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  • : Un Autre Regard...
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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 10:38

Avez-vous déjà entendu parler de "diapsychie dermographique" ? C’est la faculté de certaines personnes à faire apparaître sur leur peau des représentations qu’on leur a communiquées par voie télépathique.

Exemple

C’est en 1927 que le docteur Eugène Osty, alors président de l’Institut Métapsychique de Paris, avec ses collaborateurs ont étudié ce phénomène de diapsychie dermographique que possédait la médium Olga Kahl, une dame de nationalité russe vivant à Paris qui arrivait à faire apparaître sur sa peau des pensées qu’on lui communiquait en dehors des canaux connus.

En octobre 1927, le Dr Eugène Osty conduit avec Olga Kahl plusieurs expériences concluantes. Par exemple, il se représente un mot en se concentrant et en serrant le poignet de la médium. Après quinze secondes d’attente, on voit apparaître sur l’avant-bras d’Olga des lettres rouges, RO. Eugène Osty avait pensé le mot Rosa.

 

En janvier 1928, il mène d’autres expériences. Une vingtaine de feuilles de papier avec des dessins ont été préparées à l’avance. Le médecin prend une de ces feuilles au hasard, l’applique sur le font de madame Kahl et le dessin apparaît sur l’avant-bras.

Exemple

Citons d’autres expériences, en rappelant que Mme Kahl était de nationalité russe, ce qui a une importance dans l’analyse du phénomène.

Le Dr Jean-Charles Roux, prié de penser à un nom, évoque dans sa pensée celui d’une petite fille, sa nièce Renée. Mme Kahl tend son bras où l’on ne voit rien et demande au Dr Roux d’appliquer sa main sur l’avant-bras, ce qu’il fait pendant trente secondes. Des lignes rouges se forment, puis apparaît nettement un R, puis un E, puis un H et Olga dit aussitôt : « Renée » ; le H est la forme du N en russe, ce qui montre le rôle du psychisme subconscient du sujet dans le phénomène.

Le Dr Cunéo réalisa la même expérience avec Mme Kahl, après avoir écrit dans une pièce voi­sine un nom sur du papier ; on vit se dessiner sur l’avant-bras le nom de Sabine, avec quelques erreurs : Sabni. Mme Kahl regardait avec autant d’intérêt que les expérimentateurs le dessin qui apparaissait, car l’image subconsciente s’exté­riorisait sur son bras et ne parvenait à sa cons­cience que par cette voie.

Le 22 janvier, en compagnie du docteur d’Espiney, et de trois témoins, Olga fait apparaître Y. Lande sur son bras ; or la cible mentale sur laquelle se concentrait Eugène Osty était le nom Yolande. Robert Tocquet, professeur de sciences physiques, chimiques et naturelles a également été témoin de cet étrange phénomène de diapsychie dermographisme sur Olga Kahl.

Exemple

Ainsi, cette dame s’avère capable de détecter un mot, un chiffre, ou une image simple, et de le faire apparaître sur sa peau, à un endroit désigné par elle d’avance. Le plus souvent, l’inscription s’effectue sans qu’elle ait eu au préalable connaissance de la cible ; mais il lui arrive qu’une vision l’informe de l’image ou du mot quand le tracé dermographique commence à se former.(2 & 3)

Comment ne pas rapprocher ce phénomène de diapsychie ­dermographique expérimental avec les "marques de naissance" attribuées à la suite d’un choc comme l’explique dans son livre le Dr Ian Stevenson "Réincarnation et biologie"

Les témoignages les plus répandus de l’effet des images mentales d’une personne sur le corps d’une autre personne vivante se trouvent dans les cas des "impressions maternelles", expression utilisée pour désigner le supposé lien causal entre un événement qui choque ou qui terrifie une femme enceinte et une anomalie sur le bébé né ensuite.

Ces altérations corporelles peuvent également surgir dans certains cas d’hypnose quand la personne revit un traumatisme.

Dans l’un des plus impressionnants cas, le sujet revivait (à l’aide de l’éther) un moment où, étant à l’hôpital et devant être immobilisé, ses bras avaient été attachés par une corde. Lorsque le sujet revécut cette expérience, de profondes stries apparurent sur ses avant-bras. Elles ressemblaient exactement à celles qui apparaissent sur la chair d’une personne attachée avec une corde.

© Ian Stevenson

De tels cas sont moins rares qu’il ne paraît. On en trouve non seulement dans l’espèce humaine, mais aussi dans le règne animal. L’un de ceux-ci a pu être observé avec précision : c’est celui de deux petits chatons d’un boulanger de Nice qui portaient sur leur pelage gris le millésime 1921 surmonté de trois petites taches, gris foncé.

Une enquête approfondie eut lieu qui établit que ces marques étaient la reproduction des chiffres et des trois étoiles inscrits sur des sacs de farine, placés dans l’arrière-boutique du boulanger. La chatte, mère de ces chatons, était restée, avant leur naissance, tapie pendant des heures, guet­tant une souris, les yeux fixés sur un de ces sacs. Le rapport détaillé de ce cas remarquable a été publié dans la Revue Métapsychique (1922, n° 1).(1)

Comme le rappel André Dumas(1), dans son livre "La Science de l’Âme", des phénomènes de ce genre ont été observés depuis la plus haute antiquité. La Bible nous apprend que Jacob utilisait déjà l’idéoplastie, afin d’obtenir des agneaux tachetés et augmenter ainsi son troupeau aux dépens de Laban. Il avait convenu avec lui, dont il gardait les troupeaux, que toutes les chèvres, brebis et agneaux tache­tés et picotés seraient pour lui. (Genèse 30, 31-40).

Un autre exemple d’embryo-stigmate dans le règne animal est celui de l’œuf du coucou. Plu­sieurs jours avant de déposer son œuf parasite, la femelle rôde autour du nid qu’elle a choisi. Et cet œuf est toujours de la même coloration et tacheté de la même manière que les œufs de l’es­pèce choisie comme victime. Le British Museum en possède une collection impressionnante.

© Sciences et Avenir

Il n’y a pas de doute quant à la réalité de ces faits, mais ils font vaciller la raison en nous confrontant à une version mixte de plusieurs phénomènes incompréhensibles.

Dans le cas de la médium Olga Kahl il y a d’abord l’inscription d’une représentation dans le corps. Mais le chercheur est surtout interpellé par le mode de transmission de cette information, qui est de nature télépathique et qui en plus n’émerge pas systématiquement dans la conscience de la patiente qui le découvre une fois l’apparition de l’inscription…

 

Sources :

(1) André Dumas : « Psi » dans la Nature : L’déoplastie - Revue Psi International N° 5. Mai-Juin 1978

(2) E. Osty « Ce que la médecine doit attendre de l’étude expérimentale des propriétés psychiques paranormales de l’homme », Revu métapsychique, mars, avril 1929, p. 63.

(3) Bertrand Meheust : « Jésus thaumaturge »  , InterEditions, 2015, p. 334)

 

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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 08:48

Nous avons du mal à croire certaines histoires tant elles paraissent incroyables. Et pourtant...

  • Orlando Serrell ne disposait pas de compétences particulières jusqu’à ce qu’il ait été frappé par une balle de baseball sur le côté gauche de la tête quand il avait dix ans. Après avoir souffert de maux de tête sévères, il a découvert son incroyable capacité à effectuer des calculs de calendrier d’une complexité exceptionnelle. Il a découvert également qu’il se souvenait des moindres détails de sa vie vécus depuis lors.

(Même si la vidéo est en anglais, on peut se rendre compte de la facilité à laquelle il répond aux questions, il semble lui-même étonné…)

 

  • Tony Cicoria, un chirurgien orthopédiste frappé par la foudre se met à composer ses propres sonates et partage son temps entre concerts et médecine.

(Vidéo en anglais, j’ai passé sa présentation afin que vous puissiez juste l’écouter)

 

  • Denver, Colorado. Lachlan Connors, jeune adolescent, a subi des chocs violents avec traumatismes crâniens répétés lors de matchs sportifs. Ces commotions cérébrales lui ont valu une hospitalisation et se sont compliquées de crises d'épilepsie. Quelques jours après son traumatisme crânien, il est soudainement devenu un virtuose musical et a pu jouer plus d'une dizaine d'instruments de musique, sans avoir pris aucun cours de solfège ou de musique.

(Vidéo en anglais, j’ai également passé l’introduction afin que vous puissiez juste voir avec quelle facilité il joue de ces instruments)

 

  • C'est le cas également de Derek Amato. En 2006, cet américain a été victime d'un traumatisme crânien en se cognant la tête violemment dans le fond d'une piscine peu profonde. Outre les complications qu'il a subies, il a pu d'un seul coup jouer du piano, sans aucune difficulté comme s'il en avait fait toute sa vie. (Lire également l'article dans le magazine inexploré n°42 "La musique intuitive")

(Reportage de 02:44mn en français sur : "Les mystérieux pouvoirs du cerveau" avec la participation du Dr Stéphane Gayet et de Derek Amato. Réalisation : David GALLEY - Production : Via Media Production)

Et la liste n'est pas close...

 

Certaines personnes ont donc développé des facultés scientifiques ou artistiques exceptionnelles après un tel choc.  Cette évolution spectaculaire post-traumatique est appelée couramment "syndrome du savant acquis", par opposition au "syndrome du savant (congénital)" qui concerne des enfants ayant une capacité remarquable et même exceptionnelle dans des domaines spécifiques, contrastant avec des déficits neuropsychiques dans d’autres domaines. Dans Rain Man, par exemple, le personnage qu'incarne Dustin Hoffman est un calculateur prodige doué d'une mémoire phénoménale, tandis que ses capacités cognitives et comportementales sont limitées en raison de son autisme.

En revanche, dans le syndrome du savant acquis, c'est à la suite d'une soudaine et violente atteinte cérébrale, provoquant la destruction des neurones touchés par l’accident, qu’un remaniement cérébral exceptionnel créerait de très nombreuses connexions nouvelles qui seraient à l’origine de ces incroyables aptitudes artistiques ou intellectuelles.

On peut exprimer cette notion de la façon suivante : dans notre cerveau, il y a en permanence des zones actives et des zones dormantes ou inactives, car inhibées. Ces dernières sont inhibées par les zones actives dominantes. Elles le sont, car elles sont considérées comme peu utiles dans un mode de vie dit « normal ». Mais lorsqu’une zone dominante est détruite accidentellement, elle cesse d’inhiber les zones dormantes qu’elle réprimait. Ces zones dormantes se trouvent donc activées et révèlent des facultés tout à fait insoupçonnées, car dormantes. Dr Stéphane Gayet

Un "savant méconnu" sommeillerait-il en chacun de nous ? Si tel est le cas, pourrait-on trouver un moyen d'exploiter ces capacités enfouies sans passer par de tel traumatisme ?

 

Source :

- Lire l'interview du Dr Stéphane Gayet sur le site Atlantico.fr

- Lire l'article "Du génie par accident" sur le site Pourlascience.fr

 

Pour aller plus loin :

Un événement unique en France, Les Mystérieux Pouvoirs de L'Esprit Humain, le Samedi 6 Avril 2019, de 10h à 20h au Grand Rex à Paris, venez vivre une expérience inédite et découvrir une autre partie de vous-même.

 

  • Pour plus d'infos sur cette journée exceptionnelle, rendez-vous sur le site de l'INREES

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22 janvier 2019 2 22 /01 /janvier /2019 16:17

Cet objet en forme de cigare venu d'au-delà du système solaire alimente les études depuis plus d'un an et personne n'a encore totalement écarté la folle hypothèse d'un engin artificiel.

"Oumuamua" signifie messager en langue hawaïenne a été découvert le 19 octobre 2017 avec le télescope Pan-STARRS1 situé à Hawaii qui traque les objets croisant la Terre.

 

Ce n'est pas l'hypothèse la plus plausible, et personne ne prétend le contraire. Mais l'arrivée d'un objet spatial en forme de long cigare en provenance de l'espace intersidéral n'a pas manqué d'intriguer la communauté scientifique et le grand public. Et aujourd'hui encore, certains n'excluent pas totalement la possibilité qu'il puisse s'agir d'un engin construit par des extraterrestres.

Oumuamua, c'est son nom, est un objet rouge sombre, en apparence rocheux, d'environ 400 mètres de long, une dizaine de fois plus long que large, tournant sur lui-même.

Lorsqu'il a été détecté, on a aussitôt pensé à une classe d'objets célestes, envisagés par la théorie mais qui n'avaient encore jamais été observés : les astéroïdes interstellaires. Il s'agit d'astéroïdes comme les autres, ou presque, des blocs composés de mélanges de roches formés dès l'origine d'un système solaire, mais nés autour d'une autre étoile avant de s'en éloigner et de traverser l'espace intersidéral. Venu d'ailleurs, Oumuamua a ainsi traversé notre système solaire avant de repartir loin, très loin de nous.

 

Une comète ? oui mais...

Mais cataloguer Oumuamua n'est pas si facile, et encore aujourd'hui il est un casse-tête pour les spécialistes. Car l'hypothèse astéroïde a pris rapidement du plomb dans l'aile : Oumuamua a accéléré lors de sa sortie du système solaire, alors que la force gravitationnelle du soleil aurait dû au contraire le ralentir.

Les astronomes ont alors pensé qu'il pouvait s'agir d'une comète et non d'un astéroïde. Les comètes contiennent en effet des gaz gelés qui se réchauffent aux rayons du soleil, et finissent par se dégager en jets susceptibles de jouer un rôle de propulseur, un phénomène connu sous le nom de "dégazage" et qui explique la fameuse queue des comètes.

En observant les données collectées lors du passage d'Oumuamua, les scientifiques ont cependant remarqué qu'il manquait un élément essentiel pour qu'il s'agisse d'une comète. Si elle avait dégazé, où étaient les gaz ? Ni queue ni halo n'ont été observés autour d'Oumuamua. De plus, une étude récente de Roman Rafikov, un astrophysicien de l'université de Cambridge, montre que les forces qui auraient dû le faire accélérer et produire une queue, s'il s'agissait d'une comète, l'auraient brisée en morceaux.

On revenait donc à la case départ : un objet inconnu.

Lire la suite sur L’OBS : Ce "cigare interstellaire" est-il vraiment un vaisseau spatial ? du 06 novembre 2018 par Jean-Paul Fritz.

 

Dans un autre article publié le même jour sur CNews les chercheurs du Harvard Smithsonian for Astrophysics estiment pour leur part que l'objet, 10 fois plus long que large, de couleur rouge et noir et se déplaçant à 315 431 km/h, pourrait être « d'origine artificielle ».

« Oumuama pourrait être la première sonde opérationnelle envoyée intentionnellement vers la Terre par une civilisation extra-terrestre », écrivent les chercheurs dans un article rapporté par CNN.

Ces derniers estiment aussi que l'Oumuamua pourrait être une « voile solaire » comparable à celle fabriquée sur notre Terre, et qui permet aux vaisseaux spatiaux de se déplacer grâce à la radiation émise par les étoiles. Les chercheurs pensent que le fait que l'objet se déplace à haute vitesse et sur une trajectoire inhabituelle pourrait signifier qu'il n'est plus en service.

« Oumuamua est le premier objet jamais vu dans notre système solaire que l'on sait provenir d'autre part », écrivent également les scientifiques.

Et cette semaine, dans Paris Match l’article de David Ramasseul relate que l’astrophysicien Avi Loeb, dans une interview donnée au journal israélien Al Haaretz, explique pourquoi il estime que l’étrange astéroïde Oumuamua pourrait être un vaisseau d’origine extraterrestre.

Avi Loeb, chair of Harvard’s Astronomy Department, pictured The Harvard Gazette

« Je me moque de ce que pensent les gens » : Avi Loeb, directeur du département d’astronomie de l’université de Harvard n’a pas la langue dans sa poche. Ni les idées : dans un article publié par The Astrophysical Journal Letters, revue de référence de la discipline, Avi Loeb émet l’hypothèse que l’astéroïde Oumuamua, premier objet observé dans notre Système solaire sans en être originaire, pourrait avoir été fabriqué par une civilisation extraterrestre. (« Si j'ai raison, c'est l'une des plus grandes découvertes de l'Histoire » La suite de l'article sur Paris Match)

Trouver des objets ressemblant à Oumuamua, que l'on puisse analyser de plus près, nous apporterait des réponses sur la nature du premier objet interstellaire jamais détecté par l'humanité. Même si le mystère plane encore autour d’Oumuamua, ce visiteur venu d’ailleurs mérite bien sa place dans l'histoire des sciences comme l’explique si bien l’astrobiologiste Karen J. Meech de l’Institut d’astronomie de l’Université d’Hawaï dans cette vidéo.

 

 

« Je pense que “Oumuamua” a beaucoup d’autres choses à nous apprendre […]. Plus important encore, je pense que ce lointain visiteur a vraiment confirmé le fait que notre système solaire n’est pas isolé. Nous faisons partie d’un milieu bien plus grand et, en effet, nous pourrions bien être entourés de visiteurs interstellaires sans même le savoir. Ce cadeau inattendu a peut-être soulevé plus de questions qu’il n’a apporté de réponses, mais nous avons été les premiers à saluer un visiteur d’un autre système solaire. » Karen J. Meech

 

Pour aller encore plus loin :

Découvrez également la toute dernière interview de l’astrophysicien Ari Loeb. En voici un extrait :

Pourquoi vous inté­­res­­sez-vous à la recherche d’une intel­­li­­gence extra­­­ter­­restre ?

« Je pense que la ques­­tion « sommes-nous seuls ? » est la plus fonda­­men­­tale de la science, car elle a d’im­­por­­tantes impli­­ca­­tions sur la manière dont nous voyons notre place au sein de l’uni­­vers. Si nous trou­­vons la preuve de l’exis­­tence d’une autre civi­­li­­sa­­tion, nous réali­­se­­rons peut-être que nous ne sommes pas les plus intel­­li­­gents du quar­­tier, et qu’il existe des tech­­no­­lo­­gies plus avan­­cées que les nôtres, parce d’autres ont eu plus de temps pour les inven­­ter. »

Pour retrouver la suite de cet entretien, cliquez ICI

 

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 10:11

Jérôme Millon

 

Ce qu'il faut avant tout savoir :

 

Philippe Baudouin est philosophe et chargé de réalisation à France Culture (Radio France). Il a notamment dirigé et préfacé la réédition du texte de Thomas Edison, Le Royaume de l’Au-delà chez Jérôme Millon en 2015 et est également l’auteur du livre Les Forces de l’ordre de l’invisible aux éditions Le Murmure en 2016.

 

Résumé du livre :

Et si, après avoir déposé ses 1093 brevets dont la lampe à incandescence, la pile alcaline, la chaise électrique ou le phonographe sont quelques-unes des inventions les plus marquantes, Thomas Edison (1847-1931) était parvenu à mettre au point une machine pour communiquer avec les morts ? Si le nom de Thomas Edison est communément associé à de nombreuses prouesses techniques, il en va tout autrement de ses recherches psychiques. Alors que la plupart de ses biographes ont exploré les moindres détails de son œuvre, ils restent toutefois silencieux sur les expérimentations que mena pourtant Edison, durant les dix dernières années de sa vie, autour des phénomènes spirites. Quel fut au juste son projet inachevé de "nécrophone" ? Que parvint-il à entendre ? Longtemps oublié et méconnu, Le Royaume de l'au-delà est l'unique texte de Thomas A. Edison à rendre compte de ses recherches sur l'occulte.

On connaît plus Thomas Edison pour ses diverses inventions, en revanche, ce que certains écrits ont oublié de mentionner, ce sont les expérimentations spirites que Thomas Edison a menées durant les dix dernières années de sa vie en tentant de mettre sur pied un appareil pour communiquer avec les morts, baptisé par Philippe Baudouin la machine "nécrophonique".  

C’est en 1920 que Thomas Edison ose faire une déclaration à la presse sur l’idée d’amplifier des voix qui pourrait venir d’outre-tombe sur la base de son invention le phonographe.

Le 15 janvier 1921, la revue illustrée "Je sais tout", publie une traduction française de cet entretien où il s’amuse à écrire que « si l’appareil que je construis pouvait être un canal, entrant à flots dans le monde inconnu, nous aurions fait un grand pas vers l’Intelligence suprême »

"Un des plus récents portraits du savant américain Edison, l’inventeur du phonographe, dont les récentes recherches pour parler aux morts font grand bruit en Amérique". Je sais tout n°181, 15 janvier 1921, pp. 77-78

 

Edison mourut en 1931 et cet attrait pour le spiritisme a été découvert dans le dernier chapitre de ses mémoires publiées intégralement en 1948 où il relate ses interrogations sur ce monde invisible. Toutefois, lors des réimpressions suivantes, ce fameux chapitre intitulé « Le Royaume de l’Au-delà » se voit censuré

Même si aucun prototype de la machine n’a jamais été mis à jour, ce n’est que 30 ans après sa mort qu’une revue en publia un croquis que l’on peut redécouvrir dans ce livre.

Pour l’anecdote, quelque temps après son décès, Mme Edison a raconté qu’avec son collaborateur William Walter Dinwiddie, son mari avait conclu un "pacte électrique" en se promettant que si l’un des deux viendrait à mourir, de faire signe à l’autre par le biais de... la machine.

J'ai cherché à construire un appareil scientifique, permettant aux morts, si la chose est possible, d'entrer en relation avec nous. Si ce que nous appelons "personnalité" subsiste après la mort, si les êtres qui ont dépouillé la forme humaine ne peuvent agir et se mouvoir, ils communiqueront, du moins avec ceux qu'ils ont laissés ici-bas, grâce à mon appareil qui leur donnera cette possibilité "d'agir".

De cette invention, il ne reste plus que les notes de Thomas Edison que je vous invite à découvrir à travers cet étonnant ouvrage dans lequel Edison expose sa théorie personnelle sur « Le Royaume de L’Au-delà », précédée par l’introduction de Philippe Baudouin qui nous éclaire un peu plus sur le contexte historique de ces Machines nécrophoniques.

 

Pour aller plus loin :

Les machines à communiquer avec les morts - Retour sur l'invention du nécrophone, cette machine à communiquer avec les morts qui intéressait beaucoup l'inventeur américain Thomas Edison.

 

Pour aller encore plus loin :

En cliquant sur le PDF ci-dessous, à partir de la page 7, vous pourrez voir quelques anciennes illustrations du fameux "nécrophone" d’Edison extraites des revues de l’époque.

 

Les spectres magnétiques de Thomas Alva Edison. Cinématographie, phonographie et sciences des fantômes, par Philippe Baudouin et Mireille Berton.

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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 12:07

Les récits de personnes ayant vécu des expériences de mort imminente ou provisoire remontent à l’Antiquité, mais la description médicale la plus ancienne a fait l’objet d’un rapport qui a été rédigé par Pierre-Jean du Monchaux (1733-1766), médecin militaire du Nord de la France, dans la première partie de son ouvrage "Anecdotes de Médecine*" datant de 1762 .

En effet, on peut lire en page 43 un passage dans lequel Pierre-Jean du Monchaux cite le cas d’un cavalier Irlandais qui fut sauvé de la noyade par un Maréchal des Logis qui le retira du fond de l’eau sans connaissance :

Depuis cette époque, il reconnaît l’obligation qu’il a à son libérateur ; mais il assure que sa présence lui inspire une horreur secrète et invincible. Ce sentiment plus fort que lui provient, dit-il, de ce qu’il goûtait dans ce gouffre profond une quiétude délicieuse et inexprimable.

Mais ce n’est pas tout, dans le paragraphe suivant ce médecin cite un autre récit qui évoque l'une des caractéristiques que l'on retrouve dans les E.M.I :

Mr. L. C. un des plus fameux Apothicaires de Paris, eut en Italie, il y a environ vingt-cinq ans, une fièvre maligne, où il fut traité par des médecins et chirurgiens français, et beaucoup saigné. Après la dernière saignée qui fut très copieuse, il tomba en syncope, et y resta si longtemps que les assistants en étaient fort alarmés. Il assure qu’après avoir perdu toute sensation extérieure, il se présenta à ses yeux une lumière si vive et si pure, qu’il se croyait presque au séjour des Bienheureux. Il se rappelle parfaitement cet état, et que de sa vie, il n’a éprouvé un si beau moment.

Pierre-Jean du Monchaux explique que :

Plusieurs personnes de tout âge, et de tout sexe, disent avoir éprouvé quelque chose d’à peu près semblable, dans les mêmes circonstances.

Et d’apporter la réflexion suivante :

Ne serait-ce point d’après quelques observations de cette espèce qu’un Théologien du douzième siècle, a soutenu que tous les hommes aux approches de la dissolution de l’âme et du corps, sont éclairés d’un rayon de la lumière première : Luminositas lucis primæ...

 

Pour aller plus loin :

Ce livre a été publié en 1766 à Lille chez J.B. Henry Imprimeur. Si vous désirez accéder à la page 43 & 44, cliquez sur le symbole "[ ]" afin de pouvoir agrandir le texte et sélectionner les pages concernées à l'aide du curseur.

 

 

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