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  • : Association Les Lectures de Florinette - Audenge (33)
  • Association Les Lectures de Florinette - Audenge (33)
  • : "Les Lectures de Florinette" vous souhaite la bienvenue sur son site dans lequel vous trouverez ses activités, les articles de Florinette sur les différents ouvrages que l'association met à votre disposition afin de vous faire découvrir de nombreux auteurs qui nous amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous !
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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 09:42

Les abeilles, cet insecte pollinisateur agricole le plus important de la planète, continuent de disparaître par millions chaque année à travers le monde et en France aussi.

Or, un tiers de notre nourriture dépend directement de l'abeille domestique ou sauvage. En cause, les pratiques agricoles intensives notamment, le frelon asiatique et l'emploi massif de pesticides. Il faut savoir qu'aux États-Unis, dans un minuscule échantillon de pollen pas moins de 25 pesticides, 30 fongicides et on ne sait combien d'herbicides ont été retrouvés…

« Si l’on veut imaginer une vie sans abeille, il faut la penser longue comme un jour avec pain, mais sans rien d’autre. La seule chose qui resterait, ce seraient les céréales. Alors, le choix semble vite fait, non ? »  Natacha Calestrémé, réalisatrice et environnementaliste.

Natacha Calestrémé a publié un livre aux Éditions Albin Michel intitulé Le Testament des abeilles, un thriller angoissant dont le prologue raconte la triste fin d’un pharmacien victime de 874 piqûres d’abeilles… S’il s’agit d’un vrai roman policier, son auteur ne cache pas, dès les premières lignes, sa motivation : mettre la littérature au service de la cause des abeilles. « Elles ne savent pas s’exprimer, alors il faut bien que quelqu’un écrive à leur place » constate Natacha Calestrémé.

Son roman, qui vient de sortir en poche, prend le relais du documentaire Disparition des abeilles, la fin d’un mystère qui a été diffusé sur France 5 en 2009 et qui est disponible en DVD aux Éditions Montparnasse.

 

Depuis une vingtaine d'années, un mal mystérieux frappe les abeilles. Les pertes se chiffrent en millions. Les conséquences en sont désastreuses : faute de pollinisation, les arbres ne produisent plus de fruits et tout l'écosystème est menacé. Natacha Calestrémé mène l'enquête afin de démasquer le vrai coupable de cette catastrophe écologique annoncée.

 

Dans son livre L'Énigme des abeilles, le Pr Rémy Chauvin, qui a prolongé les travaux de Karl von Frisch (voir ci-dessous), avait également lancé cet avertissement dans les années 1970 « Quand l'homme perd la boussole, les abeilles deviennent folles » et c'est bien ce qui est en train de se produire… Alors quand on sait que 80 % des fruits et légumes n'existent que par la pollinisation des abeilles il serait tant de réagir !

« Si l'abeille disparaissait de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre » Albert Einstein

 

Pour aller plus loin :

Dans Les Aventuriers de l'Impossible sur RTL, Jacques Pradel, Didier Van Cauwelaert en compagnie de deux autres invités, nous en apprennent un peu plus sur l'incroyable mode de vie des abeilles avec des anecdotes surprenantes !

 

Pour aller encore plus loin :

Karl von Frisch, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1973, passa plus de cinquante ans à observer les abeilles, à étudier leur langage et leur poser des problèmes pour essayer de mieux les comprendre. Il fut le premier à mettre en évidence les paradoxes de leur intelligence.

Film muet de Jean Benoit-Levy décrivant les stratégies des abeilles qui ont trouvé une source de nourriture et avertissent les autres par des rondes en forme de 8. Des cartons explicatifs alternent avec des séquences filmées en extérieur.

Au printemps 1919, Karl von Frisch découvre la danse des abeilles et leur façon de communiquer les sources de nourriture. Ce jour-là, il est assis dans le jardin de l'Institut de zoologie de Munich et surveille sa ruche, une boîte spéciale munie de deux fenêtres de verre lui permettant de voir des deux côtés le mouvement des abeilles sur leur rayon de miel. Après en avoir attiré quelques-unes hors de la ruche et afin de pouvoir les reconnaître, il les marque avec de la peinture pendant qu'elles se gorgent d'eau sucrée.

« J'interrompis l'apport de nourriture. Quand tout fut redevenu tranquille près de la coupelle, je la remplis de nouveau et j'observai le retour à la ruche d'une abeille qui était venue en éclaireuse et avait bu à la coupelle. Je n'en crus pas mes yeux ! L'abeille se mit à danser en rond, entourée des abeilles marquées qui témoignèrent d'une grande excitation, et provoqua leur envol vers la coupelle pleine. Cette observation fut la plus féconde de toute ma vie. »

Ultérieurement, von Frisch parviendra à décrypter le “langage” des abeilles et établira que les butineuses, par leur danse, indiquent à leurs congénères la direction et la distance d'une source de nourriture.

Pour information :

En ce moment Agir pour l'environnement fait circuler une pétition pour l'arrêt immédiat des pesticides et non en 2022 comme le Parlement le prévoit. Si cela vous intéresse, voici le lien vers cette pétition : Stoppons la vente des pesticides sans attendre 2022 !

 

 

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 14:01

Editions Le Souffle d'Or

Ce qu'il faut avant tout savoir :

Fondée en 1962 par Peter, Eileen Caddy et Dorothy Maclean, la Fondation Findhorn est une association à but non lucratif. Eileen Caddy était une jeune Anglaise tout à fait ordinaire. Elle a su, en s’ouvrant à l’imprévu et en écoutant sa voix intérieure, faire de sa vie un chef d’œuvre et inspirer des millions de personnes sur la terre à travers le livre La Petite Voix. Elle nous a quittés le 13 décembre 2006. Dorothy Maclean est l’auteure de nombreux ouvrages, dont La Voix des anges (Ed. Le Souffle d’Or).

Résumé du livre :

Depuis 1962, le nom de Findhorn résonne comme un mot magique dans tout le monde occidental... Une aventure unique au monde ; dans une lande désolée au nord-est de l'Ecosse, une poignée de personnes fait jaillir de terre un jardin magnifique ; des fleurs et des légumes extraordinaires défiant toutes les lois agronomiques ! Aucune explication rationnelle. En fait, ces pionniers. Peter et Eileen Caddy, Dorothy Maclean, découvrent les dimensions subtiles de la nature ; Ils sont guidés dans leur tout nouvel art du jardinage par les esprits de la nature. Commence alors une fascinante coopération, au fil de messages d'une beauté et profondeur bouleversantes. Et les résultats interpellent et continuent de nous interpeller 45 ans plus tard : notre vision de la nature est terriblement réductrice, matérialiste, elle évacue des millénaires de sagesse populaire et bien des dimensions... Une communauté se crée alors, développe de nombreuses activités de formation et de recherche, recevant désormais 15 000 personnes par an, jusqu'à être reconnue comme « ONG associée » par l'ONU en 1997 avec mission d'implémenter l'Agenda 21. Elle a mené des travaux de reforestation considérables, gagné son autonomie énergétique, construit en éco-habitat, réduit son empreinte écologique ; ces réalisations permettent d'ajouter un nouveau chapitre à la présente édition. L'aventure continue. Une aventure à la fois sensible et féconde en résultats concrets. Une invitation puissante à retrouver une relation vivante, sensible, créatrice avec la nature dans toutes ses dimensions. Un livre d'anthologie, plus que jamais d'actualité.

Durant les premières années de la création de ce jardin implanté sur des dunes de sable balayées par les vents, beaucoup de personnes haut placées sont venues constater son extraordinaire végétation et la qualité de sa production.

Étonnés par ce résultat impensable, plusieurs experts agronomes sont venus prélever des échantillons de sol pour les analyser afin de comprendre comment des légumes, des arbres ont pu pousser dans cette lande désolée, ou si Peter Caddy n’utilisait pas de substances chimiques qui permettaient ce résultat. Tous ces experts revinrent dépiter. Toutes les analyses décelèrent une richesse naturelle du sol alors que ce n'était que du sable...

La vigueur, la santé et la floraison des plantes qui croissent ici en plein hiver sur une terre qui n’est presque que du sable poudreux et stérile ne peuvent s’expliquer par des apports modérés de compost, ni certainement par la pratique de toute méthode connue de culture biologique. Il existe d’autres facteurs, et ce sont des facteurs vitaux.

C’est ainsi que les résultats de leur coopération avec les forces de la nature devinrent évidents bien au-delà de leur modeste expérience en jardinage. Ils avaient à présent la preuve scientifique que quelque chose d’extraordinaire se produisait dans leur jardin.

Ce livre raconte l'histoire et la vie même de cette communauté qui débuta en 1962 au nord de l'Écosse et la manière dont ces pionniers ont contacté les esprits de la nature afin de coopérer avec eux. Une expérience qui offre la démonstration d’une philosophie pratique et d’une manière de vivre et de travailler tournées vers l’unité qui existe entre toutes les manifestations de la vie.

 

Toutes choses par un pouvoir immortel

De près ou de loin,

De manière secrète, Les unes aux autres sont reliées,

Si bien que tu ne peux cueillir une fleur

Sans troubler une étoile

Francis Thompson

 

Pour aller plus loin :

À Findhorn, petite bourgade du nord de l'Écosse, ils sont quelques centaines à vivre en réduisant au strict minimum leur empreinte carbone. Cet éco-village a même sa propre monnaie, l'Eko. Il accueille des visiteurs du monde entier qui viennent y chercher de bonnes idées écolos. Un reportage de Jürgen Hecker adapté en français par Sylvie Guyot.

Findhorn, petit paradis écolo en Écosse

Cliquez ICI pour visionner le petit documentaire de 2min21

 

 

Plus de 50 ans se sont écoulés depuis les débuts de la communauté Findhorn et du travail pionnier de co-création avec la Nature et, à ce jour, les résultats continuent d’interpeller ! Alan Watson Featherston, qui a travaillé au sein de cette communauté, a depuis mis en place un Centre de Régénération Planétaire pour promouvoir et encourager les initiatives de régénération partout dans le monde, telle que l’association Trees for Life et bien d’autres…

Sites à voir :

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 09:26

Jusqu’à quel point une espèce animale peut-elle avoir un impact positif sur son environnement ? Au Parc Yellowstone, le loups vont jusqu’à changer le comportement des rivières.

Loup.jpg

« Les loups, bien que peu en nombre, ont non seulement transformé l’écosystème du parc de Yellowstone, cette gigantesque région, mais aussi sa topographie », dévoile une vidéo postée par l’association Sustainable Man. En reprenant la place naturelle qu’ils avaient perdue dans un écosystème qui avait besoin d’eux pour se rééquilibrer, les loups ont eu par effet de ricochet des impacts insoupçonnés sur leur environnement. « Les cerfs ont commencé à éviter certains endroits du parc. Et immédiatement ces endroits ont commencé à se régénérer ».

La végétation a repris ses droits. Une grande diversité de plantes, buissons, arbres, s’est développée. Par réaction en chaîne, oiseaux, loutres, ragondins, canards, belettes, renards et même les ours, ont élargi leurs territoires. Les castors, véritables ingénieurs écologiques, ont construit plus de barrages, au grand bonheur de nombreux poissons et reptiles qui y ont pris refuge. Les arbres et les buissons ont recouvert les zones sujettes à l’érosion et consolidé les berges des rivières. Celles-ci se sont ainsi régénérées et stabilisées.

 

 

Quelle leçon d’écologie ! La réintroduction des loups au parc de Yellowstone aux Etats-Unis en 1995 nous montre que chaque espèce constitue un maillon important dans l’écosystème dont il fait partie. Son influence ne se cantonne pas seulement à ses voisins immédiats dans la chaîne alimentaire mais, par répercussion, à l’ensemble de son environnement. Chaque être vivant fait partie d’un tout et l’équilibre du tout est dépendant du bon fonctionnement de chacun.

 

Lire l'article sur Inrees.com

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 09:27

 

Un-chat-medium.jpg

Editions Archipoche

 

Ce qu'il faut avant tout savoir :

D.Dosa.jpgGériatre et professeur de médecine, David Dosa exerce au centre hospitalier de Providence, à Rhode Island, et oeuvre à l'amélioration des services proposés dans les maisons de retraite et de soins palliatifs. Son étude du "cas" Oscar a d'abord fait l'objet d'un article dans le très prestigieux New England Journal of Medecine, avant qu'il n'écrive ce livre, dont la presse du monde entier s'est fait l'écho.

Résumé du livre :

Sur la Côte Est des États-Unis, il est un établissement accueillant des patients en phase terminale qui compte un hôte un peu spécial : Oscar. Un chat on ne peut plus ordinaire. En apparence. Ce félin très indépendant est en effet doté d'un étrange talent... Les infirmiers et les médecins ont remarqué que, lorsqu'il se couche sur le lit d'un patient, celui-ci décède peu après. Si ce don a donné lieu à une nouvelle procédure (l'équipe médicale prévient la famille dès qu'Oscar s'endort au côté d'un malade), il a également suscité le débat chez les scientifiques. Comment expliquer une telle prescience ?

stylo bleu reduit

Oscar-et-Dr-D.Dosa.jpg

Gériatre au Steere House de Providence, centre qui accueille des patients atteints des maladies d'Alzheimer et de Parkinson, le Dr David Dosa évoque les mystérieux pouvoirs d'Oscar, un chat se couchant auprès des patients quelques heures à peine avant leur décès alors qu'aucun symptôme n'avait alerté l'équipe médicale.

Personne dans l'équipe, à commencer par moi, n'avait compris la gravité de son état, ni anticipé son décès, mais Oscar percevait les choses différemment.

Cet étrange don suscite le débat chez les scientifiques : Le chat serait-il en effet capable d'identifier l'odeur spécifique de la mort ou serait-il sensible aux infimes modifications physiologiques précédant le décès ?

Je ne suis pas un spécialiste du comportement animal et, n'ayant mené aucune étude rigoureuse sur le phénomène, je ne prétends pas cerner la nature de ses dons. Oscar obéit-il à un odorat particulièrement subtil ? À une faculté d'empathie hors du commun ? Que sais-je encore ? Le lecteur se fera sa propre opinion, mais je pense qu'il serait sage de s'inspirer d'un tel exemple.

Quoi qu'il en soit, vingt-cinq cas ont été avérés en trois ans. Et l'hôpital a tenu à remercier le félin en faisant graver cette plaque, apposée dans le hall : « Un grand merci à Oscar le chat pour son aide compatissante. »

Je vous invite à découvrir l'histoire extraordinaire d'Oscar, en même temps que la vie quotidienne du Dr David Dosa au côté des personnes en fin de vie.

 

Pour aller plus loin :

Emission 30 Histoires Mystérieuses

Pour aller encore plus loin :

Un chien et un chat prédisent la mort de patients.
Il est également question dans cette vidéo d'animaux qui détectent les cancers et les crises d'épilepsie.

Emission : "Bizarre ou quoi ?"

 

  • Sur le site de l'INREES : Les pouvoirs inexpliqués des animaux : Des milliers de témoignages à travers le monde évoquent les facultés hors du commun d’animaux : télépathie, voyance, télékinésie et même don de guérison. [...]

 

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 10:55
 

Cleve Backster fut parmi les premiers à suggérer que les plantes sont affectées par l’intention humaine, une idée considérée comme si absurde qu’elle fut ridiculisée pendant quarante ans. Backster doit sa notoriété à une série d’expériences censées démontrer que les organismes vivants perçoivent les pensées des gens et y réagissent.

Cleve-Backster.jpg

 

 Cleve Backster a été agent de renseignement. Il s'était spécialisé dans la détection des mensonges, grâce au “polygraphe” ou “détecteur de mensonges”.Cet appareil est constitué essentiellement d'électrodes que l'on place sur différentes parties du corps pour enregistrer les moindres modifications qui peuvent s'y produire, selon l'émotion provoquée par les questions de l'enquêteur.

C'est en 1966 que Cleve Backster eut l'idée d'utiliser cet appareil avec des plantes. Les résultats furent étonnants ! Il commença, évidemment, par vérifier que son appareil fonctionnait normalement, qu'il n'était pas déréglé, victime de parasites, mais il dut se rendre à l'évidence : les plantes avaient des réactions correspondant à ce que l'on appellerait chez nous des “émotions“.

Il se dit que la manière la plus efficace pour déclencher une réaction importante du polygraphe chez l'humain est de le mettre dans une position où il se sent menacé. Pour susciter l’équivalent dans une plante, Backster savait qu’il fallait menacer d’une façon ou d’une autre son bien-être. Dans un premier temps, il essaya en plongeant une des feuilles dans une tasse de café, mais cela ne causa aucune réaction intéressante dans le tracé obtenu.  À l’évidence, il lui fallait brandir une menace immédiate et authentique ; il pensa donc à trouver une allumette et brûler la feuille équipée d’électrodes.

À l’instant même où il eut cette pensée, le crayon traceur bondit soudain vers le haut du papier déroulant du polygraphe et faillit jaillir à l’extérieur. Backster n’avait pourtant pas brûlé la feuille ; il avait seulement pensé à le faire. Selon son polygraphe, la feuille avait perçu la pensée comme une menace directe et avait manifesté une inquiétude extrême. Il courut alors jusqu’au bureau de sa secrétaire situé dans une autre pièce afin d’y prendre des allumettes.

Lorsqu’il revint, la feuille enregistrait toujours des signes manifestes d’angoisse sur le polygraphe. Il frotta donc une allumette et l’agita sous la feuille de la plante. Le crayon poursuivit sa course erratique. Backster ramena ensuite les allumettes sur le bureau de sa secrétaire. Le tracé se calma et redevint droit petit à petit.

Je compris à l'instant qu'il se passait quelque chose d'important ; il n'y avait pas d'autre explication. Il n'y avait plus personne dans le laboratoire, et je n'avais rien produit qui soit assimilable à une réaction mécanique. En une fraction de seconde, la conscience que j'avais du monde fut modifiée. L'ensemble de mon processus de pensée ainsi que mon système de valeurs furent désormais orientés vers cette recherche.

Le chercheur confirmera par la suite ses premières découvertes, avec des centaines d'expériences sur d'autres plantes. De nombreuses autres expériences ont été suivies pendant des années par d'autres chercheurs en différents pays qui sont arrivés à la même conclusion que Cleve Backster à savoir que les plantes sont sensibles aux émotions. Voici par exemple une autre des expériences qu'il mena :

Il demanda à six de ses étudiants, dont quelques anciens policiers, de bien vouloir lui prêter leur concours. Chacun de ces volontaires, les yeux bandés, devait d'abord retirer d'un chapeau un papier plié en quatre. Puis, chacun ouvrait son papier et le lisait sans rien dire aux autres.

Sur l'un de ces papiers, l'étudiant qui l'avait tiré recevait ses instructions. Il devait, à un moment ou l'autre et à l'insu de tous les autres, pénétrer dans une pièce où se trouvaient deux plantes. Sa mission consistait à déraciner l'une d'elles, à la piétiner, à la détruire complètement par tous les moyens. Ni Backster, ni aucun des étudiants ne devait savoir qui avait commis le massacre.

C'est alors que la plante survivante fut équipée d'électrodes. Les étudiants furent invités à défiler devant elle. A l'approche de l'un d'eux, et de lui seul, le traceur se mit à s'agiter frénétiquement. La plante avait reconnu l'assassin de sa compagne !

Malgré des expériences plus étonnantes les unes que les autres, ces recherches sont toujours controversées par la communauté scientifique. La réponse est fournie par Cleve Backster lui-même :

La question serait plutôt : "Pourquoi les scientifiques occidentaux ne cherchent-ils pas davantage dans ce domaine ?" Je crois que la réponse est que, si ce qu'on observe est exact, de nombreuses théories scientifiques sur lesquelles nous avons fondé notre existence devront être remises en question. J'ai entendu des biologistes dire "Si Backster a raison, nous sommes en difficulté".

Les plantes sont donc, d'une manière ou d’une autre, réceptives à ce qui se passe dans leur environnement, et sont capables de percevoir bien davantage que de simples informations sur l’eau ou sur la lumière...

 

Source INREES, Magazine Nexus n°65 et "La Vie secrète des plantes” de Peter Tompkins et Christopher Bird aux Éditions Presses Pocket.

 


 

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