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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 23:25
Après les invitations de Choupynette, Emjy, Lou, Solenn, & Delphine, je me lance à mon tour dans le questionnaire des quatre !

Les quatre livres de mon enfance : (je ne vais pas être très originale)

- Toute la bibliothèque rose
- Toute la bibliothèque verte
- Les albums de « Martine »
- Les quatre filles du docteur March de Louisa May Alcott

Les quatre écrivains que je lirai et relirai encore :

- Paul Auster (ça vous étonne !)
- Émile Zola
- Joyce Carole Oates
- Jonathan Tropper
et puis plein d’autres comme Agnès Desarthe, Geneviève Brisac, Tatiana de Rosnay, Anne Perry, Arnaud Cathrine, JP Blondel, Christian Bobin, Jorn Riel…
 
Les quatre auteurs que je n'achèterai (ou n'emprunterai) probablement plus :



Là, je ne sais pas quoi répondre, car un écrivain peut me déplaire dans l’un de ses livres et me charmer dans l’autre !
 
Les quatre bouquins que j'emmènerais sur une île déserte :
 
- La nuit de l’oracle de Paul Auster (sans commentaire)
- Jonathan le Goéland de Richard Bach
- Le livre de Joe de Jonathan Tropper
- Le dictionnaire de la langue française puisque comme le dit si bien Anatole France : «  Le dictionnaire est le livre pas excellence, tous les autres livres sont dedans, il ne s’agit plus que de les en tirer »
 
Les quatre premiers bouquins de ma liste de livres à (re)lire :(à moins que je ne change entre temps)

- Tout ce que j’aimais – Siri Hustvedt
- Allumez le chat – Barbara Constantine
- Perla – Frédéric Brun
- La baïne – Éric Holder
 
Les (quatre x quatre) derniers mots d'un de mes livres préférés :

« Ne croyez pas que celui qui cherche à vous réconforter vit sans difficulté parmi les mots simples et tranquilles qui, parfois, vous font du bien. Sa vie est pleine de peine et de tristesse, et reste très en deçà de la vôtre. S’il en était autrement, il n’eût jamais su trouver ces mots. » Rainer Maria Rilke  - Lettres à un jeune poète

« Le temps ne guérit pas tant les blessures qu’il se contente de les enfouir au plus profond de votre cerveau, où elles restent tapies en attendant de vous piéger lorsque vous vous y attendez le moins. »  Jonathan Tropper -
Le livre de Joe
 
Les quatre lecteurs (trices) dont j'aimerais connaître les quatre... :

 À tous ceux ou celles qui veulent se faire plaisir !


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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 10:07
















Éditions Denoël, 2005, 270 pages.
Traduit de l’américain par Philippe Rouard.



Quatrième de couverture :

« Wellspring, une de ces petites villes universitaires dont l’Amérique a le secret, à la fin des années soixante. Le professeur en psychologie Ernest Wright et son épouse accueillent pour leur traditionnel repas de Thanksgiving Ann Armstrong, une vieille amie, et son nouveau mari, l’écrivain Jonah Boyd.
À la fin du repas, Jonah Boyd, lit quelques pages de son prochain roman, qui s’annonce comme son œuvre maîtresse. Or celle-ci ne verra jamais le jour : les carnets de l’écrivain disparaissent mystérieusement le lendemain, et l’existence des convives s’en trouvera à jamais bouleversée… »


C’est Judith « Denny » Denham qui raconte ce qui s’est passé lors de ce fameux Thanksgiving de 1969 quand elle était encore la secrétaire et la maîtresse du professeur Ernest Wright ainsi que la confidente de Nancy, son épouse. Elle revient sur ses trente ans de bons et loyaux services au sein de cette famille et sur la malheureuse disparition du manuscrit original, de l’écrivain Jonah Boyd, qu’il consignait dans de précieux carnets.

L’ensemble de ces répercussions tragiques constitue un roman plaisant. Guidé par la seule voix de Denny, le lecteur est tenu en haleine, poussé à en savoir plus sur cette mystérieuse disparition et l’acharnement perpétué par les Wright autour de la maison familiale…
 
David Leavitt compose un roman élégant, plein de finesse en brossant un portrait ironique sur les mœurs américaines, sur le rapport entre l’écriture, la création artistique, la vérité et l’amour. À découvrir !


Voir l'avis de Clarabel dans ses Quartiers d'Été.


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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 22:06


















Éditions Stock, 114 pages, 2005.



Un soir Annabelle plonge le bras dans l’aquarium d’un restaurant chinois pour y dérober une petite sirène. Arrivée chez elle, elle l’installe dans le lavabo. Voilà comment débute la houleuse cohabitation avec la gentille petite sirène qui n’est pas si docile que cela. Elle a son caractère la petite peste et sait montrer les dents en faisant les gros yeux quand quelque chose ne lui plaît pas. Mais heureusement pour Annabelle, cette femme poisson s’assagit, se civilise en grandissant.

Du lavabo, elle prend place dans la baignoire, multiplie les talents, elle chante divinement bien et surtout réalise de magnifiques tableaux sous l’œil attendri de sa maîtresse artiste-peintre. Submergée par tant de beauté et d’émotion, Annabelle ne peut plus garder un tel secret et décide d’en parler à ses élèves à qui elle donne des cours de dessin.

Avec l’aide de Francis, qui la soutient dans tout ce qu’elle entreprend, elle décide de commercialiser les peintures de sa petite protégée par le biais d’un marchand d’art. C’est le début d’un avenir florissant qui s’annonce pour la petite sirène ; ses œuvres s’arrachent à prix d’or, elle fait la une de tous les journaux, l’argent coule à flot… Mais, le Chinois, se jugeant propriétaire, veut lui aussi une part du gâteau.

L’avenir se teinte de gris pour Annabelle qui ne vit que pour sa sirène, au péril de son propre équilibre, jusqu’à en devenir agoraphobe « La sirène s’abreuve à ma vie, sans que j’essaie de me défendre », car elle a oublié que la séduction d’une sirène peut devenir dangereuse…


Encrier-accueil.pngC’est un joli petit livre tout en finesse, une histoire fantastique dans laquelle j’ai aimé me laisser entraîner, car au-delà du conte, c’est l’image d’une femme qui s’éveille à la vie comme une seconde naissance.


Existe en version poche















Merci Flo !



L'avis de Clarabel, Barbabella, Cathulu, Arsenik & Lilly


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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 17:48

















Éditions Fleuve Noir, 2006, 379 pages.

Traduit de l’américain par Nathalie Peronny.



Joe Goffmann a tout pour être heureux, des dollars qui coulent à flot, la célébrité, un quatre pièces luxueux à Manhattan et une belle Mercedes décapotable, mais, malgré cela, il se sent bien seul au monde.

À trente-quatre ans Joe Goffmann est un écrivain qui a le vent en poupe grâce à la publication de son livre
« Bush Falls » qui a connu un succès phénoménal et enregistré de jolies recettes au box-office depuis son adaptation au cinéma.

Pensant que son roman ne serait jamais publié, il dévoile une partie de lui-même en revenant sur sa famille, tragiquement amputée depuis le suicide de sa mère, sa puberté, son amour de jeunesse en la personne de Carly, qui était sa première petite amie au lycée, ses sorties nocturnes avec ses meilleurs potes, sur fond d’intrigue impliquant ainsi certaines personnalités de la ville sur lesquelles il dresse un portrait avilissant.

Malheureusement pour lui, son père, suite à une crise cardiaque, vient de tomber dans le coma. Joe se voit donc contraint de revenir dans sa ville natale qu’il a quittée dix-sept ans plus tôt. Confronté à la perspective de retrouver son frère Brad, son père, avec qui les rapports sont tendus, et devoir affronter les habitants du Bush Falls le met mal à l’aise.

Privé cette fois de son bouclier intellectuel de pages et de chapitres, dans lequel il croyait avoir exorcisé les démons du passé, le voilà assiégé par un déluge de réminiscences quand il voit se dérouler devant lui les rues de son ancien quartier où il doit faire face à l'hostilité d'une légion de lecteurs qui se sont sentis déshonorés par les propos malveillants de son oeuvre, salissant ainsi leur réputation. Pour eux, Joe Goffmann devient l’homme à abattre.

Je n’ai pu m’empêcher de dévorer ce livre avec une grande avidité tellement son histoire ne manque ni de souffle, de truculence, de lucidité, d'émotion. C’est un véritable concentré d’humour et d'émotivité sur fond de nostalgie qui rend les personnages si attachants que j’aurais voulu continuer de faire un bout de chemin avec eux. Je suis certaine que tous ceux et celles qui l'ont lu, comme Clochette & Agapanthe, seront du même avis que moi pour vous exhorter à lire ce livre !!!

Il y a tellement de passages magnifiques que j'ai eu beaucoup de mal à choisir un extrait, après quelques hésitations, je vous laisse méditer avec celui-ci :

Extrait :

« Tu te souviens des vieux dessins animés du Coyote, quand le Coyote se précipitait d'une falaise et qu'il continuait à courir jusqu'au moment où il baissait les yeux et réalisait qu'il cavalait dans le vide ? Et bien, je me suis toujours demandé ce qui lui serait arrivé s'il n'avait pas regardé en bas. Est-ce que l'air serait resté solide sous ses pieds jusqu'à ce qu'il ait atteint l'autre bord du précipice ? Je pense que oui, et je pense qu'on est tous comme ça. On s'élance pour traverser le canyon, le regard fixé droit devant soi vers les choses vraiment importantes, mais quelques chose, la peur ou un sentiment d'insécurité, nous fait regarder en bas. Alors on s'aperçoit qu'on marche sur du vide, on panique, on fait demi-tour et on pédale à toute vitesse pour retrouve la terre ferme. Mais si on ne baissait pas les yeux, on arriverait sans problème de l'autre côté. Là où sont les choses vraiment importantes. »


Existe en format poche















Voir également l'avis de Chimère


undefinedLe site officiel de Jonathan Tropper


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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 23:13



















Éditions Actes-Sud/Babel, 236 pages, 2006.

Traduit de l’américain par Christine Le Bœuf.



Quatrième de couverture :

« Après un long séjour à l'hôpital, l'écrivain Sidney Orr reprend goût à la vie. Mais il est accablé par l'ampleur de ses dettes et par l'angoisse de ne pas retrouver l'inspiration.
Un matin, il découvre une nouvelle papeterie au charme irrésistible. Il entre, attiré par un étrange carnet bleu. Le soir même, dans un état second, Sidney commence à écrire dans ce carnet une captivante histoire qui dépasse vite ses espérances. Sans qu'il devine où elle va le conduire, ni que le réel lui réserve les plus dangereuses surprises... »


La nuit de l’oracle a été ma deuxième tentative après « Le livre des illusions ». J’ai été, une fois de plus, subjuguée par le style de l’auteur, il sait à chaque page forger de belles phrases qui m’ont laissée sans voix. Ses mots m’ont touchée, il a cette faculté de pouvoir exprimer ce que l’on ressent. J’ai relu certains passages et je n’ai pas résisté à les recopier pour mieux m’en imprégner, les digérer, comme si le livre avait lu en moi. Ce livre est tout bonnement magique, éblouissant, comme la couverture !

Extrait :

« Il se rend compte que le monde n’est pas, comme il le croyait, un lieu raisonnable et ordonné, qu’il a tout faux depuis le début et n’y a jamais rien compris. Le monde est régi par le hasard. Des évènements fortuits nous guettent à chaque jour de nos vies, et ces vies peuvent nous être ôtées à tout moment, sans la moindre raison. »

Citation :

« Nous savons parfois les choses avant qu’elles ne se produisent, même si nous ne savons pas que nous savons. » Paul AUSTER - La nuit de l’oracle.


Pour en savoir plus sur ce livre fascinant, rendez-vous sur l'Austerblog ! À tout de suite !


L'avis d'Allie et du Biblioblog



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