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  • : Un Autre Regard...
  • Un Autre Regard...
  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 18:46


















Éditions Stock, 2006, 318 pages.




Camille et Julien sont deux ados brillants, orgueilleux, cyniques, et je pourrais même rajouter prétentieux. Ils sont tous les deux passionnés par la littérature du XVIIIe siècle et décident, pour mettre un peu plus de piments dans leur existence ennuyeuse, de mettre en scène les personnages démoniaques du roman épistolaire de Laclos « Les Liaisons Dangereuses » en revêtant le rôle de la marquise de Merteuil et du Vicomte de Valmont.
 

Le jeu consiste, par lettres interposées de se lancer des défis amoureux qui incluent des tiers, c’est-à-dire, de séduire d’innocentes proies, de leur faire croire monts et merveille et dès que ces victimes commencent à avouer leurs sentiments, les jeter comme des vieilles paires de chaussettes en transmettant au partenaire de crime le « trophée » ; preuve écrite de l’humiliation et d’abandon.

Encrier-accueil.pngMais très vite, ce jeu dangereux va se retourner sur ces manipulateurs démoniaques qui voulant à tout prix remporter cet enjeu : ramener le plus beau « trophée », seront incapables d’y mettre un terme. Ils vont se faire piéger par la littérature et n’en ressortiront pas indemnes.
Leur manière de faire est horripilante, on grince des dents devant tant de perversité jusqu’à ce que leur dernière action sonne le glas.



Voir le site officiel de l’auteur



L'avis d'Amy

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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 00:01















Éditions Autrement, 2001, 240 pages.
Traduit de l’anglais (américain) par Anne Breton.

Prix des Lecteurs 2005 (Le choix des libraires).



Guido et Vincent sont cousins et amis d’enfance. Ils n’ont rien en commun, l’un est élégant, souple et sensuel tandis que l’autre est plutôt du genre désinvolte, agile et audacieux. Mais ça ne les empêchait pas plus jeune d’êtres complices dans leur bêtise en se demandant ce qu’ils deviendraient quand ils seraient grands.

À trente ans, ces inséparables se retrouvent tous les deux à New York, nantis d’un métier qui leur plait, mais ils se sentent bien seuls et se demandent qui sera l’élue de leur cœur. Guido est le premier à tomber amoureux d’Holly, jeune fille élégante et impassible, tandis que Vincent, après plusieurs aventures sans lendemain, craque en la personne de Mitsy, une rebelle à l’air revêche et inquiet. La vie merveilleuse pourrait s’arrêter là, mais tout n’est pas si rose, Holly à besoin de prendre ses distances pour réfléchir tandis que Mitsy se considère comme le « fléau de Dieu » qui ne croit pas en l’optimisme de son ami. Commence alors les crises existentielles au sein du couple, les inquiétudes et les malentendus…

Je m’attendais à un quelconque rebondissement, mais en vain, je ne veux pas dire que le roman est ennuyeux, loin de là et c’est là tout le talent de Laurie Colwin, car les personnages sont attachants et amusants, même si l’histoire n’apporte pas grand-chose, cela reste une bonne lecture récréative à lire entre deux autres romans.


Existe en version poche

















Voir également l'avis d'Emjy, de Clarabel et de Lilly


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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 00:40





Si j'ai parlé de mon amour
C'est à l'eau lente
Qui m'écoute quand je me penche sur elle
Si j'ai parlé de mon amour
C'est au vent
Qui rit et chuchote entre les branches
Si j'ai parlé de mon amour
C'est à l'oiseau
Qui passe et chante avec le vent
Si j'ai parlé
C'est à l'écho.

Si j'ai aimé de grand amour
Triste ou joyeux
Ce sont tes yeux
Si j'ai aimé de grand amour
Ce fut ta bouche grave et douce
Ce fut ta bouche
Si j'ai aimé de grand amour
Ce furent ta chair tiède et tes mains fraîches
Et c'est ton ombre que je cherche.

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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 09:20

















Éditions Pocket, 2004, 148 pages.


Grand Prix Pocket 2006 des Libraires.


Les boulevards de Kaboul ne divertissent plus, les estaminets, les maisons et les édifices sont devenus des ruines brûlantes. La mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là, un stade rempli pour des exécutions publiques. Les Taliban veillent. La joie et le rire sont devenus suspects.

Atiqu, le courageux et fier moudjahid reconverti en geôlier, a beaucoup maigri son visage tombe en lambeaux sous sa barbe d’intégriste. Il traîne sa peine depuis que sa femme est tombée gravement malade, il ne sait plus comment gérer cette situation qui ne cesse de se compliquer et impossible de chercher du réconfort puisque s’apitoyer sur une femme fait partie des péchés capitaux.

Non loin de là, le goût de vivre a également abandonné Mohsen qui ne sait plus où aller ni quoi faire de son oisiveté, errant seul à travers les faubourgs dévastés en pensant à cette belle cité millénaire qu’était Kaboul autrefois. Maintenant, les gens ont du mal à cohabiter avec leur propre ombre. La peur est devenue la plus efficace des vigilances. Sa très belle épouse Zunaira, condamnée à vivre cloîtrée dans une pièce aux fenêtres entoilées de tenture afin d’éviter qu’un passant soit choqué par son visage, ne veut plus sortir, elle refuse de porter ce voile maudit de se sentir à l’obscurité grillagée du tchadri, tels un affront ou un opprobre que l’on doit à tout prix cacher.

Encrier-accueil.pngInlassablement, Yasmina Khadra relate l’enfer du terrorisme qui sévit au Moyen-Orient où les terres afghanes ne sont que champs de bataille, arènes et cimetières. Avec un regard juste et lucide sur la réalité, il offre un roman bouleversant qui ne laisse pas indifférent.


Ceux et celles qui l'ont lu :
(j'espère n'avoir oublié personne)
(dans l'ordre chronologique)

Barbabella, Frisette, Papillon, Loupiote & Patch



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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 12:18



















Éditions Robert Laffont, 2006, 189 pages.



La Conception, située au nord du Québec, est une petite ville isolée, entourée de montagnes, un endroit oublié, une cache où se terrent des criminels de tout acabit, c’est dû moins la description qu’en fait Émile, cette jeune dégourdie de douze ans qui porte un prénom de garçon. Émile s’ennuie, elle n’a qu’une envie c’est d’explorer d’autres lieux, d’être transplantée ailleurs pour renaître enfin.
En attendant, elle est confinée dans un motel désaffecté où elle vit avec ses parents, un père taxidermiste et cultivateur de pavot et une mère cuisinière et astrologue, spécialiste en tarots à ses heures perdues.

Cette année, les vacances sont compromises, sa mère est enceinte, ils ne partiront pas. Émile se voit contrainte de rester dans cet univers en vase clos. Quand elle ne traîne pas avec son amie Nila, elle va chez Liam, son tuteur septuagénaire, grand voyageur nomade et artiste peintre, chez qui, encore, elle se permet de rêver d’un ailleurs à travers les histoires qui lui racontent.

Puis soudain tout s’enchaîne, l’arrivée d’un jeune vicaire, l’accouchement de sa mère, la découverte du corps de la mère de Nila (disparue depuis des années)... Tous ces événements vont bouleverser la vie d’Émile, lui ouvrir les yeux sur la violence du monde et des hommes. Cet été-là est, pour cette gamine, celui de tous les désirs et de toutes les trahisons.

Encrier-accueil.pngMélanie Vincelette entraîne le lecteur dans une ambiance mystique sur les pas d’une fillette à l’esprit vif qui s’éveille aux difficultés de la vie dans une écriture pleine de lucidité et de fraîcheur. C’est un premier départ fulgurant pour ce roman captivant, cruel et tendre à la fois.


Extrait :

« Eduardo Luna, reviens à moi. Eduardo Luna, j’ai si peur de t’aimer, car j’ai si peur de te perdre. Je préfère lire plutôt que vivre. Quand je lis, tu te réincarnes dans chaque syllabe, dans chaque phrase. Je feuillette mon dictionnaire des mots rares et précieux et je lis les plus beaux mots du monde. »


D'autres avis sur ce livre, dans l'ordre chronologique :

Cathulu, Clarabel, Allie, mAlice et Laure !
(Tout le monde est là ?)


Merci à A. pour le prêt de ce livre.





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