15 décembre 2007
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Éditions Albin Michel, 2007, 301 pages.
Traduit de l’américain par Isabelle Reinharez.
Faye Travers, d’origine indienne, vit dans le New Hampshire avec sa mère. Toutes les deux gèrent, depuis deux décennies, une succession mobilière. Faye, dans la plus grande discrétion, partage ses nuits avec Kurk, son voisin, un tailleur de pierre de cinquante-six ans.
Un jour, lors de l’inventaire d’une demeure, elle remarque, parmi une étonnante collection d’objets et de vêtements datant du XIXe siècle, provenant d’une réserve indienne, un curieux instrument emmailloté dans une courtepointe. À l’approche de celui-ci, elle l’entend émettre un son caverneux alors que rien ne vient frapper la peau. Intriguée par ce phénomène, elle ôte le tissu et s’aperçoit qu’il est étrangement décoré.
Profitant de l’absence de la propriétaire, cette femme, d’habitude intègre et honnête, s’empare de l’instrument sans rien dire à personne. Mais ce qu’elle ne sait pas, c’est que ce tambour possède un pouvoir qui va au-delà de sa signification symbolique et de son ancienneté ; il bat au rythme de la douleur des êtres et exacerbe les sentiments.
Ne pouvant garder son secret bien longtemps, elle fera la connaissance d’un homme qui va lui raconter une histoire bouleversante, celle de son grand-père, l’Indien Shaawano, qui, accablé par la mort effroyable de sa petite fille, a fabriqué le tambour et, grâce à ces pouvoirs surnaturels protégeant ceux qu’ils l’approchent, parvient à surmonter sa trop grande peine.
Née d’une mère Ojibwa, Louise Erdrich, d’origine indienne, est devenue l’une des voix majeures de cette communauté aux États-Unis en défendant l’âme et la culture. Sous une plume poétique, elle nous invite à remonter le temps à la découverte d’un passé mythique aux cœurs des traditions indiennes. Ce roman dense traite des sortilèges, du pouvoir que peuvent exercer les morts sur les vivants, mais également celui de la musique qui transporte les âmes. Un roman fascinant que je vous invite à découvrir et qui est né en partie d’une histoire vraie :
« Celle d'enfants indiens traqués par des loups. À cela s'ajoute un mythe Ojibwa où il est question de l'héroïsme d'une petite fille. Quant au tambour, il est également lié à l'extraordinaire courage dont les enfants sont parfois capables : cet instrument est une métaphore de l'amour humain et de l'amour divin. Face à l'amour, nous nous sentons tous vulnérables : il peut certes nous faire souffrir, mais il peut aussi nous rendre plus libres. » Louise Erdrich - L'Express du 25/01/2007
Publié par Florinette
15 décembre 2007
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Biographie :
Aînée de sept enfants, Louise Erdrich est née le 7 juillet 1954 à Little Falls, dans le Minnesota, d'une mère indienne Ojibwa et d'un père germano-américain.
Elle passe sa jeunesse dans le Dakota du Nord, aux États-Unis, où ses parents travaillent au Bureau des Affaires indiennes.
En 1972, elle entre à « Dartmouth College » (New Hampshire) pour des études d'anthropologie.
En 1979, après un Master en écriture à « Johns Hopkins University », elle retourne à Dartmouth en tant qu'écrivaine. En 1981, elle y épouse, Michael Dorris, professeur et auteur de la « Renaissance Amérindienne », avec qui elle coécrit « The Crown of Columbus » (1991).
Après deux recueils de poésie, « Imagination » et « Jacklight » qui a remporté le prix du meilleur roman décerné par le « Los Angeles Times » paraît en 1984 « Love Medecine » primé également par le « National Book Critics Circle Award ». Son oeuvre se distingue par sa prose lyrique, le thème récurrent de la magie et ses personnages indiens.
Plusieurs fois récompensée par de grands prix littéraires aux États-Unis, Louise Erdrich explore la notion, l'identité culturelle, ainsi que les relations complexes entre les Amérindiens natifs du Midwest et les communautés blanches avoisinantes. Elle est membre du mouvement de la « Renaissance Amérindienne ».
Publié à l’automne 2005 aux États-Unis, Ce qui a dévoré nos cœurs a connu un immense succès et a été classé parmi les meilleurs romans de l’année.
Louise Erdrich vit aujourd’hui à Minneapolis où elle tient une librairie.
Bibliographie :
* 1988 - La branche cassée, (Éditions Robert Laffont),
* 1992 - L’amour sorcier, (Éditions Seuil),
* 1992 - La couronne perdue, (Éditions Robert Laffont),
* 1990 - La forêt suspendue, (Éditions Robert Laffont),
* 1999 - Bingo Palace, (Éditions Robert Laffont),
* 2002 - L’épouse antilope, (Éditions Albin Michel),
* 2002 - Omakayas, (Éditions L’École de Loisirs),
* 2003 - Dernier rapport sur les miracles à Little No
Horse, (Éditions Albin Michel),
* 2005 - La Chorale des maîtres bouchers, (Éditions
Albin Michel),
* 2007 - Ce qui a dévoré nos cœurs, (Éditions Albin
Michel)
Publié par Florinette
13 décembre 2007
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Jos, de Culture troc, organise un concours photo ayant pour thème la littérature, le cinéma ou la musique avec à la clef un joli coffret contenant : un séjour, un chèque-cadeau et des points valables sur son site, pour plus de renseignements, c’est par ICI, mais dépêchez-vous !
Clic-clac, pour la pose culturelle ou plutôt devrais-je dire la pause, mais quand je vois l’énormité de la chose, non, non pas le fauteuil, ma PAL, (et encore, à la vue de certaine, je n’ai pas trop à me plaindre...), dois-je vraiment continuer à fréquenter vos blogs ?!, car, pour ma part, je cours à la catastrophe, l’ensevelissement est proche…Par chance, j’ai prévu large, là je parle du fauteuil, et que (mal)heureusement, je leur ferais toujours un peu de place, et ceci grâce ou à cause, il faut bien trouver des responsables, de vos bons conseils !! ;-)
Publié par Florinette
12 décembre 2007
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Éditions Gallimard Jeunesse, 2004, 187 pages.
Traduit de l'anglais par Diane Ménard.
À partir de 11 ans.
Prix Sorcières (catégorie romans pour adolescents).
Prix Inter-Collège / niveau 4e-3e (collèges de l'Essonne).
Prix Farniente, organisé par la Ligue des Familles de Belgique.
Prix Ado-Lisant (organisé par des bibliothèques belges).
Présentation de l'éditeur :
Il s'appelle Tommo. Il n'a que dix-sept ans, mais il a déjà vécu bien des choses, des joyeuses et des plus tristes. Il a passé une jeunesse heureuse avec sa mère et ses frères à la campagne, même si la vie n'était pas toujours facile. Mais tout a changé lorsqu'il est parti pour la guerre avec son grand frère Charlie. Cette nuit, Tommo ne veut surtout pas dormir, il veut penser à lui, à leur vie passée. Parce que demain, au petit matin, son existence va basculer pour toujours.
Il veut profiter pleinement de ces dernières heures pour se souvenir, pour ne jamais oublier que rien n'est plus beau que l'amour et la fidélité, que rien n'est plus terrible que l'injustice et la guerre...
Ce livre m’a beaucoup touchée, Michael Morpugo nous offre une magnifique et émouvante histoire d’une famille heureuse et unie que la Première Guerre mondiale sépare.
Tommo et son protecteur de frère Charlie se sont enrôlés dans cette guerre où la hiérarchie militaire est tout aussi cruelle que les tranchées. C’est une belle histoire fraternelle, mais également un livre qui honore la mémoire des soldats, comme Charlie, qui au péril de sa vie a le courage de s’opposer au pouvoir, de refuser de partir à l’abattoir tout simplement parce qu’un sergent plein de fiel l’a décidé ainsi. Un roman poignant inoubliable qui restera ancré dans ma mémoire.
Ont lu et beaucoup aimé : Clochette, Sylvie & Cuné
Publié par Florinette
10 décembre 2007
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Portrait de Robert Alexis, par lui-même sur le site des éditions José Corti
Éditions José Corti, 2007, 158 pages.
« Je prends peut-être ce train pour la denière fois. Il est bon de constater combien l’âge prépare à la mort. Privé des anciennes passions, libéré du désir et de ses attentes, pourquoi le monde ne deviendrait-il pas aussi doux que ce plaid posé sur mes genoux ? »
Lors de ce voyage en train, cet homme, arrivé à la fin de son existence, se remémore ses escapades lointaines et surtout son coup de foudre pour une haute bâtisse, en bordure d’un lac, flanquée d'une véranda soutenue par des colonnettes. Un lieu qu’il pensait connaître « On est certain d’avoir déjà vu ce vers quoi l’on se porte pour la première fois. D’aucuns supposent dans ce phénomène quelque subtil enracinement dans le terreau des siècles ; l’âme survivrait à ses disparitions, un imprévu rallumerait, par fragments, les vestiges de son histoire enfouie. »
Cette demeure délaissée est à vendre et la propriétaire, une Comtesse veuve et belle, lui fait visiter les lieux, mais cette étrange et fascinante rencontre le met dans un drôle d’état et fait ressurgir en lui un passé enfoui.
« Sous la poussière,une onde continuait de glisser entre ces objets oubliés ; une âme féminine, retenue dans quelque provisoire loge du temps, avait muni ces lieux d’une magie durable. »
Embarquez à bord de ce train et laissez-vous charmer et bercer par la verve poétique de cet éternel vagabond retraçant ses errances en Orient dans de grands hôtels ou dans des cabarets. Écoutez-le vous conter son attachement à un lieu qui lui a donné cette paix intérieure, cette tranquillité de l’âme qu’il a su trouver. C’est un joli roman suave, empreint de poésie qui vibre d’éclat et d’étrangeté.
L'avis de celles qui ont été charmées : Sylvie & Flo (tu as raison j'ai aimé ce paisible et énigmatique voyage) & celui de BelleSahi qui n'a pas accrochée !
Publié par Florinette