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  • : Un Autre Regard...
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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 01:46




J'étais à toi peut-être avant de t'avoir vu.
Ma vie, en se formant, fut promise à la tienne ;
Ton nom m'en avertit par un trouble imprévu ;
Ton âme s'y cachait pour éveiller la mienne.
Je l'entendis un jour et je perdis la voix ;
Je l'écoutais longtemps, j'oubliais de répondre ;
Mon être avec le tien venait de se confondre :

Je crus qu'on m'appellait pour la première fois.
Savais-tu ce prodige? Eh bien! Sans te connaître,
J'ai deviné par lui mon amant et mon maître,
Et je le reconnus dans tes premiers accents,
Quand tu vins éclairer mes beaux jours languissants.
Ta voix me fît pâlir, et mes yeux se baissèrent.
Dans un regard muet nos âme s'embrassèrent ;
Au fond de ce regard ton nom se révéla,
Et sans le demander j'avais dit: "Le voila !"
Dès lors il ressaisit mon oreille étonnée ;
Et y devint soumise, elle y fut enchaînée.

J'exprimais par lui seul mes plus doux sentiments ;
Je l'unissais au mien pour signer mes serment.
Je le lisais partout, ce nom rempli de charmes,
Et je versais des larmes.
D'un éloge enchanteur toujours environné,
A mes yeux éblouis il s'offrait couronné.

Je l'écrivais... bientôt je n'osais plus l'écrire,
Et mon timide amour le changeait en sourire.
Il me cherchait la nuit, il berçait mon sommeil,
Il résonnait encore autour de mon réveil :
Il errait dans mon souffle, et, lorsque je soupire,
C'est lui qui me caresse et que mon coeur respire.
Nom chéri! nom charmant! oracle de mon sort !
Hélas! que tu me plais, que ta grâce me touche !
Tu m'annonças la vie, et, mêlé dans la mort,
Comme un dernier baiser tu fermeras ta bouche.



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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 10:37















Éditions Le Castor Astral, 272 pages, 2007.


Sylvain Vasseur travaille depuis des années comme gestionnaire des lettres de réclamation pour la compagnie Air Hexagone. Il est fier de ses propositions de réponses qu’il relit pour s’en repaître et qui lui donnent le privilège d’accéder au bureau du Président qu’il vénère. Mais tout son petit monde vient de s’écrouler depuis qu’il vient d’apprendre que la compagnie l’envoie en préretraite. C’est un coup dur pour cet homme qui n’a pas prévu ce départ anticipé ni même penser à ce qu’il allait faire après, il a quelques idées comme s’abonner au câble, s’inscrire au club de pétanque, faire du vélo avec ses copains… mais tout ceci ne le satisfait guère jusqu’à ce que son Président, habitué à sa facilité d’expression, voit en lui un futur écrivain. Pour ne pas le décevoir, il se revêt du rôle et le voilà propulsé sur le chemin de l’écriture avec l’aide du soutien de la presse quelque peu prématuré.

Georges Flippo avec beaucoup d’humour et de causticité dresse un portrait remarquable sur les jeunes auteurs en mal de reconnaissance qui sont prêts à tous les sacrifices pour arriver à leur fin, comme son personnage Sylvain qui petit à petit change d’attitude en reniant sa vie d’avant, sa femme et ses amis, il devient hautain et toise le monde du haut de ses belles lettres. Il participe à des concours de nouvelle, en recherchant la célébrité et l’adulation pour ses premiers écrits sans penser qu’il subira, comme tous ses confrères en quête de gloire, le tourment, l’attente d’une réponse, la course à l’éditeur…

Je tiens à remercier l’auteur pour l’agréable moment que j’ai passé en lisant son premier roman, je ne peux que vous inciter à en faire de même, car croyez-moi vous ne serez pas déçu.

Je vois que vous hésitez encore, alors lisez l’avis de Cuné, Essel & Turquoise et je suis sûre qu’après vous courrez l’acheter !


Sans oublier d’aller visiter le site humoristique de l’auteur ici & son blog
!

Bonne lecture !



Citation en exergue :

« Le poète au cachot, débraillé, maladif,
Roulant un manuscrit sous son pied convulsif,
Mesure d’un regard que la terreur enflamme
L’escalier de vertige où s’abîme son âme. »

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) – Les Fleurs du Mal





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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 11:11

















Éditions Grasset, 1998, 104 pages.

Traduit de l’anglais par Alice Marchand

À partir de 9 ans


Quatrième de couverture :

« Le roman d'une vie en bandes dessinée : Ethel et Ernest vivent le grand amour, avec ses bonheurs et ses déchirures. Couple modeste, très anglais, décalé et follement attendrissant, ils portent un regard neuf sur le téléphone, la télévision, la hi-fi, le premier homme sur la lune, la guerre, la bombe atomique, les hippies, la naissance d'un petit Raymond qui - horreur ! - voudra devenir artiste... »


Cet album est un petit bijou, rempli d’humour et d’amour. Dans cette BD autobiographique, Raymond Briggs porte un regard plein de tendresse sur l’histoire d’une vie, celle de ces parents qu’il présente en première page sur une des photos en médaillon.

Le récit qui se déroule entre 1929 et 1971, retrace les étapes marquantes de la vie en Angleterre pour ce couple très amoureux l’un de l’autre ; sa mère Ethel et son père Ernest. Tout commence par leur rencontre (un joli coup de foudre), leur mariage, l’emménagement, leur vie à deux puis à trois à la naissance de leur fils unique Raymond. Ils assistent à l’arrivée du modernisme, subissent la Seconde Guerre mondiale, les difficultés économiques…Au milieu de tout cela, il y a Raymond qui grandit et qui, au grand désespoir de ses parents, veut devenir artiste.

Les dernières pages sont très émouvantes et j’y suis allée de ma larme, le couple a vieilli, mais s’aime comme au premier jour et quand la mort frappe l’un des deux, l’autre n’y résiste pas longtemps. C’est un très bel hommage que Raymond Briggs rend à ses parents, le ton est alerte et truculent, mais toujours empreint d’une grande émotion. À lire sans hésiter !


Un autre coup de coeur celui de Barbabella


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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 22:25


















photo Ulf Andersen © Flammarion
Éditions Flammarion, 2007, 539 pages.



Tout commence en Pologne par le saccage d’un laboratoire d’expérimentation effectué par Juliette, une jeune militante écologiste française, sous couvert d’une association pour la protection des animaux dans laquelle son ami Jonathan opère. À la fois sereine et excitée, elle libère des souris sans poils, badigeonnées de toutes les couleurs, des rats aux yeux exorbités, des chats aveugles, des singes…Pour être sûre de ne rien oublier, elle se remémore scrupuleusement le plan établi par Jonathan qui consiste à taguer les murs afin de revendiquer leur acte et de dérober, dans une armoire réfrigérée, une petite fiole rouge, sans imaginer le mobile véritable de ses commanditaires.

Ce vandalisme apparemment innocent va intéresser les États-Unis. Un ex-patron de la CIA, reconvertie dans les renseignements, demande aux anciens agents Paul, médecin depuis dix ans et Kerry, psychologue, de reprendre du service à titre privé afin d’aller enquêter sur cet incident.

Cette affaire va les mener un peu partout dans le monde, sur la piste de groupes écologistes radicaux extrêmement dangereux qui n’hésitent pas à pratiquer des raids destructeurs jusqu’à causer la mort. Et c’est bien leur objectif, s’attaquer à la première cause de la dégradation de la planète provoquée par la surabondance de l’espèce humaine, car, pour eux, l’ennemi de la nature c’est la surpopulation de l’homme.
Afin de rétablir l’équilibre essentiel qui a été rompu, ils entreprennent d’éradiquer une partie de la population en instillant le virus du choléra dans le tiers monde là où les pauvres pléthoriques vivent dans les bidonvilles.

Juliette, jeune fille fragile écrasée pendant si longtemps par des parents qui la traitaient de débile, se sent enfin utile à quelque chose en pensant avoir oeuvré pour des sympathisants écolos, et trouve son action tout à fait naturelle sans penser une seconde qu’elle a été entraînée au cœur d’un complot sans précédent. Mais s’en rendra-t-elle compte à temps ?

Jean-Christophe Rufin a été médecin, pionnier de l’action humanitaire « sans frontière » et a été sollicité pour mener des opérations secrètes. Cette expérience, il l’a mise à profit dans ce roman fiction où la réalité n’est pas si loin que cela, c’est du moins ce qu’il explique dans une postface passionnante.

C’est un thriller écolo haletant, l’ensemble constitue un roman intense, au suspense insoutenable porté par une écriture efficace et brillante qui vous donnera envie de tourner la page avant la dernière ligne. Un livre difficile à lâcher si ce n’est que par son poids.




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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 00:47





Lisa nos barques en papier
Dans le grand bassin bleu,
Tes premiers pinceaux de noir pour les yeux,
Tu disais souvent "on vivra ailleurs".

Je courais me cacher
Quand je voulais que tu pleures,
Quelques hommes jouent encore,
Comme des enfants cruels.
Ce soir Odessa s'endort sous le ciel.

Lisa c'est partout les mêmes,
Les fumées des avions,
T'es juste du mauvais côté de l'horizon.
Les seuls trains qui partent
Sont des trains de banlieue,
T'as beau tendre tes mains,
Y a tout ce vide au milieu,
Et tes chansons retombent
Aux pianos des hôtels,
Pendant qu'Odessa s'endort sous le ciel.

Il me reste le nom que tu portes,
J'imagine le son de ta voix,
Un beau jour c'est certain tu t'envoleras.

Lisa des soldats surveillent
Les camions de courrier,
Tes mots s’en reviennent
Tout déshabillés...

Quelques hommes jouent encore
Comme des enfants cruels,
Sans doute Odessa s'endort sous le ciel.

Il me reste le nom que tu portes,
J'imagine le son de ta voix,
Un beau jour c'est certain tu t'envoleras.
Lisa, accrochée aux ailes
Des oiseaux dissidents.


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