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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 08:29

Voici une histoire de rêves étranges racontée par Guy Breton dans le Tome 2 des “Histoires magiques de l’histoire de France” qui a été écrite par Henryk Sienkiewicz lui-même, l’auteur de "Quo vadis ?", et par Anton Niedermeier qui l’a publiée dans ses Souvenirs.

 

En juillet 1901, les familles en villégiature à Biarritz pouvaient voir, chaque jour vers midi, un élégant quinquagénaire promener, au milieu des cabines de baigneurs, un regard profond, une barbiche soignée et une mélancolie venue de toute évidence du nord de l’Europe.

Les dames et les demoiselles, sous leurs ombrelles, le considéraient avec une curiosité insistante. […] Le personnage les fascinait. N’avaient-elles point là, devant les yeux, à portée de la main même, le célèbre romancier polonais Henryk Sienkiewicz, auteur de Quo vadis ? roman traduit en vingt-deux langues et dont l’adaptation française, sortie en librairie un an plus tôt, en juin 1900, atteignait déjà le tirage de 100 000 exemplaires, chiffre extraordinaire pour l’époque ?

Le prestige dont jouissait l’écrivain était si grand qu’aucune de ses ferventes admiratrices n’aurait eu l’audace de lui adresser la parole, même pour lui bredouiller le plus insipide compliment.

Or, ce que les Françaises, à leur grand regret, n’avaient pas le courage de faire, une Anglaise l’osa. C’était une charmante jeune fille blonde aux yeux myosotis. Un soir, dans le hall de l’hôtel où il était descendu, elle l’aborda et lui dit qu’elle avait lu Quo vadis ? et en avait été bouleversée.

Sienkiewicz, ravi et un peu troublé, l’invita à boire une tasse de thé. Ils se revirent le lendemain, puis tous les jours suivants et prirent l’habitude de se promener ensemble.

Un matin, le romancier dit à la jeune miss :

— Je n’ai pas l’habitude d’attacher de l’importance aux songes, mais j’ai fait cette nuit un rêve étrange qui me laisse une impression de malaise dont je ne peux me débarrasser… Je me trouvais dans une rue où il y avait un corbillard derrière lequel se tenait un jeune homme blond aux yeux très clairs, vêtu d’un costume bleu à boutons de métal. Je le revois très distinctement…

— Vous parlait-il ?

— Non. Il me souriait en me regardant fixement et m’invitait d’un geste à monter dans cette voiture des morts… Je me suis réveillé très oppressé…

La jeune Anglaise s’intéressait aux sciences métaphysiques. Il lui arrivait même, lorsqu’elle était à Londres, d’aller écouter les conférences faites par des membres de la Society for Psychical Research. Elle conseilla au romancier de noter son rêve sans en omettre le moindre détail.

— Peut-être, dit-elle, a-t-il une signification que vous découvrirez un jour…

Docilement, Sienkiewicz suivit le conseil de son amie. Le lendemain matin, lorsqu’ils se retrouvèrent sur la plage, la jeune miss remarqua que l’écrivain paraissait préoccupé. Elle le questionna.

— Vous n’allez pas me croire, dit-il, mais j’ai fait cette nuit le même rêve qu’hier. Le jeune homme que je vous ai décrit, vêtu de façon identique, m’invitait en souriant à monter dans un corbillard. Je reculais, mais il avançait vers moi et tendait la main pour m’agripper… C’était horrible ! Je me suis réveillé en sueur. Croyez-vous que cela annonce que je cours un danger ?

La jeune fille le rassura, disant qu’il était bien difficile de savoir quand on avait affaire à un rêve prémonitoire et que les spécialistes étaient incapables de se prononcer. Puis ils parlèrent d’autre chose.

Mais le lendemain matin, lorsque la petite Anglaise sortit de son hôtel, elle trouva Sienkiewicz encore plus déprimé que la veille.

— Que vous arrive-t-il ? Ne me dites pas que vous avez encore fait le même rêve ?

— Si ! Exactement le même ! C’est épouvantable et ce corbillard me hante. Je sais que je vais y penser toute la journée, comme hier et comme avant-hier.

La petite Anglaise lui prit le bras.

— Aujourd’hui, je ne vous quitte pas […] et ce soir, nous dînerons ensemble.

À minuit, lorsqu’ils se quittèrent, Sienkiewicz souriait.

— Merci ! Grâce à vous, je crois que je vais passer une nuit sans cauchemar…

Le lendemain, à huit heures, la jeune fille était devant la porte de l’hôtel du romancier, un peu anxieuse.

— Alors ?

— Fini ! J’ai rêvé de vous !

Sienkiewicz resta encore quelque temps à Biarritz sans que son étrange rêve revînt le tourmenter. Puis un soir, il fit de tendres adieux à la petite Anglaise et prit le train pour Paris où l’on préparait une adaptation théâtrale de Quo vadis ?

Là, il s’installa dans un hôtel de la rue de Rivoli. Vers midi, il voulut aller déjeuner, quitta sa chambre et se dirigea vers l’ascenseur. La cabine était justement à l’étage et le liftier tenait la grille ouverte.

Sienkiewicz s’arrêta horrifié ; le garçon, un adolescent blond aux yeux clairs qui le regardait fixement en l’invitant à entrer dans l’ascenseur, était le personnage qu’il avait vu en rêve. Même costume bleu, mêmes boutons de métal, même sourire étrange, même geste de la main…

Épouvanté, l’écrivain fit demi-tour et se précipita vers l’escalier qu’il descendit en courant. Arrivé au rez-de-chaussée, il entra dans la salle de lecture et se laissa choir dans un fauteuil.

À peine s’y trouvait-il qu’il entendit un fracas si épouvantable qu’il perdit connaissance. Quand il revint à lui, des gens couraient dans le hall et un employé lui apprit que l’ascenseur venait de s’écraser sur le sol.

Il se leva, se fraya un passage dans la foule et vit des corps étendus sur le tapis. Au milieu d’eux, il reconnut tout de suite celui du liftier blond au costume bleu orné de boutons de métal…

 

Sources :

  • Histoires magiques de l’histoire de France, Tome 2, page 172 à 174, Editions France Loisirs, 2000.
  • Anton Niedermeier, Souvenirs.
  • Aimé Michel, Naissance de la science des rêves, in Le Mystère des rêves, Ed. Planète.
  • Hervey de Saint-Denys, Les Rêves et les moyens de les diriger, Ed. Tchou.
  • Steven et Monfang, Le Dossier fantastique du rêve, in Le Mystère des rêves, Ed. Planète.

 

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 15:56

Éditions de Chiré

Ce qu'il faut avant tout savoir :

Bruno Sammaciccia est né à Ancône en Italie le 22 avril 1926. Licencié en psychologie et en psychiatrie, il a reçu trois prix académiques internationaux, ainsi que de nombreux prix culturels et théologiques. Il a été également membre de nombreuses académies, Italiennes et étrangères et a participé à plusieurs comités de rédaction. Il a été très actif dans la diffusion de la culture morale, éthique et philosophique.

 

Résumé du livre :

Étude historique et scientifique du plus célèbre miracle eucharistique. Cette étude, confirmée par la science, est accompagnée d'une documentation de 24 photographies.

Dans le courant du VIIIe siècle, dans une église de Lanciano, un moine basilien célébrait la sainte messe en rite latin.

Après la double consécration, il se prit à douter de la Présence réelle de Jésus dans le Sacrement, quand il vit soudain l'hostie se changer en Chair et le vin en Sang. La première réaction du moine, stupéfait et bouleversé, fut de chercher à cacher ce qui venait de se passer, mais, maîtrisant son émotion, il manifesta le prodige aux fidèles qui, devenus ainsi ses témoins oculaires, en diffusèrent la nouvelle dans la ville.

Depuis ce jour, ces saintes reliques sont restées pratiquement intactes. Bruno Sammaciccia nous livre dans cet ouvrage les éléments scientifiques et historiques de cet évènement dit miraculeux puisque, d'après les diverses analyses publiées le 4 mars 1971 - effectuées sous la direction du Dr Odoardo Linoli, professeur d'anatomie, d'histologie pathologique, de chimie et de microscopie clinique - il s'agit bien de cinq caillots de sang humain et d'un morceau de muscle cardiaque issus d'une personne de groupe AB (comme le sang que l'on retrouve sur le Linceul de Turin…)

Et le casse-tête scientifique ne s'arrête pas là, car le diagramme du sang correspond à celui d'une personne vivante sur laquelle on aurait fait le prélèvement quelques minutes plus tôt et qu'aucune présence de substances chimiques utilisées pour la conservation des chairs n'a été détectée.

Ignorée des médias, l'enquête a été reprise au niveau international durant quinze mois, sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé. Plus de cinq cents examens, utilisant les techniques de pointe de la médecine nucléaire, auraient confirmé en 1973 tous les résultats initiaux. Le rapport souligna le caractère impossible de la conservation de tels “tissus vivants” dans des récipients non étanches.

La conclusion finale, publiée en décembre 1976 à New York et à Genève, a été la suivante :

La science, consciente de ses limites, s'arrête devant l'impossibilité de fournir une explication.

À ce jour, conservé depuis 1258 et enfermé dans un joli reliquaire exécuté en 1713, ce prodige demeure toujours visible à l'église Saint-François de Lanciano.

 

Pour aller plus loin :

Vidéo dans laquelle vous pouvez voir les documents photographiques et les explications extraits des analyses scientifiques présentées durant une exposition.

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 17:02

Dans Le nouveau Dictionnaire de l’impossible Didier van Cauwelaert nous raconte une collision tout à fait incroyable et “oubliée” après avoir été divulguée par voie officielle dans le magazine Terre-Air-Mer du 22 septembre 1977.

En 1977, au cours d’un vol de plaisance, par temps couvert, le pilote d’un petit bimoteur Cessna se retrouve soudain, à la sortie d’un nuage, face à un très vieil aéroplane.

Les deux avions effectuent une manœuvre désespérée pour s’éviter, mais la collision paraît inéluctable. Le pilote du Cessna a juste le temps d’apercevoir un aviateur en uniforme de la Première Guerre mondiale, aussi épouvanté que lui. Puis son aile percute la vieille carlingue.

Par bonheur, tous deux réussissent à reprendre le contrôle de leurs commandes. Le coucou de 14-18 disparaît à son tour dans le gros nuage, et l’avion de tourisme regagne en catastrophe son aéroclub. Furieux, le pilote raconte l’accident.

N’était la trace de collision sur son aile, personne ne le croirait : il n’existe pas dans la région de vieux zinc correspondant à la description qu’il donne, et aucune manifestation de collectionneurs, aucune cérémonie commémorative n’était prévue ce jour-là. Aussitôt alertés, les aérodromes voisins confirment qu’ils n’ont pas délivré de plan de vol à un quelconque aéroplane de ce type.

Le pilote, hystérique, persuadé qu’on lui ment, réclame une enquête conjointe de la Direction générale de l’aviation civile et de l’armée de l’air.

Quelques semaines plus tard, coup de théâtre : on découvre dans un hangar des environs, enfoui sous la paille, un vieil avion similaire à celui qu’il dit avoir heurté. Mais l’épave semble être là depuis plus d’un demi-siècle. Le carnet de bord est toujours dans la carlingue. Dernière observation que le pilote a consignée en 1917 : sa collision en plein ciel avec un « engin métallique de type inconnu, brusquement sorti d’un nuage ».

L’hypothèse d’une supercherie est naturellement retenue par les enquêteurs, dans un premier temps. Le carnet de bord a dû être falsifié – mais par qui, et pour quoi ?

Sur cet avion de combat censé être immobilisé depuis 1917, une profonde rayure de peinture est visible. L’analyse établira qu’il s’agit sans conteste de la peinture d’un Cessna des années 1970 -  précisément celle du bimoteur percuté le mois précédent.

Si l’on élimine la piste d’un canular – hypothèse aussi peu vraisemblable que celle d’une seule et même collision décrite par deux pilotes à soixante ans d’intervalle – que s’est-il passé ? Un accident spatio-temporel, d’accord. Mais qui a changé d’époque ?

Le Cessna a-t-il remonté le temps, l’aviateur de la Grande Guerre s’est-il retrouvé dans le futur, ou bien tous les deux se sont-ils rencontrés dans un trou de ver ?

Un de ces raccourcis en forme d’univers parallèle que nous décrivent des astrophysiciens comme Trinh Xuan Thuan :

« une sorte de tunnel situé non pas dans l’espace ordinaire, mais dans un “hyper-espace” ressemblant au passage souterrain reliant deux trous que des vers de terre auraient creusés dans le sol. […] Entrez dans le trou de ver dans une direction, et vous irez dans le futur. Allez dans la direction opposée, et vous retournerez dans le passé1. »

L’écrivain Henri Gougaud, commentant sur RTL l’affaire de cette collision entre deux époques, dont il est l’un des rares “connaisseurs” via les témoignages militaires, n’a pas exprimé d’autre conclusion que le sérieux des sources relatant l’événement2

 

1. Trinh Xuan Thuan, Dictionnaire amoureux du ciel et des étoiles, Plon/Fayard, 2009.

2. Les Aventuriers de l’Impossible, RTL, 5 août 2014.

3. Didier van Cauwelaert, Le nouveau Dictionnaire de l’impossible, page 206, Plon, 2015.

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 09:44

Paul Smith (1921-2007) est né à Philadelphie. Atteint dès son plus jeune âge par une grave paralysie cérébrale, qui a entraîné la perte de motricité, Paul, en découvrant la machine à écrire a eu l'idée de l'utiliser pour créer, touche après touche, d’incroyables dessins…

J'ai découvert cette vidéo sur le blog de Béa Kimcat qui m'a beaucoup touchée tellement cet homme extraordinaire est rayonnant et a su braver cette paralysie cérébrale en exprimant son amour à travers sa passion, son impressionnante créativité que je vous laisse découvrir...

« Les mouvements de Paul sont sévèrement limités, sa détermination est éternelle. »

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 10:39

Voici une histoire des plus insolite racontée par Guy Breton dans le Tome 1 des Histoires magiques de l’histoire de France dans lequel une personne du passé rencontre une personne du présent...

Cette histoire incroyable, que Guy Breton a eu l’autorisation de consulter, figure dans les archives de la préfecture de police en date du 6 juin 1925 et a été reprise par Didier van Cauwelaert dans le Tome 1 du Dictionnaire de l’impossible. (Extrait) :

***

Nous sommes en juin 1925, au jardin du Luxembourg. Un étudiant en médecine de vingt-quatre ans, Jean Romier, est en train de réviser ses cours au soleil, lorsqu’un vieillard en redingote vient s’asseoir à côté de lui. Rapidement, ce dernier engage la conversation et se met à parler de Mozart, une passion que partage le jeune homme.

« Venez donc chez moi vendredi soir à 9 heures, j’organise un petit concert de musique de chambre pour mes amis. Nous jouerons les quatuors avec flûte de Mozart. »

L’étudiant accepte, ravi de cette occasion d’entendre, sans bourse délier, son compositeur favori. Le vieillard se lève, donne son nom et son adresse : « Alphonse Berruyer, rue de Vaugirard, troisième gauche. »

Le vendredi 5 juin, à l’heure dite, Jean Romier sonne à la porte du vieux mélomane, et passe une soirée délicieuse en compagnie de sa famille et de ses amis. La seule chose qui l’étonne un peu, c’est que ces gens qui visiblement disposent d’une fortune confortable s’éclairent encore au gaz. Cela relève sans doute moins de la radinerie que du passéisme… D’ailleurs, ils sont tous habillés à la mode du siècle précédent, ont le teint pâle et les traits un peu figés, comme s’ils étaient en cire. […]

Entre deux quatuors, il devise avec les petits-fils Berruyer qui ont le même âge que lui : André prépare Navale, Marcel fait son droit… Ils grillent quelques cigarettes en buvant du madère. À minuit, il prend congé de ses hôtes, leur exprimant toute sa gratitude pour cette soirée hors du temps.

À peine arrivé sur le trottoir, il se rend compte qu’il a oublié son briquet en or. Un cadeau de ses parents auquel il tient particulièrement. Il remonte aussitôt, sonne. Pas de réponse. […]

Très perturbé, il entreprend de cogner à la porte. Le voisin de droite sort sur le palier, furieux de ce tapage nocturne. Jean lui explique la situation.

« Vous me prenez pour un idiot ? Cet appartement est vide depuis vingt ans ! » L’étudiant en médecine se dit qu’il a affaire à un fou, et lui répète sur un ton posé qu’il vient de passer la soirée chez Alphonse Berruyer. « Il est mort en 1905 ! riposte le voisin. Si vous êtes entré chez lui, c’est que vous êtes un cambrioleur. Au voleur ! »

Alerté par les cris, le concierge grimpe les marches et confirme la version délirante du troisième droite, qui appelle la police. Et le jeune homme en état de choc se retrouve au poste. Un coup de fil aux parents du prévenu permet d’établir sa moralité et sa bonne santé mentale.

Dès l’aube, le commissaire le ramène sur les lieux, pour vérifier ses dires. Aucune trace d’effraction. Ils sont rejoints par le propriétaire, un certain M. Mauger, qui ouvre de mauvaise grâce l’appartement laissé à l’abandon depuis qu’il l’a reçu en héritage. Jean Romier manque s’évanouir. L’appartement est tel qu’il l’a décrit, comme le constate le commissaire de plus en plus perplexe. Mais les meubles sont recouverts d’une épaisse couche de poussière, et les toiles d’araignées envahissent ce décor qui dégage une intense odeur de moisi.

« C’est lui, c’est Alphonse ! » s’exclame soudain Jean en désignant l’un des portraits. M. Mauger confirme : c’est bien son arrière-arrière-grand-père. Sur des photos encadrées, l’étudiant identifie dans la foulée le petit Marcel qui fait son droit, le jeune André qui prépare Navale… Atterré, le descendant ne peut qu’opiner […] il se souvient alors que pépé Marcel lui avait raconté un jour les concerts privés qu’organisait son propre grand-père […] « Qui d’autre pourrait s’en souvenir ? Même moi, j’avais oublié… »

Le commissaire demande à “l’invité du passé” pourquoi il a voulu revenir si vite dans cet appartement que, soi-disant, il venait à peine de quitter. Jean raconte l’oubli de son briquet, et les conduit dans le salon-bibliothèque où, quelques heures plut tôt, il fumait en compagnie de ce futur amiral défunt qui avait alors son âge. Et tous se figent devant le guéridon. Le briquet en or est bien là, frappé des initiales de Jean Romier. Mais il est recouvert, comme le reste, d’une épaisse couche de poussière et de toiles d’araignées...

 

Sources :

 

Petite info supplémentaire :

* Albert Einstein, passionné par ce fait divers, a prononcé une phrase que les exégètes n’en finissent pas de commenter : « Ce jeune homme a trébuché dans le temps, comme d’autres ratent une marche d’escalier. » Il est vrai que, si l’on applique les conséquences de la relativité, il n’est pas exclu qu’on puisse voir aujourd’hui Marie-Antoinette peindre au Petit Trianon, comme ce fut le cas pour ces deux Anglaises dont le témoignage figure dans Les Fantômes de Trianon.

* Vous pouvez également écouter, par la voix de Tom Novembre, cette incroyable histoire dans l'émission La France mystérieuse, une série France Bleu : d’après le livre de Fabrice Colin L'Atlas de la France Mystérieuse aux éditions “Autrement”.

Durée 2’30

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