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Publié par Florinette
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Éditions Julliard, 1954, 188 pages.
L’été de ses dix-sept ans, Cécile, qui vient d’échouer au baccalauréat, profite de ses vacances dans une grande villa sur la Côte d’Azur avec son père Raymond et sa maîtresse Elsa.
Raymond, veuf d’une quarantaine d’années et volage, a également invité Anne, une femme séduisante, intelligente et autoritaire. Très vite, il tombe sous le charme de son hôte et délaisse Elsa. De son côté, Cécile vit une parfaite idylle avec Cyril, un étudiant en droit en vacances dans la région, avec qui elle découvre la sexualité.
Anne voit d’un mauvais œil cette relation et décide de prendre en main l’avenir de cette gamine en congédiant le petit ami et en obligeant Cécile à travailler son examen. Cécile, qui jusqu’ici avait le bénéfice d’une grande liberté, voit en Anne une menace et décide, sans aucun atermoiement, de monter un plan qui va s’avérer machiavélique.
Ça faisait un petit moment que j’avais envie de lire ce livre et pour tout vous dire, c’est le MAGNIFIQUE film de Diane Kurys, que je vous recommande vivement et dont vous pouvez aller visionner la bande-annonce présente dans sa biographie/bibliographie, qui a été le déclencheur. Ce film paraîtra en DVD le 11 décembre 2008 et je peux vous dire qu'il me tarde de l'avoir ! Et il n'y a pas que moi qui ai été très touchée par ce film, Georges Flipo vous en parle également dans son très bel article sur Sagan.
Françoise Sagan, en avance sur son époque, procure une vive polémique avec ce premier roman qualifié de licencieux. Il faut dire que nous sommes en 1954 et dans une sorte d’autoportrait inavoué, Françoise Sagan, jeune fille de bonne famille, met en scène une autre jeune fille, issue d’un milieu aisé, sortant tout juste de l’adolescence qui traite du désir sexuel en toute liberté. C’est ce mélange de naïveté et l’absence de sentiments moraux qui choquent.
Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié cette lecture ne pouvant qu’être admirative devant l’habileté d’une jeune auteure de 19 ans qui a su décrire avec brio le bouleversement émotionnel ressenti lors du passage de l'adolescence à l'âge adulte.
Le site officiel de l’auteur administré par son fils.
Existe en poche

Beaucoup d'entre vous ont déjà lu ce livre : Lily, Jules, Milou, Clarabel, Roudoudou, Brize, Calepin... (si j'en oublie, n'hésitez pas à me le signaler !)
Publié par Florinette
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Biographie :
Françoise Sagan, de son vrai nom Françoise Quoirez, est née à Carjac, dans le Lot, le 21 juin 1935 d’un père, ingénieur, qui dirige une compagnie d’électricité et d’une mère, frivole, toujours gaie, qui laisse à sa gouvernante les tâches domestiques et l’éducation de ses trois enfants.
Expulsée du couvent pour « dégoût de l’effort », la jeune fille extralucide au visage de musaraigne fuit à sa manière un milieu trop rigide. En 1951, après un échec au baccalauréat et un été de révisions intenses, elle réussit son examen avec un 17 sur 20 à l’épreuve de français dont le sujet est « En quoi la tragédie ressemble-t-elle à la vie ? ». Elle s’inscrit à la Sorbonne dont elle en sèche les cours préférant suivre son frère Jacques dans les boîtes de nuit de Saint-Germain-des-Prés ou passer du temps en compagnie de ses meilleurs amis qui ont pour nom Florence Malraux et Bernard Franck. Même si sa scolarité fut mouvementée, Françoise lit énormément : Cocteau, Rimbaud, Proust, Stendhal, Flaubert, Faulkner, Hemingway, Camus, Fitzgerald, un peu Malraux et puis Sartre avec qui elle deviendra amie plus tard (elle déjeunera régulièrement avec lui à la Closerie des Lilas)…
En 1954, encouragée par son amie Florence Malraux, elle envoie le manuscrit de « Bonjour tristesse », écrit durant l’été, aux éditions Plon et à René Julliard. Le premier ne l’ouvre pas et le second flaire le coup de maître. Le 15 mars 1954, le livre fait son apparition. Rien n’est laissé au hasard, le bandeau du livre porte la mention « Le diable au cœur ». Françoise Quoirez, qui à 18 ans déjà ambitionnait d’être romancière, le sera sous le pseudonyme Sagan, en référence à un personnage de Proust. Tiré une première fois à 3 000 exemplaires, un an plus tard, il s’en est vendu 850 000. Entre-temps, l’ouvrage a reçu le prix des Critiques. Un succès fulgurant traduit en plusieurs langues. Françoise Sagan est l’un des seuls écrivains français autorisés en Russie pendant la guerre froide.
Bonjour tristesse choque par un mélange de naïveté et l’absence de tout sentiment moral. François Mauriac écrit à la Une du Figaro : « […] ce prix des Critiques décerné […] à un charmant petit monstre de dix-huit ans (dont) le mérite littéraire éclate dès la première page et n’est pas discutable. […] » « Charmant petit monstre », une formule qui fait le tour de Paris, le livre aussi, il sera l’un des plus importants best-sellers de l’après-guerre. Il lui ouvrira les portes d’une célébrité jamais démentie. La petite phrase de François Mauriac et l’habilité de René Julliard ne sont pas les seuls à booster l’œuvre de Sagan. D’autres, comme Bénard de Fallois, brillant commentateur de Proust, reconnaît en Françoise Sagan un auteur authentique.
Devenu premier « écrivain people », bien avant Brigitte Bardot, Françoise Sagan lance la mode Saint-Tropez avec Juliette Gréco. Elle passe ses nuits chez Régine, s’affiche avec Trintignant, se lie avec Jacques Chazot… Le talent est là, mais toute une classe établie est effarouchée au point de faire de ce premier roman un phénomène qui pousse François Mauriac à prendre à partie le ciel (le diable n’était-il pas envoyé sur terre en voiture de sport ?) tandis que ses pairs concluent à la décadence, la légende prend son essor.
La même année, la directrice du magazine ELLE, lui demande une série d’articles sur l’Italie. L’hebdomadaire titre ses reportages « Bonjour Naples », « Bonjour Capri », « Bonjour Venise »… Ce « Bonjour » devient sa griffe.
En 1955, elle part à New York faire la promotion de son livre (qui se vendra à plus d’un million exemplaire). Elle y rencontre Guy Schoeller, qui deviendra quelques années plus tard son mari.
Son deuxième roman Un certain sourire paraît en 1956. C’est encore un succès et la vie faste continue. Ses bolides symbolisent son mode de vie et contribuent à fixer la légende : (Jaguar, Mercedes, Gordini, Ferrari)...Mais en 1957, c’est au volant de son Aston Martin qu’elle est victime d’un grave accident qui va la laisser durant plusieurs jours entre la vie et la mort. Coma, fractures du crâne, du bassin, du thorax….Une véritable rescapée !
Dans l’existence de Françoise Sagan, la drogue côtoie l’ivresse de la vitesse. Elle en est aussi la conséquence. À la clinique, pour calmer ses douleurs, on lui administre de la morphine des mois durant.
Happée par le succès et l'argent, elle se laisse prendre dans les rets du jeu qu’elle découvre à vingt et un ans. L’adrénaline lui sert de moteur. L’impassibilité du joueur lui convient : il faut dissimuler ses sentiments. En 1958, au casino de Deauville, en misant tout sur son chiffre fétiche le huit, elle gagne 80 000 francs en une nuit et s’achète ainsi le manoir du Breuil, à Equemauville, près de Honfleur. Elle vit d’excès, y compris dans le travail.
Peu de temps après, elle épouse l’éditeur Guy Schoeller, plus âgé qu’elle, mais réputé grand séducteur. La même année, après sa première cure de désintoxication, elle se met à boire et retombe dans la drogue.
En 1960, elle divorce et se remarie en 1962 avec le sculpteur américain Robert-James Westhoff dit Bob. De leur union naît un fils, Denis. Le couple divorce rapidement, mais poursuit la vie commune jusqu’en 1972. Elle noue également une relation avec la styliste Peggy Roche.
En 1961, Françoise Sagan signe la « Déclaration sur les droits à l'insoumission dans la guerre d'Algérie. », également connue sous le nom de « Manifeste des 121 »,. En représailles, l'OAS piégera à l'explosif le domicile de ses parents le 23 août 1961.
En mai 1968, elle triomphe au théâtre de l’Odéon. Aux étudiants qui l’accusent d’être venue en Ferrari, elle répond en guise de droit de réponse : « Faux, rectifie-t-elle. C’est une Maserati. »
En 1971, elle signe également le « Manifeste des 343 » pour le droit à l’avortement libre. En 1979, elle préside le Festival de Cannes, sept mois après, elle dénonce le fonctionnement de l’institution dans le journal « Le Matin de Paris ». Au début des années 1980, elle se lie d’amitié avec François Mitterrand.
En octobre 1985, elle est invitée par François Mitterrand en voyage officiel à Bogota, elle tombe dans le coma et est rapatriée d’urgence. Les médias évoquent une overdose, Jack Lang parle de mal d’altitude. La même année, elle reçoit le prix de la fondation « Prince Pierre de Monaco » pour l'ensemble de sa carrière.
En 1986, les affaires de stupéfiants se suivent et se ressemblent. Devant la justice, Sagan réclame le droit de s’autodétruire (addiction qu’elle raconte dans son journal Toxiques). Amendes, mois de prison avec sursis, mauvaise publicité… Les intellectuels prennent sa défense, mais une partie de la France la condamne.
En 1987, Françoise Sagan, dans Le rire incassable, évoque des souvenirs imaginaires avec la tragédienne Sarah Bernhardt qui effectua, dans les années fastes du temps où Lucien Guitry habita le manoir d’Equemauville, plusieurs séjours.
En février 2002, c’est la fraude fiscale en marge de l’affaire Elf qui lui vaut une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis et doit rembourser, aggravés de pénalités, les revenus dissimulés.
À la fin de sa vie, ruinée, privée de chéquier, elle peut à peine s’acheter ses cigarettes, Françoise Sagan loge chez son amie Ingrid Mechoulam, épouse d’un millionnaire qui a racheté sa maison d'Équemauville en lui laissant la jouissance, mais en la coupant du monde.
Elle est alors gravement malade. Françoise Sagan s’éteint le 24 septembre 2004 à l’âge de 69 ans, à l’hôpital de Honfleur d’une embolie pulmonaire. Elle repose désormais au cimetière de Seuzac, situé dans le Lot à quelques kilomètres de Cajarc, pas très loin de Peggy Roche et de sa famille. Juliette Gréco en a donné l’explication « Elle a demandé à être enterrée à Cajarc, dans le pays où elle est née, qu'elle aimait, avec une femme qu'elle a aimée et qui l'a aimée jusqu'au bout, sa compagne, Peggy Roche, décédée au début des années 1990. »
C'est elle-même qui s'est chargée de son épitaphe au début des années 1990, pour le Dictionnaire des écrivains: «Sagan, Françoise. Fit son apparition en 1954, avec un mince roman, "Bonjour tristesse", qui fut un scandale mondial. Sa disparition, après une vie et une œuvre également agréables et bâclées, ne fut un scandale que pour elle-même.»
Ses principaux romans ont été réédités au moment où le magnifique film de Diane Kurys la remet en lumière avec Sylvie Testud dans le rôle de l’écrivain (dont le mimétisme est très troublant). Plus d'infos sur ce film
Site officiel de l’auteur administré par son fils
Bibliographie :
Romans : * 1954 - Bonjour tristesse, (Éditions Julliard),
* 1956 - Un certain sourire, (Éditions Julliard),
* 1957 - Dans un mois dans un an, (Éditions Julliard),
* 1959 - Aimez-vous Brahms ?, (Éditions Julliard),
* 1961 - Les merveilleux nuages, (Éditions Julliard),
* 1965 - La Chamade, Éditions Julliard, (Éditions
Julliard),
* 1968 - Le Garde du cœur, (Éditions Julliard),
* 1968 - Un peu de soleil dans l'eau froide, (Éditions
Flammarion),
* 1972 - Des bleus à l'âme, (Éditions Flammarion),
* 1974 - Un profil perdu, (Éditions Flammarion), 1974.
* 1977 - Le lit défait, (Éditions Flammarion),
* 1980 - Le chien couchant, (Éditions Flammarion),
* 1981 - La femme fardée , (Éditions Ramsay),
* 1985 - De guerre lasse, (Éditions Gallimard),
* 1987 - Un sang d'aquarelle, (Éditions Gallimard),
* 1989 - La laisse, (Éditions Julliard),
* 1989 - Un orage immobile, (Éditions Ramsay),
* 1991 - Les faux-fuyants, Éditions Julliard, 1991.
* 1993 - Un chagrin de passage, (Éditions Plon),
* 1996 - Le miroir égaré, (Éditions Plon)
Théâtre :
* 1958 - Le Rendez-vous manqué, (Éditions Julliard),
* 1960 - Château en Suède, (Éditions Julliard),
* 1960 - Le rigolo, (Éditions Julliard),
* 1961 - Les violons parfois, (Éditions Julliard),
* 1963 - La robe mauve de Valentine, (Éditions Julliard),
* 1964 - Bonheur, impair et passe, (Éditions Julliard),
* 1966 - Le Cheval Évanoui, (Éditions Julliard),
* 1970 - L'Écharde, (Éditions Flammarion),
* 1970 - Un piano dans l'herbe, (Éditions Flammarion),
* 1973 - Il est des parfums, (Éditions Dullis),
* 1978 - Il fait beau jour et nuit, (Éditions Flammarion),
* 1987 - L'Excès contraire,( Éditions Gallimard)
Biographies :
* 1975 - Brigitte Bardot, (Éditions Flammarion),
* 1987 - Sarah Bernhardt, Le rire incassable,
(Éditions Robert Laffont)
Nouvelles :
* 1975 - Des yeux de soie , (Éditions Flammarion),
* 1979 - Les fougères bleues, ( Éditions Flammarion),
* 1981 - Musique de scène, ( Éditions Flammarion),
* 1985 - La maison de Raquel Vega, ( Éditions La
Différence)
Mémoires, journal et entretiens :
* 1956 - New York, (Éditions Julliard),
* 1964 - Toxiques , journal, (Éditions Julliard),
* 1975 - Réponses, (Éditions Pauvert),
* 1984 - Avec mon meilleur souvenir, (Éditions
Gallimard),
* 1988 - La Sentinelle de Paris, (Éditions Robert
Laffont),
* 1988 - Au marbre, chroniques retrouvées 1952-1962,
(Éditions La Désinvolture),
* 1992 - Répliques, (Éditions Quai Voltaire),
* 1993 - ...Et toute ma sympathie, ( Éditions Julliard),
* 1996 - Lettres d’amour de Georges Sand et d’Alfred de
Musset, (Éditions Hermann),
* 1998 - Derrière l'épaule, ( Éditions Plon)
Cinéma :
* 1963 - Landru, scénario,( film réalisé par Claude
Chabrol)
* 1970 - Le Bal du comte d'Orgel, dialogues, (film
réalisé par Marc Allégret),
* 1974 - Encore un hiver, scénario et réalisation.
* 1977 - les Borgia ou le sang doré, scénario &
dialogues,( réalisé par Alain Dhenaut)
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Photography
© The Art Institute of Chicago
Éditions Phébus, 2007, 189 pages.
À l’issue d’un concert, une femme vive et sensible voit son amant s’éclipser aux bras d’une autre femme la laissant seule sans un mot d’explication.
Ivre de douleur et de désespoir, elle entreprend de lui écrire sa peine. En l’espace de vingt-quatre heures, elle va éprouver tout ce que l’amour peut inspirer d’ivresse, de trouble et de jalousie.
Ce bien beau petit livre, contenant ces quarante-six lettres pleines de doute, de larmes et d’espoir, a été publié en 1824 par l’une des poétesse et dramaturge la plus brillante de son époque. Constance de Salm, celle que ces contemporains surnommaient « La Muse de raison », nous montre dans cet unique roman qu’elle savait peindre les sentiments avec beaucoup de finesse et d’énergie.
Merci beaucoup Liliba pour cette belle découverte et à Lili Galipette de me l'avoir fait parvenir !
Beaucoup d’entre vous ont déjà lu et aimé ce roman épistolaire : Liliba, Lili Galipette, Lilly, Clarabel, Laure, Praline, Aelys...
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Photography © The Art Institute of Chicago
Biographie :
La princesse Constance de Salm, née Constance de Théis, naquit à Nantes le 7 novembre 1767, deux ans avant Napoléon Bonaparte qui influera si fort sur sa vie.
Son père Marie Alexandre de Théis (1738-1796) occupait le poste de juge-maître des Eaux et Forêts de la ville et comté de Nantes. Il a donné à ses deux filles et à son fils une éducation naturelle et raisonnée à la Rousseau, solide et brillante.
D’une intelligence précoce, Constance à quinze ans parlait plusieurs langues, pratiquait les mathématiques et manifestait une véritable vocation poétique. Grâce à l’abbé de Fontenay, elle se fit connaître dès l'âge de dix-huit ans par des poèmes publiés dans l’Almanach des Muses, notamment une romance intitulée « Bouton de Rose », qui eut un succès durable. Dès lors, elle ne cessa, jusqu'à sa mort, d'écrire des poèmes.
Constance épousa en 1789 un jeune maître en chirurgie, Jean-Baptiste Pipelet, dit de Leury (1760-1823). Elle quitta la capitale sous la Terreur en 1793, pendant environ un an, qu'elle mit à profit pour étudier les mathématiques.
Sa tragédie mêlée de chants, Sapho (1794), sur une musique de Martini, obtint un énorme succès. En revanche Camille (1800), drame en vers, ne réussit pas. Elle fut surnommée par Marie-Joseph Chénier, « la Muse de la Raison », et également surnommée « le Boileau des femmes ». Première femme admise au Lycée, elle y lut plusieurs éloges en prose, notamment ceux de Sedaine (1797), de Gaviniès (1802) et de Lalande (1809).
Elle publia des Poésies parmi lesquelles on remarque des Épîtres, notamment l'« Épître aux femmes » (1797), les six « Épîtres à Sophie » (1801) et l'« Épître sur l’esprit et l’aveuglement du siècle » (1828) ; un roman remarqué et loué par Beyle comme un « petit bijou » : Vingt-quatre heures d'une femme sensible (1824) rééd. en 2007 par les éditions Phébus ; un recueil de « Pensées » (1829)
En 1802, les époux Pipelet divorcèrent et l'année suivante, Constance épousa Joseph Maria Franz Anton Hubert Ignaz, comte de Salm-Reifferscheidt-Dyck.
Le comte et la comtesse de Salm-Dyck s'installèrent en 1809 dans l'hôtel de Ségur, 97 rue du Bac. La comtesse y tint jusqu'en 1824 un salon littéraire très brillant l’un des mieux fréquentés de Paris où elle recevait Alexandre Dumas, La Fayette, Talma, Jussieu, Alexander von Humboldt, des artistes comme Girodet, Grétry, Houdon, Augustin Pajou, Pierre-Narcisse Guérin, Carle Vernet, etc. Très mélangé, son salon était ouvert aux Idéologues comme aux libéraux de La Décade philosophique, le faubourg Saint-Germain y croisait la noblesse d'Empire, et beaucoup de francs-maçons de la « loge des Neuf Sœurs » s'y retrouvaient.
Ce fut dans « Mes soixante ans », où elle relate son parcours littéraire et politique, que Constance fit ses adieux à la vie. Elle s’éteignit le dimanche 13 avril 1845 au domicile conjugal au n°3bis de la rue Richer. Son tombeau se trouve au cimetière du Père-Lachaise à Paris (26e division, chemin Monvoisin). Le prince lui survécut quinze ans, mourant à Nice le 05 avril 1861.
Œuvre romanesque :
* 1824 - Vingt-quatre heures d'une femme sensible,
réédité en 2007 aux Editions Phébus
Publié par Florinette