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Éditions Actes Sud, 2007, 711 pages.
Traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain.
Quatrième de couverture :
Que les lecteurs des deux premiers tomes de la trilogie Millénium ne lisent pas les lignes qui suivent s'ils préfèrent découvrir par eux-mêmes ce troisième volume d'une série rapidement devenue culte.
Le lecteur du deuxième tome l'espérait, son rêve est exaucé : Lisbeth n'est pas morte. Ce n'est cependant pas une raison pour crier victoire : Lisbeth, très mal en point, va rester coincée des semaines à l'hôpital, dans l'incapacité physique de bouger et d'agir. Coincée, elle l'est d'autant plus que pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en isolement par la police. Un ennui de taille : son père, qui la hait et qu'elle a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur état qu'elle...
Il n'existe, par ailleurs, aucune raison pour que cessent les activités souterraines de quelques renégats de la Säpo, la police de sûreté. Pour rester cachés, ces gens de l'ombre auront sans doute intérêt à éliminer ceux qui les gênent ou qui savent.
Côté forces du bien, on peut compter sur Mikael Blomkvist, qui, d'une part, aime beaucoup Lisbeth mais ne peut pas la rencontrer, et, d'autre part, commence à concocter un beau scoop sur des secrets d'Etat qui pourraient, par la même occasion, blanchir à jamais Lisbeth. Mikael peut certainement compter sur l'aide d'Armanskij, reste à savoir s'il peut encore faire confiance à Erika Berger, passée maintenant rédactrice en chef d'une publication concurrente.
C’est par ce troisième volet, tout aussi passionnant que les deux premiers, que s’achève l’extraordinaire série Millenium. J’ai pris énormément de plaisir à suivre les aventures mouvementées de ce tandem atypique formé de Lisbeth, cette Fifi Brindacier au caractère bien trempé et du fouineur Super Blomkvist.
L’auteur, Stieg Larson, ce journaliste d’investigation comme son personnage Mikael Blomkvist, s’est inspiré de sa propre expérience pour concocter cette trilogie mêlant fiction et réalité en y insérant des faits historiques. Beaucoup d’éloges ont été faits sur cette série et je ne vois pas ce que je pourrais rajouter d’autre que simplement IL FAUT LA LIRE, mais attention, une fois que vous y aurez goûtée, vous ne pourrez plus vous en passer !
Découvrez sans plus tarder le tome 1 et le tome 2 Petite précision complémentaire :
Cet écrivain, grand rédacteur en chef d’un mensuel spécialisé dans la dénonciation des mouvements néofascistes, menacé de mort a plusieurs reprises pour ses enquêtes dérangeantes, a été foudroyé en 2004 par une crise cardiaque à l’âge de 50 ans, juste la veille d’avoir remis les trois tomes de la trilogie Millénium à son éditrice en lui disant « j’ai écrit ça en pensant à mes vieux jours… », hélas, il n’aura jamais vu de son vivant un seul exemplaire imprimé !
Beaucoup d’entre vous ont déjà lu cette série, si vous voulez, laissez-moi vos liens en commentaire pour que je puisse les rajouter à la liste. Pour tous ceux et celles qui veulent en savoir plus sur cette série, lisez les articles de Sylvie (chez qui vous retrouverez d’autres liens) et Nina (Acte 1/ Acte 2/ Acte 3) qui nous expliquent en détail ce phénomène ainsi que l’article du Magazine ELLE.
Ptitlapin, Cathulu, Gachucha, Fashion, Amanda, Camille, Emeraude, Cathe, Cuné, Val, Amy, Maijo, Le Bibliomane, Au fil des pages, So, Dasola, BelleSahi, Tamara, Gawou, Flo, BMR, Ori, Elfique...
Publié par Florinette
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Biographie :
Stieg Larsson, de son nom complet Karl Stieg-Erland Larsson, né le 15 août 1954 à Skelleftehamn, dans la région de Västerbotten, était un journaliste et écrivain suédois connu pour son engagement contre l'extrémisme de droite et le racisme et auquel on doit également des essais sur l'économie et des reportages en Afrique.
Au début de sa carrière, pendant de nombreuses années, Stieg Larsson s’engage dans le mouvement suédois de la science-fiction, période pendant laquelle il publie avec Rune Forsgren deux fanzines, « Sfären » et « Fijagh ! ».
En 1978 et 1979, il fait partie de l'exécutif de la plus grande association nordique de science-fiction, la « Skandinavisk förening för science fiction » (SFSF) et en 1980, il en est le président.
Politiquement, jusqu'en 1987, il est très actif dans le parti socialiste suédois, mais le quitte de son propre gré, car il ne veut pas soutenir les régimes socialistes de l'étranger dont la fibre démocratique est plus que douteuse selon lui.
Il est employé à l'agence de presse « Tidningarnas telegrambyrå » (TT) en tant que journaliste, mais aussi graphiste dans le domaine des actualités. Ensuite, Larsson devient l’un des initiateurs de la Fondation « Expo », pour laquelle il travaille les dernières années de sa vie comme rédacteur en chef du magazine, revue suédoise observatoire des manifestations ordinaires du fascisme.
Dans le cadre de son combat politique et idéologique, plusieurs fois menacé de mort, il coécrit le livre « Extremhögern » (Extrémisme de droite) avec la journaliste Anna-Lena Lodenius puis « Sverigedemokraterna: den nationella rörelsen » (Les démocrates suédois: le mouvement national) avec le journaliste Mikael Ekman.
En 2004, quelque temps avant de décéder brutalement d’une crise cardiaque à l’âge de 50 ans, il livre à son éditrice une série de trois romans policiers sous le titre général Millénium, le premier étant Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes (Män som hatar kvinnor) paru en suédois en juillet 2005 ; le deuxième, La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette (Flickan som lekte med elden) est paru en mai 2006 en Suède ; le dernier, La Reine dans le palais des courants d'air (Luftslottet som sprängdes) est publié en suédois en mai 2007.
Dans une interview parue peu de temps avant sa mort, Stieg Larsson décrit son écriture comme son "assurance vieillesse".
Bibliographie :
Romans traduits en français :
* 2006 - Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes -
Millénium 1, (Éditions Actes Sud),
* 2006 - La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une
allumette - Millénium 2, (Éditions Actes Sud),
* 2007 - La Reine dans le palais des courants d'air -
Millénium 3, (Éditions Actes Sud)
Publié par Florinette
31 mars 2008
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Éditions Gallimard, 2005, 272 pages.
Lamia, cette jeune femme de trente-cinq ans est pédiatre dans un hôpital d’Alger. Depuis qu’elle est sans nouvelle de son frère Sofiane qui a tout quitté, est devenu un « harraga », un « brûleur de route » qui ne rêve que d’une chose atteindre l’Occident pour fuir une Algérie en perdition, étouffée par la corruption et la rigueur de l’islam, Lamia est inquiète et se sent bien seule dans cette maison familiale délabrée, hantée par les souvenirs du passé.
« Comme les jours sont longs et que le rêve est difficile. On perd tant de choses au cours d’une vie. On se retrouve seul, avec sa mémoire en lambeaux, des habits oubliés dans la naphtaline, des objets chers qui ne disent rien, des mots sortis de l’usage, des dates accrochées bêtement à la patère du temps, des fantômes qui se mélangent les ombres, des repères troubles, des histoires lointaines. On remplace comme on peut, on s’entoure d’un nouveau bric-à-brac, mais le cœur n’y est plus et le peu de vie qui nous reste s’en ressent. »
Dans cette vie léthargique et austère dans laquelle Lamia s’est ensevelie débarque Chérifa, une jeune fille de dix-sept ans enceinte jusqu’au cou qui dit connaître son frère. Ne pouvant refuser l’hospitalité à cette drôle de gamine « belle comme le diable », Lamia la laisse s’installer.
Mais très vite cette cohabitation va devenir un enfer, Lamia ne supporte plus la pétulance, l’insouciance, les escapades de Chérifa. À bout de nerf, elle la chasse, la récupère, car on fond elle l’aime bien, essaye de lui inculquer l’ordre, le respect. Mais un mot, une réflexion de trop et Chérifa quitte le domicile pour de bon.
C’est une belle histoire d’illusion perdue dans une Algérie misogyne, étouffée par la montée de l’intégrisme religieux où Lamia, avec une touche d’humour et de sensibilité, vitupère, se rebelle devant le fatalisme et l’ignorance de son peuple. En écoutant cette jeune femme courageuse, on oublie complètement que ce roman a été écrit par un homme tant l’esprit et les pensées de Lamia sont présents tout au long de ce livre.
Par la voix de cette femme, Boualem Sansal, nous dévoile les faces cachées de l’Algérie, désertée par les jeunes, ces « Harragas » qui ont choisi d’émigrer le plus loin possible. C’est un livre éblouissant, édifiant que je vous invite à découvrir au plus vite !!
Voir l'avis de Clarabel dans sa pochotèque du mois de Mars !
Existe en poche
Publié par Florinette
31 mars 2008
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Biographie :
Boualem Sansal, né le 15 octobre 1949 à Teniet-el-Haad, dans l’ancien département d’Orléansville, deuxième enfant d’une fratrie de quatre garçons et orphelin de père très jeune, a hérité de son grand-père chef de gare, qui a fait la guerre de 14-18, un fort attachement à la culture française.
Ingénieur de formation, docteur en économie, tour à tour enseignant à l'université, chef d'entreprise, puis haut fonctionnaire, Boualem Sansal entre en littérature grâce à son amitié avec l'écrivain Rachid Mimouni, qui l'incite à écrire.
Malgré la terreur islamiste qui s’abat sur le pays à partir de 1991 et la décennie noire qui s’en suit contraignent Minouni à s’exiler au Maroc, tandis que Boualem Sansal reste cloîtré dans son appartement de Boumerdès, non loin d'Alger.
En 1999, Gallimard publie son premier roman « Le Serment des barbares » salué par la critique et par le public, dénonce dans une extrême virulence la faillite de son pays.
En 2003, il est limogé de son poste en raison de ses prises de position critique sur l'arabisation de l'enseignement et l'islamisation de l'Algérie. « Harraga », son quatrième roman s'annonce comme étant le roman de la reconnaissance. « Le Village de l'Allemand » paraît en 2008.
Le monde des Lettres salue unanimement son courage, sa verve et sa grande capacité à faire briller la langue française hors de l'Hexagone.
Bibliographie :
* 1999 – Le serment des barbares, (Éditions Gallimard),
* 2000 – L’enfant fou de l’arbre creux, (Éditions
Gallimard),
* 2003 – Dis-moi le paradis, (Éditions Gallimard),
* 2005 – Harraga, (Éditions Gallimard),
* 2006 – Poste restant, Alger, (Éditions Gallimard),
* 2007 – Petit éloge de la mémoire, (Éditions Folio),
* 2008 – Le village de l’Allemand, (Éditions Gallimard)
Publié par Florinette
30 mars 2008
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« Des roses et des orties »
Le nouvel album de Francis Cabrel !
« Dans notre époque superficielle et people, Francis Cabrel propose une alternative à l'artificiel : un bouquet fraîchement cueilli de 13 nouvelles chansons, autant de roses et d'orties tendues, bras levé, comme un acte de résistance. L'artiste signe là l'album le plus dense de sa carrière. La sortie de secours pour Cabrel, c'est l'amour, la tendresse et la poésie. Ses orties piquent et grattent mais ses roses à la beauté printanière n'en finissent pas de parfumer les heures passées à composer ce nouvel album. »
Pour écouter un extrait de
« La robe et l'échelle », c'est par ICI
Voici également quelques paroles d'une très jolie chanson qu'il a écrite à la mère de la petite Vietnamienne qu'il a adoptée, il y a trois ans :
Mademoiselle l'aventure
Mademoiselle le mystère,
Évanouie pour toujours,
Vous serez toujours la mère,
Nous serons toujours l'amour...
Publié par Florinette