, est restée profondément marquée par cette expérience et c’est à travers le personnage d’Ellen qu’elle exprime cette souffrance. Dans ce second roman, cette jeune fille très attachante refait son apparition (le premier étant « Ellen Foster »). Même si elle lutte encore une fois contre les démons du passé, elle en revient plus forte et c’est dans une belle leçon de courage, de ténacité, ponctué d’humour qu’elle pose un regard sur la vie qui l’entoure.

Ce roman se termine avec dans les dernières pages un très bel hommage à sa mère dont voici un extrait.


Extrait :

« Laura me donnait de l’amour, mais l’esprit de ma mère était la lumière dont j’avais besoin pour me guider jusqu’à elle, et elle a pu cesser de peiner pour m’atteindre. Nous nous sommes reposées du donner et du prendre et sommes restées tranquilles ensemble, nous disant l’une à l’autre que nous pouvions faire cela quelles que soient les perturbations, nous activer et le faire bien. Sachant avec certitude que je pourrais être plus que ce que ma mère avait fait, plus que le moment où elle était morte – je suis ce qu’elle était avant et ce qu’elle est maintenant, présente avec moi dans le fardeau de son amour que je suis comblée de porter, superbe à mon cœur et plus léger que le souffle. »




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