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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 19:25









(Je n'ai pas trouvé de photo)










Éditions Arléa, 2004, 80 pages.       
(Paru aux Éditions Pocket en 2006).




Depuis dix ans, elle prend chaque lundi le train de 5h50 qui la conduit à Paris. Ce matin, il fait froid, c’est l’hiver, elle monte dans la voiture 13, toujours la même elle ne veut pas changer, elle a ses habitudes, ne veut pas perdre ses repères, voir les mêmes visages la rassurent. Elle s’assoit en face d’un homme qu’elle reconnaît, elle l’a déjà vue, il fait partie de ces silhouettes croisées régulièrement. Elle le regarde et pense à ces amants qui ont traversé sa vie, elle est une femme libérée qui ne veut pas se sentir liée, mais elle est en fait une femme très seule.
Comme tous les matins, le trajet lui semble monotone, la banalité du quotidien, jusqu’au moment où cet homme, face à elle, commence à la regarder. Elle ne peut détourner son regard du sien, les yeux se parlent et irrésistiblement elle se sent attirée par lui, le trouble est partagé, peu à peu le désir du contact se ressent, les jambes se frôlent, les gestes se font plus précis, l’excitation monte, aucune parole ne vient troubler cette parade amoureuse, c’est le corps qui s’exprime, la concupiscence qui s’éveille. Mais jusqu’où ce jeu les mènera-t-il ?...


Encrier-accueil.pngVoilà un roman audacieux, aux mots osés, à la pensée suggestive. Gabrielle Ciam joue convenablement avec l’érotisme, elle embarque tout en finesse le lecteur dans un voyage court vers le désir absolu, l’attachement inattendu de deux êtres qui s’abandonnent. C’est un joli moment de sensualité.

Je pense que vous avez été plusieurs à lire ce livre mais en fouillant dans la recherche des blogs je n'ai trouvé que deux avis celui d'Amandine et de Tamara, n'hésitez pas à me signaler vos liens !



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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 23:20

Tout d’abord, merci beaucoup pour tous vos messages ! Les vacances sont terminées et le retour est toujours très dur. Heureusement que les belles promenades en montagne m’ont été profitables. Mais revenons en arrière.

La veille de mon départ, j’ai été ravie de rencontrer, grâce à la médiathèque de ma ville qui m’a invité à une présentation de la littérature nordique, Suzanne Juul (prononcer Youl) des Éditions Gaïa et Philippe Bouquet traducteur de suédois.



Les Éditions Gaïa, dont le siège social se situe, non loin de chez moi, à Larbey dans les Landes, proposent depuis 1991 des romans qui font voyager dans le monde. Susanne Juul co-fondatrice est danoise et mariée à un Français. Elle a voulu créer cette maison d’éditions car elle a constaté que la littérature nordique était peu répandue voir inconnue en France, que le lectorat français la voie comme une lecture sinistre, fade alors que c’est tout le contraire. À l’inverse les Danois boudent la littérature française qu’ils croient trop intellectuelle et complexe. Ce qui est, pour elle, tout aussi réducteur. Elle est également traductrice d’auteurs scandinaves dont, entre autres, John Riel.


Philippe Bouquet, docteur d’état en langues scandinaves et officier des palmes académiques, a expliqué le rôle du traducteur, les difficultés qu’il rencontre à retranscrire le Suédois en Français, qui se délecte des répétitions quand l’autre les fuit. Il est très courant de lire dans un roman suédois, à chaque fin de ligne le terme « dit-il », voir dix fois sur une même page !!!! Il n’a alors qu’une solution faire appel aux synonymes en faisant attention de ne pas trop alourdir le texte.
Philippe Bouquet aime prendre son temps pour traduire et ne veut pas être sous la pression d’une maison d’éditons car il est très important de respecter la touche personnelle de l’auteur. Un best seller peut être « saccager » par une traduction.


Tous les deux ont démontré le rôle primordial du traducteur qui sert aussi de correcteur et quand il le juge nécessaire peut, avec l’accord de l’auteur, retoucher le manuscrit pour une plus grande compréhension lors de la lecture ou pour le bon déroulement de l’histoire.

Cette intéressante présentation c’est fini par un apéritif nordique tout aussi délectable que fut cette soirée !



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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 16:10


Le moment tant attendu arrive enfin, les valises sont prêtes, il n’y a plus qu’à mettre en sommeil la boutique
« Florinette » pendant une semaine et laisser mon petit coin de paradis avec ma PAL qui n’arrive toujours pas à diminuer.









Heureusement que dans le lot j'en ai déjà lu quelques uns, mais d'autres sont venus prendre leur place.... Même si il y en a dans la valise, je trouve qu’elle s’étale de plus en plus et les vacances ne vont pas arranger les choses, puisque j’aurais plus de temps pour fouiner dans les
librairies !!!!









Mais bon il faut que je me calme car je voyage en train pour retrouver la neige (qui a désertée du paysage girondin) sur les belles montagnes pyrénéennes.



Je vous souhaite un bon week-end et une excellente semaine à venir !

À bientôt !



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1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 18:08

















Éditions Calmann-Lévy, 2006, 299 pages.
Volume 1 sous la direction d'Ed McBain.



Ed. McBain, dans cette anthologie, a eu l’excellente idée de rassembler les meilleurs écrivains de polars et de romans à suspense en leur demandant à chacun d’écrire une « novella » c’est-à-dire une histoire plus longue qu’une nouvelle, mais beaucoup plus courte qu’un roman. Sachant qu’une novella peut varier de 10 000 à 40 000 mots, une nouvelle environ 5000 mots et un roman au moins 60 000 mots.

Plusieurs ont répondu à l’appel. Dans ce premier tome, qui en contient au total quatre, se trouve déjà de très belles plumes : Donald E.Westlake, Anne Perry et Joyce Carol Oates qui offrent plusieurs facettes du polar américain dans un style très différent. Pour vous mettre en appétit en voici un aperçu :





Dans « Des billets sur la planche » Donald E. Westlake raconte comment Querk, ancien taulard « rangé des voitures » depuis peu, reprend contacte avec le milieu en convoquant deux truands new-yorkais, John Dortmunder et Andy Kelp, afin d’ourdir un complot contre l’imprimerie dans laquelle il est employé et qui fabrique de l’argent. Que se trame-t-il dans la tête de Querk ? Pourquoi dit-il à tout bout de champ que c’est LE casse du siècle car nul n’est sensé s’apercevoir de la disparition du butin ?... (Traduit de l'anglais par Mona de Pracontal).





Anne Perry
, auteur de nombreux best-sellers, met en scène dans « Otages », sur fond de confit en Irlande du Nord, un pasteur qui part, accompagné de sa femme et son fils, loin de Belfast pour quelques jours de repos. Très vite leurs vacances vont se transformer en cauchemar, ils se retrouvent pris en otage dans le cadre d’un chantage politique qui va très vite déraper. (Traduit de l'anglais par Claire Reach).





Et pour finir en beauté avec
« Princesse-Maïs », Joyce Carol Oates
dresse le portrait d’une mère célibataire éplorée, car sa petite fille de onze ans, qui a l’habitude de rester seule à la maison, vient de disparaître. Elle voit sa vie chamboulée, livrée en pâture au public par une presse à scandale sans pitié la traitant de mère négligente. Elle est suspectée et affronte l’interrogatoire des policiers avant qu’ils ne reportent leurs accusations sur l’un des professeurs du collège de sa fille
suite à une simple délation sans fondement. Tandis, qu’au dehors, certains élèves pervers se livrent à une sorte de rite sacrificiel machiavélique. (Traduit de l'anglais par Catherine Richard).


Les deux premières novellas m’ont beaucoup plu, mais l’envoûtante plume de Joyce Carol Oates a su m’entraîner, me happer dans les profondeurs de l’intrigue, je ne pouvais plus décoller les yeux du livre, elle sait jouer avec l’angoisse et personne n’en sort intact, ni le héro, ni le lecteur. C’est ce que j’appelle du très grand art !

Si vous aimez les polars, dans le second tome, les romanciers sont :
•    Walter Mosley, Sharyn Mc Crumb et Ed McBain,

Dans le troisième tome : (parution mars 2007)
•    Stephen King et John Farris,

Et dans le quatrième : (parution mars 2007)
•    Jeffery Deaver
•    Lawrence Block

Il n’y a plus qu’à faire son choix ! Bonne lecture !




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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 22:17

















Éditions Folio, 1996, 135 pages.



Quatrième de couverture :

« Je suis fou de pureté. Je suis fou de cette pureté qui n’a rien à voir avec une morale, qui est la vie dans son atome élémentaire, le fait simple et pauvre d’être pour chacun au bord des eaux de sa mort noire et d’y attendre seul, infiniment seul, éternellement seul. La pureté est la matière la plus répandue sur la terre. Elle est comme un chien. Chaque fois que nous ne nous reposons sur rien que sur notre cœur vide, elle revient s’asseoir à nos pieds, nous tenir compagnie. » Christian Bobin.


Il y a des livres qui nous est difficile de résumer et ce recueil de onze nouvelles en fait partie. Son écriture très poétique me touche et ses phrases profondes et lumineuses me donnent l’envie de rêvasser de les analyser, les relire pour bien m’en imprégner ; « L'écriture c'est le coeur qui éclate en silence. ». Il parle divinement bien de l’amour, de la mélancolie, de la beauté du monde, du temps qui passe…Tout n’est que pureté dans cet ouvrage d’une sensibilité incroyable. Il nous montre le monde tel que l'on ne le voit plus.


Extrait :

« Il y a un moment dans la peinture où le peintre sait que son tableau est fini. Pourquoi ? il ne saurait le dire, simplement reconnaître son incapacité soudaine à y modifier quoi que ce soit. Le tableau et le peintre se séparent quand ils ne sont plus d’aucun secours, l’un pour l’autre. Quand le tableau ne sait plus nourrir le peintre, quand le peintre ne sait plus nourrir sa peinture. »


Citation :

« Marcher dans la nature, c’est comme se trouver dans une immense bibliothèque où chaque livre ne contiendrait que des phrases essentielles. »
Christian BOBIN, La lumière du monde.


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