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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 09:28












Collection J.-L. Lécard




La Harpe irlandaise - Les Clefs - Agnès de rien

Éditions Omnibus, 2006, 831 pages.


Quatrième de couverture
:


« Ce sont trois «romans policiers sans police», selon le mot de Colette. Il y a des secrets de famille, des histoires enfouies que l'on croyait perdues à jamais, des maisons silencieuses qui ne demandent qu'à parler. En butte à la bassesse et au mensonge, des femmes solitaires enquêtent, parfois dans leur propre passé, savent écouter la pierre, les meubles, les jardins, témoins et gardiens de drames oubliés. Elles bouleverseront ainsi l'ordre des choses. »

J’ai tout aimé dans ce livre que j’ai découvert grâce à Clarabel. C’est un mélange de mystère, de demeures sombres, de personnages intriguants et envoûtants, des décors austères et humides. Ces trois histoires, placées sous le signe de l’étrangeté, représentent à merveille cette fidèle amoureuse du secret et des vieilles pierres. Elle n’a jamais écrit de roman policier et pourtant tous les ingrédients sont là : l’énigme, parfois des meurtres, une enquête, mais jamais de détectives.

À l’intérieur de ces vieilles demeures, qui sont les gardiennes des secrets enfouis, se terrent des histoires familiales pour ceux qui savent écouter le craquement des meubles et le murmure des pierres…


Extraits de la préface par Hélène Fau :

« Et il y a les maisons, personnages secondaires mais essentiels des romans de Germaine Beaumont. « Elle aime les vielles demeures dans des coins perdus de campagne parce qu’elle sait que des êtres s’y terrent, d’une infernale complexité sous la grisaille de leur vie de fossiles. » note en 1948 dans France-Amérique Maurice Edgar Coindreau qui la connaît bien. »

« Cette attirance pour le surnaturel, qui fait d’elle une spécialiste des histoires de fantômes, donne à ses propres romans un accent fantastique que la fidèle Colette ne manque pas de remarquer « Mon cher Maître, jamais je n’aurais su, de toute ma vie, écrire comme tu le fais le roman dont le fantôme, la pomme tombée, la maison en ruine, l’eau, la mite sont les personnages. Peut-être que je manque de rêverie, ou plutôt du sens du fantastique. »


Citation :


« L'intelligence du monde n'est pas dans la naissance, elle est dans la mort. On sait ce qui naît ; on ne sait où va ce qui meurt. » Germaine BEAUMONT (1890-1983) Si je devais.


Je laisse la parole à Tatiana.




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28 novembre 2006 2 28 /11 /novembre /2006 09:55


















Éditions des Équateurs, 2006, 220 pages.

2006 - Prix Découverte Le Figaro Magazine - Fouquet’s


Une fille dans la ville c’est le récit autobiographique du parcours d’une ancienne élève de HEC, qui après quelques boulots sans grand intérêt, décide de partir à 24 ans à la conquête de l’Amérique. Elle quitte Paris sans visa, réseau, ni projet, juste l’insouciance qu’il faut dans ces instants.

C’est la fin des années 1990, là-bas tout explose, c’est le monde des affaires, les start-up squattent la une du Wall Street Journal, la grande euphorie Internet arrive à New York. Elle y découvre une ville à cent à l’heure qui vit sous exta, ne parle que de millions et d’investissements, ne rencontre que des striver* et des capitalist pigs*, comme elle les appelle, c’est une véritable course au statut où il n’y a pas de place pour les relations humaines. La solitude fait rage dans cette folie boursière. Alors elle aussi veut en faire partie et ouvre une société « d’intelligence économique ».
Et puis tout s’écroule, il est 8 H 53, nous sommes le 11 septembre 2001, le silence s’installe dans cette ville où tout vient de s’arrêter, il n’y a plus de statut social, les gens se reparlent. En s’effondrant les tours ont coupé le son, changé la vision du monde.

Elle se pose mille et une questions, cherche un sens à tout ça, à sa vie, et entreprend divers voyages où elle constate les ravages de la mondialisation dans les villes qu’elle côtoie, elle pense à sa vie de femme esseulée, à Nicolas, son amour d’adolescence qu’elle part rejoindre à Kaboul, elle veut être avec lui, se rendre utile.

Encrier-accueil.pngPour son premier roman, Flore Vasseur s’attaque au monde des affaires, avec ses mots décapants, son humour caustique, c’est un témoignage sur les désillusions dans ce monde de capitaliste qui perd la tête. Elle a été sélectionnée pour le prix de Flore qu’elle n’a hélas pas remportée, car pour ma part, elle le méritait, c’est un récit épatant !


*Striver : individu « sang et sueur » qui croit s’en sortir par le travail. Il bosse comme un chien, vit comme un rat, adore l’Amérique.

*Capitalist pigs : Il gère ses affaires par téléphone dans les avions autour du monde. Sa vie est un cours de bourse, une caricature. Ses enfants veulent l’abattre comme un animal. Seul, adepte de la jouissance facturée et déviante, c’est un homme dangereux. Surtout pour lui-même. Cerveau grillé, âme dévastée, vie minée, c’est le genre de personne à sauter par la fenêtre un jour de krach, à faire un arrêt cardiaque à quarante-cinq ans, bref à exploser en vol. Les yeux sur Bloomberg.


Citation :

« À New York, les couples sont des ovnis, la solitude une industrie. »
Flore VASSEUR



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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 12:24

















Éditons Folio, 2004, 235 pages.


Prix Méditerranée des Jeunes en 2003,
Prix du Premier Roman de l'université d'Artois en 2003,
Prix Palissy en 2003,
Prix René-Fallet en 2003



Quelle jolie histoire ! j’ai été complètement séduite par l’écriture pleine de charme et de sensibilité de Valentine Goby que je découvre dans ce livre qui est son premier roman.

Dès les premières lignes, les premiers mots, on s’attache à Inès, cette jeune professeur qui vient de quitter sa Normandie pour s’installer à Paris enseigner l’Anglais à des chanteurs et musiciens au Conservatoire de musique de la Villette. Elle emménage au quatrième étage d’un immeuble, dans un appartement inoccupé depuis trois ans où elle fait connaissance de Mme Petit, la gardienne, qui lui vante les mérites de son logement, malgré une très mauvaise isolation phonique qui en a fait fuir plus d’un ! Elle lui affirme qu’elle sera en agréable voisinage avec Monsieur Vendello un quinquagénaire italien passionné de violoncelle et de Mozart.

Pour retrouver un peu la douceur et la verdure de sa campagne natale, elle capitonne du sol au plafond son appartement de plantes vertes et la voilà prête à affronter la vie trépidante de Paris.

Dans l’immeuble, la vie privée de Vendello suscite beaucoup de rumeur, chacun y va de confidences prétendument reçues de l’intéressé, tout le monde se captive pour cet homme trop discret. Même Inès chez qui le son du violoncelle ne dérange pas, bien au contraire, elle l’aime l’écouter, l’imaginer jouer pour elle, cette silhouette d’homme enlaçant de sa peau brune cette grosse caisse en bois, en secouant ses boucles grises à chaque crescendo. Dans ce chassé-croisé elle s’invente la vie qu’elle pourrait vivre avec cet homme au mystérieux passé de ténor.

La fin se devine au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire et je n’ai eu qu’une envie, une fois le livre refermé, relire la lettre notée en préface que je vous livre ci-dessous.

Préface :

À Monsieur Vendello, appartement G

        Monsieur,

        Tout a commencé le 15 octobre dernier. Il était minuit dix lorsque vous avez sonné. Je me suis levée, j’ai traversé le salon sur la pointe des pieds. J’ignorais qui était mon visiteur du soir ; tout me portait à croire que c’était vous. À mi-chemin entre ma chambre et la porte d’entrée, une latte a grincé. Nos cloisons ne sont pas épaisses. Sans doute m’avez-vous entendue approcher.
        Je ne savais presque rien de vous. La rumeur avait suffi à me bouleverser. Je craignais de vous rencontrer. J’ai attendu là, au milieu de la pièce. Il faisait froid. Je ne connaissais pas votre visage, je vous avais toujours évité. La semaine dernière encore, alors que je m’approchais du palier, j’ai entendu vos clés tourner dans la serrure. J’ai dévalé les marches, j’ai couru au bout d’un couloir pour ne pas vous croiser. Vous êtes passé sans me voir. Par précaution j’ai fermé les yeux.
        Cette nuit d’octobre, vous avez attendu de longues minutes sur le palier ? La lumière du néon filtrait sous ma porte. Je ne quittais pas des yeux cette rayure blanche, une meurtrière. Quelques minutes seulement, et puis il ferait noir. Vous partiriez. La lumière s’et éteinte. Vous êtes rentré chez vous. Quand vous avez tiré la porte, je suis revenue à mon lit. Je me suis couchée. Vous aussi. Vous étiez tout proche. Nos fronts auraient pu se toucher. Nous nous sommes endormis.
        Je n’ai jamais connu de vous qu’un univers sonore, où dominaient Mozart et votre violoncelle. Vous jouiez. Les voix chantaient. J’écrivais. Votre musique est dans ce manuscrit. A vous entendre j’ai eu peur de vous aimer. Je vous ai fui. J’ai écrit ce qui aurait pu être notre histoire. Ne me demandez pas pourquoi. Je ne vous demande pas pourquoi vous avez joué pour moi du violoncelle, chaque soir, pendant des mois.
        Quand vous aurez terminé votre lecture, je serai devant vous, et pourtant mois vulnérable qu’au soir du 15 octobre. Je n’aurai plus rien à dissimuler, pas même de l’amour. Avec ce manuscrit, je vous rends ce qui n’a pas été. Je sais quelle serait ma souffrance si je devais vous aimer. J’y renonce.
        Je ne vous demande qu’une chose. Lorsque vous aurez refermé le manuscrit, asseyez-vous près de la cloison, le violoncelle entre vos bras ; jouez pour moi l’Elégie de Fauré. Je l’espère depuis des semaines. Ce soir, elle sera mon chant de deuil.

        J’attends.

Inès F., appartement 203


L'avis d'Amandine & de Barbabella

Si vous aimez la couverture, sur les bons conseils de Michel, vous pouvez l'admirer sur le site de l'artiste Francine Van Hove. Bonne visite !


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23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 09:01
















Éditions Julliard, 2006, 337 pages.




Tout est paisible dans ce petit village de Kafr Karam où tous les habitants se connaissent unis par un même lien de sang, ce n'est pas le paradis, mais ils savent profiter pleinement de chaque instant qui passe en s'évertuant à rester en marge de la guerre qui frappe non loin de là la ville de Bagdad. Mais le malheur, sous la forme d'un missile, vient de s'abattre sur leur village, sur la salle des fêtes où un mariage est en train de se célébrer. C'est le choc chez ces villageois hébétés devant cette atrocité, ces corps mutilés, ils attendent des explications de la hiérarchie américaine qui finit par déplorer une méprise, en présentant de simples excuses pour un fait-divers banal en temps de guerre. Puis elle récidive en envoyant leur GI dans ce village soupçonné maintenant de cacher des armes, fouillant toutes les maisons comme chez ce jeune bédouin qui voit son père se faire maltraiter et humilier.

Après ce déshonneur, ce jeune homme de vingt, chez qui l'honneur est au-dessus de tout, sait qu'il ne pourra plus regarder son père ; les tabous ont été violés et il n'a qu'une chose en tête se venger de l'offense qui lui a été faite. Il part donc à Bagdad rejoindre la résistance, mais il ne s'attendait pas à tomber dans une telle déchéance, il ne reconnaît plus la ville qui se perd dans une guerre plus civile que défensive, il est perdu, déstabilisé et sera vite recruté par les islamistes radicaux qui attiseront sa haine en l'entraînant vers les portes de l'enfer.

Encrier-accueil.pngC'est un roman époustouflant, bouleversant et incontournable qui aborde l'incompréhension entre orientaux et occidentaux et qui nous montre que tout peut basculer dans l'horreur à cause d'un manque cruel de civilité et d'urbanité.


L'avis de Gambadou, Cathe & Laurent





Éditions Julliard, 2005, 268 pages.

Prix des libraires 2006
Prix Tropiques 2006
Le Grand Prix des lectrices Côté Femme  2006
Prix Découverte Le Figaro Magazine Fouquet?s 2006



Quatrième de couverture :

« Dans un restaurant bondé de Tel-Aviv, une femme fait exploser la bombe qu'elle dissimulait sous sa robe de grossesse. Toute la journée, le docteur Amine, Israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les innombrables victimes de cet attentat atroce. Au milieu de la nuit, on le rappelle d'urgence à l'hôpital pour lui apprendre sans ménagement que la kamikaze est sa propre femme. »

Extrait :

« Il n'y a que deux extrêmes dans la folie des hommes. L'instant où l'on prend conscience de son impuissance, et celui où l'on prend conscience de la vulnérabilité des autres. »

C'est un roman à vous couper le souffle, aux mots simples et forts et qui dresse le portrait d'un pays rongé par la terreur et le basculement vers le terrorisme. Ce livre très réussit m'a marquée au fer rouge et restera longtemps coincé dans un coin de ma tête.


Le site officiel de Yasmina Khadra


Citation :

« L'émoi et l'effroi ne font pas bon ménage avec le sang-froid. »
Yasmina Khadra, L'attentat

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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 11:11


















Éditions Arléa, 2006, 163 pages.



Quatrième de couverture :

« Comment une banale histoire de téléphone portable confisqué peut-elle pousser un homme à vouloir briser une femme ?
Marianne Chevigny est bibliothécaire, David Martial professeur dans la même université. Le non-respect du règlement oblige Marianne à la sanction, ce que le jeune homme ne supporte pas. Se joue alors une étourdissante partition à deux, où chacun imagine la perte de l'autre. Mais que savent-ils de l'étrange secret qu'ils ont en commun ?
C’est avec une précision d’entomologiste que Sophie Avon décrit la montée de la violence entre deux êtres qui finiront par se reconnaître, mais d'une bien curieuse façon... »

Encrier-accueil.pngJ’avais bien aimé cet étrange ballet amoureux, ce jeu de scène où chacun imagine la perte de l’autre puisque rien ne peut les arrêter et le sentiment qu'ils éprouvent l'un pour l'autre va se muer en une haine féroce qui va transformer leur quotidien en enfer. Mais ce qui est le plus étonnant dans ce roman très étrange, au-delà d’être happé par l’histoire, c’est l’épilogue sanglant, voire sidérant, car rien dans ce récit nous prépare à une telle fin. Fantastiquement glauque !


L'avis de Tatiana, Clarabel & de Laure


Citation en exergue :

« Vous aviez compris tous les deux que le plus bel amour est celui qui est lent et qui s’étire, au point d’être si fin que la tristesse se voit à travers. »
Nancy LEE



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