Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Un Autre Regard...
  • Un Autre Regard...
  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
  • Contact

Catégories

14 janvier 2018 7 14 /01 /janvier /2018 15:05

Dans la Sierra, la "voix de la Nature" portée par les peuples autochtones face aux mines et aux mégaprojets.

Le 16 décembre 2017, les 4 peuples de la Sierra Nevada de Santa Marta - Arhuacos, Kagabas (Kogis), Wiwas et Kankuamos - se sont retrouvés à Valledupar, capitale du département du César, pour réclamer l'arrêt de toute activité minière et pétrolière sur leurs territoires ancestraux. « Nous demandons au gouvernement de ne plus développer de mégaprojets dans la Sierra Nevada, d'arrêter les projets de mines ou d'exploitation pétrolière » martèle José de Los Santos Sauna, le Gouverneur représentant de la communauté kagaba, interviewé par Tchendukua. « Car la Sierra est affectée, sur un plan spirituel et matériel, la biodiversité, la faune, flore, la Sierra est malade ».

 

José de Los Santos Sauna - Gouverneur des indiens Kagabas

 

La mobilisation a débuté en novembre, mais jusqu'ici, aucun accord n'a pu aboutir entre l'État colombien et les peuples autochtones de la Sierra. Le gouvernement ne propose qu'une protection partielle, alors que les communautés amérindiennes considèrent la région comme un ensemble, un “corps territorial” dont les grands équilibres doivent être protégés.

Au delà de la défense d'un territoire naturel, ce type de confrontation est représentatif des conflits qui risquent de se multiplier dans un futur proche, où s'affrontent deux visions du monde : d'un côté la nature est réduite au rang de matière première à même d'être exploitée sans limite, de l'autre, la nature est un Pays-sage, qui associe une dimension matérielle et spirituelle porteuse de la “loi des origines” qui organise la vie.
 
Pour les peuples autochtones, sauvegarder l'intégrité de leurs territoires, préserver leurs cultures, c'est un engagement spirituel qui ne peut pas être remis en cause. Il en va de leur survie et sans doute de la nôtre. Le bras de fer est engagé.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter le site de l’association Tchendukua.

 

Pour aller plus loin :

Et pour bien commencer l'année, retrouvez Éric Julien, fondateur et directeur de Tchendukua qui était hier l’invité de l'émission "Votre Forme - Se soigner avec les plantes" sur RMC pour parler de l'approche des Kagabas (Kogis) sur la santé ; (pour l’écouter avancer le curseur jusqu'à là douzième minute).

 

Partager cet article

10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 15:38

Robert Laffont

 

Ce qu’il faut avant tout savoir :

Après une formation de comédienne au Cours Simon, Claire Barré joue et écrit pour le café-théâtre et le théâtre. Un passage au Point-Virgule lui permet de se faire repérer par un producteur et de travailler pour “Les Minikeums”. Reçue au concours du Conservatoire européen d'écriture audiovisuelle, elle y suit une formation de scénariste. En sortant, elle écrit pour différentes séries télé (TF1, France 2, Arte). En plus des ateliers d'écriture scénaristique qu'elle anime au CEEA, à la Fémis et à l'université Paris X, elle a reçu, en 2014, le Prix Sopadin du meilleur scénariste, pour son scénario sur la femme d'Oscar Wilde qui a été mis en ondes pour France Culture. Elle est aussi l'auteure de quatre romans , Ceci est mon sexe (Hugo, 2014), Baudelaire, le diable et moi (2015), Phrères (2016), et Pourquoi je n'ai pas écrit de film sur Sitting-Bull (2017), tous publiés aux Éditions Robert Laffont.

Résumé du livre :

Quand Sitting Bull apparaît mystérieusement dans sa cuisine, Claire, scénariste parisienne et mère de deux enfants, cherche à décrypter le sens de cette vision... Sa quête la conduit d'abord chez une chamane russe, puis auprès d'Ernie LaPointe, l'arrière-petit- fils du célèbre chef indien. Ce périple insolite en terre sioux permet à Claire Barré de nous raconter, non sans humour, sa découverte du chamanisme et nous offre une plongée dans les coulisses de la création littéraire et de ses imprévisibles sources d'inspiration.

Surprise par l’apparition d’un chef indien dans son champ de vision alors qu’elle est en train de déjeuner tranquillement en famille dans son appartement parisien, la romancière et scénariste Claire Barré décide d’en comprendre la raison.

Après en avoir informé la famille et identifié son chef indien comme étant Sitting Bull, Claire Barré prend rendez-vous avec une chamane russe installée sur Paris dans l’espoir qu’elle puisse l’aider à décrypter le sens de cette étrange vision persistante. Interloquée par ce qu’elle va lui révéler, Claire Barré s’embarque pour les États-Unis, dans le Dakota du Sud, à la rencontre d’Ernie La Pointe qui a créé la Sitting Bull Family Foundation pour défendre la mémoire de son aïeul et de son peuple. Sur place elle en apprendra davantage sur l’histoire de ce grand chef Lakota, mais également sur elle même…

Ce récit est bien plus qu’un simple témoignage, car Claire Barré se dévoile sans fard en nous invitant sur son cheminement chamanique dans ses “voyages” à la découverte des mondes subtils peuplés d’enseignements.

 

Pour aller plus loin :

Claire Barré vous présente son ouvrage "Pourquoi je n'ai pas écrit de film sur Sitting Bull" aux éditions R. Laffont. Rentrée littéraire automne 2017. Parution le 17/08/2017.

 

 

Partager cet article

17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 17:20

« Notre histoire est celle d’un peuple qui s’est toujours battu pour garder son mode de vie et ses traditions et protéger ses terres ancestrales.
Les Apaches n’ont jamais été soumis.
Nous sommes toujours là et pour longtemps. »

Harlyn Geronimo.

Edition Terre Indienne - Albin Michel

 

Ce qu’il faut avant tout savoir :

Pianiste, concertiste, compositrice, Corine Sombrun a fait des reportages pour BBC World sur le chamanisme ainsi que sur les musiques de transe. Elle est l'auteure du Journal d'une apprentie chamane, qui a été traduit en plusieurs langues, et d’un reportage pour la BBC qui connaît un très grand succès lors de sa diffusion. La grande chaîne d’information britannique lui commande ensuite un documentaire sur les chamanes de Mongolie. En 2004, elle publie la suite de ses aventures chez Albin Michel : Mon initiation chez les chamanes ainsi que Les tribulations d’une chamane à Paris en 2007 et Les esprits de la steppe en 2012. Passionnée par les mondes autochtones et le dialogue interculturel, Corine Sombrun a également écrit en collaboration avec le descendant du grand chef apache, Sur les pas de Geronimo. Son dernier livre Sauver la Planète retrace l’histoire d’un peuple et le destin d’un homme qui s’est engagé contre la catastrophe écologique qui menace l’humanité. Corine Sombrun vit à Paris. Son site : corinesombrun.com

Résumé du livre :

Combattant légendaire, Geronimo (1829-1909) fut l’un des derniers chefs indiens à déposer les armes après avoir tenu en échec près de la moitié de l’armée des États-Unis. Malgré les promesses qui lui ont été faites, il ne reverra jamais sa terre natale de l’Arizona : les restes du vieux guerrier Chiricahua seront ensevelis dans le cimetière militaire de Fort Sill, en Oklahoma. Aujourd’hui, Harlyn Geronimo, son arrière-petit fils, engagé dans la défense et les droits de son peuple, continue de se battre pour honorer la mémoire de son aïeul et pour que soit réalisé son ultime souhait. 

Dans ce livre Corine Sombrun nous raconte sa rencontre avec Harlyn Geronimo, medicine-man et arrière-petit-fils du célèbre guerrier Apache. Ensemble, ils partent en pèlerinage sur les pas de Geronimo jusqu’aux sources de la rivière Gila, son lieu de naissance, à l'ouest du Nouveau-Mexique, à l'endroit même où Geronimo devrait reposer... (voir l'article ci-dessous "Le dernier combat de Geronimo").

Durant ce voyage, ils échangent sur leurs passions respectives pour les traditions apaches et mongoles dont les origines, selon une légende apache, seraient communes. Tout en initiant Corine aux vertus des plantes rencontrées durant leurs étapes ainsi qu’aux principaux rituels de la medicine apache, Harlyn aborde également la condition politique et sociale d’un Apache au XXIe siècle. Mais également :

« son investissement dans l’enquête pour établir la vérité sur l’affaire des Skull and Bones, révélant que Prescott Bush, le Grand-père de George W. Bush, aurait pris part à la profanation de la tombe de Geronimo pour en voler le crâne et les fémurs. »

Tout en étant un vibrant et émouvant hommage, c’est un dialogue passionnant qui nous présente le portrait d’un peuple de légende dans lequel nous découvrons, pour la première fois, certaines facettes de la vie de ce grand chef Apache qui a longtemps tenu en échec l’armée des États-Unis.

Comme le dit si bien Corine Sombrun, je vous invite donc à faire « ce voyage extraordinaire aux sources des traditions chiricahuas et à accomplir, sur les pas symboliques de son arrière-petit-fils, l’une des dernières volontés de Geronimo pour lui-même et son peuple. »

 

Pour aller plus loin :

  • Corine Sombrun a été l'invitée de Pierre Philippe Cadert en marge de la sortie de "Sur les pas de Geronimo", livre qu’elle a écrit avec Harlyn Geronimo (Editions Albin Michel). Ce livre est né de la rencontre entre Corine Sombrun et Harlyn Geronimo, arrière-petit-fils du combattant légendaire du même nom. Pour écouter l'émission, cliquez ICI.

 

  • L’arrière-petit-fils du mythique guerrier apache tente de faire valoir le droit de son ancêtre à être enterré près de la rivière où il est né, au Nouveau-Mexique. Lire l’article « Le dernier combat de Geronimo ».

 

 

Partager cet article

27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 09:33

Dans mon travail de conservation marine, je ne perds jamais de vue le fait que l'espoir réside dans la flamme que les communautés autochtones biocentriques maintiennent allumée. J'aperçois cette lumière à travers la brume de la cupidité et de l'égoïsme humains et je vois la promesse de cette flamme nous guider vers un avenir où nous reviendrons à l'harmonie avec le monde naturel. Capitaine Paul Watson (extrait de la préface)

 

Édition Le jour

 

Ce qu'il faut avant tout savoir :

Guylaine Cliche adopte une approche documentaire dans son travail de rédaction. Lorsqu'elle écrit, elle ne se contente pas de parler de son sujet, elle entre dans son univers. Cette fois, c'est à Kahnawake qu'elle a séjourné, s'imprégnant de la culture et des traditions mohawks. D'ailleurs, elle affirme y avoir retrouvé ses racines, ce que jamais elle ne pourra oublier.

Résumé du livre :

Vibrant plaidoyer en faveur d'un monde meilleur, ce livre nous fait découvrir un univers riche en traditions et en spiritualité. Pendant plus d'une année, Guylaine Cliche a côtoyé les gens du Conseil traditionnel mohawk de Kahnawake afin de transmettre leur message. Fidèle à la structure du cercle de parole, ce livre permet à 15 personnes de 9 souches différentes de partager autant leur histoire bien personnelle que des enseignements issus de la tradition orale. Parmi ceux-ci, l'enseignement de la Lune est primordial. Il nous révèle l'importance de la femme, source de la Création, au sein de notre société moderne. Formant une nation matrilinéaire, les Mohawks proclament l'urgence de redonner le pouvoir aux femmes. Leur message de paix nous invite également à renouer avec nos racines et à agir concrètement pour honorer et respecter notre Terre-Mère avant qu'il ne soit trop tard.

Pendant plus d'un an Guylaine Cliche a côtoyé la vie des Kanienke’ha’ka (Mohawks)

Au contact des gens des Premières Nations, ma notion du temps a complètement changé. Les Autochtones ne sont ni stressés, ni pressés. Avec eux, personne ne pousse personne, et jamais je n'ai observé le moindre mouvement d'impatience envers qui que ce soit concernant le temps. D'ailleurs, c'est suffisant pour rendre dingue n'importe qui fidèle à sa culture de contrôle de stress. Pour ma part, j'ai reçu cet enseignement comme un soulagement. Depuis que je les côtoie, j'ai appris à lâcher… lâcher le contrôle sur autrui… lâcher prise sur le temps qui finit toujours par être parfait au bon moment. Et par conséquent, le stress m'a lâchée aussi…

Au fil de ces rencontres Guylaine Cliche a eu envie, avec l'accord du Conseil traditionnel mohawk de Kahnawake, de mettre par écrit les enseignements issus de la tradition orale, dont un primordial : l'enseignement de la Lune.

En ouvrant ce livre, vous pénétrez dans un cercle de parole à l'intérieur duquel quinze personnes de neuf souches différentes (mohawk, innée, anishnabe, kabyle, zapotèque, irlandaise, américaine, québécoise, juive) s'expriment.

L'équilibre de la vie de notre Terre-Mère est passé d'un mode de perpétuel renouvellement à un mode de survie. Nous avons tous la responsabilité d'identifier la source du problème, la cause de ces actes de destruction, afin que nous puissions obtenir de réels changements, qui règlent les vrais problèmes, contrairement aux solutions factices avec lesquelles les gouvernements de ce monde nous font tourner en rond.

Tout en partageant leurs histoires, leurs inquiétudes sur l'état planétaire actuel, ils nous offrent également l'espoir d'un monde meilleur à travers leurs enseignements, leurs paroles de paix autour du Feu sacré. C'est un magnifique hymne à la Création et un cri de ralliement pour le bien des femmes que je vous invite à découvrir.

Je souhaite sincèrement que quiconque a lu ce livre s'ouvre ne serait-ce qu'un peu, permettant à la douce lueur de Grand-Mère Lune d'entrer par cette ouverture pour qu'elle berce le coeur de celui qui a besoin de douceur, qu'elle guérisse les blessures de celui qui est blessé, qu'elle éclaire la route de celui qui cherche son chemin, qu'elle rassure celui qui est apeuré, qu'elle illumine les nuits de celui qui broie du noir et qu'elle régénère en chaque femme les fibres brisées de la Féminité.

 

Pour aller plus loin :

L'interview de Guylaine Cliche par TVME Valcourt...

Uploaded by TVME Valcourt on 2016-08-23.

 

 

Pour aller encore plus loin :

Voici un extrait d'un documentaire expliquant (très succinctement), la Grande Loi de la Paix et de la Compréhension (Constitution des 5 Nations Iroquoises).

Documentaire sur la Gayanashagowa, la grande loi de la Paix (Constitution des 5 Nations Iroquoises).

Partager cet article

12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 13:38

Située à quelques kilomètres du mont Rushmore (un emplacement qui ne doit rien au hasard), cette sculpture est plus qu'un monument. C'est un symbole !

Ce projet pharaonique qui culmine à 172 mètres de haut n’est pas nouveau. Il a démarré en 1947 avec Korczak Ziółkowski, sculpteur d'origine polonaise, qui s'est engagé solennellement à construire le mémorial de Crazy Horse.

Aujourd'hui ce projet commence à prendre forme, le visage du chef indien est désormais terminé et il ne "reste plus" qu’à sculpter son corps et son cheval… La famille Ziółkowski y travaille depuis près de 60 ans !

  

Le massacre du peuple indien est sans conteste l’un des pires épisodes de l’histoire de l’humanité. Pour les Indiens, qui financent le projet grâce au tourisme, cette sculpture est d’une importance capitale. Comme une réponse monumentale à une humiliation qui n’a jamais cicatrisé…

Plus qu’un chef d’oeuvre, le Crazy Horse Memorial est un symbole précieux et nécessaire !

Partager cet article

@ Pour m'écrire

EnveloppeMail.png

Recherche