10 décembre 2007
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José Corti (J. Corticchiato, 1895-1984), d’origine corse, a ouvert dès 1925 une librairie au 6, rue de Clichy à Paris. Il a commencé à éditer la plupart des auteurs surréalistes, ses amis : Breton, Éluard, Aragon, Char, Péret, Crevel, Dali… Il se fixe ensuite 11, rue Médicis où les éditions ont toujours leur siège. En 1938, il fait la connaissance de Julien Gracq qui, tout au long de sa vie n’aura pas d’autre éditeur (hormis La Pléiade)...
Pour en savoir plus, cliquez sur leur logo.
A voir sur ce blog :
* La véranda de Robert Alexis
Publié par Florinette
7 décembre 2007
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Je vous avais déjà ouvert mon cœur en vous parlant de mon petit frère, Franck, disparu il y a onze ans et aujourd’hui je le refais pour rendre également un dernier hommage à ma mère qui ne lui a survécu qu’un an, emportée, elle aussi, par cette terrible maladie.

À toi Maman
C’est toujours le cœur serré que je traverse ce dernier mois de l’année, cela fera dix ans qu’un sept décembre tu as fermé les yeux pour ne jamais les rouvrir.
Ta voix, ton sourire, ton regard remplis d’amour me manquent tellement. C’est un grand vide au fond de moi, tout ce bonheur qui n’est plus là. Dans ce voyage sans retour, pour seul bagage tout notre amour, tu m’as laissé sur le chemin le cœur submergé de chagrin avec ces souvenirs d’enfance, ces moments de joie intenses qui résonnent de ton absence.
Je te dédie une nouvelle fois ces quelques mots que j’avais écrits pour toi.

« Maman,
Tu as été pour Papa une épouse formidable et pour nous, une mère admirable, exemplaire. Toi qui as tant souffert par la perte de Francky, puis ensuite ta maladie. Tu ne pensais, avant tout, qu’au bien-être de tes proches. Je t’entends encore me dire, dans un souffle coupé, ‘ j’ai peur de vous laisser ‘.
Maintenant que tu es partie de l’autre côté de la vie, je te sais heureuse d’avoir retrouvé Francky. Mais ton rayon de soleil (c’est comme ça que tu m’appelais) continuera à t’aimer pour l’éternité »
Ta Florinette
Publié par Florinette
5 décembre 2007
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Éditions Mercure de France, 2007, 158 pages.
Valérie, suite à un déluge qui s’est abattu sur la Californie, est venue aider ses parents à nettoyer la villa qui a subi beaucoup de dégâts.
Ces intempéries ont déclenché un éboulement et un gros rocher, d’une étonnante rondeur anguleuse, se retrouve maintenant suspendu au-dessus de la maison, retenu que par un amas de brisures de lianes, de branches colmatées de terre.
Mais hormis cette menace qui pèse sur cette famille, on sent bien que plane une tension latente prête à exploser à tout moment. La mère s’active à effacer toute trace, à remettre les choses en ordre, pensant que tout peut être résolu par l’action. Le père, ancien médecin à la retraite, reste plutôt passif, fantomatique face à l’ampleur de la catastrophe. Le frère, qui débarque avec sa femme et ses enfants, est remonté contre sa mère et s’ajoute à cette angoisse palpable l’annonce d’un drame qui va perturber toute la famille : Cindy, la nourrice des gamins, vient d’avoir un accident.
Je suis restée happée par cette histoire, cette atmosphère sous tension qui fait que l’on reste sur ses gardes. La famille est sur le point d’être pulvérisée, mais par quoi ? par qui ? On se demande d’où va venir la catastrophe. Tout est dans l’action, les personnages s’évitent, s’épient, tout se passe dans le silence, le non-dit. Un petit roman que l’on a dû mal à refermer, pris dans ce drame feutré, au style épuré, direct et terriblement oppressant !
Anne a aimé également !
Publié par Florinette
5 décembre 2007
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Biographie :
Écrivaine franco-suisse, Pascale Kramer est née en 1961 à Genève. Après des études de lettres à l'Université de Lausanne, elle travaille comme journaliste. Elle s'oriente vers la publicité et devient conceptrice-rédactrice dans une société publicitaire de Zurich. Elle part ensuite s'installer à Paris, où elle crée et dirige sa propre agence de publicité, tout en continuant à écrire des romans.
Elle a vingt ans lorsqu'elle publie son premier ouvrage, « Variations sur une même scène ». Elle poursuivra avec, notamment, « Terres fécondes », Manu (Prix Michel Dentan 1996), Bateau sec, Les Vivants, Retour d'Uruguay, L'Adieu au Nord & Fracas.
Bibliographie :
* 1995 - Manu, (Éditions Calmann-Lévy),
* 1997 - Le bateau sec, (Éditions Calmann-Lévy),
* 1999 - Onze ans plus tard, (Éditions Calmann-Lévy),
* 2000 - Les Vivants, (Éditions Calmann-Lévy),
* 2003 - Retour d'Uruguay, (Éditions Mercure de France), 2003
* 2005 - L'Adieu au Nord, (Éditions Mercure de France),
* 2007 - Fracas, (Éditions Mercure de France)
Publié par Florinette
3 décembre 2007
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(pas de photo)
Éditions du Masque, 2006, 479 pages.
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Frank Reichert.
Dans le Bronx des années 50-70, vit Clarissa, une Italienne catholique et inculte qui est l’incarnation du malheur, une femme submergée, noyée dans la désespérance qui est mariée à Romain Leone, un petit dealer macho et violent qui la maltraite quand il ne la bat pas comme plâtre. Avec lui, elle a eu deux petites filles sourdes et maladives, Eve et Marie. Cette dernière meurt à deux ans, tandis que l’autre reste l’unique raison de survie pour sa mère, même si toutes les deux ne peuvent pas communiquer puisque Romain refuse qu’Eve apprenne le langage des signes.
Dans les moments les plus durs, Clarissa se réfugie dans la prière et c’est dans une église qu’elle fait la connaissance de Fran, une Allemande réfugiée aux États Unis après avoir été torturée par les nazis et qui va les prendre, elle et sa fille, sous sa protection.
Fran apprend en cachette à Eve le langage des signes et lui montre que, malgré sa surdité, elle peut appréhender le monde autrement, en le photographiant. Son appareil photo va devenir son ami privilégié, son plus proche compagnon, cette passerelle entre toutes les formes de silence et de séparation, sa mémoire.
Mais Romain ne les laisse pas tranquilles, il se sert de sa fille comme couverture pour ses petits trafics de drogue qui vont le condamner à purger une peine de prison, jusqu’au jour où, libéré de toute sanction, dans un accès de rage criminel il passe à l’acte.
Boston Terran signe ici un roman noir, dresse le tableau d’une Amérique qui plonge dans la violence. Explique comment le Bronx, le royaume de l’immigration, devient la lice des pires extrémismes, du racisme, de la drogue. Mais dans toute cette déchéance, il y a l’amour, la solidarité qui font battre le cœur de ces trois femmes qui m’ont bouleversée, émue aux larmes, même si le style est assez moyen (peut-être dû à la traduction), c’est un magnifique cri d’alarme, une fresque sociale qui dénonce une humanité qui se dégrade. À lire sans hésiter !
Le site de l'auteur
Publié par Florinette