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  • : Un Autre Regard...
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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 13:13















Éditions Thierry Magnier, 2000, 111 pages.



Seuls dans la salle d’attente Mathieu et sa petite sœur Céline attendent leur mère partie au chevet de leur père alpiniste qui vient de faire une chute. Le diagnostic des médecins est sans appel, Adrien sombre dans un coma profond, il ne se réveillera pas. Dominique ne veut pas y croire, comment va t’elle vivre sans lui ? elle ne le conçoit pas, refuse la réalité. Elle est anéantie de douleur et de chagrin, n’arrive plus à s’occuper de ses enfants qui passent leur journée à errer dans les couloirs de l’hôpital où Mathieu et Céline se sont inventé un monde imaginaire où leur père est un héros plus fort que la mort. Mais dans leur dérive, ils rencontreront au sous-sol un étrange balayeur qui leur apprendra que seul l’amour ne meurt pas.

Encrier-accueil.pngC'est un très beau livre sur le thème de la mort, de la perte d’un être cher. Jeanne Benameur a su trouver les mots justes pour exprimer l’interminable attente, la douleur aliénante et l’impuissance face à cette fatalité.

Citation :

« Le vrai tombeau des morts, c’est le cœur des vivants. » Frédéric DARD (1921-2000).



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9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 17:18
















Éditions Actes Sud, 2006, 327 pages.
Traduit de l'arabe (Égypte) par Gilles Gauthier.


Alaa El Aswany nous ouvre les yeux sur ce qui se passe au Moyen-Orient. Comme cela est stipulé en quatrième de couverture ; « nous comprenons un peu mieux comment va l'Egypte, certes, mais aussi comment va le monde et - peut-être également - pourquoi explosent les bombes...

C'est un magnifique roman racontant le quotidien de ces hommes et de ces femmes habitants dans l'un des plus beaux bâtiments de la rue Soliman Pacha au Caire : l'immeuble Yacoubian.

Du rez-de-chaussée à la terrasse, Il y a de la vie, on s'engueule, on s'aime, on se bagarre, on y croise des personnages différents comme Taha, fils du concierge, qui rêve de devenir policier et qui sombrera vite dans le désespoir et la révolte qui le fera prendre part au djihad.
La belle Boussaïna qui doit oublier sa vertu, accepter le harcèlement sexuel de son employeur, si elle veut garder son emploi. Zaki Dessouki. aristocrate lettré, amoureux des femmes et de la France, raconte l'Egypte d'hier et d'aujourd'hui et qui a fait le choix de rester dans son pays malgré la misère absolue plutôt que de partir comme le font tous les jeunes qui fuient cette société où l'armée et la police ont tous les droits, où la pression islamiste est de plus en plus forte, où les homosexuels doivent se cacher sous peine de mort, et où les femmes ne peuvent vivre libres. C'est tout ça que nous raconte Alaa El Aswany sans cynisme, mais avec un regard tendre sur ses personnages qui se battent pour survivre.

Je trouve bien dommage que ce livre soit passé inaperçu lors de sa sortie en janvier et je vous invite donc à réparer cette erreur en poussant la porte de l'immeuble Yacoubian afin d'en connaître son histoire.

L'avis de Sylvie, Papillon et de In Cold Blog

Le site officiel du film

Extrait :

« La cause de la décadence du pays, c'est l'absence de démocratie. S'il y avait un véritable régime démocratique, l'Egypte serait une grande puissance. La malédiction de l'Egypte, c'est la dictature. La dictature amène immanquablement la pauvreté, la corruption et l'échec dans tous les domaines. »

Citation :

« Ce qui arrive dans le monde n'arrive à personne, mais quelque chose arrive à quelqu'un, valant pour tout ce qui arrive dans le monde. » Pierre Klossowski (1905-2001), Les Lois de l'hospitalité.



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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 16:12

















Éditions Albin Michel, 2003, 380 pages.


C'est dans une maison de repos où Angela reprend goût à la vie, à l'écriture, grâce à une infirmière qui la pousse à se confier, à expulser ces souffrances qui la meurtries et la tiennent clouées au fond de ce lit.

C'est donc à travers ses écrits que Angela lui narre ses craintes, ses doutes, sa magnifique rencontre avec la mythique Louise Brooks, actrice de cinéma muet dans les années 1920, et cette tendre amitié qui s'est installée entre elles au cours des deux dernières années qu'elle a passé à son chevet, partageant leurs secrets, leurs désirs. Elle explique sa nouvelle vie à New-York où elle partage, depuis sa rupture avec Simon - qu'elle n'a pas su retenir à cause de cette peur viscérale d'aimer - l'appartement de sa copine Bonnie, avec Virgil un jeune architecte français comme elle, qui lui voue un amour platonique étrange et inquiétant. Et puis survient Mathias, jeune tchèque, sûr de lui, que rien ne trouble ni ne détourne de ses rêves de réussir dans ce pays. Angela l'aime d'un amour passionné, destructeur, car elle ne peut s'empêcher de refaire les mêmes erreurs guidées par cette peur d'aimer, d'être rejetée, d'en souffrir.

Encrier-accueil.pngKatherine Pancol à l'art de planter le décor, d'installer ses personnages et nous voilà embarqué dans une incroyable histoire d'amour, mêlée d'intrigue, qui nous tient en haleine et nous propulse vers une fin inattendue. Le plus bouleversant dans ce livre c'est qu'il y a une part de vécu, on oublie la fiction pour laisser place à la réalité qui vous touche en plein coeur.

Extraits :

« Mais je me rétablis. Ou, plutôt je fais semblant et, à force de faire semblant, je me rétablis. Par toujours bien d'aplomb, un peu ankylosée et violette de bleus, mais j'ai appris à taire ce qui faisait trop mal. »

« On est crédule quand on aime. On ne veut rien apprendre qui dérange l'idée magnifique que l'on se fait de l'autre. De l'autre qu'on repeint toujours en doré... C'est l'amour qui veut ça. »


Le site de Katherine Pancol


Citation :

« Il y a dans le coeur d'une femme qui commence à aimer un immense besoin de souffrir. » Charles NODIER (1780-1844) Smarra.


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3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 09:50













Gaïa éditions, 1999, 75 pages.
Traduit du danois par Susanne Juul et Bernard Saint Bonnet.


Jørn Riel qui aime écrire des racontars et autres bobards nous livre ici un petit livre plein de légèreté et d’humour danois sur le récit de cinq copains célibataires tous désoeuvrés, hormis Kernatoq seul travailleur du clan, cherchant une solution pour rester ensemble quand sonnera le jour de la retraite. Ils ne veulent surtout pas être parqué dans un de ces asiles de vieillards à l’autre bout du Groenland.
Comment faire ? Kernatoq leur impose son idée, il se décide à épouser la veuve Bandita, aussi célèbre pour son immense troupeau de moutons que pour ses biceps de catcheuse, mais elle a surtout de l’argent au fond d’un coffre, gage d’une retraite heureuse pour le clan. Les copains voient d’un mauvais œil la décision de Kernatoq et usent d’artifices pour parvenir à le tirer de cet embarras...

C’est drôle et plein de fantaisie dans ce petit livre de détente aux pages roses des éditions Gaïa. Je vous invite aussi à lire la biographie de J
ørn Riel (en cliquant sur son nom en haut de la photo) qu’il a lui-même raconté en épilogue. Un régal !



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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 09:49

Je viens de terminer le livre « Le voisin » que je n'ai pas lâché avant d'en connaître l'issue et vous en présente d'autres ci-dessous qui ont eu sur moi le même effet. Je crois que je ne vais pas m'arrêter là et continuer à explorer la bibliographique de Tatiana.

         
   













© Francesca Mantovani
Éditions Plon, 2000, 248 pages                                                                           


Comment une jeune femme réservée, plutôt couarde, se retrouve un beau matin sous le lit de son voisin ? c’est toute une histoire que fait vivre, Tatiana de Rosnay, à son héroïne Colombe Barou, jeune mère de jumeaux de onze ans, travaillant à mi-temps comme « nègre » pour une maison d’édition et qui mène une vie en apparence heureuse, sans anicroche, avec son mari Stéphane. Ce dernier, dirigeant d’une petite entreprise informatique, part souvent en déplacement et laisse Colombe et les garçons s’occuper de l’emménagement dans leur nouvel appartement.

La première nuit est bien souvent difficile, il faut s’habituer, l’oreille aux aguets, aux nouveaux bruits pour mieux les analyser et les apprivoiser. Mais un bruit se fait entendre, pas un bruit ordinaire mais un son strident qui déchire la nuit l’empêchant de dormir. Colombe est seule, ses enfants n’entendent rien, comme-ci ce bruit ne s’adressait qu’à elle, sa chambre est juste en dessous.
C’est le début d’un long et terrible calvaire qui commence. Une kyrielle de questions viendra s’entrechoquer dans la tête de Colombe ; qui est l’auteur de cette mascarade ? pourquoi elle ?… l’incompréhension et l’effroi s’abattront sur la vie insipide de Colombe, perturbant son train-train quotidien, et sa vie de couple.

Encrier-accueil.pngOn suit pas à pas Colombe s’enfoncer dans cet engrenage diabolique, on retient sa respiration, en se disant ; mais jusqu’ou ira-t-elle ? À vous de le découvrir en lisant cette prenante intrigue dont le dénouement vous surprendra.


Citation :

« L’enfer, c’est les autres. » Jean-Paul SARTRE (1905-1980), Huit clos, scène V.




Éditions Plon, 2004, 201 pages


Quatrième de couverture :

Hélène est une femme à la vie lisse, sans histoires. Un jour, sur un coup de tête, elle qui n’a jamais connu la moindre aventure, trompe son mari avec un inconnu. L’adultère vire au cauchemar quand, au lit, l’amant sans nom meurt d’une crise cardiaque. Hélène s’enfuit, décidée à ne jamais rien dire, et surtout à tout oublier. Mais affolée, elle laisse son sac à main dans la chambre de l’inconnu. Son sac, avec ses papiers…
Happée par une spirale infernale, Hélène ira très loin pour sauver les apparences à tout prix. Jusqu’où ?

Encrier-accueil.pngCe thriller, très hitchcockien, ne vous laissera pas de marbre, on se laisse entraîner, voir happer, dans la spirale mensongère d’Hélène pour être projeté sur une fin dérangeante, ouverte, qui vous laisse libre de comprendre ce qui s’est réellement passé. Digne d’un bon scénario de film !


Citation :

« Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité ; le bien est toujours le produit d’un art. » Charles BAUDELAIRE (1821-1867), Curiosités esthétiques.




Éditions Plon, 2006, 249 pages.


Quatrième de couverture :

Une mystérieuse berline couleur moka lancée à toute allure sur un boulevard, à Paris.
Un accident de la circulation, un enfant dans le coma, et un chauffard qui prend la fuite.
Une enquête qui piétine et une mère prête à tout pour découvrir la vérité.

Encrier-accueil.pngL’enfer d’une mère qui se bat corps et âme pour rechercher l’auteur de ce drame. Elle n’en peut plus d’attendre. Elle sort de ses gonds quand elle voit la police piétiner, l’enquête s’éterniser, le mari trop calme, trop patient vis-à-vis de ce drame. Elle veut comprendre, connaître la vérité, c’est viscéral, plus fort qu’elle, il faut qu’elle sache, qu’elle voit qui a renversé son enfant. Elle ne peut que compter sur sa belle mère qui va l’aider, l’épauler à retrouver le chauffard avec l’aide d’un policier qui lui révèlera au fur et à mesure le déroulement de l’enquête.

Ce livre vous prend à la gorge, vous ressentez la douleur de cette mère, son angoisse. Vous avalerez ces 249 pages. Le suspense est à son maximum, je vous le garantis.


Citation :

« Le cœur d’une mère est un abîme au fond duquel se trouve toujours un pardon » Honoré de BALZAC (1799-1850), La Femme de trente ans.


Le site de Tatiana de Rosnay



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