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  • : Un Autre Regard...
  • Un Autre Regard...
  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 17:22

 

Ce qu'il faut avant tout savoir :

M.Salez.jpgMorvan SALEZ est docteur en astrophysique et techniques spatiales, diplômé de l’Université Pierre et Marie Curie (Paris) et de l’Ecole Nationale Supérieure de l’Aéronautique et de l’Espace (Toulouse), Morvan Salez est chargé de recherche au CNRS - Centre National d’Etudes Spatiales depuis 1995. Au Jet Propulsion Laboratory (Pasadena) où il passe plusieurs années, puis à l’Observatoire de Paris, il se spécialise dans des développements technologiques novateurs pour la radioastronomie submillimétrique. Il réalise avec son équipe un des instruments du radiotéléscope spatial Herschel, qui sera lancé par l’ESA - Agence Spatiale Européenne en juillet 2008.

Depuis peu, il travaille à l’Ecole Polytechnique sur des aspects de la supraconductivité. Il s'intéresse à de nombreuses recherches allant de la physique fondamentale à la biologie. Pluridisciplinaire par nature, actif dans de nombreux domaines, il est aussi écrivain, auteur-compositeur. Il se passionne depuis longtemps pour certains phénomènes rapportés par de nombreux témoins, et que la science peine à appréhender. Il est membre de la Society for Scientific Exploration dont il a organisé un colloque en 2003. Morvan Salez a animé plusieurs ateliers INREES sur les thèmes de l’exobiologie et de la physique quantique.

 

 

Pour aller plus loin :

Le temps, une illusion ? Le temps est une dimension énigmatique pour l’Homme. Pourquoi certains moments nous paraissent-ils plus longs que d'autres ? Le temps suit-il vraiment une flèche linéaire comme semble nous l’indiquer la physique? Ou bien est-ce une valeur subjective, qui parcourt un territoire et des événements déjà là, présents dans l’éternité ? [...] Lire la suite

Voici un extrait de l'article ci-dessus

Notre perception du temps :

La plupart des recherches sur la perception du temps suggèrent, en effet, que les émotions négatives - comme l’anxiété, la dépression ou la peur -, et les stimuli inédits créent l'illusion d'un temps qui ralentit, rendant souvent l’attente pesante. L’an dernier, par exemple, le Président des Etats-Unis, Barack Obama, confiait à la presse américaine que le raid contre Oussama Ben Laden avait représenté « les 40 minutes les plus longues de sa vie ». « Exception faite du jour où ma fille Sasha, âgée de trois mois, a eu une méningite et que j'attendais que le médecin me donne de ses nouvelles. » Autre exemple : les nombreux témoignages de personnes victimes d’un accident qui souvent, racontent avoir revu toute leur vie défiler au ralenti, et avoir l’impression que l’accident lui-même a duré une éternité. A l’inverse, les émotions positives comme la joie, l’excitation, la réjouissance vont avoir tendance à accélérer le temps. Ne dit-on pas que « le temps passe trop vite quand on s'amuse » ?

« Le temps est extrêmement subjectif, concède Morvan Salez. On est culturellement prisonnier de l’idée qu’on vit le temps physique et qu’on le perçoit avec notre conscience mais je pense qu’en fait, le temps que perçoit notre conscience est quelque chose qui – comme le Canada Dry – ressemble au temps physique, en a la saveur, a l’air de prendre la même direction, d’aller au même rythme mais que ce n’est pas le temps physique. Cette notion du temps linéaire est une illusion qu’on fabrique soi-même et qui ressemble au temps physique. Il nous permet de suivre les événements. De les vivre, de les expérimenter de manière vivable en sachant que notre présence sur terre n’est pas éternelle, ce qui nous permet d’apprécier la manière dont les choses se déroulent en suivant inexorablement la flèche du temps. Mais lorsqu’on accède à un état modifié de conscience, le temps n’a plus la même échelle de valeur. [...] »

Lu sur le site de l'INREES

 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 13:53

 

Auteur de "La biologie des croyances", Bruce Lipton est mondialement reconnu comme un leader dans le rapprochement entre la science et l'esprit. Ses recherches, menées à l'Ecole de médecine de l'Université de Stanford, ont joué un rôle précurseur dans le développement de l'épigénétique, la discipline scientifique qui explore l'influence de l'environnement sur l'ADN.

 

 

En observant les cellules vivantes, le Dr Bruce Lipton nous sort du déterminisme de l’ADN. Il démontre que l’environnement auquel elles sont soumises est le facteur déterminant. Les toxines, les pensées négatives, les champs électromagnétiques, sont autant de déclencheurs de l’hormone de stress mettant à mal notre santé. Il fait le constat qu’en exposant les cellules dans un environnement propice au développement de la dopamine, l’ocytocine ou encore la sérotonine, c’est-à-dire un environnement sain, alors les cellules malades s’auto-régénèrent.
 Cette édifiante constatation bouleverse bien des dogmes admis et nous révèle une nouvelle façon d’aborder la médecine moderne, soulignant que nous avons tous le pouvoir de changer.

 

Découvrez ce film sur : www.jeanyvesbilien.com‬

 

Pour en savoir plus :

  • Lorsque Science et Spiritualité s'unissent… L'Épigénétique, une nouvelle vision du dialogue entre les gènes et l'environnement. (Lire l'article du Collectif d'Auteurs qui a assisté à cette conférence)

 

  • Je vous conseille également de visionner l’interview du Dr Bruce Lipton par Lilou Macé qui nous parle de la Révolution de l'évolution et émergence des créatifs !

 

 

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 12:42

 

Du-cerveau-a-Dieu.jpg

Guy Trédaniel Éditeur

Ce qu'il faut avant tout savoir :

M.Beauregard.jpgMario Beauregard est chercheur en neurosciences aux départements de Psychologie et de Radiologie de l'Université de Montréal. Titulaire d'un doctorat en neurosciences, il est aussi membre du Centre de recherche en Sciences Neurologiques - CRSN et du Centre de Neuropsychologie et Cognition - CERNEC de l'Université de Montréal. Il est l’auteur de près d’une centaine de publications en neurosciences, psychologie et psychiatrie. Ses travaux sur la neurobiologie des émotions ont reçu une couverture médiatique internationale. L’Office National du Film du Canada a produit un documentaire au sujet de ses recherches intutilé Le Cerveau Mystique. Le 11 septembre 2008, le Dr Beauregard est intervenu aux Nations unies dans le cadre d’un symposium intitulé Beyond the mind-Body Problem : New Paradigms in the Science of Counsciousness. Son site : Dr Mario Beauregard

Résumé du livre :

Pour tenter de répondre à cette épineuse question, le neuroscientifique Mario Beauregard a demandé à quinze sœurs carmélites de prêter leur concours à une expérience scientifique. En examinant l'activité cérébrale de ces religieuses au cours de leur expérience mystique, il a découvert que les pratiques spirituelles ne sont pas reliées à une zone spécifique du cerveau, mais à plusieurs "régions et systèmes cérébraux" habituellement destinés à des fonctions telles que la perception, les émotions ou la conscience de soi. Il n'existe donc pas un unique "point de Dieu " dans notre cerveau, pas plus qu'il n'existe un "gène de Dieu" dans nos cellules. Par ailleurs, l'étroite corrélation des activités spirituelles et neurologiques ne signifie pas qu'il faille réduire l'expérience spirituelle à un simple phénomène cérébral ou à une illusion, voire une hallucination, dont l'unique socle serait de nature neuronale. Loin s'en faut : les expériences mystiques révèlent la capacité des individus à entrer en contact avec une force objectivement réelle, transcendantale, un au-delà d'eux-mêmes, du temps et de l'espace. D'où les nombreux phénomènes psychiques qui demeurent inexpliqués par la science, tels que les guérisons "miraculeuses", l'effet placebo, les prémonitions, les expériences de mort imminente (EMI ou NDE), le sentiment d'union lors de la prière ou la méditation ... Salutaire, édifiant, ce livre s'écarte de la tendance générale des travaux de neurosciences en remettant en question l'idéologie matérialiste dominante. Il nous montre que si la science est incapable de prouver ou d'infirmer l'existence de l'âme, elle ne saurait pour autant persister à la nier.

stylo bleu reduit

Aujourd'hui nous vivons dans un monde où la plupart des scientifiques sont des matérialistes purs et durs qui pensent que le monde physique est la seule réalité et que tout le reste (les pensées, les sentiments, l'esprit) peut-être expliqué en termes de matière et de phénomènes physiques ne laissant aucune place aux expériences spirituelles qui ne sont, pour eux, que des illusions.

En étudiant les expériences spirituelles de soeurs carmélites à l'Université de Montréal, le neuroscientifique Mario Beauregard, accompagné de son étudiant de doctorat Vincent Paquette, n'ont pas commencé ces recherches avec de tels présupposés matérialistes, puisque, comme il le dit :

"les neurosciences m'ont attiré en partie parce que je savais d'expérience que de telles choses peuvent réellement se produire. Vincent et moi voulions seulement savoir quels pouvaient être les corrélats neuraux - l'activité des neurones - au cours d'une telle expérience."

Tout au long de cet ouvrage fort intéressant et instructif, Dr Mario Beauregard remet en question le matérialisme en présentant des données suggérant que leur conviction ne tient pas, que les preuves en faveur du matérialisme ne sont pas aussi solides qu'ils voudraient nous le faire croire.

"Notre livre montre que lorsque les expériences spirituelles transforment les vies, l'explication la plus raisonnable, celle qui rend le mieux compte de toutes les données d'observations, est que les personnes qui vivent de telles expériences ont effectivement contacté une réalité extérieure à elles-mêmes, une réalité qui les a rapprochées de la véritable nature de l'univers"

C'est un livre édifiant et accessible à tous les lecteurs que je vous recommande ! 

 

Pour aller plus loin :

L'interview de Lilou Macé au sujet de ce livre :

 

Et pour suivre ces recherches qui sont expliquées dans ce livre, ce documentaire vous les expose en suivant pas à pas la mise en place de ces expériences. Une occasion d’accéder au cœur du chapitre le plus récent de la recherche scientifique portant sur ce phénomène. Des carmélites et des moines bouddhistes ont accepté de se prêter à l’expérience : le film présente les travaux exploratoires d’une équipe de l’Université de Montréal.

Le cerveau mystique par Isabelle Raynauld, Office national du film du Canada

 

 

 

 

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 23:04

Une nouvelle collection à la frontière des sciences et de la spiritualité, dirigée par Stéphane Allix, vient de paraître aux Éditions de La Martinière.

 

Sans-titre1-copie-1.jpg(Pour en savoir plus, cliquez sur l'image)

 

Stéphane Allix a fondé, en juin 2007, l'INREES qui porte un autre regard sur les expériences dites extraordinaires et lancé le magazine Inexploré. Il est également le créateur de la série documentaire Enquêtes Extraordinaires sur M6 et aujourd'hui Stéphane Allix créé cette nouvelle collection que je vous invite à découvrir. J'y reviendrais très prochainement, car je suis déjà plongée dans l'un de ses livres...

Pour aller plus loin :

 

 

Sur le blog des Éditions de La Martinière : Rencontre avec Stéphane Allix - Un autre regard sur les phénomènes inexpliqués

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 09:07

 

D.-van-Cauwelaert.jpgPrix Goncourt en 1994 pour Un Aller Simple et habitué des prix littéraires, Didier Van Cauwelaert est un auteur prolifique qui aime sortir des sentiers battus et rôder aux limites de la science. Curieux de tout, les expériences extraordinaires l’inspirent et ses romans abordent les thèmes des expériences de mort imminente, des sorties hors du corps, des rêves, du magnétisme ou encore du chamanisme. Didier Van Cauwelaert est également auteur de pièces de théâtre, de scénarios de films et de téléfilms, de bandes dessinées et de livrets de comédies musicales. Ses romans Hors de moi et L’évangile de Jimmy sont en cours d’adaptation cinématographique aux Etats-Unis.

S’interrogeant sur les raisons amenant notre société à rejeter tout ce qu’elle ne peut expliquer, ce célèbre écrivain nous invite à plus d’ouverture et de curiosité :

Si le paranormal avait révolutionné la connaissance, ça se saurait. Il n’y a qu’à regarder où en est la connaissance du paranormal, toujours aussi dénaturée, faussée, occultée, quelles qu’en soient les causes : peur, méfiance, rejet sincère ou censure "protectrice" des rationalistes. C’est toujours le même débat qui est ressassé dans les médias : « Est-ce que ça existe ou pas ? », ce qui est aussi enrichissant que de se demander si l’homme est mortel ou non. Le fait est largement démontré, mais on préfère revenir sans cesse sur la "vraisemblance" au lieu de s’interroger sur le sens. Ou sur l’histoire des sciences.

Au XVe siècle, on brûla comme sorcière une femme prétendant qu’on pouvait recréer de nuit dans une pièce la clarté du soleil, par un courant de lumière invisible. Or l’électricité existait. Mais on n’avait pas encore inventé les fils, l’ampoule et l’interrupteur. La science d’aujourd’hui, c’est le paranormal d’hier. Si l’on regroupe sous cette appellation incontrôlée tout ce qui échappe à la raison "pure", aux modèles préétablis et aux conseils de l’Ordre, combien de connaissances à présent communément admises nous sont arrivées par un canal paranormal ? Copernic, Kepler, Galilée, Newton, Pasteur, Edison, Fleming, Einstein, Yves Rocard, Régis Dutheil, Olivier Costa de Beauregard, Jacques Benveniste étaient-ils des "normaux", des "bien vus", de dociles adeptes de la déduction logique et des canons rationalistes ?

A un moment ou à un autre, ils ont tous été décriés, discrédités, condamnés parce qu’ils avaient trouvé, ce qui depuis bien longtemps est considéré comme incompatible avec l’état de chercheur. C’est pourquoi l’intuition scientifique, l’accès soudain ou méthodique à un niveau de connaissance inédit, est toujours le fait de marginaux, de solitaires incompris, d’esprits curieux et vigilants qui refusent l’idée qu’un iceberg soit résumable à sa partie visible. Et je pense même que l’hostilité ambiante des gens "normaux" est souvent un excellent stimulant pour ces intelligences rebelles. C’est d’ailleurs en cela que les gardes-chiourmes de la raison officielle ont leur utilité. Mais il ne faut pas dépasser la mesure.

Pourquoi tant de haine ? Pourquoi pratiquer avec tant de bonne foi le terrorisme rationaliste ? Pourquoi les détenteurs de la vérité cartésienne s’énervent-ils toujours dans les débats, pourquoi qualifient-ils a priori de naïfs, d’hallucinés ou de menteurs les témoins, victimes ou bénéficiaires de phénomènes inexpliqués (miracles, apparitions, OVNI, N.D.E, médiumnité, transcommunication…) ? Pourquoi essaient-ils de nous faire croire qu’il y a réponse à tout ? Par crainte de la manipulation des consciences ? Pour nous protéger des sectes ? C’est très bien – sauf que les sectes se portent de mieux en mieux, toujours prêtes à accueillir à bras ouverts les victimes d’événements paranormaux, diabolisées, ridiculisées par les rationalistes. Pour éviter que l’inexplicable ne nous ramène à l’obscurantisme ? Curieux raisonnement qui revient à dire que tout ce qui nous dépasse nous diminue. Or nous vivons dans un miracle constant, au sens non pas religieux mais étymologique : « source d’étonnement ». Il suffit de savoir que l’homéostasie, la stabilisation des constantes physiologiques, est toujours la même, que le rapport oxygène/hydrogène qui nous permet de respirer ne varie jamais, quels que soient les facteurs climatiques, les accidents volcaniques, chimiques ou nucléaires. Des savants m’assurent que s’il variait d’un point, la vie serait impossible sur terre, tout brûlerait. Mais qui est le gardien de cet équilibre ? La "nature" ? L’évolution ? L’autorégulation de la planète ? Les bactéries qui ont inventé la photosynthèse ? J’aimerais bien que les rationalistes s’expriment sur ce point, mais c’est moins confortable évidemment que de se gausser des gens qui déclarent entendre des voix de l'au-delà sur leur magnétophone. Le scepticisme est une méthode de travail ; il cesse de l'être quand il devient une fin en soi.

Trêve d'illusion : ce n'est pas le paranormal en tant que tel qui peut révolutionner la conaissance, mais bien les scientifiques qui se penchent sur les phénomènes paranormaux. Comme ceux qui analysent ces voix obtenues par "transcommunication" et qui ont le courage de publier des résultats excluant la supercherie ou le piratage hasardeux. Résultats d'autant plus déroutants que, d'une mesure à l'autre, il paraît que l'intensité hertzienne varie, et que des sons nouveaux apparaissent puis disparaissent – comme s’il s’agissait d’une matière "vivante"... Pour autant, et Dieu merci, nous n’avons pas la preuve objective que ces phénomènes sont imputables à l’au-delà. Un laboratoire de Toronto a démontré que des médiums et des scientifiques pouvaient se concentrer suffisamment pour imprimer sur bande magnétique les mots auxquels ils pensaient. Et les rationalistes de fêter cette victoire de la raison. C’est dire où ils en sont.

Mais je ne suis ni un scientifique ni un obsédé du surnaturel. Je m’intéresse, c’est tout. Aux énigmes qui nous entourent comme aux êtres humains qui les subissent, les affrontent, essaient de les comprendre. Et, si l’on me demande des exemples, les phénomènes paranormaux qui m’impressionnent le plus ne sont pas les observations d’OVNI, les voix venues d’ailleurs ou les apparitions de fantômes, mais l’intelligence, la création artistique et l’imposture sexuelle chez l’orchidée.

L’intelligence, d’abord. On oublie trop souvent qu’elle partage la même étymologie que le mot "religion". C’est la capacité à reconnaître les liens entre les êtres, le monde, les choses, et à en créer de nouveaux. Or on peut disséquer tous les cerveaux du monde, isoler les facteurs génétiques, établir des cartes précises sur les zones où siègent la mémoire, la parole, le rêve, le mensonge, la volonté de pouvoir ou le besoin d’être aimé, on n’expliquera jamais rationnellement pourquoi, chez certains, cette organisation débouche sur l’intelligence et, chez d’autres, sur la bêtise. « Alors, où est l’âme ? », persiflait d’un air victorieux un des premiers spécialistes du cerveau cartographié. On peut lancer la même question au sujet de l’intelligence, qu’on définisse ce mot comme Valéry par "l’adaptation au réel", ou par le refus de s’en contenter. Semblable à l’électron toujours invisible, on ne peut vraiment connaître et apprécier l’intelligence que par les effets qu’elle exerce sur son environnement. Bien sûr, nous avons appris qu’elle fonctionnait par connections neuronales. Mais, pour donner de la lumière, la connaissance du courant électrique ne suffit pas à remplacer l’interrupteur ni l’ampoule.

Quant à l’inspiration créatrice, ce chemin détourné, imprévu qui mène à l’émotion artistique, on ne peut la réduire à aucune explication : il suffit de voir le résultat quand on veut en faire un itinéraire balisé, quand on tente de reproduire artificiellement ces forces mystérieuses de l’imaginaire qui transcendent l’analyse et le savoir-faire. Que les totalitarismes entreprennent de créer un art "officiel", ou que les artistes eux-mêmes décident de s’enfermer dans un système dogmatique, au service d’une pensée unique, la création meurt quand on la "normalise", quand on lui refuse la liberté de l’inexplicable. L’art n’est qu’une synthèse nécessaire et fragile entre la technique et le mystère. Vouloir le réduire à l’un des deux n’est qu’un facteur de stérilité.

Un mot de l’orchidée, pour finir. Sa survie est une insulte à la raison. Souffrant d’exclusion de la part des abeilles qui n’aiment pas son pollen, et incapable de se fabriquer des graines toute seule parce que son pistil est trop loin de ses pollinies, elle aurait dû logiquement disparaître depuis longtemps, si elle n’avait eu recours à un stratagème particulièrement retors, mis en évidence par Rémy Chauvin et Jean-Marie Pelt : fabriquer une substance odorante, identique à celle que certaines guêpes femelles utilisent pour attirer leur mâle. Celui-ci se met alors à forniquer dans la fleur en détachant ainsi, à son insu, le pollen qui va se coller sur le pistil. Mais n’employons pas le mot de paranormal ; ça froisse trop de gens et ça mettrait en danger l’orchidée. Continuons à parler de "loi de la nature", et tout ira pour le mieux dans le plus intelligent des mondes.

 

Lire l'article sur le site de l'INREES

Le site de Didier van Cauwelaert

 


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