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Biographie :
Christian Bobin, écrivain et poète français, est né d'un père dessinateur à l’usine Schneider et d'une mère calqueuse, le 24 avril 1951 au Creusot en Bourgogne, Saône-et-Loire où il vit toujours.
Après des études de philosophie, il exerce divers métiers, dans des bibliothèques, des musées, des librairies. Ses premiers textes, caractérisés par leur brièveté, qui n'ont rencontré qu'un maigre public, sont publiés au début des années 1980 aux éditions « Brandes », « Paroles d’Aube », « Le Temps qu’il fait », et surtout « chez Fata Morgana » (chez qui il publie notamment Lettre d’or), puis en 1992, chez « Gallimard ». Il est à l'aise dans ce qu'il appelle le «fragment», ses ouvrages tenant à la fois ou séparément du roman, du journal et de la poésie en prose. C'est une écriture minimaliste, de petits tableaux représentatifs d’un moment.
En 1992 Christian Bobin rencontre un grand succès, grâce à un livre consacré à saint François d’Assise : Le Très-Bas, Prix des Deux Magots en 1993 et Grand prix catholique de littérature. Il écrit en 1996, La plus que vive, hommage rendu à son amie Ghislaine, morte à 44 ans d’une rupture d’anévrisme.. C'est dans ses textes qu'il faut chercher Christian Bobin, il nous montre le monde tel que l'on ne le voit plus.
Bibliographie :
* 1977 - Lettre pourpre (Éditions Brandes),
* 1979 – Le feu des chambres (Éditions Brandes),
* 1984 - Le baiser de marbre noir (Éditions Brandes),
* 1985 - Souveraineté du vide (Éditions Fata Morgana),
* 1986 - L'homme du désastre (Éditions Fata Morgana),
* 1987 - Dame, roi, valet (Éditions Brandes),
* 1987 - Lettres d'or (Éditions Fata Morgana),
* 1988 - Le huitième jour de la semaine (Éditions
Lettres Vives),
* 1989 - L'enchantement simple (Éditions Lettres
Vives),
* 1989 - La part manquante (Éditions Gallimard),
* 1990 - Éloge du rien (Éditions Fata Morgana),
* 1990 - La vie passante (Éditions Fata Morgana),
* 1990 - La femme à venir (Éditions Gallimard),
* 1991 - L'autre visage (Éditions Lettres Vives),
* 1991 - La merveille et l'obscur (Éditions Paroles
d'Aube),
* 1991 - Une petite robe de fête (Éditions Gallimard),
* 1992 - Le très bas (Éditions Gallimard),
* 1992 - Un livre inutile (Éditions Fata Morgana),
* 1992 - Isabelle Bruges (Éditions LeTemps qu'il fait),
* 1993 - L'éloignement du monde (Éditions Lettres
Vives),
* 1994 - L'inespérée (Éditions Gallimard), (Folio 1996)
* 1994 - L'épuisement (Éditions Le Temps qu'il fait),
* 1994 - Quelques jours avec elles (Éditions Le Temps
qu'il fait),
* 1995 - L'homme qui marche (Éditions Le Temps qu'il
fait),
* 1995 - La folle allure (Éditions Gallimard),
* 1995 - Bon à rien, comme sa mère (Éditions Lettres
Vives),
* 1996 - La plus que vive (Éditions Gallimard),
* 1996 - Clémence Grenouille (Éditions Le Temps qu'il
fait),
* 1996 - Une conférence d'Hélène Cassicadou (Éditions
Le Temps qu'il fait),
* 1996 - Gaël Premier, roi d'Abimmmmmme et de
Mornelongue (Éditions Le Temps qu'il fait),
* 1996 - Le jour où Franklin mangea le soleil (Éditions
Le Temps qu'il fait),
* 1997 - Autoportrait au radiateur (Éditions Gallimard),
* 1998 – Geai (Éditions Gallimard),
* 1998 - L'équilibriste (Éditions Le Temps qu'il fait),
* 1999 - La présence pure (Éditions Le Temps qu'il
fait),
* 1999 - Tout le monde est occupé (Éditions Mercure
de France),
* 2000 - Cœur de neige (Ed. Théodore Balmoral),
* 2001 – Ressusciter (Éditions Gallimard),
* 2001 - La lumière du monde (Éditions Gallimard),
* 2001 - L’Enchantement simple et autres textes
(Éditions Gallimard),
* 2002 - Le Christ aux coquelicots (Éditions Lettres
Vives),
* 2004 - Louise Amour (Éditions Gallimard),
* 2005 - Prisonnier au berceau (Éditions Mercure de
France),
* 2006 – Une bibliothèque de nuages (Éditions Lettres
Vives)
Publié par Florinette
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photo Ulf Andersen © Flammarion
Biographie :
Jean-Christophe Rufin est né à Bourges le 28 juin 1952. Après le départ de son père, sa mère qui travaille à Paris ne peut l'éduquer seule. Il est alors élevé par ses grands-parents. Son grand-père, médecin et résistant, soigne les combattants de la Première Guerre mondiale, avant d'être déporté à Buchenwald pour avoir caché des résistants en 1940 dans sa maison de Bourges.
À 18 ans, Jean-Christophe Rufin revoit son père par hasard. « J'avais choisi, à Bourges, le premier dispensaire venu pour faire un vaccin. Une jeune femme qui y travaillait m'a demandé mon nom et a blêmi. C'était ma demi-sœur, elle m'a conduit auprès de notre père. Nos rapports ne furent jamais très bons.»
Docteur en médecine, Jean-Christophe Rufin au début des années 1970, se rend incognito en Ethiopie, pays alors ravagé par la guerre, et rejoint les bataillons humanitaires... Ancien vice-président de Médecins sans frontières, directeur d'Action internationale contre la faim, il mène de nombreuses missions en Afrique et en Amérique Latine. Ces séjours lui inspirent deux romans, tous deux récompensés par un prix Goncourt, le premier L’Abyssin par le prix du premier roman et le second Rouge Brésil par le prix Goncourt.
Son militantisme de la première heure ne l'empêche pas de poser un regard critique sur la gestion de l'humanitaire et sur les travers de la démocratie en général. Pour preuve, il fait paraître plusieurs essais analysant finement notre système actuel, et un roman d'anticipation, Globalia en 2004. Jean-Christophe Rufin y imagine un univers si politiquement correct, tellement démocratique, qu'il en devient tyrannique. Il revient très fort en 2007 avec Le parfum d'Adam dans lequel il s'attaque aux codes du thriller pour signer un roman d'espionnage planétaire.
Bibliographie :
Romans :
* 1997 - L’Abyssin, (Éditions Gallimard),
* 1998 - Sauver Ispahan, (Éditions Gallimard),
* 1999 - Les Causes perdues, (Éditions Gallimard),
* 2001 - Rouge Brésil, (Éditions Gallimard),
* 2004 – Globalia, (Éditions Gallimard),
* 2005 - La Salamandre, (Éditions Gallimard),
* 2007 - Le Parfum d'Adam, (Éditions Flammarion),
Essais :
* 1986 - Le Piège humanitaire, (Éditions J.C. Lattès),
* 1991 - L’Empire et les nouveaux barbares, (Éditions
J.C. Lattès),
* 1994 - La Dictature libérale (Éditions J.C. Lattès),
* 1994 - L’Aventure humanitaire, (Éditions Gallimard),
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Biographie :
Né en 1904 de père rabbin et de mère fille de rabbin, Isaac Bashevis Singer est croyant, mais sceptique. Il découvre la littérature grâce à son frère Joshua et débute à Varsovie en tant que correcteur, journaliste et traducteur de Thomas Mann et Stefan Zweig.
Dès 1925, il écrit ses premières nouvelles et en 1933 paraît son premier roman « La corne du bélier ». Devant la montée du climat antisémite en Pologne et l'arrivée d'Hitler au pouvoir en Allemagne, Joshua Singer emmène sa famille à New York et fait venir Isaac qui promet à sa femme Rachel et son fils de bientôt les faire venir aux USA. Cela ne se produira jamais et en 1937, il rencontre et épouse Alma Haimann, une juive originaire de Munich. Ce mariage durera jusqu'à la mort de Singer.
Son oeuvre, écrite en yiddish, fait revivre la Pologne de son enfance sur le rythme des conteurs traditionnels dans un style dépouillé et visionnaire. Elle est peuplée de personnages et de sujets tour à tour pittoresques, sensuels et pathétiques en abordant les thèmes chers au peuple juif et à son histoire. Ses romans les plus connus sont « Le Magicien de Lublin » (1960) et « Amour tardif » (1980). Isaac Bashevis Singer reçoit le prix Nobel en 1978. Il est le premier écrivain de langue yiddish à recevoir ce prix.
À la fin de sa vie, il est beaucoup affaibli et souffre d'une maladie de la mémoire, un comble pour lui qui avait fait de la mémoire son instrument littéraire, une infirmière s'occupe de lui les trois dernières années de sa vie.
Le 24 juillet 1991, à Miami, Isaac Bashevis Singer s’éteint. Avec sa mort c'est tout un pan de la culture juive polonaise qui disparaissait.
Le site officiel d'Isaac Bashevis Singer
Bibliographie :
Romans et recueils de nouvelles : (Liste non exhaustive)
* 1964 - Le Magicien de Lublin, (Éditions Stock),
* 1966 - Gimpel le naïf, (Éditions Denoël),
* 1968 - Le Manoir, (Éditions Stock),
* 1970 - La famille Moskat, (Éditions Stock),
* 1971 - Le Domaine, (Éditions Stock),
* 1971 - Le petit monde de la rue Krochmalna, (Éditions
Denoël),
* 1973 - Le Blasphémateur, (Éditions Stock),
* 1975 - Ennemies, une histoire d'amour, (Éditions
Stock),
* 1976 - La Couronne de plumes, (Éditions Stock),
* 1979 - Histoire du prince Ling Ling, (Éditions Stock),
* 1979 - La corne du bélier, (Éditions Stock),
* 1979 - Le dernier démon, (Éditions Marabout),
* 1980 - Le Lait de la lionne, (Éditions
Gallimard-Jeunesse),
* 1980 - Passions, (Éditions Stock),
* 1982 - Amour tardif, (Éditions Stock),
* 1982 - Les frères Ashkenazi, (Éditions Stock),
* 1983 - Histoire du Baal Shem Tov, (Éditions Stock),
* 1983 - Naftali le conteur et son cheval Sus, (Éditions
Stock),
* 1983 - Perdu en Amérique, (Éditions Stock),
* 1984 - Le Pénitent, (Éditions Stock),
* 1984 - L’histoire du Golem, (Éditions Stock),
* 1985 - Le beau monsieur de Cracovie, (Éditions
Stock),
* 1985 - Contes, (Éditions Stock),
* 1988 - Le fantôme, (Éditions Stock),
* 1989 - La mort de Mathusalem, (Éditions Stock),
* 1990 - Au tribunal de mon père, (Éditions Stock),
* 1991 - Le Roi des champs, (Éditions Stock),
* 1994 - Le Certificat, (Éditions Denoël),
* 1994 - Les Sages de Chelm, (Éditions Denoël),
* 1995 - Meshugah, (Éditions Denoël),
* 1998 - L’esclave, (Éditions Stock),
* 1997 - L’Auberge de la peur, (Éditions Hachette
Jeunesse),
* 1997 - Golem, (Éditions Seuil),
* 1997 - Le Spinoza de la rue du marché, (Éditions
Denoël),
* 1999 - Quand Shlemiel s'en fut à Varsovie, (Éditions
Seuil Jeunesse),
* 2000 - Histoire des trois souhaits et autres contes,
(Éditions Seuil),
* 2001 - Ombres sur l'Hudson, (Éditions Mercure de
France),
* 2001 - Un Jeune homme à la recherche de l'amour,
(Éditions Stock),
* 2003 - La destruction de Kreshev, (Édtions Gallimard),
* 2007 - Shosha, (Éditions Stock),
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Biographie :
Elsa Osorio est née à Buenos Aires en 1953.
Militante pour l’abolition des lois d’amnistie visant à protéger les militaires des conséquences des crimes commis sous la dictature. Elle réside actuellement à Madrid où elle enseigne l’écriture et la communication et travaille également pour la Ligue des Droits de l’Homme.
Elle a écrit des scénarios pour le cinéma et la télévision des nouvelles, des biographies.
Elle a obtenu plusieurs prix dont le Prix National de Littérature, le Prix du Journalisme d’Humour ainsi que le deuxième Prix Littérature Amnesty 2001 pour Luz ou le temps sauvage.
Bibliographie :
* 2002 – Luz ou le temps sauvage, (Éditions Métailié),
* 2007 – Tango, (Éditions Métailié)
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Biographie :
Charles Dickens est né à Porstmouth le 07 février 1812. Ses 10 premières années à Chatham sont heureuses, mais lorsqu'il part rejoindre son père, muté à Londres, la situation financière de sa famille est telle, que ses études se trouvent interrompues.
Les difficultés s'aggravent lorsque son père est emprisonné pour dettes, Charles devient alors, à l'âge de douze ans, employé dans une fabrique de cirage. Ce contact brutal avec la réalité de la vie et de la misère, et avec les absurdités du système pénal de son pays, le marque définitivement. Son oeuvre entière garde la trace des découvertes et des sentiments de ce tragique printemps de 1824 : la nostalgie de l'enfance heureuse et pure, l'obsession de la faim et de la pauvreté, la fascination exercée par les aspects les plus populaires et même les plus sordides de Londres, la vibrante indignation contre la loi et les gens de loi…
Quand prend fin l'emprisonnement de John Dickens, Charles fait trois années d'études puis est employé chez un avoué. Après s'être formé par ses propres moyens, il exerce divers métiers dont reporter de presse à la Chambre des Communes. En 1829 il se fiance avec Maria Beadnell, en 1833 les fiançailles sont rompues par le père de celle-ci, qui n'a guère encouragé ce prétendant aux ressources incertaines. D'ailleurs, en 1833, Charles n'était plus simple reporter sténographe, il publie maintenant dans divers journaux et magazines de contes et des esquisses de la vie dans les quartiers populaires de Londres.
En 1836, il publie son premier livre : deux volumes de contes et autres petites pièces : Esquisses par Boz (Boz est provisoirement son pseudonyme.). Quelques semaines plus tard, la veille de son mariage avec Catherine Hogarth, il commence la parution des immortelles Aventures de M. Pickwick. sous forme de livraisons mensuelles illustrées, chef-d'œuvre de l'humour britannique, le succès est immédiat. Dès lors, il partage sa vie entre la littérature et les voyages. Tous les romans de Dickens sont publiés par livraisons mensuelles ou hebdomadaires, écrits peu avant d’êtres envoyés chez l'imprimeur, il y a même des chevauchements dans la rédaction de Pickwick (1836-1837) et Les aventures d'Oliver Twist (1837-1839).
David Copperfield (1849-1850) est au centre de l'oeuvre de Dickens. Ce roman est un roman autobiographique, on y retrouve en effet l'épisode de la fabrique, l'apprentissage du journalisme parlementaire et juridique et l'amour de la jeunesse, transposé et transfiguré.
Après un effort de renouvellement dans diverses directions, le roman social Les temps difficiles (1854), et le roman historique Paris et Londres en 1793 (1859), Charles Dickens revient à l'autobiographie avec Les grandes espérances (1861), analyse psychologique du développement d'un être humain à partir de l'enfance. Ses personnages caractéristiques et inoubliables ont fait de lui un écrivain très populaire, une figure centrale de la littérature du XIXe siècle.
Après sa séparation avec sa femme, Dickens devint le baladin national et international de l'Angleterre, puisqu'il fit des lectures en Angleterre, en France et aux États-Unis. La fatigue nerveuse entraînée par cet exercice continue à ébranler la santé d'un organisme constamment surmené et incapable de se ménager. Le choc subit le 9 juin 1865 dans l'accident de chemin de fer de Staplehurst rend de plus en plus pénibles ses trajets indispensables à son nouveau métier.
Il meurt à Gadshill le 09 juin 1870, cinq ans jour pour jour après cet accident. Pleuré par la nation entière, il reçoit la suprême consécration d'une inhumation à l'abbaye de Westminster.
Il laisse inachevé un brillant roman intitulé Le mystère d'Edwin Drood.
Bibliographie :
* 1833-1836 - Esquisse par Boz
* 1836-1837 - Les Papiers posthumes du Pickwick Club
* 1837-1839 - Oliver Twist, adapté plusieurs fois au
cinéma et traduit plusieurs fois
* 1838 - Les mémoires de Joseph Grimaldi
* 1838-1839 - La vie et les aventures de Nicolas
Nickleby
* 1840-1841 - Le pendule de Maître Humphrey
* 1841 - Le magasin d’antiquités
* 1841 - Barnabé Rudge
* 1842 - Notes américaines
* 1843-1844 - La vie et les aventures de Martin
Chuzzlewit
* 1843 - Un chant de Noël
* 1844 - Les carillons
* 1845 - Le grillon du foyer
* 1846 - La bataille de la vie
* 1846-1848 - Dombey et fils
* 1848 - L’homme au spectre
* 1849-1850 - David Copperfield
* 1850 - L’arbre de Noël
* 1852-1853 - Bleak house
* 1854 - Les temps difficiles
* 1855-1857 - La petite Dorritt
* 1858 - Le pauvre voyageur
* 1859 - Paris et Londres en 1793
* 1860 - Message venu de la mer
* 1861 - Les grandes espérances
* 1851 - La terre de Tom Tiddler
* 1864-1865 - Notre ami commun
* 1865 - Le docteur Marigold
* 1866 - L’embranchement de Mugby
* 1867 - L’abîme
* 1870 - Le mystère d’Edwin Drood, inachevé
Publié par Florinette