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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 11:12

Saviez-vous que René Descartes, père du rationalisme moderne, trouva l’inspiration en rêve ?

Descartes.jpg

 

Dans la nuit du 10 au 11 novembre 1619, l’illustre père du ra­tionalisme fait trois rêves qui vont profondément marquer sa vie. Un épisode pas très "cartésien" tout à fait fascinant. Si je vous dis « je pense donc je suis », vous me répondrez du tac-au-tac « Descartes ! », un peu étonnés sans doute que l’on vous inter­roge là-dessus tant cette maxime consti­tue l’un des fondements de notre culture. Une notoriété qui dépasse lar­gement d’ailleurs le cadre hexagonal.

Et c’est justice car c’est à lui, René Descartes, né en 1596 en Touraine, que l’on doit la philosophie dite "rationa­liste" : celle qui, se détachant du joug de la religion, ouvre le champ aux conquêtes scientifiques. La pensée carté­sienne s’appuie notamment sur le doute "hyperbolique" qui ne cède sur rien pour établir des vérités inébranlables. Une doctrine assurant que l’homme, comme "substance pensante", peut compter sur sa raison seule pour accéder à la connaissance. Depuis, cette attitude a même trouvé sa place dans le langage commun : on est "cartésien" lorsqu’on fait preuve de rigueur et de méthode. Des caractéristiques qui nous feraient presque oublier un épisode essentiel, et pourtant méconnu, de la vie de notre célèbre penseur... Un moment pas vrai­ment "cartésien" : celui des trois songes de Descartes.


Nous sommes en novembre 1619, Descartes a 23 ans. Il s’est engagé comme soldat dans les troupes du duc de Bavière et stationne à Ulm, sur les bords du Danube. C’est ici qu’il prend ses quar­tiers d’hiver en louant un poêle. Le terme désigne à l’époque une chambre possé­dant un fourneau de faïence alimenté en bûches par l’extérieur. La température y est douce et constante, l’hôte pouvant y séjourner sans être importuné ni par la fumée, ni par les allées et venues des do­mestiques chargés de nourrir le feu. Le jeune René, qui a mené de brillantes études chez les Jésuites, s’adonne là à son exercice préféré : celui de la réflexion car il a pour grand projet de bâtir les fonde­ments d’une mathématique universelle. Rien de moins. C’est plein de cette noble ambition qu’il s’endort donc ce soir là. Le reste de cette nuit agitée par trois rêves lourds de sens mar­quera à jamais son existence. Et c’est son biographe, Adrien Baillet, qui nous rap­porte cet événement singulier dans La Vie de Monsieur Descartes :

« Après s’être en­dormi, son imagination se sentit frappée de la représentation de quelques fantômes qui se présentèrent à lui, et qui l’épouvantèrent de telle sorte que, croyant marcher par les rues, il était obligé de se renverser sur le côté gauche pour pouvoir avancer au lieu où il voulait aller, parce qu’il sentait une grande faiblesse au côté droit (...). Il tâcha de ga­gner l’église du collège, où sa première pensée était d’aller faire sa prière; mais s’étant aperçu qu’il avait passé un homme de sa connaissance sans le saluer, il voulut retour­ner sur ses pas, et il fut repoussé avec vio­lence par le vent qui soufflait contre l’église. Dans le même temps il vit au milieu de la cour du collège une autre personne, qui l’ap­pela par son nom, et lui dit que, s’il voulait aller trouver Monsieur N, il avait quelque chose à lui donner. Descartes s’imagina que c’était un melon qu’on avait apporté de quelque pays étranger (…). Il se réveilla sur cette imagination (…), fit une prière à Dieu pour demander d’être garanti du mauvais effet de son songe.

Il se rendormit, après un intervalle de près de deux heures dans des pensées diverses sur les biens et les maux de ce monde. Il lui vint aussitôt un nouveau songe, dans lequel il crut entendre un bruit aigu et éclatant, qu’il prit pour un coup de tonnerre. La frayeur qu’il en eut le réveilla; et ayant ouvert les yeux, il aperçut beaucoup d’étincelles de feu répandues par la chambre (...).

Un moment après, il eut un troisième songe, qui n’eut rien de terrible comme les deux premiers. Dans ce dernier, il trouva un livre sur sa table (…), voyant que c’était un dictionnaire, il en fut ravi dans l’espérance qu’il pourrait lui être fort utile. Dans le même instant, il se rencontra un autre livre sous sa main. Il trouva que c’était un recueil des poésies de différents au­teurs, intitulé « Corpus Poëtarum ». Il eut la curiosité d’y vouloir lire quelque chose : et à l’ouverture du livre, il tomba sur le vers « Quod vitoe sectabor iter ? (Quel chemin suivrai-je dans la vie ?) ».

Ces rêves, consignés dans un document qu’il gardera précieusement jusqu’à sa mort, Descartes les prendra très au sé­rieux. Tout particulièrement le dernier : il y verra une injonction claire à dédier son existence à la recherche de la vérité scientifique. Et c’est ainsi qu’il vivra.

Reste, pour nous, lecteurs contemporains, à "cogiter" cette incroyable évidence qui ressemble à un joli paradoxe : c’est dans le chaos de sa vie nocturne que le père du rationalisme a puisé la détermination à mener à bien l’une des plus ambitieuses aventures de l’esprit humain.

 

Lire l'article sur le site de l'INRESS

 

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 16:20

Le saviez-vous ?

Que suite à l'initiative d'une jeune journaliste de 28 ans, Sonia Barkallah, le 17 Juin 2006, devant plus de 2000 personnes venues de tous horizons, les meilleurs experts internationaux de l'Expérience de Mort Imminente (EMI/NDE) se sont réunis à Martigues pour faire le bilan de 30 années de recherches et de réflexions autour de ce phénomène hors du commun, vécu par des dizaines de millions de personnes dans le monde ?

Et pourtant cette rencontre incroyable s'est réellement produite, mais, à cause de la réticence de certains médias pour transmettre l'information, ce congrès est presque passé inaperçu. Heureusement que certains conférenciers présents ce jour, comme le Dr Jean-Jacques Charbonier et Nicole Dron, en ont parlé dans leurs ouvrages et que la S17 Production en a fait un DVD et un livre (voir ci-dessous).

En plus, à l'issu de cette Première Rencontre Internationale un Communiqué Commun des Orateurs a été signé et je ne résiste pas à vous le dévoiler :

 

COMMUNIQUÉ COMMUN DES ORATEURS

Nous sommes un groupe de médecins, praticiens et/ou chercheurs de différentes disciplines et nationalités.

A l'occasion des 1ères Rencontres Internationales consacrées à l'expérience de mort imminente (EMI ou NDE pour Near-Death Experience) - organisées à Martigues le samedi 17 juin 2006 - nous tenons à faire connaître au grand public ainsi qu'à la communauté médicale et scientifique les convictions qui sont les nôtres après des années de recherche sur ce phénomène. Bien que, d'un point de vue scientifique, le déclenchement de l'expérience de mort imminente soit sans aucun doute relié à des phénomènes neurobiologiques dans le cerveau, son contenu extrêmement riche et complexe ne peut être réduit à une simple illusion ou à une hallucination produite par un cerveau en souffrance au moment de la mort.

La réalité de l'expérience humaine n'est pas exclusivement déterminée par des mécanismes neurologiques, et la signification de l'EMI ne peut se réduire aux simples processus neurologiques qui accompagnent sa survenue dans le cerveau.

Certaines avancées scientifiques majeures ont pu être acquises grâce à l'étude des manifestations inhabituelles ou "exotiques" de phénomènes que l'on croyait avoir compris dans leur intégralité. Il est très important que les scientifiques puissent conduire des recherches dans différentes disciplines, en particulier les neurosciences, sans préjugés d'aucune sorte.

D'importantes publications dans des revues scientifiques à comité de lecture, comme Nature ou The Lancet, ont permis une meilleure acceptation des ces recherches dans la communauté médicale et scientifique et sont un premier pas vers la constitution d'un corpus de connaissances reconnu par cette dernière.

Nous pensons que cet effort de recherche doit être encouragé pour progresser dans la compréhension de l'expérience de mort imminente, même si ce phénomène remet en cause les conceptions établies sur la nature de la conscience et le fonctionnement du cerveau.

L'expérience de mort imminente, comme d'autres "états modifiés de conscience", ouvre une nouvelle voie de recherches pluridisciplinaires. Cette voie est porteuse d'espoir et de progrès pour l'humanité. Nous formons le voeu que les instances médico-scientifiques et les pouvoirs publics en prennent la juste mesure.

Signataires :

Dr Raymond Moody, psychiatre et philosophe et auteur (États-Unis)

Dr Pim van Lommel, cardiologue (Pays-Bas)

Dr Sam Parnia, médecin spécialiste en soins intensifs (Royaume-Uni)

Dr Mario Beauregard, neurologue (Canada)

Dr Sylvie Déthiollaz, docteur en biologie moléculaire (Suisse)

Dr Jean-Pierre Jourdan, médecin, responsable recherche médicale IANDS France (France)

Dr Jean-Jacques Charbonier, médecin anesthésiste-réanimateur, auteur (France)

Evelyne-Sarah Mercier, doctorante en anthropologie, auteure (France)

Patrice Van Eersel, rédacteur en chef de la revue Nouvelles Clés, auteur (France)

Pour en savoir plus :

 

 

Le Colloque EMI, compte rendu de cette journée exceptionnelle.

 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 12:14

  Article "Médecine et spiritualité" du site de l'INREES


Ce qu'il faut avant tout savoir :

P.Van-Lommel.jpgPim van Lommel est un cardiologue hospitalier néerlandais. Il est actuellement l'un des plus importants spécialistes des Expérience de mort imminente, EMI (NDE en anglais) au monde. Il est l'auteur d'une étude scientifique capitale sur les EMI publiée dans la prestigieuse revue médicale « The Lancet » en 2001. A la suite de ses recherches scientifiques récentes portant sur des expériences de mort imminente vécues par des personnes ayant survécu à un arrêt cardiaque, le Dr van Lommel a défini un nouveau concept sur la continuité de la conscience.

Une conscience infinie ?

Pim van Lommel, l’un des plus grands spécialistes des expériences de mort imminente, nous explique pourquoi l’étude et la recherche sur les expérience de mort imminente nous incite à remettre en cause la définition « matérialiste » de la conscience.

Selon nos concepts médicaux actuels il n'est pas possible d’être conscient durant un arrêt cardiaque, lorsque la circulation sanguine ainsi que la respiration ont cessé. Pourtant, au cours d’une période d'inconscience provoquée par une menace vitale comme un arrêt cardiaque, certains patients rapportent paradoxalement avoir fait l’expérience d’une conscience accrue, dans une dimension hors de nos concepts conventionnels de temps et d'espace, disant jouir de fonctions cognitives, ressentir des émotions, avoir une notion claire de leur identité, en ayant des souvenirs de leur petite enfance, et parfois même en ayant des perceptions (non sensorielles) en étant à l’extérieur et au-dessus de leur corps sans vie. Dans quatre études prospectives différentes portant sur un total de 562 survivants d'arrêt cardiaque, entre 11% et 18% des patients ont rapporté avoir vécu une expérience de mort imminente (EMI). En outre, ces études démontrent que des facteurs physiologiques, psychologiques, pharmacologiques ou démographiques ne peuvent expliquer ni les causes ni le contenu de ces expériences.

Depuis la publication de ces études prospectives sur les EMI chez les survivants d'arrêt cardiaque, montrant de façon saisissante des résultats et des conclusions similaires, le phénomène des EMI ne peut plus n'être scientifiquement ignorée. C'est une expérience authentique qui ne peut pas être simplement attribuée à l'imagination, à la crainte de la mort, à des hallucinations, de la psychose, à l'utilisation des médicaments, ou à une carence en oxygène. En outre, les gens semblent être changés de manière permanente et durable par une EMI vécu lors d’un arrêt cardiaque, dont la durée n’a pourtant pas excédées quelques minutes.

Selon ces études, la vision matérialiste conventionnelle de la relation entre le cerveau et la conscience, vision défendue par la plupart des médecins, des philosophes et des psychologues, s’avère être insuffisante pour permettre une compréhension appropriée de ce phénomène. Il existe de bonnes raisons de supposer que notre conscience ne coïncide pas toujours avec le fonctionnement de notre cerveau : un état de conscience accrue peut parfois être expérimenté séparément du corps.
J’en suis venu à la conclusion inévitable que très probablement le cerveau doit avoir pour fonction de faciliter et non pas de générer l’expérience de notre conscience. En partant du postulat scientifique que la conscience est un phénomène non-local et omniprésent, nous devons remettre en cause ce paradigme scientifique strictement matérialiste qui prévaut actuellement en science.

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