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  • : Un Autre Regard...
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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 11:43

Située dans le nord de l'Angleterre, Alnwick est une petite ville surtout connue pour avoir servi de décor à L'École des Sorciers d'Harry Potter. L'endroit est donc très touristique. C'est là que vous pouvez apercevoir le château Poudlard. Mais pas que...

La ville est également célèbre pour ses jardins qui s’étendent sur une surface de 14 hectares dans lequel se trouve "The Poison Garden" : Le jardin empoisonné. Dès l’entrée, une impressionnante grille noire ornée d’une tête de mort et d’une inscription « Ces plantes peuvent tuer » annonce la couleur…

Depuis son ouverture en 2005, ce jardin empoisonné regroupe toutes sortes de plantes mortelles et une impressionnante collection de plantes narcotiques ou toxiques. Si certaines espèces sont protégées, d'autres ont été mises en cage pour éviter tout contact humain. Les visites du jardin empoisonné durent seulement 15 minutes et sont encadrées par des guides.

Cet éden empoissonné a été inspiré par la Duchesse de Northumberland. Quand elle a hérité de ce château, elle a décidé de créer un jardin pour éduquer les visiteurs, surtout les plus jeunes qui trouvent des plus ennuyeux les exposés botaniques. C’est donc pour capter leur attention que la Duchesse a eu l’idée de présenter ces plantes qui peuvent vous tuer au moindre toucher…

 

Puisque là vous ne risquez rien, suivez le guide qui va vous raconter des histoires les plus incroyables, dont une, la mandragore, que je vous révèle ci-dessous et dont la légende a inspiré J.K. Rowling, l’auteure de la saga Harry Potter.

 

(Pour activer les sous-titres, cliquez sur le premier icône)

 

La petite histoire de la mandragore

« Toute la plante est toxique. Historiquement, les gens pensaient qu’il y avait un petit homme qui vivait sous la plante. En effet, si vous l’arrachez, la forme de la racine fait penser à deux petites jambes et deux petits bras. On pensait à l’époque qu’il s’agissait du diable en personne. Certains disaient même qu’ils pouvaient entendre la plante crier lorsqu’elle était déterrée…»

Ça ne vous rappelle rien ?

 

Sources :

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 14:13

Le phare de Calais, érigé sur un ancien bastion militaire, fut construit en 1848. Au sommet de cette tour de brique avec son manchon noir, une fois les 271 marches gravies, se dévoile un panorama à 360°.

La particularité de ce phare est son emplacement, c’est un phare en ville entouré d’habitation et face à une église ! On dit d’ailleurs que le phare de Calais est hanté, la "piste" la plus plausible étant ces deux squelettes découverts à cet endroit, lors des fondations...

Aujourd'hui, il n'y a plus de gardien, les anciens quartiers font désormais office de musée, l’Association Opale Tour y a aménagé une exposition sur l’univers maritime que l’on peut visiter toute l’année.

Mais, depuis 2007, certains membres d'Opale Tour disent avoir ressenti, à de nombreuses reprises, la présence fantomatique d'un inconnu dans ce lieu chargé d'histoire : bruits, ombres, voiles blancs, voix…

Des faits que résument ainsi Michel Hamy, salarié d’Opale tour, l’association qui gère les visites au phare. « Personnellement, je n’ai rien vécu de particulier ici, mais quelques salariés ont observé des phénomènes inexplicables. Des portes qui claquent toutes seules, des bruits de pas ».

Guy Leuliet, qui présidait Opale Tour, a quant à lui des choses à raconter. Et, selon lui, pas le genre d’histoires qu’on rapporte pour amuser la galerie ou pour effrayer les touristes.

« Oui, je confirme avoir été le témoin de phénomènes surprenants, inexplicables, comme d’autres salariés d’Opale Tour avant moi. On est plusieurs à avoir partagé ce sentiment que nous n’étions pas seuls dans une pièce, à avoir entendu des bruits de pas. On s’y est habitués, on ne sent rien de mauvais. »

On veut en savoir plus sur ces bruits de pas, qui pourraient être simplement le fait de touristes, nombreux à visiter ce phare plus que centenaire.

« Non, c’est impossible, c’était quand le phare était fermé au public. J’ai une anecdote : un soir j’étais en discussion avec un salarié au premier étage. On entend des bruits de pas au rez-de-chaussée. On descend tous les deux en pensant que quelqu’un nous attendait, personne. Une fois en bas, ces mêmes bruits de pas venaient cette fois du premier étage, d’où nous venions, et où il n’y avait personne. »

Guy Leuliet raconte encore : « Une collègue, un jour, se trouve seule dans le phare. Quelqu’un frappe à la porte : elle ouvre, il n’y avait personne à l’extérieur. Elle est pourtant persuadée que quelqu’un a frappé. »

Encore un fait bizarre selon lui : « Un matin, en ouvrant le phare, un salarié monte et trouve des empreintes de deux mains sur une marche humide, il a fait une photo. » Les mains de la femme de ménage ? « Non, impossible, personne n’avait pu monter avant lui. »

Troublé par ces phénomènes, Guy Leuliet rapporte une autre curiosité : « Un jour je trouve un papier à terre. Je le ramasse, je le pose sur le bureau et je quitte la pièce quelques minutes. Quand je suis revenu, le papier était de nouveau à terre, exactement là où je l’avais trouvé la première fois. »

Ces anecdotes, les salariés sont plusieurs à les partager, ou à les entretenir. Le président et deux employés avancent un autre fait troublant selon eux. « On est plusieurs à avoir senti un parfum de femme, imprégné d’une odeur de rose. »

Des bruits de pas, des portes qui claquent, un parfum qui s’égare... Ne s’agirait-il pas d’attiser la curiosité des touristes ? Les salariés d’Opale Tour s’en défendent, exhumant des archives de la Ville de Calais, un fait historique révélé par Michel Hamy, qui ajoute au mystère :

« Lors de la construction du phare en 1845, les squelettes d’une femme et d’un homme ont été découverts, sans que l’on soit en mesure de dire de qui il s’agit. »

Un fait que confirme l’historien local et président de l’Association pour la mise en valeur du patrimoine architectural du Calaisis, Dominique Darré :

« Le phare a été construit sur les fortifications de Calais, sur un site de défense, où la présence de corps pouvait s’expliquer. Ces squelettes pouvaient être là depuis très longtemps. »

Personne cependant n’avance que ces âmes égarées de ces cadavres hantent le phare de Calais. Le président Guy Leuliet ajoute : « L’histoire du phare a été émaillée d’un suicide, à la fin du XIXe siècle. L’ancien maire d’Ardres, qui s’est jeté de la septième fenêtre. »

 

Sources :


Rendez-vous au musée du phare de Calais à travers cette petite vidéo.

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13 février 2020 4 13 /02 /février /2020 11:09

Les rêves prémonitoires sont incontrôlables, ils nous surprennent par leur survenue, leur contenu, leur précision et leur charge émotionnelle.

Voici, l’un de ces rêves prémonitoires les mieux documentés de l’Histoire :

Monseigneur Joseph Lanyi, évêque à Grosswardein en Hongrie, avait été le précepteur de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche. Des années plus tard, dans la nuit du 27 au 28 juin, à 03h00 du matin, l’évêque fit un étrange cauchemar.
 
Dans ce songe, Monseigneur Lanyi se dirigeait vers son bureau pour lire son courrier. Il fut surpris de voir une lettre bordée de noir portant le sceau de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche.

Monseigneur Lanyi reconnut l’écriture comme étant celle de l’archiduc, il ouvrit la lettre. Sur la partie supérieure de l’unique feuille de papier s'étalait une vue, comme on en voit sur les cartes postales.

Cette image représentait une rue et un étroit passage. L’archiduc et son épouse étaient assis côte à côte dans une voiture décapotable face à un général en uniforme. Un autre officier était assis à côté du chauffeur. Une foule se tenait sur les deux côtés de la rue. Deux hommes étaient représentés, surgissant de la foule et tirant au pistolet sur l’archiduc et sa femme.

Sous cette image animée, l’archiduc lui adressait quelques mots d’une écriture nerveuse dont le texte est resté gravé à tout jamais dans la mémoire de monseigneur Lanyi...

Votre honneur, cher monsieur Lanyi,

Je veux vous faire savoir qu’aujourd’hui avec ma femme je serai victime d’un assassinat politique à Sarajevo.

Nous nous recommandons à vos prières et au Saint Sacrifice de la messe et vous prions de vous dévouer à l’avenir comme par le passé à nos pauvres enfants avec amour et fidélité.

En vous saluant de tout cœur,

Votre archiduc François.

Sarajevo, le 28 juin 1914, 03h30 du matin

L’évêque sursauta et sauta du lit les yeux en larmes. L’horloge près de son lit indiquait 3h30. Il se rendit immédiatement à son bureau pour écrire dans les moindres détails, tout ce qu’il avait vu et lu dans son rêve ; l’extraordinaire précision des images, l’enchaînement des faits, la vraisemblance de cet attentat lui imposaient immédiatement à l’esprit qu’il s’agissait certainement d’un songe prophétique.

Comme il ne pouvait rester seul dépositaire d’un tel secret, l’évêque attendit avec impatience une heure décente pour réveiller sa mère et une amie qui dormait dans la maison.

Devant elles, l’évêque dessina le croquis représentant la scène de l’attentat, car il était persuadé qu’il s’agissait de quelque chose d’important. Il fit certifier son dessin par deux témoins, il envoya un courrier à son frère Edward, prêtre jésuite, il y joignit le dessin descriptif explicite.

Plus tard, dans le courant de cette même journée, vers 15h30, l’évêque reçut un télégramme qui lui apprenait l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand et de sa femme à Sarajevo, par un nationaliste serbe. La scène du crime était telle que l’évêque l’avait dessinée au détail près, sauf qu’il n’y avait qu’un assassin, d’après les témoins, au lieu de deux dans son rêve.

Les jours suivants, des questions ont été rapidement posées pour savoir si l’évêque avait effectivement scrupuleusement enregistré tous ces détails immédiatement le 28 juin.

Un journaliste de la Reichspost Wiener a examiné le dessin et parlé aux deux témoins qui ont confirmé l’histoire ; l’écrivain Bruno Grabinsky a interrogé Edward, le frère de l’évêque, qui a également confirmé qu’il avait reçu la lettre et l’esquisse.

Ce songe présente toutes les caractéristiques d’un rêve prémonitoire, il est aussi certifié et attesté ainsi.

Reste maintenant à savoir si l’évêque aurait pu influencer le cours de l’Histoire, s’il en avait informé l’archiduc…

 

En 2005, Sally Rhine Feather étudia un grand nombre d’histoires aussi précises et documentées que celle de l’archiduc pour étudier si une action entreprise par le rêveur pouvait influencer le dénouement vu dans le rêve.

Sur une centaine de rêves prémonitoires étudiés pour lesquels une action avait été prise, cette action, dans un grand nombre de cas avait été positive.

 

 

Au temps de l’archiduc, et encore aujourd’hui, selon les croyances et les cultures, la destinée et l’avenir paraissent pourtant inéluctables…

 

Sources :

  • Intuitions de Dr David O'Hare & Jean-Marie Phild, Éditions Thierry Souccar, 2012
  • Dossiers Secrets de Pierre Bellemare, Éditions 1, 2013

 

 

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23 décembre 2019 1 23 /12 /décembre /2019 14:01

Cet article vient en complément de ma rubrique littéraire que vous pouvez retrouver dans le magazine Génération Cités d'Or #3 qui vient de paraître ! 

La Vallée Heureuse

 

Ce qu’il faut avant tout savoir :

Sandrine Duclos est historienne de l’art, diplômée de l’École du Louvre. Elle a animé pendant huit saisons une chronique sur France 3 Aquitaine faisant découvrir des œuvres d’art des musées aquitains. Depuis dix ans, elle intervient à l’ICART à Bordeaux en initiation à l’iconographie puis en médiation numérique et contenus culturels. Elle assure depuis 2011 les "Démélis-mélos de l’art" au Forum des arts de la culture de Talence (33), des conférences en histoire de l’art pour le jeune public.

Résumé du livre :

Les licornes ont bien existé, et plus longtemps qu'on ne le pensait est le titre d'un article paru sur le site de RTL le 29 mars 2016. Il relayait le résultat des recherches de paléontologue russes sur un crâne d'Elasmotherium sibiricum ou licorne de Sibérie. Cet article et ce qu'il dit sur la fascination qu'exerce cet animal sont le point de départ de cet ouvrage. La licorne est l'être fantastique dont on trouve les traces les plus anciennes. Son apparition pourrait remonter à l'époque paléolithique. C'est Ctésias, médecin grec du Ve siècle avant J.-C., qui décrit pour la première fois la licorne, une espèce d'âne sauvage au corps blanc et à la tête rouge foncé. Cette description sera reprise, avec de nombreuses variantes, par Aristote, Pline et la plupart des auteurs de bestiaires médiévaux. La licorne blanche, telle que nous la connaissons aujourd'hui, est une invention de la fin du Moyen Âge. D'abord monstre à la férocité extrême, la licorne deviendra l'incarnation du Christ et un symbole de pureté et de chasteté, pour finir, au XXe siècle, en icône de la culture populaire et star d'Internet.

La licorne hante notre imaginaire depuis presque 2500 ans. Elle fait son apparition au IVe siècle avant J.-C grâce à Ctésias de Cnide, un médecin grec, qui rapporta dans l’un de ses ouvrages les dires de voyageurs venant d’Inde qui aperçurent là-bas, un animal sauvage ne possédant qu’une seule corne au milieu du front.

Unicorne - Sceau de Mohenjo Daro

Même si la licorne suscitera l’intérêt d’auteurs comme le philosophe Aristote ou Pline l’Ancien qui en dressera un portrait plus complet, cet unicorne mettra presque 2000 ans à s’imposer tant les sources concernant sa description étaient plutôt rares et surtout contradictoires.

De l’animal composite, féroce, à la licorne chevaline, les caractéristiques physiques et symboliques associées à sa corne magique, prescrite pour ses propriétés miraculeuses, ne cesseront d’évoluer, la faisant passer par toutes les couleurs pour arriver au blanc qui s’imposera à la fin du Moyen Âge, devenant ainsi le symbole de pureté et de chasteté souvent associé à la dame qui l’accompagne, illustrant l’amour impossible, le mystère de l’incarnation, la quête de l’absolu…

Dame à la Licorne - Musée de Cluny

Depuis, la licorne a su traverser les siècles jusqu’à aujourd’hui où elle continue d’inspirer les auteurs, que ce soit à travers les films d’animation, sur Internet ou dans les contes imaginaires. Bien loin de n'être qu’une simple icône populaire, cet animal fantastique, empreint de magie et de féérie, est constitutif de l'histoire de l'humanité puisqu’elle est citée à de nombreuses reprises dans l’Ancien Testament...

« Sa beauté est comme d’un premier-né de ses taureaux, et ses cornes comme les cornes d’une licorne : il heurtera avec elles tous les peuples jusqu’aux bouts de la terre. » Deutéronome (33,17 - page 343)

La Création - Musée J. Paul Getty

Animal véritable ou fantastique ? Pour répondre à cette question, Sandrine Duclos nous propose, à travers son ouvrage richement documenté et illustré, de partir sur les traces de la merveilleuse et énigmatique histoire de la licorne.

 

Pour aller plus loin :

Pour comprendre cette fascination qu'exerce la licorne, écoutez Sandrine Duclos, formidable raconteuse d’histoires, dans l'émission Place des Grands Hommes.

La licorne, mythe ou réalité...

Par Rodolphe Martinez

 

 

  • La page Facebook de Sandrine Duclos : Licornes

 

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23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 12:13

Quand l’imaginaire d’un écrivain rejoint les données ultérieures de la science… 

C’est en visionnant la vidéo ci-dessous, dans laquelle la NASA dévoile des images de la planète Mars, que je me suis souvenue de cette anecdote que raconte Philippe Vidal dans son ouvrage Les histoires inconnues de l’Histoire.

En voici un résumé :

« S’il faut en croire les encyclopédies, c’est en 1877 que furent observées pour la première fois dans l’histoire de l’humanité les deux lunes de Mars, et c’est à l’astronome Asaph Hall que la science devrait cette découverte.

Mais voilà… Si nous acceptons cette thèse officielle, et surtout la date généralement admise pour cette découverte, nous nous retrouvons en face d’une énigme, car l’auteur irlandais Jonathan Swift, dans Les Voyages de Gulliver, évoque lui aussi les deux lunes tournant autour de Mars, mais en… 1726, soit cent cinquante et un ans avant la découverte d’Asaph Hall !

Si l’on se réfère au niveau technologique traditionnellement associé à son siècle, Jonathan Swift ne pouvait disposer d’aucun instrument suffisamment puissant pour réaliser une telle observation ! Alors comment l’auteur a-t-il pu effectuer une pareille description dans son ouvrage ? […] Quelle solution allons-nous proposer ? Allons-nous parler de hasard ?

Dans des impasses similaires, se lève généralement quelqu’un qui propose de tout faire reposer sur la notion éculée, mais ô combien commode, de coïncidence. Cette réponse n’est pas satisfaisante, car si nous reprenons les termes utilisés par Jonathan Swift nous verrons qu’à l’évidence on ne peut pas, raisonnablement, se contenter de parler de coïncidence…

« Les savants de l’île de Laputa ont découvert deux étoiles, ou satellites de moindre importance, qui effec­tuent des révo­lu­tions autour de Mars ; le satellite inté­rieur est distant du centre de la planète principale de trois fois son dia­mètre, le satellite exté­rieur de cinq fois son diamètre. Le premier effectue sa révo­lution en dix heures et le second en vingt et une heures et demie… »

Comment Jonathan Swift pouvait-il savoir qu’un des deux satellites effectue sa révolution dans un temps double de l’autre(1) ? Comment pouvait-il avoir une connaissance, même approximative, de la distance qui sépare les satellites de la planète autour de laquelle ils tournent inlassablement ? Quel document Jonathan Swift avait-il bien pu consulter pour disposer de pareilles informations ? Ou quel savant avait-il pu lui faire partager ce savoir secret, sans doute conservé et confisqué au profit de quelques rares privilégiés ?

Ces questions, Asaph Hall fut évidemment amené à se les poser au moment de baptiser solennellement les deux astres qui faisaient leur entrée dans le dictionnaire des corps célestes.

Imaginez l’étonnement, l’incompréhension pour ne pas dire l’effroi qui devaient habiter le savant dans cette circonstance… Cent cinquante ans plus tôt un écrivain, qui n’était pas particulièrement versé dans l’astronomie, avait disposé des mêmes informations que lui !

Alors il baptisa du nom de Phobos et Deimos(2) les deux lunes dont il venait de découvrir l’existence… Phobos et Deimos : peur et épouvante… »

Rappelons également que, dans le conte philosophique de Voltaire Micromégas paru en 1752, on trouve de nouveau une allusion aux deux lunes de Mars : les habitants de Sirius ont observé « deux lunes qui servent à cette planète et qui ont échappé au regard des astronomes ». Il est fort probable que Voltaire fut influencé par l'hypothèse de Kepler ou qu’il ait lu Les Voyages de Gulliver...

Malgré tout, les mérites de cette découverte restent attribués à Asaph Hall qui, en 1879, se vit décerner la médaille d’or de la Société Royale d’Astronomie de Grande-Bretagne. Seuls deux cratères sur Deimos portent le nom de... Swift et Voltaire…

 

(1)Jonathan Swift ne s'est pas trompé de beaucoup en attribuant une période de révolution de 10 heures pour le premier satellite (Phobos, qui tourne en 7h 39 min) et de 21 heures pour la deuxième lune (Deimos, qui tourne en 30h 18 min) !

(2)Les noms de ces deux satellites proviennent de Phobos (peur en grec) et Deimos (terreur en grec), les jumeaux que le dieu Arès (Mars pour les Romains) eut de la déesse Aphrodite (Vénus pour les Romains).

 

Après cette incroyable histoire, je vous propose une petit virée d'à peine 30 secondes sur la planète Mars...

Cliquez sur l'image pour visionner la vidéo

Bon voyage !

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