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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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8 février 2022 2 08 /02 /février /2022 16:55

Editions Trajectoire

 

Ce qu’il faut avant tout savoir :

Paul Sanda est patriarche dans la tradition gnostique syriaque orthodoxe de lignée occidentale (Haute Église libérale indépendante orthodoxe syriaque). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont "La Voie ésotérique du chevalier chrétien" et de "Rituels de guérison par les Archanges" aux éditions Trajectoire. Paul Sanda dirige, à Cordes-sur-Ciel dans le Tarn, la Maison des Surréalistes, conservatoire d’archives et d’objets d’art, qui organise des événements culturels ; il dirige aussi les éditions Rafael de Surtis, dans le sens du surréalisme historique et de ses prolongements (Jean Rollin, Sarane Alexandrian…), mais également dans des collections ouvertes à la prose poétique de haute écriture, à la poésie étrangère de qualité (Vesaas, Södergran, Carpelan, Hamsun…), à l’art pictural (Coutaud, Demarne, Labisse…) et à la spiritualité (Lima de Freitas, Claude Bruley...).

 

Pascal Cazottes, écrivain et historien de passion (plus particulièrement spécialisé dans les périodes médiévales et napoléonienne), mais aussi un amoureux de la langue française. Cela fait également plus de 25 ans qu’il s’intéresse à la cryptozoologie, à l’ufologie, aux anciennes civilisations, à la Gnose, à l’Alchimie et au paranormal en général. Il se définit lui-même comme un historien des mystères de notre monde.

 

Résumé du livre :

L'exploration du monde spirituel de l'après-mort démontre à quel point notre existence ici-bas conditionne la façon dont nous pouvons survivre à la disparition du corps. Pour cet ouvrage, Pascal Cazottes, historien des mystères de notre monde, a rassemblé de nombreux témoignages par thématiques (maisons hantées, chronomirages, dames blanches, poltergeist...). Sur la base de cette collecte, Monseigneur Paul Sanda, patriarche orthodoxe, livre une analyse des phénomènes sous-jacents riche d'enseignements. Ainsi comprenons-nous que la qualité du passage dans l'au-delà est la conséquence absolue de notre capacité à former un Corps Glorieux ou Corps subtil, protecteur de l'âme, révélé par les traditions spirituelles les plus élevées. Si les âmes défuntes se manifestent aux vivants sous des formes diverses, fantômes ou spectres, leur dernière assomption est de s'alléger de toutes attaches terriennes pour devenir des orbes, des boules d'énergie sans substance physique, capables de franchir l'Intervalle. C'est l'élaboration de cette gangue spirituelle dénommée orbe qui va permettre à l'être initié de rejoindre le Plérôme divin, en dépassant la seconde mort, celle de l'âme. L'édification de ce Corps Glorieux survivant ne peut se faire qu'à travers une discipline intérieure précise codifiée par la tradition. En Occident, cette tradition se perpétue toujours à travers l'Église chrétienne ésotérique, la chevalerie mystique, et l'Alchimie en voie sacerdotale. Le présent ouvrage ouvre les portes secrètes de cette possibilité extraordinaire de survie spirituelle offerte à tous les êtres vivants.

Pascal Cazottes, historien des mystères de notre monde, a collecté de nombreux témoignages sur les diverses manifestations de l’invisible.

Mgr Paul Sanda, patriarche orthodoxe, apporte un éclairage en analysant ces évènements, qui, depuis fort longtemps, n’inquiètent plus les Maîtres de l’ésotérisme occidental.

Cet ouvrage ne propose pas une compilation d’histoires fantastiques, mais plutôt la raison de ces apparitions et visions soudaines qui peuvent surgir à n’importe quel moment de notre vie.

Tous ces phénomènes liés à la circulation des esprits entre les différents plans d’existence sont de diverses natures puisque tout dépend du degré de l'évolution spirituelle de ces êtres, de leur engluement dans la matière, de leur attachement au monde terrestre…

« À l’instant de la mort, le dégagement de l’âme ne se fait pas subitement, il ne s’accomplit qu’insensiblement, avec une lenteur très variable selon les êtres. »

Il faut effectivement du temps à l’âme pour s’adapter à cet autre monde.

Dans les multiples témoignages que j’ai pu lire jusqu’à maintenant, cette errance dans l’intervalle, entre le monde des humains et celui des esprits, revient bien souvent, d’où l’importance de s’y préparer dès notre existence terrestre, en nous allégeant de toute cette matérialité, en vivant en harmonie avec la Nature, en prenant conscience de notre étincelle divine afin de construire spirituellement notre corps de lumière, le corpus glorificationis (le Corps de Gloire).

« L’âme est cette lumière qui peut survivre à la mort physique. Ne la laissez pas s’endormir, s’éteindre et s’effacer. L’élévation commence maintenant, et à chaque instant… »

Dès les premières pages, tout y est très bien expliqué, détaillé. J’ai trouvé ce livre passionnant, instructif avec des témoignages incroyables sur les Anges et Archanges qui occupent depuis des temps immémoriaux une place de choix dans les différents textes sacrés. 

Il y a aussi ces animaux fantômes qui reviennent voir leur maître, que ce soit sous leur forme animale ou en lumière subtile sous la forme d’un orbe, comme chez l’homme.

Ce chapitre sur les armées fantômes et chronomirages m’a fait repenser à ces ondes rémanentes, ces tableaux du passé que l’on peut voir reparaître et qui démontrent cette interpénétration énergétique entre le monde visible et invisible.

Sans oublier le mystère des corps incorruptibles qui continuent, encore de nos jours, à nous émerveiller, nous étonner, tout comme celui des Dames blanches et bien d’autres sujets qui sont abordés dans cet ouvrage extrêmement bien documenté et illustré d’incroyables photos d’apparitions lumineuses.

Il y aurait tellement à en dire, que je préfère vous laisser le soin de découvrir ce livre qui donne un éclairage nouveau sur tous ces phénomènes.

 

Pour aller plus loin :

Pascal Cazottes, qui à co-écrit avec Paul Sanda, a enquêté sur les différents témoignages rapportant une manifestation fantomatique d'un animal de compagnie. Ces apparitions ont eu lieu à différent stade du trépas de l'animal :

  • Au moment de sa mort, pour annoncer à son maître son départ
  • Quelques jours après sa mort, comme pour faire un dernier adieu
  • Mais aussi des années plus tard comme un funeste présage...

 

 

 

  • La page Facebook de Paul Sanda
  • Retrouvez les autres ouvrages de Paul Sanda en cliquant ICI 
  • Retrouvez les ouvrages de Pascal Cazottes en cliquant et

 

 

 

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30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 17:26

Artège

 

Ce qu'il faut avant tout savoir :

Le Père Maximilien Kolbe est né à Zdunska Wola, près de Lodz en Pologne, en janvier 1894. Entré en 1907 au séminaire des Franciscains Conventuels, il fut envoyé à Rome pour y poursuivre ses études ecclésiastiques. Alors qu'il était encore étudiant, il fonda avec quelques frères la Mission de l’Immaculée. Ordonné prêtre en 1918 et revenu en Pologne, il commença son apostolat à l'aide d'une revue, Le Chevalier de l'Immaculée. En 1927, il fonda un "Couvent-Maison d'édition" en Pologne ainsi qu’au Japon. Il fut emprisonné pour la première fois en 1939 par les Allemands. Arrêté définitivement le 17 février 1941, il fut enfermé dans le camp d'Auschwitz où il fut tué par une injection de phénol le 14 août 1941. Son corps fut brûlé au four crématoire le lendemain, fête de l'Assomption. Il fut canonisé par le Pape Jean-Paul II le 10 octobre 1982.

Résumé de l'album illustré :

Fin juillet 1941 à Auschwitz, le franciscain Maximilien Kolbe fait le sacrifice suprême. Il offre sa vie en échange de celle d'un père de famille. Cette fin héroïque ne doit pas faire oublier ce que fut le reste de la vie de cet homme hors du commun : journaliste, créateur d'une gigantesque aventure de presse, missionnaire au Japon... la vie de Maximilien Kolbe fut d'une richesse stupéfiante pour un homme qui ne souhaitait que la pauvreté. Une vie au service de la Vierge Marie.

Fin juillet 1941, dans le camp de concentration d’Auschwitz, se déroule un tri sélectif suite à l’évasion d’un prisonnier. Dix malheureux sont choisis au gré du hasard pour être isolés dans un cachot sans eau ni nourriture, dont un père de famille qui supplie le capitaine Fritzsch de l’épargner.

Mais le choix est fait, jusqu’à ce qu’un autre prisonnier demande à prendre la place de cet homme. C’est Maximilien Kolbe prêtre catholique. À la stupéfaction générale, le capitaine accepte l’offre du prêtre. 

Ces dix hommes se retrouvent dans le bloc 11, sans aucun vêtement. Dans la pénombre de ce cachot sordide, un dialogue s’instaure entre le Père Maximilien Kolbe et un homme qui a réussi, malgré la fouille, à garder sur lui un médaillon de la Vierge venant de la fondation que Maximilien Kolbe a créée.

Dans cette prison, face à la mort qui les attend, l’homme demande au Père Maximilien comment lui est venue l’idée de fonder cette Mission de l’Immaculée et le monastère de Niepokalanow situé en Pologne.

Le franciscain Maximilien lui dévoile son secret. Quand il n’avait qu’une dizaine d’années, il aimait se réfugier dans une petite église pour prier et c’est là, dans une lueur intense, que la Vierge Marie lui est apparue, sans un mot, avec juste deux couronnes, une blanche et une rouge, qu’elle tendit vers lui en l’invitant à choisir…

À partir de cet instant, la vie de Maximilien Kolbe fut profondément bouleversée. Plus tard, il prit également conscience de la force d’intercession de la Vierge en écoutant un témoignage qui l’amena à fonder la M.I, la Mission de l’Immaculée en distribuant, en guise de protection, la médaille miraculeuse de la rue du Bac.

Petit à petit, les hommes, prisonniers dans ce bunker de la faim, commencent à se nourrir des paroles de ce franciscain, au grand dam des soldats allemands qui n’en peuvent plus de les entendre chanter des cantiques. 

Dans cet album illustré, c’est toute l’incroyable histoire de la vie de Maximilien Kolbe qui défile sous nos yeux, sa jeunesse, ses voyages, toutes ses oeuvres, dont la création d’une revue afin de toucher l’Esprit et le Coeur des êtres humains dans le monde.

C’est un témoignage magnifique, très touchant, rempli d’amour, de foi et de compassion. Un bien bel hommage que rend l’auteur pour ce prêtre canonisé par le pape Jean-Paul II en 1982. 

À la fin de l’album se trouvent quelques photos représentant les différentes périodes de la vie de ce saint homme.

 

Pour aller plus loin :

Voici un bref résumé de la vie de Maximilien Kolbe dans lequel vous pourrez voir quelques-unes de ces photos, dont celle de François Gajowniczek (l'homme que Maximilien Kolbe a sauvé) avec le pape Jean-Paul II lors de la canonisation du prêtre.

 

Pour aller encore plus loin :

 

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26 janvier 2022 3 26 /01 /janvier /2022 16:02

Les jardins botaniques de Kew se trouvent à l’ouest de Londres, dans la ville de Richmond, et font partie des plus prestigieux au monde. 

Ces fabuleux jardins ont été créés en 1759 et abritent une exceptionnelle collection botanique : 30 000 espèces de plantes, dans l’herbarium 7 000 000 de plantes préservées ; 750 000 ouvrages dans la bibliothèque et 175 000 dessins et documents graphiques. Ces jardins occupent une superficie de 125 hectares.

Le botaniste Carlos Magdalena est responsable de la nurserie tropicale où il s’évertue à protéger les espèces les plus rares. 

Quand le petit train touristique sillonne les jardins de Kew, un drôle de spectacle se joue parfois devant les serres tropicales. Il arrive que Carlos Magdalena y accueille personnellement les visiteurs venus admirer le lieu où ce botaniste espagnol bichonne 7 000 espèces de plantes et de fleurs.

Invariablement, ses collègues jardiniers se prosternent alors devant lui comme s'il était un dieu vivant ! La blague est née en 2010 quand un journal ibérique a écrit un article sur lui en le surnommant « Le messie des plantes ».

C'est que l'horticulteur s'est fait une spécialité de rapporter de ses expéditions à travers le globe les espèces les plus rares. Du désert péruvien au bush australien en passant par les méandres de l'Amazone…

Carlos Magdalena parcourt le monde pour observer les plantes dans leur habitat et prélever les graines, fleurs ou fruits nécessaires à leur conservation.

De ses expéditions dangereuses, il revient les carnets griffonnés d'idées de protocoles de sauvegarde et le sac plein de spécimens végétaux.

Sous les serres de Kew Gardens s'épanouissent aujourd'hui des spécimens aux fleurs roses, bleues, blanches ou violettes... 

À l’extérieur, une passerelle unique en son genre, haute de 18 mètres et longue de 200 mètres, pour avoir une vue imprenable sur la canopée.

Dans son livre, Carlos Magdalena raconte comment il a confectionné à Kew Gardens une sorte "d'Arche de Noé" pour ces végétaux dont la survie est menacée.

Pour observer la reproduction des nénuphars géants, il a longé le fleuve Amazone où vivent des chauves-souris mangeuses de poissons et les fameux capybaras, les plus grands rongeurs du monde qui ressemblent à des cochons d'Inde géants.

Ses pas l'ont aussi porté dans la jungle la plus haute de la planète à Bornéo pour y trouver des orchidées uniques au monde.

Celui que l’on surnomme le "Messie des plantes" souhaite que tout un chacun prenne conscience de leur importance. 

«Les Kew Gardens sont connus partout. Dès que quelqu’un repère une plante qu’il ne connaît pas, il nous le fait savoir et on se déplace», explique-t-il. Ses équipes font aussi de la sensibilisation auprès des populations locales.

Carlos Magdalena souhaite aujourd’hui que chacun, un par un, prenne la relève:

«Reverdissons le monde et plantons un avenir.»

 

 

Pour aller plus loin :

Voici une petite visite guidée de ces splendides jardins !

 

 

 

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19 janvier 2022 3 19 /01 /janvier /2022 14:23

 

Claude François, surnommé Cloclo, a été l’un des plus grands artistes français. Sa carrière fut couronnée de succès. Malheureusement, le 11 mars 1978 à 16 heures, la France est sous le choc en apprenant la triste nouvelle : Claude François est mort électrocuté dans sa baignoire en voulant redresser une applique électrique.

Ce que l’on sait moins, c’est qu’un mois avant son décès, Claude François voit apparaître au pied de son lit une étrange femme habillée en blanc. 

Effrayé par cette silhouette blanche qui le fixe du regard, Claude, ne sachant plus quoi faire, décide de se confier à sa soeur Josette. Cette dernière lui conseille de mettre une petite bouteille d’eau bénite sur sa table de nuit en guise de protection.

Claude François s’exécute. Quelques jours après, il est soulagé en disant à sa soeur qu’il n’a plus aucune vision. Mais la semaine d’après, Claude François est retrouvé mort dans sa baignoire...

À son enterrement, Kathalyn, sa dernière compagne, a tenu à déposer sur le cercueil de Claude François la petite bouteille d’eau bénite .

En découvrant cette histoire racontée par sa soeur Josette dans la vidéo ci-dessous, cela m’a fait repenser au livre des Dames blanches de Stéphanie Del Regno dans lequel elle nous conte ces étranges apparitions fantomatiques au chevet des mourants.

Ces Dames blanches que l’on surnomme les messagères dont leur rôle est d'annoncer l'arrivée prochaine d’une naissance ou d’une mort à la personne concernée. Comme ce fut le cas, la veille de leur trépas, pour l’empereur Charles Quint, le Prince Louis-Ferdinand de Prusse et bien d’autres…

 

 

 

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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 09:16

 

Il arrive que, au moment de la mort, on entende une étrange musique dont on ne peut expliquer l’origine. Le cas le plus célèbre est celle qui fut entendue lors des derniers instants de Wolfgang von Goethe.

Le 22 mars 1832, vers 10 heures du soir, deux heures avant le décès de Goethe, une voiture s’arrêta devant la demeure du grand poète.

Une dame en descendit et s’empressa d’entrer en demandant d’une voix tremblante au domestique : « Est-il encore vivant ? »

C’était la comtesse V., admiratrice enthousiaste du poète et toujours reçue par lui avec plaisir à cause de la vivacité réconfortante de sa conversation. Pendant qu’elle montait l’escalier, elle s’arrêta tout à coup en écoutant ; puis elle questionna le domestique :

« Comment donc ? De la musique dans cette maison ? Mon Dieu… comment peut-on faire de la musique un jour pareil, ici ! »

Le domestique écoutait à son tour, mais il était devenu pâle et tremblant et n’avait rien répondu. La comtesse, en attendant, avait traversé le salon et était entrée dans le bureau, où, seule, elle avait le privilège de pénétrer.

Frau von Goethe, belle-soeur du poète, alla à sa rencontre, les deux femmes s’abandonnèrent dans les bras l’une de l’autre, éclatant en larmes. La comtesse demanda ensuite :

« Mais, dis-moi, Ottilie ; pendant que je montais l’escalier, j’ai entendu de la musique chez vous… Pourquoi ? Pourquoi ? Me suis-je peut-être trompée ? »

- Tu l’as donc entendue aussi ?, répondit Frau von Goethe, c’est inexplicable ! Depuis l’aube d’aujourd’hui une musique mystérieuse retentit de temps à autre, en s’insinuant dans nos oreilles, dans nos coeurs, dans nos nerfs.

Juste à ce moment, résonnèrent d’en haut, comme s’ils venaient d’un monde supérieur, des accords musicaux suaves, soutenus, qui s’affaiblirent peu à peu, jusqu’à s’éteindre.

Simultanément, Jean, le fidèle valet de chambre, sortait de la chambre du mourant, en proie à une vive émotion en demandant avec anxiété :

« Avez-vous entendu, Madame ? Cette fois la musique venait du jardin et résonnait juste à la hauteur de la fenêtre. »

Non, répliqua la comtesse, elle venait du salon à côté.

On ouvrit les croisées et on regarda dans le jardin. Une brise légère et silencieuse soufflait à travers les branches nues des arbres ; on entendait au loin le bruit d’un char qui passait sur la route, mais on ne découvrit rien qui pût permettre de déceler l’origine de la musique mystérieuse. 

Alors les deux amies entrèrent dans le salon d’où elles pensaient que devait provenir la musique, mais sans rien remarquer d’anormal. 

La comtesse, en rentrant dans le salon dit : « Je crois ne pas m’abuser : il s’agit d’un quatuor joué à distance et dont nous parviennent, de temps en temps, des fragments. » 

Mais Frau von Goethe remarqua à son tour :

« Il m’a semblé, au contraire, entendre le son proche et net d’un piano. Ce matin je m’en suis convaincue au point d’envoyer le domestique auprès des voisins, en les priant de vouloir bien ne pas jouer du piano, par respect pour le mourant. Mais ils ont tous répondu de la même façon qu’ils savaient bien dans quel état se trouvait le poète, et qu’ils étaient trop consternés pour songer à troubler son agonie en jouant du piano. »

Tout à coup, la musique mystérieuse retentit encore, délicate et douce ; cette fois elle semblait prendre naissance dans la pièce même. Seulement, pour l’un, elle paraissait être le son d’un orgue, pour l’autre, un chant choral, pour le troisième, enfin, il s’agissait des notes d’un piano.

Rath S., qui, à ce moment-là, signait le bulletin médical avec le docteur B., dans l’entrée, regarda avec surprise son ami, en lui demandant :

« C’est un concertina qui joue ? »

- Il paraît, répondit le docteur, peut-être quelqu’un dans le voisinage songe à s’amuser.

« Mais non, répliqua Bath S., celui qui joue est sans doute dans cette maison. »

Ce fut ainsi que la musique mystérieuse continua à se faire entendre jusqu’au moment où Wolfgang von Goethe exhala le dernier soupir ; parfois en retentissant avec de longs intervalles, en d’autres cas après de très courtes interruptions, un peu dans une direction, un peu dans l’autre, mais paraissant toujours venir de la maison même, ou tout près d’elle.

Toutes les recherches et enquêtes accomplies pour résoudre le mystère sont restées sans résultat.

 

Sources :

 

 

 

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