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  • : Un Autre Regard...
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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 14:40

Volé, méprisé et humilié depuis plusieurs centaines d’années, le peuple aborigène retrouve enfin ses droits et sa dignité.

Dernier exemple en date : l’État australien vient de rétrocéder un territoire de 55 000 hectares à la tribu des Larrakia. La cérémonie a eu lieu le 21 juin dernier à Darwin.

Pour l’occasion, Malcolm Turnbull, 1er ministre australien, s’est lui-même chargé de remettre le titre de propriété aux représentants des Aborigènes Larrakia.

Nous reconnaissons solennellement ce que le peuple Larrakia a toujours su : que cette terre est une terre aborigène (…) j’ai conscience que les Larrakia ont pris soin de ces terres depuis plusieurs milliers d’années et que leurs chants ont résonné ici de manière immémoriale.

La spoliation des terres aborigènes par les colons européens avait commencé dès le 18è siècle. Un peu à la manière de ce qu’avaient fait d’autres colons avec les Indiens d’Amérique. Mais, depuis quelques dizaines d’années, l’Australie commence enfin à témoigner un peu plus de respect envers les indigènes. Depuis 1993, le Native act permet notamment aux Aborigènes de réclamer un titre de propriété a l’État. C’est cette loi qui a permis de faire aboutir la requête lancée en 1979 par les Larrakia.

Plusieurs centaines d’années après avoir été dépossédée de sa terre, la tribu est donc de nouveau chez elle, et ce, officiellement ! De quoi susciter une immense fierté !

Aujourd’hui, 2,4 millions d’hectares, soit 31% de la surface totale de l’Australie, sont désormais reconnues comme étant la propriété des Aborigènes. C’est un immense progrès, mais il reste encore beaucoup à faire. Les Aborigènes ont trop longtemps été harcelés, parqués dans des réserves et privés de libertés… À une époque, certains ont même été séparés de leurs enfants pour que ceux-ci soient élevés dans des familles blanches et "bénéficient" d’une éducation à l’européenne… Résultat de cette "oeuvre civilisatrice" : les 700 000 Aborigènes d’Australie vivent l’exclusion au jour le jour. Le taux de suicide y est plus important qu’ailleurs et l’alcool fait des ravages…

La reconnaissance de la culture, des terres et des traditions aborigènes est un premier pas essentiel vers un retour à de jours meilleurs. Les premiers habitants de l’Australie ont trop longtemps vécu leurs souffrances dans une totale indifférence.

Aujourd’hui, alors qu’il retrouve peu à peu ses droits, il est temps de saluer enfin le courage exemplaire d’un peuple fascinant !!

 

Après 37 ans d'attente, le peuple Larrakia a conclu un accord avec le gouvernement australien sur les revendications territoriales traditionnelles.

 

 

  • Je vous invite également à lire un autre article sur le site positivr.fr concernant les Amérindiens dont le Conseil de chefs a offert une amnistie partielle à environ 220 millions d’immigrants blancs illégaux vivant aux États-Unis. Le problème “blanc” est au coeur de nombreux débats dans la communauté amérindienne depuis des siècles, et les chefs de la communauté ont décidé que le moment était venu de le traiter correctement. [...]

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 15:21

Une famille s’embarque jusqu’au bout du monde à la recherche d’une nouvelle perspective sur le monde. Pendant cinq ans, ils vont parcourir six continents à la rencontre de sages indigènes qui n’avaient encore jamais été filmés ni interviewés.

Du Lac Supérieur du Michigan à l’Amazonie, du fin fond de l’Australie au désert du Kalahari en Afrique, des Andes aux jungles de l’Inde, la famille rencontre des communautés jamais approchées. Ils vont croiser des personnes hors du commun, au service de leur communauté. Ils sont appelés « hommes ou femmes médecins », chamanes, guérisseurs ou gardiens de la Terre.

Les Gardiens de la Terre ont vécu cachés pendant des siècles et sentent que le temps est venu de partager leur savoir avec ceux qui sont prêts à l’écouter. Plus qu’un voyage, ce récit est un cadeau de la terre.

 

GARDIENS DE LA TERRE, Bande Annonce (Documentaire réalisé par Rolf Winters, Renata Heinen - 2016) © 2016 - Jupiter Films

 

Ce film a pour vocation d'éveiller les consciences, il nous tend un miroir. Pourquoi les peuples premiers sont-ils heureux alors qu'ils n'ont rien ? Et nous qui avons beaucoup restons insatisfaits. Plus qu'un simple documentaire, il nous entraîne dans un voyage intérieur. C'est à la fois un appel à nous réveiller et un espoir pour l'avenir.

 

  • Date de sortie : 13 Avril 2016
  • Pour se procurer le DVD , cliquez ICI ou ICI

 

Pour aller plus loin :

Quand Renata Heinen et Rolf Winters ont fait ce virage à 180° il y a une dizaine d’années, ils partaient simplement à la recherche de nouvelles perspectives, un autre modèle pour leurs enfants. Ils étaient loin d’imaginer qu’ils feraient un voyage inoubliable – et un film. L’idée du film est née trois ans après leur départ, quand ils ont rencontré Nowaten (‘Celui Qui Écoute’) : la sagesse de ce chamane Potawatomi les a profondément marqués, et ils se sont dit que d’autres Gardiens de Sagesse devaient exister. Un questionnement a été le point de départ du documentaire : Se pourrait-il que ces gardiens de sagesse détiennent les clefs d’un renouveau ? - See more at: http://www.up-magazine.info/index.php/arts/5750-gardiens-de-la-terre-l-appel-au-voyage-interieur#sthash.MFNkyUoV.dpuf

Nowaten (celui qui écoute)

Quand Renata Heinen et Rolf Winters ont fait ce virage à 180° il y a une dizaine d’années, ils partaient simplement à la recherche de nouvelles perspectives, un autre modèle pour leurs enfants. Ils étaient loin d’imaginer qu’ils feraient un voyage inoubliable – et un film. L’idée du film est née trois ans après leur départ, quand ils ont rencontré Nowaten (‘Celui Qui Écoute’) : la sagesse de ce chamane Potawatomi les a profondément marqués, et ils se sont dit que d’autres Gardiens de Sagesse devaient exister. Un questionnement a été le point de départ du documentaire : Se pourrait-il que ces gardiens de sagesse détiennent les clefs d’un renouveau ?

"Le voyage d'une famille à la recherche de nouvelles perspectives", lire l'article en PDF en cliquant ICI.

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 12:43

Kenny Matampash Ole Meritei

 

Mon combat actuel, c’est d’aider l’Occident, c’est de vous aider, car nous sommes probablement devenus vos Sauveurs. Mais nous voulons faire pour vous exactement l’inverse de ce que vous nous avez fait, c’est-à-dire vous coloniser ! Nous voulons juste vous sortir de l’enfer dans lequel vous vous êtes vous-mêmes installés par avidité ou par pur égoïsme, en ayant accepté les mirages qu’on vous propose ! Toujours renouvelés. […]

En Amérique, il y eut la ruée vers l’or, ils ont anéanti les Indiens qui étaient un peuple premier particulièrement spirituel, et ils prétendent en ce vingt et unième siècle être heureux et imposer leur bien-être, qui n’est rien d’autre en fait que le bien-être matériel d’une minorité. Un bien-être destructeur de l’âme et de l’environnement, partout dans le monde !!!... Mais n’ayez crainte, mes chers amis d’Occident, cette orientation orchestrée de nouvel esclavage anéantira bientôt les auteurs de l’ombre, car la vraie vie est une respiration cosmique, inaliénable. […]

Nous devons tous changer si l'on veut que notre planète signifie encore quelque chose pour nos enfants. Je veux que vous bénéficiiez de mon expérience unique parce qu'en permanence je ressens les deux mondes, le monde spirituel qui est celui d'où je viens et le monde matérialiste qui est en passe de briser l'équilibre, et je vous dis : faites une pause et réfléchissez à ce que vous pouvez faire pour vous transformer et sauver le monde.

Fini les discussions sans fin et dispendieuses sur les symptômes des grands problèmes politiques contemporains, levons-nous tous ensemble, vous et moi, pour leur demander de s’engager à dire enfin Stop à la production, Stop à la déforestation, Stop à la course à l’argent ! Nous voulons retrouver la vraie Vie, nous voulons être heureux sans faire de mal à nos voisins, nous voulons vivre avec les arbres et avec les plantes, nous voulons aimer les animaux.

C’est simple non ? Alors agissez, faites-le, n’attendez pas de l’extérieur qu’on vous donne l’ordre, ça doit venir de vous, tout naturellement. […] Pourquoi ce souci si intense à vouloir toujours plus de voitures, de vêtements, de chaussures, d’argent, alors que des gens dorment dans la rue, dépouillés de tout ? Arrêtez d’être frustrés, refusez de devenir des fantômes, redevenez humains. La vie est un don inouï, un miracle quotidien, vivez-le – Décidez-le !

 

Extrait du très beau livre Retour à la Vie de Xavier Péron dans lequel Kenny Matampash nous invite à changer le monde, car il y a urgence...

Pour en savoir plus sur ce livre, cliquez sur sa couverture

 

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 10:55

Découvrez ce projet en cliquant sur la photo

 

Mon article du 11 mai 2014 vous parlait du beau livre au profit des Kogis s’intitulant Rien n’est éternel sauf les étincelles et bien la vente de ce livre a été un succès pour l’Association Tchendukua, car elle a permis de contribuer au financement d’un programme d’achat/restitution de 600 hectares de terres dans la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie.

Aujourd’hui, l’Association Tchendukua, qui depuis plus de 17 ans soutient les Indiens Kogis en les aidant à retrouver leurs terres ancestrales, nous propose une autre série d’événements pour partager la pensée du vivant portée par les Kogis et poursuivre l’achat de leurs terres :

« Il est temps d’installer un dialogue entre nos sociétés modernes en quête de sens qui détruisent inlassablement les ressources naturelles, et leur civilisation précolombienne menacée d'extinction. Il est urgent de trouver un équilibre tous ensemble. Notre époque en mutation nous confronte à l'urgente nécessité d'écrire une nouvelle page de l'histoire humaine, dont les principes Kogis, fondés sur le lien au vivant, peuvent être une formidable source d'inspiration.

Le projet Zigoneshi, parrainé par Pierre Richard, propose d’initier et de faire vivre, pendant plusieurs mois, un dialogue entre la société millénaire des Indiens Kogis de Colombie vivant en parfaite communion avec la nature, et notre modernité hors sol qui a externalisé cette nature la qualifiant d’"environnement". »

L’Association Tchendukua nous invite donc à soutenir de nouveau les Indiens Kogis en participant à ce projet unique qui propose pendant plusieurs mois, entre octobre 2015 et octobre 2016, ce dialogue entre les sages Kogis et nos savants modernes.

Ces conférences marqueront le lancement de l'Autre voyage. Imaginez, un petit bateau blanc de 6,50 m, barré par Olivier Jehl, qui va quitter les côtes bretonnes pour rejoindre le pied de la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie, où vivent les Kogis... Sur sa grand-voile, ces mots "Zigoneshi, l'Autre voyage". Une référence au premier voyage, celui de la conquête espagnole qui, à partir de 1502, devait marquer cinq siècles de violence et de barbarie, dont la mondialisation incarne les derniers soubresauts.

Le temps est donc venu d’entreprendre cet Autre voyage, celui du dialogue et de la rencontre.

Par respect pour ces "invisibles" comme les appelait René Char, mais aussi pour nous, car nous avons besoin de leurs regards pour décoloniser notre imaginaire et explorer de nouvelles voies d'alliance avec le vivant.

 

Lors de l'émission "Vivement Dimanche " consacrée à Pierre Richard, Eric Julien a été invité pour parler des indiens Kogis

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 16:31

Éditions du Relié

Ce qu'il faut avant tout savoir :

Psychologue clinicien Patrick Cicognani a passé 20 ans aux États-Unis dans le cadre de sa carrière, dont 3 ans, en tant que directeur clinique de la santé mentale sur la réserve Sioux de Cheyenne River à Eagle Butte, dans le Dakota du Sud puis dans les réserves indiennes de l’État de Washington et de l’Oregon.

Résumé du livre :

Trois ans chez les Sioux de Cheyenne River Mû par un désir profond de connaître des Indiens et de vivre avec eux, l'auteur, après ses études de psychologue clinicien, se rend aux USA avec sa femme. Il nous fait part de la magnifique expérience qui l'a conduit à occuper un poste dans plusieurs réserves indiennes, partageant des années durant le quotidien souvent difficile de ses amis Sioux Lakotas ainsi que leurs cérémonies et rituels. En suivant les multiples et palpitantes aventures de ce récit philosophique nous pénétrons dans l'âme même de ces peuples et dans leur rude façon de vivre au sein d'une nature magnifique. Il nous fait découvrir la profondeur et la portée universelle de ces cultures dans les domaines spirituel, psychologique et écologique. Voici un livre d'une force rare, une plongée stupéfiante dans l'univers actuel des Sioux et des Cheyennes, une vraie leçon de vie.

Patrick Cicognani est un psychologue clinicien. Les peuples indiens d'Amérique du Nord l'ont toujours fasciné. Il décide donc de partir, avec son épouse, à la découverte de ces peuples. Son travail de psychologue lui permet de travailler dans une réserve indienne, chez les Sioux Lakotas, à Cheyenne River, dans le Dakota-du-Sud.

À travers ce témoignage, nous plongeons dans l'étonnante expérience que Patrick Cicognani a vécue auprès de ces Indiens. Il nous invite à porter un regard différent sur les cultures indiennes dont le message spirituel n'a cessé d'être étouffé, amoindri sous certains concepts réducteurs.

Notre monde contemporain, noyé dans l'oubli, le bruit et la fureur, a désespérément besoin de prendre conscience de cette beauté, de cette fraîcheur vitale, libératrices et porteuses de renouvellement, que les civilisations indiennes nous offrent avec tant de générosité, d'intelligence et d'élégance.

À mille lieues des aventures que vivent tant de touristes en quête d'exotisme culturel, Patrick Cicognani nous dévoile également les ravages que la colonisation des Blancs a engendrés, comme l'alcoolisme et les dérives qu'il entraîne. Au fil des pages, c'est toute cette misère et cette grandeur d'un peuple qui s'offre à nous. Patrick Cicognani évoque également la magie, la beauté des Hautes Plaines des Dakotas et du Montana, les cérémonies initiatiques, les réunions de village et la sagesse de ces Indiens, dont la grandeur d'âme touche au coeur et qui ont ouvert en lui des brèches qui l'amènent dans une profonde transformation.

Disparus le cynisme, le désenchantement et les prétentions intellectuelles qui, je croyais, me définissaient. Dispersés aux vents des Hautes Plaines, ils avaient laissé la place à une légèreté et une fraîcheur d'esprit, inaccessibles jusqu'alors. [...]

Oui, j'étais devenu une autre personne. Que j'apprenais à aimer beaucoup. Sur les flancs boisés de Bear Butte, au fond de toutes ces sweatlodges, de grands lambeaux de mes boucliers s'étaient déchirés, mettant à nu la palpitation lumineuse de mon coeur. "Chante Ishta", "l'oeil du Coeur", ce n'était plus une formule, à présent. Je l'avais entrevu et pleinement vécu, de tout mon être.

Grâce à cette immersion totale qu'a vécu l'auteur, il met en lumière la diversité dont ont fait preuve ces peuples pour communiquer leur spiritualité, leurs paroles uniques porteuses d'un sens extraordinaire. Nous découvrons véritablement ces Indiens, non dénués d'humour, loin des clichés, des stéréotypes qui les ont emprisonnés depuis toujours.

Je crois que nous n'avons jamais cessé de trahir la vérité des peuples indiens, et de beaucoup d'autres peuples d'ailleurs. Avec nos armes de destructions massives, les maladies que nous avons importées, notre avidité matérielle et notre gloutonnerie intellectuelle. C'est tout comme si nous avions essayé de les réduire à des "à peu près Blancs", en les définissant selon nos propres critères. Et je crois qu'ils n'ont jamais cessé d'éluder nos définitions. Leur silence est significatif. Les Indiens n'écrivent pas d'ouvrages sur nous. Il est intéressant de le remarquer.

Comme les fleurs sauvages et les animaux des libres espaces, ils n'ont strictement rien à faire de nos analyses, suppositions et inlassables dissertations sur leurs coutumes, leurs pensées, leur âme. Ils se contentent de sourire énigmatiquement, et, comme les fleurs sauvages, savent qu'ils seront toujours là. Ce que nous ne pouvons pas affirmer de la sorte, au train où vont les choses.

C'est un ouvrage fascinant et magnifique que je vous invite à découvrir !!

 

 

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