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  • : Association Les Lectures de Florinette - Audenge (33)
  • Association Les Lectures de Florinette - Audenge (33)
  • : "Les Lectures de Florinette" vous souhaite la bienvenue sur son site dans lequel vous trouverez ses activités, les articles de Florinette sur les différents ouvrages que l'association met à votre disposition afin de vous faire découvrir de nombreux auteurs qui nous amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous !
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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 17:40







(Pas de photo)





Éditions Stock, 2007, 115 pages.

Bourse Goncourt du premier roman 2007.


C’est le récit d’un fils effondré par la mort de sa mère, une femme qu'il a très peu connue. Il aurait pourtant aimé la connaître davantage, mais Perla ne lui a jamais parlé de sa déportation. À travers l’écriture, il cherche à reconstituer les pièces d’un puzzle qu’elle n’a jamais voulu rassembler devant lui.

Perla est née à Olkusz, près de Cracovie, en Pologne. Elle émigra à Paris et se retrouva dans le quartier juif du Marais. Lorsqu’elle fut emmenée le 31 juillet 1944 par le dernier convoi à Oswiecim, elle ne fit que revenir dans son pays d’origine. Dans ce village renommé Auschwitz, la campagne de sa contrée natale, elle fut considérée comme une étrangère. « À peine arrivée, elle se présenta devant cet homme nommé Mengele. Ce médecin élégant décidait en un instant du destin de milliers de gens. Il lui suffisait de tendre sa main dans une direction. À droite, c’était le four crématoire, à gauche, le droit de vivre, l’espoir. »

Le destin a voulu qu’elle survive. Mais Perla en revint changée, elle ne trouvait pas les mots pour exprimer ce qui la tourmentait.
« Pourquoi chercher à comprendre l’incompréhensible ? Auschwitz n’est définissable ni en mots, ni en images, ni en sons. »
Pétrie de crises d’angoisse, son agonie a continué pendant de nombreuses années. « Elle semblait souvent ailleurs, loin des siens, isolée dans un monde incompréhensible ». Murée dans le silence, elle finit par mourir, le visage enfin apaisé.


Encrier-accueil.pngC’est un récit bouleversant, parsemé de photos qui révèlent les deux visages de l’Allemagne, un pays écartelé entre la barbarie et le raffinement, celles des camps d’Auschwitz et celles de l’Allemagne romantique avec des tableaux et portraits de peintres et poètes.


Frédéric Brun parle de sa mère avec douceur et sincérité. C’est un bel hommage qu’il lui rend. Toutes les choses qu’il n’a pas su lui dire il les exprime dans ce petit livre
« J’ai l’impression que l’âme de ma mère est en moi et que, si je commence ce livre, c’est par peur qu’elle ne s’en aille définitivement ». L’écriture sauve les souvenirs de l’oubli et aide à mieux comprendre un passé douloureux, c’est une manière de rester un peu plus longtemps avec les gens qu’on aime. Comme le dit Clarabel c'est un livre à lire sans hésiter !


Extrait :

« Pour jouir infiniment de la vie, il faut, à chaque instant ne pas oublier la présence de la personne aimée. Lorsque l’on est imprégné de cette idée, on est prêt à affronter l’existence pour vivre l’amour dans la vie, découvrir l’amour dans la mort… »

Citation :

« La mort est à la fois fin et commencement, séparation et rapport intime en soi. » NOVALIS - Poète romantique allemand - (1772-1801)



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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 21:13
















Éditions L’École des Loisirs, « Théatre » 1998, 68 pages.
9 à 12 ans.



Quatrième de couverture :

« Un vieil homme, Aldébaran, originaire d'un petit village, Saint-André-du-Loing propose à un enfant, son préféré, son protégé, une balade en vélo extraordinaire.

Au début l'enfant rechigne, mais il est vite enthousiaste. Au cours de cette balade, Aldébaran lui apprend tout ce qu'il sait : les potins de son village, la beauté du printemps avec son cortège de fleurs sauvages, le nom de tous les oiseaux, la reconnaissance des champignons, les délicieux et les traîtres. Le vélo, c'est merveilleux et difficile, l'enfant peine, mais le vieil homme lui confie les secrets de la bécane et les ruses pour ne pas flancher.

Ils pédalent si bien que les voici arrivés au dernier sommet. Et qui voient-ils ? Les plus grands coureurs du Tour de France ! Aldébaran se transforme en chroniqueur sportif, il commente à l'enfant ébloui la dernière étape. L'enfant est surexcité : il pourrait y arriver, les doubler tous, gagner la course ! Pourtant le vieil homme, si près du but, s'arrête : " On ne gagne pas contre la montre. " L'enfant est furieux. Le vieil homme trouvera des arguments pour le convaincre.

Ce n'est pas gagné qui compte, ce ne sont pas ces bonheurs factices qui donnent du goût à la vie. L'enfant n'est pas tout à fait convaincu. Il comprendra lorsque la nuit tombera et qu'à la belle étoile, contre lui, le vieil homme s'endormira. »

Encrier-accueil.pngDans cette mise en scène de 68 pages, Joël Jouanneau délivre une jolie leçon de vie donnée à un enfant par un vieil homme lors d’une promenade en vélo. Affronter le monde en oubliant sa peur et se ressourcer avec la vie qui l’entoure, faire des efforts sans relâche pour y arriver sans être continuellement à la recherche de la gloire, voilà ce que le vieil homme essaye de lui inculquer. C’est un bel apprentissage face à un monde sans merci qui se finira tout en poésie et en émotion avec une délicate réflexion sur la fin de vie. Un livre à mettre entre toutes les mains.


Citation :

« Écrire, c'est noircir une page blanche ; mettre en scène, c'est éclairer une boîte noire. »
Joël JOUANNEAU




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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 23:01
















Éditions du Seuil, 2007, 189 pages.



L’histoire se passe dans le Médoc en Gironde (pas très loin de chez moi) à Soulac-sur-mer, où Sandrine, la trentaine, a réalisé son rêve d’estivante ; habiter toute l’année sur cette presqu’île au tempérament îlien et sauvage qu’elle connaît très bien à force d’y être venue chaque été. Pourtant, même si elle est mariée à Julien, l’enfant du pays, aux yeux des habitants, elle reste une touriste venue s’imposer sur leur terre.

Entourée d’un gentil mari, de deux adorables enfants et des copines sympas, Sandrine mène une vie tranquille, jusqu’au jour où débarque Arnaud, photographe parisien, surnommé par les soulacais « L’Étranger », venu faire un repérage pour un film que veut mettre en scène son père. Connaissant le Médoc comme sa poche, Sandrine lui propose son aide et découvre auprès de cet homme une autre façon d’aborder la vie. Elle se sent de plus en plus troublée par ce bellâtre dégingandé, habillé de noir, aux jambes longues et aux hanches étroites.

Dans ce petit coin de province, cette fréquentation quotidienne, fait bouger les rideaux où derrière, on épie, on chuchote, la rumeur se forme, mais Sandrine n’y prend pas gare et elle se laisse entraîner, dériver, comme dans le courant dangereux d’une baïne* qui l’entraîne vers le large jusqu’à y perdre pied.

Encrier-accueil.pngJ’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre ou sous la plume d’Éric Holder, le Médoc devient le personnage intrigant du roman. Je me suis laissée emporter par le flot des mots mélodieux et tragiques formant cette simple et belle histoire d’amour. À lire !


* On nomme " baïne ", dans le Sud-Ouest de la France, une lagune entre le rivage et un banc de sable, formée par la houle de l'Atlantique. Des failles dans le banc génèrent un courant violent, appelé " sortie de baïne ", qui attire au large le nageur imprudent.




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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 15:24



Du joli bateau de Port-Vendres
Tes yeux étaient les matelots
Et comme les flots étaient tendres
Dans les parages de Palos

Que de sous-marins dans mon âme
Naviguent et vont l'attendant
Le superbe navire où clame
Le choeur de ton regard ardent.

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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 19:59


















Éditions Robert Laffont, 2007, 381 pages.



Quand j’ai commencé à lire la quatrième de couverture, j’ai eu un peu peur en voyant le mot « fantastique », car je ne suis pas une adepte de ce genre de roman flirtant bien trop souvent avec la science-fiction.

En commençant ma lecture, toujours avec cette fichue réticence, je me suis surprise à ne plus vouloir lâcher le livre, j’ai été happée par l’histoire, je me suis retrouvée projetée dans un petit village de la côte bretonne en compagnie de la famille Guérindel. Sans me lasser une seule seconde, j’ai écouté les quatre enfants, d’Enogat et Ewan, parler de leurs terrifiants cauchemars quotidiens.

Benoît, l’aîné, depuis qu’il est tout petit, cherche toujours mille stratagèmes pour repousser l’heure du coucher de peur de se retrouver face à cette femme qui marche sur la plage avec les poches pleines de cailloux. Lunaire, le cadet des garçons, âgé de 14 ans, chaque nuit est aspiré par les eaux noires où tangue un vieux trois-mâts fantomatique hanté par un équipage moribond où règne un capitaine effrayant aux yeux de tueurs. Guinoux, lui, est tétanisé par un cheval de pierre au corps gigantesque et ensanglanté.

C’est ainsi que chaque matin, les garçons se réveillent les yeux gonflés de mauvais rêves et la mine défaite, même le petit dernier, Simon, commence à voir ses songes de bébé se transformer en brume marine. Pourtant, Enogat, semble avoir tout fait pour éloigner cette malédiction qui frappe la fratrie, en leur sommant plusieurs fois de ne pas s’approcher du rivage, en prenant toutes les mesures pour éloigner ses enfants de la mer.

Pourquoi tant de mystère autour de cette immensité ? Pourquoi cette aversion envers la mer ? Que cache Enogat ? Quel démon du passé tente-t-elle de fuir ?

Lunaire, le plus vaillant des quatre, ne veut pas en rester là et va entreprendre d’analyser ce cauchemar qui le hante chaque soir afin d’apporter de la lumière à tout ce mystère qui plane autour des marins-pêcheurs de Terre-Neuve et qui l’amènera à rencontrer la troublante et énigmatique nonagénaire Ardelia ainsi que le sympathique Ebenezer, archiviste passionné, gardien de mémoire des œuvres de mer.

Le premier roman de Gaëlle Nohant est un livre magique qui m’a ensorcelée. J’ai adoré cette plongée au cœur des abysses en me laissant guider par ces personnages attachants. En refermant le livre, j’ai ressenti un pincement au cœur, j’avais envie de continuer cette merveilleuse aventure, mais, hélas, toute bonne chose a une fin, c’est bien connue !

Ah encore une dernière chose, je trouve l’illustration de la couverture faite par Letizia Goffi étonnamment complémentaire avec ce roman.

Je ne peux résister à vous mettre l’eau à la bouche en vous livrant la citation qui figure en première partie :

« …Dans notre partie de la Bretagne – la Cornouaille, l’Armorique – persiste la vieille croyance celte selon laquelle la mort est simplement un pas – un passage – entre deux stades de l’existence humaine. Qu’il y a de nombreux stades, que cette vie en est un, et que de nombreux mondes existent simultanément, concentriquement, et s’interpénètrent peut-être ici ou là. De sorte qu’il y a des espaces incertains – la nuit noire, le rideau d’écume au point de rencontre de la terre ferme et de l’océan mouvant, lequel est toujours le seuil de la mort pour les hommes qui le traversent en tous sens – des messagers pourraient bien rôder entre ces zones » A.S. BYATT, Possesion.

Si vous souhaitez, je vous invite à faire plus ample connaissance avec l’auteur en lisant sa biographie-interview (en cliquant sur son nom, au-dessus de la photo) et en consultant son blog « Le Café littéraire de Gaëlle ». Bonne lecture !


Les avis enthousiastes de Thom, Choupynette, May, Clarabel, Lilly, Barbabella & Loupiote.



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