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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 23:49

C'est une magnifique chanson que je vous invite à écouter. A à chaque fois que je l'entends je ne peux m'empêcher d'avoir les larmes aux yeux !


 




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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 21:45
Consigne-des-minutes-heureuses.pngF.Lef--vre.png













Éditions du Rocher, 1998, 155 pages.



Dans ces pages où reflète une écriture limpide et empreinte de sensibilité, François Lefèvre relate son amitié pour le poète André Hardellet qui lui a dit un jour « Vous êtes la marchande de la boutique des minutes heureuses ». Et ses moments de bonheur intenses et fugaces elle les a consignés dans ce beau recueil poétique.

« Aujourd’hui, je suis entre deux ages, ni jeune ni assez âgée pour ne vivre que de mes souvenirs. En tournant les pages des albums, j’ai l’impression que tout s’est passé dans une autre vie…Visages, paysages, amours, folies. J’éprouve alors l’urgence d’écrire des pages qui diraient le compte des minutes heureuses afin de me sentir plus légère et qu’un sang neuf coule dans mes veines, me fasse danser, mette des ailes à mes talons. C’est ma façon d’arrêter le temps. Il y a comme un petit parfum testamentaire dans cette entreprise, c’est vrai, et je dois me dépêcher d’écrire avant même que cette joie insouciante, qui parfois m’envahit comme une bouffée de muguet, ne me quitte tout à fait. »

Françoise Lefèvre se dévoile, voyage dans l’enfance à la recherche des souvenirs heureux et l’on comprend mieux l’auteur dans la confidence de ses émotions. Elle pose un regard sur le monde qui l’entoure, recherche et déguste à chaque instant les petits plaisirs de la vie, ses joies de mère, son amour pour la nature…

« Volupté de se rendormir après une nuit d'insomnie, suspendre le linge dehors, garder au chaud un enfant très peu malade. »

Dans chaque mot, chaque phrase, elle préserve précieusement les minutes du bonheur et de l’amour qui s’égrainent au fil du temps, c’est une bouffée de nostalgie et de bien-être qu’elle nous offre !


L'avis de Flo (qui a aimé) & l'avis contraire d'Essel


Existe en format poche
Consigne-des-minutes.png














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9 juillet 2007 1 09 /07 /juillet /2007 10:55




« Oh, Grand-Mère, tu es si belle, tes mains sont si rugueuses, si âpres ! je sais que, par tes mains, tu nous raconteras l’histoire de nos montages. Grand-Mère, tu es si droite ! Grand-Mère, tu ne ris pas ; tu souris presque toujours. Quelquefois, tes yeux s’emplissent de larmes. Silencieuse, tu te déplaces partout. Souriante presque toujours, pleureuse furtivement, parfois, le soir venu. De quelles souffrances parles-tu, Grand-Mère ? »

« Je ne sais pas ce qui s’est passé à la fin de la journée. Le temps s’est de nouveau écoulé. Peut-être rencontrerai-je Jorge ce soir. Je n’ai plus de chagrin. Mais un mystère demeure : le temps. Ça traîne dans ma pensée. Le temps s’en va, il s’arrête, il m’empêchera d’arriver au niveau de Jorge. Mais je suis intelligent, comme dit Papa. Jorge est plus grand, mais j’ai le temps. C’est ça. »

« Les étoiles se sont figées, sérieuses, proches, si humaines que j’en ai éprouvé une légère frayeur. Blotti contre Grand-Père, le regard levé vers son visage, j’ai cru comprendre qu’elles allaient se taire et descendre vers nous à mesure qu’il parlerait. Solennel, les yeux plongés dans les miens, il s’est adressé à moi, presque dans un murmure. Sa main a désigné l’horizon voisin, qu’il a coupé en deux de l’index. Les montagnes ont semblé se séparer pour me faire voir l’endroit où l’apparition qu’il appelait traçait sa route. Loin, très loin, il m’a semblé voir surgir un point obscur. »


Extraits tirés du livre «  La montagne ensommeillée – Contes d’une enfance andine » d'Alvaro Escobar Molina.



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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 23:02
La-vie-devant-soi.pngRomain-Gary.png














Éditions Mercure de France, 1975, 270 pages

Prix Goncourt 1975



Roman Gary publie chez Mercure de France en 1975 son second roman sous le nom d'Emile Ajar.
 
Quatrième de couverture :

« La première chose que je peux vous dire c'est qu'on habitait au sixième à pied et que pour Madame Rosa, avec tous ces kilos qu'elle portait sur elle et seulement deux jambes, c'était une vraie source de vie quotidienne, avec tous les soucis et les peines. Elle nous le rappelait chaque fois qu'elle se plaignait pas d'autre part, car elle était également juive. Sa santé n'était pas bonne non plus et je peux vous dire aussi dès le début que c'était une femme qui aurait mérité un ascenseur. »

C’est une belle histoire d’amour d’un petit garçon, surnommé Momo, pour Madame Rosa, une ancienne prostituée devenue, par la force des choses, sa mère adoptive. Avec son franc-parler, le visage peinturluré, cette vieille femme juive au grand coeur est une survivante des camps d’Auschwitz. Elle habite au sixième étage d’un immeuble sans ascenseur, mais avec son âge avancé elle ne peut plus gravir ces nombreuses marches et préfère rester cloîtrer chez elle dans son « trou juif » que d’aller finir ses jours à l’hôpital, ainsi, elle peut bénéficier du droit sacré « des peuples à disposer d’eux-mêmes » qui n’est pas respecté par L’Ordre des médecins.

« Maintenant le docteur Katz essayait de convaincre Madame Rosa pour qu'elle aille à l'hôpital. Moi, j'avais froid aux fesses en écoutant le docteur Katz. Tout le monde savait dans le quartier qu'il n'était pas possible de se faire avorter à l'hôpital même quand on était à la torture et qu'ils étaient capables de vous faire vivre de force, tant que vous étiez encore de la barbaque et qu'on pouvait planter une aiguille dedans. La médecine doit avoir le dernier mot et lutter jusqu'au bout pour empêcher que la volonté de Dieu soit faite. Madame Rosa est la seule chose au monde que j'aie aimée ici et je ne vais pas la laisser devenir champion du monde des légumes pour faire plaisir à la médecine. »

Alors Momo, avec l’aide du peuple de Belleville résidant dans le quartier, va tout faire pour garder sa nounou en vie « Madame Rosa avait des ennuis de cœur et c'est moi qui faisait le marché à cause de l'escalier. Chaque matin, j'étais heureux de voir que Madame Rosa se réveillait, car j'avais des terreurs nocturnes, j'avais une peur bleue de me trouver sans elle. Je devais aussi penser à mon avenir, qui vous arrive toujours sur la gueule tôt ou tard, parce que si je restais seul, c'était l'Assistance publique sans discuter. »

Mais Momo se sent de plus en plus impuissant devant la lente et pitoyable déchéance de Madame Rosa dont l’issue ne peut être que fatale.

« Lorsque je suis rentré j'ai bien vu que Madame Rosa s'était encore détériorée pendant mon absence. Le docteur Katz est venu la voir et il a dit qu'elle n'avait pas le cancer, mais que c'était la sénilité, le gâtisme et qu'elle risquait de vivre comme un légume pendant encore longtemps. »

petit_coeur.gifCe livre peuplé de personnages pittoresques et inoubliables, vivants dans une misère cachée, est un magnifique roman triste et drôle. Cette histoire racontée par un enfant avec ses propres mots, dictés par le regard qu’il porte sur la vie, est un cocktail plein d’humanité, de solidarité entre différentes ethnies. À conseiller vivement !


Existe en format poche
La-vie-devant-soi-poche.png













Ce roman a été porté à l'écran par Moshé Mizrahi en 1977, avec Simone Signoret dans le rôle de Madame Rosa. Pour ce rôle, elle a reçut, en 1978, le césar de la meilleure actrice.

Affiche-la-vie-devant-soi.png


L'avis de tous celles et ceux qui ont aimé : Sylvie, Kalistina & Patch (si j'en oublie dites-le-moi)






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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 23:54


parchemin.jpg



Je t'attendais ainsi qu'on attend les navires
Dans les années de sécheresse quand le blé
Ne monte pas plus haut qu'une oreille dans l'herbe
Qui écoute apeurée la grande voix du temps

Je t'attendais et tous les quais toutes les routes
Ont retenti du pas brûlant qui s'en allait
Vers toi que je portais déjà sur mes épaules
Comme une douce pluie qui ne sèche jamais

Tu ne remuais encore que par quelques paupières
Quelques pattes d'oiseaux dans les vitres gelées
Je ne voyais en toi que cette solitude
Qui posait ses deux mains de feuille sur mon cou

Et pourtant c'était toi dans le clair de ma vie
Ce grand tapage matinal qui m'éveillait
Tous mes oiseaux tous mes vaisseaux tous mes pays
Ces astres ces millions d'astres qui se levaient

Ah que tu parlais bien quand toutes les fenêtres
Pétillaient dans le soir ainsi qu'un vin nouveau
Quand les portes s'ouvraient sur des villes légères
Où nous allions tous deux enlacés par les rues

Tu venais de si loin derrière ton visage
Que je ne savais plus à chaque battement
Si mon coeur durerait jusqu'au temps de toi-même
Où tu serais en moi plus forte que mon sang.




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