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Biographie :
Stieg Larsson, de son nom complet Karl Stieg-Erland Larsson, né le 15 août 1954 à Skelleftehamn, dans la région de Västerbotten, était un journaliste et écrivain suédois connu pour son engagement contre l'extrémisme de droite et le racisme et auquel on doit également des essais sur l'économie et des reportages en Afrique.
Au début de sa carrière, pendant de nombreuses années, Stieg Larsson s’engage dans le mouvement suédois de la science-fiction, période pendant laquelle il publie avec Rune Forsgren deux fanzines, « Sfären » et « Fijagh ! ».
En 1978 et 1979, il fait partie de l'exécutif de la plus grande association nordique de science-fiction, la « Skandinavisk förening för science fiction » (SFSF) et en 1980, il en est le président.
Politiquement, jusqu'en 1987, il est très actif dans le parti socialiste suédois, mais le quitte de son propre gré, car il ne veut pas soutenir les régimes socialistes de l'étranger dont la fibre démocratique est plus que douteuse selon lui.
Il est employé à l'agence de presse « Tidningarnas telegrambyrå » (TT) en tant que journaliste, mais aussi graphiste dans le domaine des actualités. Ensuite, Larsson devient l’un des initiateurs de la Fondation « Expo », pour laquelle il travaille les dernières années de sa vie comme rédacteur en chef du magazine, revue suédoise observatoire des manifestations ordinaires du fascisme.
Dans le cadre de son combat politique et idéologique, plusieurs fois menacé de mort, il coécrit le livre « Extremhögern » (Extrémisme de droite) avec la journaliste Anna-Lena Lodenius puis « Sverigedemokraterna: den nationella rörelsen » (Les démocrates suédois: le mouvement national) avec le journaliste Mikael Ekman.
En 2004, quelque temps avant de décéder brutalement d’une crise cardiaque à l’âge de 50 ans, il livre à son éditrice une série de trois romans policiers sous le titre général Millénium, le premier étant Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes (Män som hatar kvinnor) paru en suédois en juillet 2005 ; le deuxième, La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette (Flickan som lekte med elden) est paru en mai 2006 en Suède ; le dernier, La Reine dans le palais des courants d'air (Luftslottet som sprängdes) est publié en suédois en mai 2007.
Dans une interview parue peu de temps avant sa mort, Stieg Larsson décrit son écriture comme son "assurance vieillesse".
Bibliographie :
Romans traduits en français :
* 2006 - Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes -
Millénium 1, (Éditions Actes Sud),
* 2006 - La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une
allumette - Millénium 2, (Éditions Actes Sud),
* 2007 - La Reine dans le palais des courants d'air -
Millénium 3, (Éditions Actes Sud)
Publié par Florinette
31 mars 2008
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Éditions Gallimard, 2005, 272 pages.
Lamia, cette jeune femme de trente-cinq ans est pédiatre dans un hôpital d’Alger. Depuis qu’elle est sans nouvelle de son frère Sofiane qui a tout quitté, est devenu un « harraga », un « brûleur de route » qui ne rêve que d’une chose atteindre l’Occident pour fuir une Algérie en perdition, étouffée par la corruption et la rigueur de l’islam, Lamia est inquiète et se sent bien seule dans cette maison familiale délabrée, hantée par les souvenirs du passé.
« Comme les jours sont longs et que le rêve est difficile. On perd tant de choses au cours d’une vie. On se retrouve seul, avec sa mémoire en lambeaux, des habits oubliés dans la naphtaline, des objets chers qui ne disent rien, des mots sortis de l’usage, des dates accrochées bêtement à la patère du temps, des fantômes qui se mélangent les ombres, des repères troubles, des histoires lointaines. On remplace comme on peut, on s’entoure d’un nouveau bric-à-brac, mais le cœur n’y est plus et le peu de vie qui nous reste s’en ressent. »
Dans cette vie léthargique et austère dans laquelle Lamia s’est ensevelie débarque Chérifa, une jeune fille de dix-sept ans enceinte jusqu’au cou qui dit connaître son frère. Ne pouvant refuser l’hospitalité à cette drôle de gamine « belle comme le diable », Lamia la laisse s’installer.
Mais très vite cette cohabitation va devenir un enfer, Lamia ne supporte plus la pétulance, l’insouciance, les escapades de Chérifa. À bout de nerf, elle la chasse, la récupère, car on fond elle l’aime bien, essaye de lui inculquer l’ordre, le respect. Mais un mot, une réflexion de trop et Chérifa quitte le domicile pour de bon.
C’est une belle histoire d’illusion perdue dans une Algérie misogyne, étouffée par la montée de l’intégrisme religieux où Lamia, avec une touche d’humour et de sensibilité, vitupère, se rebelle devant le fatalisme et l’ignorance de son peuple. En écoutant cette jeune femme courageuse, on oublie complètement que ce roman a été écrit par un homme tant l’esprit et les pensées de Lamia sont présents tout au long de ce livre.
Par la voix de cette femme, Boualem Sansal, nous dévoile les faces cachées de l’Algérie, désertée par les jeunes, ces « Harragas » qui ont choisi d’émigrer le plus loin possible. C’est un livre éblouissant, édifiant que je vous invite à découvrir au plus vite !!
Voir l'avis de Clarabel dans sa pochotèque du mois de Mars !
Existe en poche
Publié par Florinette
31 mars 2008
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Biographie :
Boualem Sansal, né le 15 octobre 1949 à Teniet-el-Haad, dans l’ancien département d’Orléansville, deuxième enfant d’une fratrie de quatre garçons et orphelin de père très jeune, a hérité de son grand-père chef de gare, qui a fait la guerre de 14-18, un fort attachement à la culture française.
Ingénieur de formation, docteur en économie, tour à tour enseignant à l'université, chef d'entreprise, puis haut fonctionnaire, Boualem Sansal entre en littérature grâce à son amitié avec l'écrivain Rachid Mimouni, qui l'incite à écrire.
Malgré la terreur islamiste qui s’abat sur le pays à partir de 1991 et la décennie noire qui s’en suit contraignent Minouni à s’exiler au Maroc, tandis que Boualem Sansal reste cloîtré dans son appartement de Boumerdès, non loin d'Alger.
En 1999, Gallimard publie son premier roman « Le Serment des barbares » salué par la critique et par le public, dénonce dans une extrême virulence la faillite de son pays.
En 2003, il est limogé de son poste en raison de ses prises de position critique sur l'arabisation de l'enseignement et l'islamisation de l'Algérie. « Harraga », son quatrième roman s'annonce comme étant le roman de la reconnaissance. « Le Village de l'Allemand » paraît en 2008.
Le monde des Lettres salue unanimement son courage, sa verve et sa grande capacité à faire briller la langue française hors de l'Hexagone.
Bibliographie :
* 1999 – Le serment des barbares, (Éditions Gallimard),
* 2000 – L’enfant fou de l’arbre creux, (Éditions
Gallimard),
* 2003 – Dis-moi le paradis, (Éditions Gallimard),
* 2005 – Harraga, (Éditions Gallimard),
* 2006 – Poste restant, Alger, (Éditions Gallimard),
* 2007 – Petit éloge de la mémoire, (Éditions Folio),
* 2008 – Le village de l’Allemand, (Éditions Gallimard)
Publié par Florinette
30 mars 2008
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« Des roses et des orties »
Le nouvel album de Francis Cabrel !
« Dans notre époque superficielle et people, Francis Cabrel propose une alternative à l'artificiel : un bouquet fraîchement cueilli de 13 nouvelles chansons, autant de roses et d'orties tendues, bras levé, comme un acte de résistance. L'artiste signe là l'album le plus dense de sa carrière. La sortie de secours pour Cabrel, c'est l'amour, la tendresse et la poésie. Ses orties piquent et grattent mais ses roses à la beauté printanière n'en finissent pas de parfumer les heures passées à composer ce nouvel album. »
Pour écouter un extrait de
« La robe et l'échelle », c'est par ICI
Voici également quelques paroles d'une très jolie chanson qu'il a écrite à la mère de la petite Vietnamienne qu'il a adoptée, il y a trois ans :
Mademoiselle l'aventure
Mademoiselle le mystère,
Évanouie pour toujours,
Vous serez toujours la mère,
Nous serons toujours l'amour...
Publié par Florinette
28 mars 2008
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Éditions Actes Sud, 1988, 224 pages.
Traduit de l’américain par Christine Le Bœuf.
La fin des années 1970 est éprouvante pour Paul Auster, tout va mal dans sa vie. Son mariage avec la traductrice Lydia Davis se désintègre, l’argent commence à manquer, il ne se sent plus la force d’écrire des fictions, son roman policier écrit sous un pseudonyme reste au fond d’un tiroir et il renonce également à la poésie.
Finalement, il se sépare de sa première femme et s’installe dans une petite chambre à Manhattan au 6 Varick Street. C’est dans ce contexte dramatique que son fils Daniel fait ses premiers pas. Alors qu’il reprend espoir en terminant son premier texte en prose (White Spaces), il apprend par son oncle la disparition de son père. Poussé par une certitude qu’il doit écrire sur ce père, qu’il a très peu connu, Paul Auster se lance dans la rédaction d’un livre composé de deux parties :
« L'invention de la solitude ». Cette chambre où il s’enferme durant neuf mois, va devenir un lieu de création, de rédemption et de douleur. « Entrer dans cette chambre, c’est disparaître dans un lieu où se rencontrent le passé et le présent. »
Dans la première partie, « Portrait d’un homme invisible », il s’invente un père, parle de la douleur de l’absence et de la confrontation avec cette mort soudaine. Sa disparition lui laisse un petit héritage financier qui l’aide à poursuivre son métier d’écrivain, mais également une exploration de ses propres sentiments.
Dans la deuxième, « Le livre mémoire », Paul Auster nous entraîne dans le labyrinthe de la conscience. La solitude, la question de l’identité sous divers aspects. Le hasard, les coïncidences qui le passionnent, les signes que le destin sème sur notre route et l’importance de la mémoire.
« Tout livre est l'image d'une solitude. C'est un objet tangible, qu'on peut ramasser, déposer, ouvrir et fermer, et les mots qui le composent représentent plusieurs mois, sinon plusieurs années de la solitude d'un homme, de sorte qu'à chaque mot lu dans un livre on peut se dire confronté à une particule de cette solitude. »
C’est une lecture difficile, mais passionnante, car il permet de mieux comprendre l’œuvre de Paul Auster. Au-delà du travail sur le deuil qu’il transforme en récit, il nous ouvre les portes de son intimité, de sa solitude où il ne cesse de se poser des questions, de méditer...
« De l’examen de mon père, je suis passé à l’examen de ma propre conscience du monde. »
Citation :
« L'homme doué d'une bonne mémoire ne se souvient de rien, car il n'oublie rien. » Proust
Existe en poche

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Publié par Florinette