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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 11:21
Lambeaux.jpgC.Juliet.jpg












Éditions P.O.L., 1995, 160 pages.



Quatrième de couverture :

« Lambeaux est un récit autobiographique dans lequel Charles Juliet évoque sa mère qu’il n’a pas connue - morte de faim après huit ans d’enfermement abusif en hôpital psychiatrique - et le rôle que, malgré cette absence, ou à cause de cette absence, elle a joué dans sa vie d’homme et dans sa formation d’écrivain.
Dans un second temps, il nous relate son parcours : la famille adoptive, l'enfance paysanne, l'école d'enfants de troupe, puis les premières tentatives d'écriture, lesquelles vont progressivement déboucher sur une toute autre aventure : celle de la quête de soi. Une descente aux enfers sera le prix à payer pour qu'un jour puisse éclore la joie grave et libératrice de la seconde naissance.
Dans cette démarche obstinée, il trouve la force de se mesurer à sa mémoire pour en arracher les moments les plus enfouis, les plus secrets, et les plus vifs. L’auteur devient son propre historien et nous livre un texte « pour finir encore ».


petit_coeur.gifC’est une œuvre autobiographique très poignante. Un beau texte sur la vie de l’auteur. Il construit ses personnages par le « tu » ce qui les rend plus intimes. La vie de sa mère maternelle qui aurait pu être différente et riche en connaissances, si elle n’avait pas eu une mère soumise à l’autorité masculine. Elle grandit dans un milieu austère dénué de tout sentiment. Elle rêve d’un homme aimant et attentif qui l’enlèvera au détour d’un sentier et l’espoir s’installe pour finir dans l’horreur.

Puis vint son enfance paysanne, l’amour de ses parents adoptifs, les années d’école d’enfants de troupe, d’école du service de santé militaire, lui feront prendre la voie de la médecine qu’il abandonnera par la suite pour se consacrer à l’écriture. L’écriture, une véritable renaissance pour cet homme qui nous laisse un message d’espoir à tous ceux dont le passé les a meurtris.


Existe en format poche

Lambeaux.jpg










Le coup de coeur de Flo



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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 00:35

solf__ge.jpg




On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin
À l'aurore je suis née
Baptisée de rosée
Je me suis épanouie
Heureuse et amoureuse
Aux rayons du soleil
Me suis fermée la nuit
Me suis réveillée vieille

Pourtant j'étais très belle
Oui j'étais la plus belle
Des fleurs de ton jardin

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin
Vois le dieu qui m'a faite
Me fait courber la tête
Et je sens que je tombe
Et je sens que je tombe
Mon coeur est presque nu
J'ai le pied dans la tombe
Déjà je ne suis plus

Tu m'admirais hier
Et je serai poussière
Pour toujours demain

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Est morte ce matin
La lune cette nuit
A veillé mon amie
Moi en rêve j'ai vu
Éblouissante et nue
Son âme qui dansait
Bien au-delà des nues
Et qui me souriait

Crois celui qui peut croire
Moi, j'ai besoin d'espoir
Sinon je ne suis rien

Ou bien si peu de chose
C'est mon amie la rose
Qui l'a dit hier matin

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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 17:40







(Pas de photo)





Éditions Stock, 2007, 115 pages.

Bourse Goncourt du premier roman 2007.


C’est le récit d’un fils effondré par la mort de sa mère, une femme qu'il a très peu connue. Il aurait pourtant aimé la connaître davantage, mais Perla ne lui a jamais parlé de sa déportation. À travers l’écriture, il cherche à reconstituer les pièces d’un puzzle qu’elle n’a jamais voulu rassembler devant lui.

Perla est née à Olkusz, près de Cracovie, en Pologne. Elle émigra à Paris et se retrouva dans le quartier juif du Marais. Lorsqu’elle fut emmenée le 31 juillet 1944 par le dernier convoi à Oswiecim, elle ne fit que revenir dans son pays d’origine. Dans ce village renommé Auschwitz, la campagne de sa contrée natale, elle fut considérée comme une étrangère. « À peine arrivée, elle se présenta devant cet homme nommé Mengele. Ce médecin élégant décidait en un instant du destin de milliers de gens. Il lui suffisait de tendre sa main dans une direction. À droite, c’était le four crématoire, à gauche, le droit de vivre, l’espoir. »

Le destin a voulu qu’elle survive. Mais Perla en revint changée, elle ne trouvait pas les mots pour exprimer ce qui la tourmentait.
« Pourquoi chercher à comprendre l’incompréhensible ? Auschwitz n’est définissable ni en mots, ni en images, ni en sons. »
Pétrie de crises d’angoisse, son agonie a continué pendant de nombreuses années. « Elle semblait souvent ailleurs, loin des siens, isolée dans un monde incompréhensible ». Murée dans le silence, elle finit par mourir, le visage enfin apaisé.


Encrier-accueil.pngC’est un récit bouleversant, parsemé de photos qui révèlent les deux visages de l’Allemagne, un pays écartelé entre la barbarie et le raffinement, celles des camps d’Auschwitz et celles de l’Allemagne romantique avec des tableaux et portraits de peintres et poètes.


Frédéric Brun parle de sa mère avec douceur et sincérité. C’est un bel hommage qu’il lui rend. Toutes les choses qu’il n’a pas su lui dire il les exprime dans ce petit livre
« J’ai l’impression que l’âme de ma mère est en moi et que, si je commence ce livre, c’est par peur qu’elle ne s’en aille définitivement ». L’écriture sauve les souvenirs de l’oubli et aide à mieux comprendre un passé douloureux, c’est une manière de rester un peu plus longtemps avec les gens qu’on aime. Comme le dit Clarabel c'est un livre à lire sans hésiter !


Extrait :

« Pour jouir infiniment de la vie, il faut, à chaque instant ne pas oublier la présence de la personne aimée. Lorsque l’on est imprégné de cette idée, on est prêt à affronter l’existence pour vivre l’amour dans la vie, découvrir l’amour dans la mort… »

Citation :

« La mort est à la fois fin et commencement, séparation et rapport intime en soi. » NOVALIS - Poète romantique allemand - (1772-1801)



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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 21:13
















Éditions L’École des Loisirs, « Théatre » 1998, 68 pages.
9 à 12 ans.



Quatrième de couverture :

« Un vieil homme, Aldébaran, originaire d'un petit village, Saint-André-du-Loing propose à un enfant, son préféré, son protégé, une balade en vélo extraordinaire.

Au début l'enfant rechigne, mais il est vite enthousiaste. Au cours de cette balade, Aldébaran lui apprend tout ce qu'il sait : les potins de son village, la beauté du printemps avec son cortège de fleurs sauvages, le nom de tous les oiseaux, la reconnaissance des champignons, les délicieux et les traîtres. Le vélo, c'est merveilleux et difficile, l'enfant peine, mais le vieil homme lui confie les secrets de la bécane et les ruses pour ne pas flancher.

Ils pédalent si bien que les voici arrivés au dernier sommet. Et qui voient-ils ? Les plus grands coureurs du Tour de France ! Aldébaran se transforme en chroniqueur sportif, il commente à l'enfant ébloui la dernière étape. L'enfant est surexcité : il pourrait y arriver, les doubler tous, gagner la course ! Pourtant le vieil homme, si près du but, s'arrête : " On ne gagne pas contre la montre. " L'enfant est furieux. Le vieil homme trouvera des arguments pour le convaincre.

Ce n'est pas gagné qui compte, ce ne sont pas ces bonheurs factices qui donnent du goût à la vie. L'enfant n'est pas tout à fait convaincu. Il comprendra lorsque la nuit tombera et qu'à la belle étoile, contre lui, le vieil homme s'endormira. »

Encrier-accueil.pngDans cette mise en scène de 68 pages, Joël Jouanneau délivre une jolie leçon de vie donnée à un enfant par un vieil homme lors d’une promenade en vélo. Affronter le monde en oubliant sa peur et se ressourcer avec la vie qui l’entoure, faire des efforts sans relâche pour y arriver sans être continuellement à la recherche de la gloire, voilà ce que le vieil homme essaye de lui inculquer. C’est un bel apprentissage face à un monde sans merci qui se finira tout en poésie et en émotion avec une délicate réflexion sur la fin de vie. Un livre à mettre entre toutes les mains.


Citation :

« Écrire, c'est noircir une page blanche ; mettre en scène, c'est éclairer une boîte noire. »
Joël JOUANNEAU




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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 23:01
















Éditions du Seuil, 2007, 189 pages.



L’histoire se passe dans le Médoc en Gironde (pas très loin de chez moi) à Soulac-sur-mer, où Sandrine, la trentaine, a réalisé son rêve d’estivante ; habiter toute l’année sur cette presqu’île au tempérament îlien et sauvage qu’elle connaît très bien à force d’y être venue chaque été. Pourtant, même si elle est mariée à Julien, l’enfant du pays, aux yeux des habitants, elle reste une touriste venue s’imposer sur leur terre.

Entourée d’un gentil mari, de deux adorables enfants et des copines sympas, Sandrine mène une vie tranquille, jusqu’au jour où débarque Arnaud, photographe parisien, surnommé par les soulacais « L’Étranger », venu faire un repérage pour un film que veut mettre en scène son père. Connaissant le Médoc comme sa poche, Sandrine lui propose son aide et découvre auprès de cet homme une autre façon d’aborder la vie. Elle se sent de plus en plus troublée par ce bellâtre dégingandé, habillé de noir, aux jambes longues et aux hanches étroites.

Dans ce petit coin de province, cette fréquentation quotidienne, fait bouger les rideaux où derrière, on épie, on chuchote, la rumeur se forme, mais Sandrine n’y prend pas gare et elle se laisse entraîner, dériver, comme dans le courant dangereux d’une baïne* qui l’entraîne vers le large jusqu’à y perdre pied.

Encrier-accueil.pngJ’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre ou sous la plume d’Éric Holder, le Médoc devient le personnage intrigant du roman. Je me suis laissée emporter par le flot des mots mélodieux et tragiques formant cette simple et belle histoire d’amour. À lire !


* On nomme " baïne ", dans le Sud-Ouest de la France, une lagune entre le rivage et un banc de sable, formée par la houle de l'Atlantique. Des failles dans le banc génèrent un courant violent, appelé " sortie de baïne ", qui attire au large le nageur imprudent.




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