14 octobre 2007
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Éditions Mango, 2007, 220 pages
Traduit de l'américain par Florence Mortimer.
C’est en 1991, après être tombé sur une biographie succincte de Miss Potter, que Richard Maltby décide d’enquêter pour comprendre qui est réellement cette femme. De ses investigations sont nés son premier roman et son premier scénario dont vous pouvez visionner la bande-annonce ICI.

Nous sommes au début du XXème siècle en Angleterre, Beatrix Potter, jeune femme célibataire élevée dans la morale stricte de l'époque victorienne, a 36 ans et vie encore au deuxième et dernier étage de la demeure de ses parents qui abritait jadis la nursery. Dans cette pièce elle y a fait son atelier et sa chambre, ses murs sont tapissés de dessins et d’aquarelles d’animaux avec qui elle converse. Depuis toute petite, Beatrix aime croquer la beauté de la nature au grand dam de sa mère qui a depuis abandonné l’idée de marier sa fille à un Lord.

Un jour, Beatrix décide de montrer ses dessins au vieil ami de la famille, le chanoine Rawnsley, qui va prononcer les mots qui vont, à tout jamais, changer sa vie : « Tu devrais les faire publier ». À la suite de quoi, il lui trouve un éditeur en la personne de Norman Warne qui va l’aider à éditer « Pierre Lapin ». Cette rencontre va lui donner des ailes, le succès aussi fulgurant qu’inattendu va lui faire quitter sa vie protégée, elle va enfin connaître le bonheur…mais le malheur va s’abattre sur elle. Séparée de l’homme qu’elle aime, il va lui falloir beaucoup de courage pour continuer à vivre et à aimer.



Dans ce livre, «le livre du film », Richard Maltby Jr dresse un portrait charmant et énigmatique sur Beatrix Potter. Il ne faut pas oublier que cette femme exceptionnelle et avant-gardiste a consacré les dernières années de sa vie à protéger l’environnement et la beauté naturelle de la région des Lacs de la campagne anglaise, qui l’a tant inspirée dans sa création.

A consulter : Le journal de Beatrix Potter & Le monde de Pierre Lapin
A voir : Le film « Miss Potter »
Publié par Florinette
12 octobre 2007
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Éditions Verticales, 2006, 136 pages.
Ce petit livre de 136 pages se décompose en deux récits, le premier, « Ni fleurs ni couronnes », se déroule en Irlande au printemps 1915 où un naufrage vient d’avoir lieu, le paquebot « Lusitania » a eu sa coque éventrée par une torpille allemande et coule à pic. Finbarr Perry, le dixième enfant d’une fratrie décimée par la pauvreté, part en mer accompagné d’une inconnue rencontrée sur les quais, une étrange jeune femme qu’il accepte d’aider pour rechercher son fiancé parmi les noyés.
« Sous la cendre » nous transporte en Italie dans la touffeur de l’été 2003 sur la terre volcanique du Stromboli où deux amis, Clovis et Pierre, tombent sous le charme d’Antonia, une éblouissante inconnue avec qui ils partent pour une expédition nocturne sur les pentes du volcan qui va s’avérer périlleuse.
Maylis de Kerangal a une écriture audacieuse, incroyablement ciselée, saccadée et glaçante qui donne le ton dès les premières phrases, fait monter crescendo une tension inquiétante et palpitante où la mort et le désir rôdent autour de ces deux nouvelles qui se reflètent comme un jeu de miroir. Étonnant !
L'avis de celles qui ont été conquises : Cuné, Tatiana, BMR & Clarabel
Publié par Florinette
11 octobre 2007
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(extrait)
Honte à toi qui la première
M'as appris la trahison,
Et d'horreur et de colère
M'as fait perdre la raison !
Honte à toi, femme à l'oeil sombre,
Dont les funestes amours
Ont enseveli dans l'ombre
Mon printemps et mes beaux jours !
C'est ta voix, c'est ton sourire,
C'est ton regard corrupteur,
Qui m'ont appris à maudire
Jusqu'au semblant du bonheur ;
C'est ta jeunesse et tes charmes
Qui m'ont fait désespérer,
Et si je doute des larmes,
C'est que je t'ai vue pleurer.
Honte à toi ! j'étais encore
Aussi simple qu'un enfant ;
Comme une fleur à l'aurore,
Mon coeur s'ouvrait en t'aimant.
Certes, ce coeur sans défense
Put sans peine être abusé ;
Mais lui laisser l'innocence
Etait encor plus aisé.
Honte à toi ! tu fus la mère
De mes premières douleurs,
Et tu fis de ma paupière
Jaillir la source des pleurs !
Elle coule, sois-en sûre,
Et rien ne la tarira ;
Elle sort d'une blessure
Qui jamais ne guérira ;
Mais dans cette source amère
Du moins je me laverai,
Et j'y laisserai, j'espère,
Ton souvenir abhorré !
Publié par Florinette
9 octobre 2007
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Éditions Albin Michel, 2005, 275 pages.
Prix Goncourt des Lycéens 2005.
Franz-Georg est né avant la guerre en Allemagne. À cinq ans, une fièvre violente fait le vide dans sa mémoire, il ne lui reste aucun souvenir de son enfance, juste un ours en peluche à l’oreille roussie qui porte autour du cou les lettres « Magnus » nom qu’il se réapproprie par la suite.
Élevé dans une famille bourgeoise allemande, il doit tout réapprendre. Dans ce pays maintenant en guerre, il va se rendre compte petit à petit que ce père autoritaire, SS notoire, est médecin dans un grand établissement et que cette mère, qui l'aime autant que sa patrie, ne sont pas ses vrais parents. Mais par les récits sur l’histoire de sa soi-disant famille qu’elle enjolive, il grandit dans le culte du héros nazi.
La guerre s’achève en Allemagne, ses parents se séparent et son père émigre en Amérique latine. Livré au sentiment d'abandon, il ne peut malgré lui se défaire du passé allemand. Adulte, il s’envole pour le Mexique à la recherche de son père et va apprendre la vérité sur un passé bien trouble.
Je suis restée sans voix après avoir refermé ce livre avec cette sensation d’une gorge serrée tellement l’histoire est bouleversante et attachante et qu’on aimerait bien rester encore quelques pages avec ce personnage. C’est un très beau roman, sur la perte et la quête d’identité, rédigé sous une magnifique plume qui sait trouver les mots justes.
Citation :
« Ce qui n’a pas été dit en temps voulu est perçu, en d’autres temps, comme une pure fiction. » Aharon APPELFELD
Existe en format poche

L’avis de celles qui l’ont déjà lu : (en espérant de n’oublier personne, sinon dites-le-moi !)
Alice, Arlette, BelleSahi, Cathulu, Fashion, Flo, Laure, Maijo, Moustafette, Sylvie, Sylvie (le boudoir), Sole, Solenn, Sophie, Yue Yin
Publié par Florinette
7 octobre 2007
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Éditions Actes Sud, collection Babel, 1996, 191 pages.
Le chauffeur, bibliothécaire ambulant, comme chaque année, reprend sa tournée des petits villages pour prêter des livres ou des manuscrits refusés en sachant très bien qu’un certain nombre d’entre eux ne reviendront jamais, mais peu importe, l’importance c’est que ces livres voyageurs rendent les gens heureux.
Cette tournée est bien différente des autres précédentes, elle a été préparée avec beaucoup de soin, il a revu en détail la liste des réseaux de lecteurs qu’il a consignée sur son cahier noir, car lassé et déprimé, ne voulant pas vivre les tourments de la vieillesse, il a décidé que ce serait la dernière.
Avant de se lancer sur les routes, il fait la connaissance d’une fanfare composée d’une poignée de musiciens français venue pour le festival d’été. L’accompagnatrice, Marie, une femme au beau visage osseux comme celui de Katharine Hepburn, partage la même passion pour la littérature, et tous les deux ont en communs le goût pour les plaisirs simples et la beauté de la nature. Cette rencontre fortuite et roborative va redonner à cet homme esseulé un second souffle, faire battre son cœur au rythme d’un amour naissant qui va le ressusciter.
Dans ce livre Jacques Poulin nous invite à parcourir les routes de la Côte Nord québécoise à bord d’un bibliobus. Tel un guide touristique, il nous offre une très belle description des paysages environnants tout en relatant une histoire d’amour pleine de douceur et de tendresse. Pour ma première expérience avec cet auteur, je suis tombée sous le charme de son écriture simple, mais magique qui décrit avec des mots justes les petits plaisirs du quotidien.
Pour les amoureux des livres Jacques Poulin cite au fil des pages des références littéraires que j’ai pris grand soin de noter comme Gabrielle Roy, Hemingway, Boris Vian…sans oublier son amour respectueux pour les
chats : « Les livres sont comme les chats, on ne peut pas toujours les garder ». Merci Alice pour cette très belle découverte !
Citation en exergue :
« Dieu soit remercié pour les livres. Tous les livres. » Ernest Hemingway
L'enthousiasme d'Alice, d'Allie, de Cathe, de Lily et une vision différente pour Laure et Lilly.
Publié par Florinette