10 mars 2008
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Biographie :
Polly Horvath est née à Kalamazoo dans le Michigan.
Il y a quelques années, elle s’est installée sur l’île de Vancouver où elle a choisi de vivre, dans une maison au coeur de la forêt. Elle y élève ses deux filles en compagnie de son mari et écrit à plein temps des romans pour la jeunesse traduits dans le monde entier.
Avant de se consacrer à l'écriture, elle a appris et enseigné la danse contemporaine. Mais en fait, elle n'aime pas tellement les vraies biographies et préfère en inventer des fausses.
Lisez-plutôt ce qu'elle en dit elle même sur son site internet :
www.pollyhorvath.com/
Bibliographie :
* 2001 - Les Trolls, (Éditions L’École des Loisirs),
* 2005 - La Fille sur la balançoire rouge, (Éditions
L’École des Loisirs),
* 2008 - La Saison des mûres, (Éditions L’École des
Loisirs)
Publié par Florinette
8 mars 2008
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Éditions Sabine Wespieser, 2007, 711 pages.
2007 - Prix Victor Rossel et le Prix Victor Rossel des jeunes.
Ce pavé de 711 pages raconte l’histoire de la famille Zemka. Le narrateur, et c’est là toute l’originalité du roman, n’est autre que la maison elle-même, une bâtisse du XVIIIe siècle située au fin fond de la Galicie - terre rattachée à l’empire des Habsbourgs depuis le partage de la Pologne - et qui est bien placée pour savoir tout ce qui s’est dit, s’est passé entre ses murs.
C’est en 1820, lors d’un bal célébré chez le baron et la baronne von Kotz que leur fille Clara, au physique peu engageant, rencontre le beau Polonais Jozef Zemka et en tombe follement amoureuse. Ce fils de confiseur au visage d’ange vient de prendre la succession de son oncle pour devenir l’administrateur du domaine.
Une nuit, la très catholique Clara, l’aspirante religieuse consent à laisser l’intendant de son père la rejoindre dans son lit et lui voler sa fleur. Cet écart de conduite les amène à célébrer ce mariage morganatique qui annonce la venue de leur premier enfant « l’enfant du pêché » qui, au grand désespoir de Jozef, est une petite fille.
Cette vexation va se reproduire plus d’une fois, car Clara mettra au monde non pas une fille, mais cinq filles nubiles dont la destinée est racontée par cette maison qui s’angoisse, tente de comprendre, éprouve beaucoup d’empathie pour ses habitants, comme pour cette pauvre Clara délaissée par un mari qui la trompe, la rudoie, mais qui heureusement connaîtra l’amour dans les bras de l’instructeur de ses filles, un révolutionnaire. Car des révolutions, il y en a, elles éclatent en Galicie ce petit bout de terre qui excite les convoitises autrichiennes, polonaises et russe. Ce combat pour l’indépendance, cette atmosphère de menace, de mystère, et aussi d’espérance se répercutent jusque dans les fibres de cette demeure.
Sous ses corniches blanches, ses vitres à biseaux, son fronton de temple grec, cette maison, qui parle aussi bien des vivants et des ombres qu’elle a épiés sur plusieurs générations en prenant soin de garder tous leurs secrets dans ses murs, est une narratrice formidable et captivante. On la ressent vibrer, respirer, il y a les odeurs, les courants d’air, chaque pièce renferme son histoire. Elle est fascinée par ces femmes condamnées comme elle à la vie intérieure, mais qui sont débordantes de passion, d’énergie…
Diane Meur a écrit une magnifique saga familiale qui nous emporte dans un souffle épique. Tous les ingrédients sont réunis : une maison, des personnages très attachants, des passions brutales et ardentes et toutes ces destinées qui se croisent, se succèdent avec force et passion font que l’attention ne faiblit pas et que l’on dévore ce roman de la première page à la dernière. Magnifique !
Merci beaucoup Ptitlapin pour cette belle découverte !!
Michel, Gachucha, Solenn & Marie ont également aimé ce livre.
Petit bonus
Publié par Florinette
8 mars 2008
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Biographie :
Diane Meur est née en 1970 à Bruxelles et vit à Paris depuis vingt ans. Pendant ses études secondaires au lycée français de Bruxelles, elle prend l’initiative d’apprendre l’allemand.
Après trois années de classes préparatoires au lycée Henri IV de Paris, elle intègre l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm, en section lettres modernes. Hésitant entre germanistique, lettres modernes et histoire, très vite elle se lance dans la traduction.
Elle se partage entre l'écriture et la traduction de littérature allemande. Principaux auteurs traduits: Hanns Eisler, Erich Auerbach, Heinrich Heine, Harald Weinrich, Mary Carruthers, Martin Buber.
En 2002, elle publie son premier roman, La Vie de Mardochée de Löwenfels écrite par lui-même. En 2003, paraît Raptus.
Parallèlement à son activité de romancière, elle poursuit son travail de traductrice, notamment de Paul Nizon (son journal ainsi que La Fourrure de la truite, Actes Sud, 2006) et de Tariq Ali (Un sultan à Palerme, Sabine Wespieser éditeur, 2007).
Dans son roman, Les Vivants et les Ombres, où la maîtrise narrative se dispute à une fantaisie hantée, elle renoue avec la veine historique de son premier roman qui lui valut un accueil critique et public très favorable.
Elle a reçu le Prix Victor Rossel et le Prix Victor Rossel des jeunes en 2007 pour Les Vivants et les Ombres.
Bibliographie :
* 2002 - La vie de Mardochée de Löwenfels, écrite par
lui-même, (Éditions Sabine Wespieser),
* 2003 - Le Prisonnier de Sainte-Pélagie, (Éditions Labor
jeunesse),
* 2004 - La dame blanche de la Bièvre, (Éditions Labor
jeunesse),
* 2004 - Raptus, (Éditions Sabine Wespieser),
* 2007 - Les Vivants et les Ombres, (Éditions Sabine
Wespieser)
Publié par Florinette
8 mars 2008
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Publié par Florinette
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Éditions Intervista, collection Les Mues, 2006, 149 pages.
À partir de 13 ans.
Le soir où Daniel et son père font escale à V., un orage déverse des trombes d’eau glacée. Face à cette petite ville morte et abandonnée, une déprime terrifiante inonde Daniel.
Tous les six mois, son père biologiste, spécialiste des organismes marins, est dépêché auprès d’un nouvel aquarium et tous les six mois, cette remontée vers le nord est de plus en plus pénible pour Daniel qui, depuis la mort de sa mère, a perdu tout contact avec son père et la vie qui l’entoure en se terrant dans son petit monde personnel.
Lors d’une promenade, Daniel aperçoit, assis sur un banc, un homme affublé d’un sac en papier sur la tête qui reste immobile, le regard rivé sur l’océan malgré la pluie torrentielle qui se déverse sur lui. Intrigué par son attitude, Daniel cherche à nouer un dialogue avec cet homme qu’il retrouve tous les jours sur le même banc attifé du même accoutrement. Fasciné par ce personnage énigmatique qui dit s’appeler Godzilla, Daniel se laisse embarquer dans un voyage qui va le métamorphoser.
Cette collection résume en elle-même très bien ce livre. Les Mues : changements intérieurs, passage d’un cycle de vie à une autre, abandon de son ancienne peau. C’est exactement cette transformation que va vivre Daniel qui, depuis la disparition de sa mère, reste tapi dans les abysses, paralysé par cette trop grande peine.
Un livre étonnant qui oscille entre le réel et l’imaginaire en nous entraînant dans les profondeurs de l’âme pour nous montrer qu’il est toujours possible de s’en sortir, accepter le monde avec cette mort qu’il nous impose, repousser la peur qui nous empêche d’agir, car il y aura toujours des monstres, mais la vie est là et elle mérite qu’on la vive. Un livre qui fait grandir et que je conseille aussi bien aux adolescents qu’aux adultes !
Le blog de l'auteur
Les avis de Lily et de Cathulu qui m'ont donné envie de lire ce livre !
Publié par Florinette