21 janvier 2007
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Aujourd’hui c’est un grand jour, c’est l’inauguration du projet de Flo, vous êtes en train de vous dire, mais quel projet ? et bien celui de créer un blog spécialement sur Paul Auster. Cette aventure est aussi la mienne puisqu’elle m’a proposée de l’accompagner.
Vous voulez en savoir plus ? c’est normal, venez visiter l’univers envoûtant austérien. Suivez-moi, c’est part ici, je vous ouvre la porte :
austerblog.over-blog.com
Un petit conseil si vous êtes comme nous passionné, ou qui sait, qui le deviendra, inscrivez-vous à la NewsLetter du blog cité ci-dessus, pour ne rien rater de l’actualité qui sera mise à jour sur les différents articles.
Bonne visite !
Publié par Florinette
20 janvier 2007
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Éditions Folio, 1997, 144 pages.
En 1988 L’Académie lui a décerné le Prix Roland de Jouvenel
Quatrième de couverture :
« Dehors, c’est la guerre d’Algérie. Dedans, un bébé qu’on oublie et qui s’en fout regarde la nuit et la maison. Il n’a pas peur d’être seul. Il sait. Pauline, la bonne, à des raisons d’avoir peur. Elle vient de sa campagne et n’a plus d’amoureux. Celle qui la précédait est morte. Les filles ont juré sa perte. Qu’y a-t-il de cassé dans cette famille où les enfants n’ont pas le droit d’aller dans la cuisine ?
Ces filles, Cora et Nouk, avec leurs envies de meurtre, est-ce la mort qui les tire en arrière comme un furet, corps et pattes raidis ? On parle d’attentat à la bombe. Le kiosque à musique du Luxembourg est jonché de débris, de copeaux de verre. Va-t’en Pauline, va-t’en, dit le Bébé. Et tandis que tout se détraque dans la famille, personne ne peut savoir que les filles s’aiment pour toujours. »
Dans ce premier roman, Geneviève Brisac convoque un univers tragique et détonant. L’histoire est dure, les mots sont cruels et les jeux morbides. Nouk et son esprit de possession vis-à-vis de sa sœur Cora qui échappera, grâce à la séparation, à la folie dévastatrice dans laquelle Nouk s’est claquemurée. J'ai voulu m'accrocher à l’histoire, malgré cet aspect sombre, l’âpreté du ton et les mots qui claquent comme des détonations, pour mieux comprendre la tragédie et le cynisme qui peut naître dans l’univers de l’enfance.
Le site officiel de Geneviève Brisac
Publié par Florinette
19 janvier 2007
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Penser à toi
reste mon silence le plus précieux
le plus long le plus orageux silence.
Tu es en moi toujours
comme mon coeur inaperçu
mais comme un coeur qui ferait mal
blessure qui ferait vivre.
Publié par Florinette
17 janvier 2007
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Éditions Seuil, 2006, 128 pages.
Dans ce magnifique roman graphique, Mirima Katin, issue d'une famille juive, retrouve son regard d'enfant et se souvient de la deuxième guerre mondiale. C'est grâce à sa mère qui lui a raconté ce qui s'était passé qu'elle a pu relater leur parcours en Hongrie.
Tout commence en 1944 à Budapest. Elle a trois ans. Son père a été enrôlé dans l'armée hongroise et elle se retrouve donc seule avec sa mère qui, pour fuir les persécutions nazies, décide de quitter la ville, elle refuse d'être parquée avec les autres juifs promis à la déportation.
Grâce à l'aide d'une amie, sa mère se procure de faux papiers qui les font passer pour une servante russe accompagnée de sa fille illégitime. S'enfuyant dans la campagne, elles vivent dans la clandestinité, souffre du manque de nourriture, du froid, se réfugient chez des paysans, croisent des soldats allemands, apprennent à se méfier des soldats russes...
Dans ce tableau noir où règne la terreur, l'incompréhension, elles retrouvent un peu d'espoir chez des personnes qui leur tendent la main.
« Seules contre tous » est un récit bouleversant, le graphisme est sublime et se teinte aux couleurs du temps. Il nous montre la peur, la découverte de l'horreur et que le mal existe vraiment même pour une petite fille qui, élevée dans la foi, apprend que « Dieu n'est pas la lumière que Dieu n'est pas les ténèbres peut être même qu'Il n'est rien ni personne. »
Sur les dernières pages, Miriam Katin a mis une photo d'elle et sa mère datant de 1946 ainsi que les lettres de son père reçues pendant la guerre.
(Pour agrandir l'image cliquez dessus)

Publié par Florinette
15 janvier 2007
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Éditions Gallimard, 2004, 272 pages.
Marion, jeune femme célibataire, entreprend un voyage en Inde en dissimulant dans son sac, enfermées dans un pot de confiture, les cendres de son amie Katherine afin de les dispersées dans les eaux sacrées du Gange. Dès son arrivé à Delhi, elle est plongée dans un monde où se croisent les illuminés affublés d’un sari blanc et les gourous manipulateurs bien plus nombreux que les vrais sages. Le tout baignant dans une illusion d’aisance et d’indifférence.
À l’hôtel, elle fait la connaissance de Michèle, masseuse à Paris, qui est à la recherche de son compagnon François. En la quittant, il lui a laissé, pour seule consolation, son journal intime dans lequel il exprime sa quête de spiritualité bouddhique brisant ainsi les liens avec le monde qui l’entoure. Marion se voit maintenant investie d’une double mission, celle d’exaucer le vœu de sa défunte amie Katherine et aider Michèle dans ses recherches.
Ce roman à plusieurs voix, celle de l’Inde, ses parfums, son envoûtement et celles de deux femmes à la fois fascinées et exaspérées par ce pays, est un vrai récit initiatique qui nous conduit au cœur de l’Inde, vers la connaissance de soi. C’est un pur enchantement au style savoureux empreint d’une douce causticité.
Citation :
«La conquête de soi, voilà le but» Elisabeth BARILLÉ
Le site d'Elisabeth Barillé (pour en savoir plus sur son prochain livre)
Publié par Florinette